18° #415012

Le Phénix

Auteur:

J∴ C∴ S∴

Obédience:
SCPLF
Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Ordo AB Chao
Deus meumque Jus
Sous la juridiction du Suprême Conseil pour la France des Souverains Grands Inspecteurs
Généraux du 33é et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté

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Très Sage Arthirsata et vous tous mes FF Chevaliers Rose Croix.

Quel honneur de faire un travail sur le nom de notre Chapitre, d’autant qu’aujourd’hui 2 autres planches vont aborder des volatiles aussi extraordinaires.

Je vais commencé par décrire notre « logo » car ces 3 oiseaux y figurent ou sont suggérés et peut-être sont-ils complémentaires.

Nous y trouvons le feu de la renaissance du Phénix, la générosité du Pélican, notre croix à la rose, et bien sur on peut penser aux ailes de l’aigle du Suprême conseil.

Venons en directement à cet oiseau fabuleux, qui pourtant ne figure nulle part expressément dans notre rituel du 18 , alors pourquoi ce titre de notre chapitre ?

Le Phénix, oiseau originaire d’Éthiopie et rattaché au soleil, en particulier dans l’ancienne Égypte et dans l’Antiquité classique. Le phénix était, disait-on, une sorte d’aigle, mais de taille considérable ; son plumage se parait de rouge, de bleu et d’or éclatant, et son aspect était splendide.

Il n’existait jamais qu’un seul phénix à la fois ; il vivait très longtemps : aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à 500 ans. N’ayant pu se reproduire, le phénix, quand il sentait sa fin venir, construisait un nid de branches aromatiques et d’encens, y mettait le feu et se consumait dans les flammes. Des cendres de ce bûcher surgissait un nouveau phénix.

Selon une autre version, le nouveau phénix né de la semence de son père recueillait son cadavre dans un tronc de myrrhe creux et l’emportait en Égypte septentrionale, à Héliopolis, où il le déposait sur l’autel du temple du Soleil pour qu’il y soit solennellement brûlé par les prêtres.

Au culte du Soleil en Égypte se rattachait le « bennu », un héron symbolisant sur les tombeaux le Soleil levant et la vie dans l’au-delà. La légende du phénix venait probablement d’Orient et aurait été incorporée au culte égyptien par les prêtres d’Héliopolis : l’adaptation de ce mythe leur permettait la liaison entre le phénix et le palmier (phoinix en grec), arbre longtemps associé au culte solaire par les Égyptiens.

Pour les astrologues, la naissance d’un phénix marquait le début d’une révolution sidérale. Le phénix figurait l’immortalité : ainsi, Rome toujours renaissante était comparée au phénix, et il apparut sur les monnaies du Bas-Empire comme emblème de la Ville éternelle.

On a aussi souvent interprété cette légende comme une allégorie de la résurrection et de la survie de l’âme — thèmes qui se développèrent dans le christianisme naissant.

Dans la mythologie islamique, le phénix est identifié à l’anqa (le sīmorgh persan), oiseau énorme et mystérieux créé par Dieu et doué à l’origine de toutes les perfections.

Dans la mythologie chinoise, l’apparition d’un phénix (chilin) présageait un événement important.

Et donc pourquoi ce titre « Le Phénix » pour notre chapitre ?

Je pense que c’est la notion de renaissance qui nous suit depuis notre initiation puis de notre élévation, ainsi que celle de feu éternel. Le Phénix est associé aussi à l’éternité, au sacré et à son côté unique. Il est censé lire dans le cœur des hommes et serait capable de déceler tous ceux dont les intentions sont impures.

N’est-ce pas ce que nous devons devenir en regardant en nous même : « que venez-vous faire ici? » nous demande le VM lors de l’instruction au 1er degré, et nous répondons « vaincre mes passions, soumettre ma volonté à mes devoirs et faire de nouveau progrès en maçonnerie ».

N’est-ce pas ce que nous faisons durant notre progression et que nous rappelle le TSA lors de notre réception au 18 dans le temple noir « La Foi est une tension qui se manifeste à l’intérieur de l’homme», il complète par « L’espérance est ce sentiment inné et ancré au cœur des hommes et qui a permis à l’humanité de surmonter ses misères, ses souffrances, ses échecs et ses reculs ».

Le Phénix, ce pourrait être nous, mais nous n’avons pas 500 ans pour renaître de nos cendres, nous n’avons qu’un parcours en 33 degré et une seule vie pour atteindre la connaissance.

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Le Phénix, ce pourrait être notre Chapitre qui lui va traverser les siècles et renaître régulièrement à travers l’arrivée de G.E.V.S qui vont nous apporter leurs flammes et leurs fougues.

Le Phénix, ce pourrait être notre parcours qui est fait de destructions et de constructions ou de reconstructions, de joies et de déceptions, de solitude et de fraternité.

La conception alchimique du Phénix.

Dans l’hermétisme, le phénix figure le soufre philosophique. Il représente alors le principe de fixité qui réside dans le foyer de notre feu central où il semble se consumer sans cesse, pour renaître continuellement de ses cendres. Je pourrais parler du symbole de régénération qu’est l’œuvre au rouge alchimique.

Dans la symbolique alchimique, il est la destruction et la recomposition de la materia prima qui se transforme pour devenir pierre philosophale.

La voie du Phénix pourrait être la voie par laquelle l’homme se dépouille puis renaît de ses cendres ce qui nous amène à nous rappeler que le processus alchimique passe par plusieurs opérations qui ont lieu dans l’athanor, foyer où elles s’effectuent :

– la putréfaction, couleur noire, œuvre au noir qui correspond à la mort symbolique que nous connaissons depuis le cabinet de réflexion, que nous retrouvons dans le temple noir et qui est nécessaire pour que notre régénérescence soit possible;
– la résurrection, par la perte de la couleur noire, l’œuvre au blanc, la purification;
– la rectification, passage par les couleurs de l’arc-en-ciel, qui peut symboliser la diversité des connaissances ou les divers aspects psychiques, avant de parvenir au rouge (couleur du PHÉNIX) ; c’est l’œuvre au rouge et c’est dans le Temple rouge que notre renaissance se fait au 18.

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Notre renaissance au 18, enfin, après toutes ces épreuves depuis notre initiation et récemment encore au 15ème, 16ème et 17ème degré jusqu’à la découverte du mot sacré : Igne Natura Renovatur Integra « La nature est renouvelée entièrement par le feu ».

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Mais n’oublions pas le V.I.T.R.I.O.L que nous avons connu dans une sorte de temple noir, qui est la 1ère formule alchimique que nous avons découvert et qui décrit en 7 étapes le processus complet de l’alchimie spirituelle.

V.I.T.R.I.O.L. « Visita Interiora Terrae, Rectificando Invenies Occultam Lapidem » est la description de l’ensemble du processus qui aboutit à la Pierre Philosophale.

Et comme écrivait Didier Érasme, cet humaniste hollandais, vers 1530 « L’amour est un phénix qu’on ne prend pas au piège.»

J’ai dit TSA.

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