30°
#427012
Le Gardien du seuil est à la limite, et nul ne trompe sa vigilance. Le pouvoir de la clé.
J∴ M∴ R∴
Dans la formulation de ce travail deux idées (au moins)
semblent co-exister :
Gardien avec son corollaire : Limite et seuil.
Clé avec une notion de pouvoir.
Mais d’où vient cette notion de Gardien ?
Aux trois premiers degrés il existe des Surveillants.
Peut être pourrait-on parler de gardien en la personne du Couvreur ?
Auquel cas ce serait une garde essentiellement physique si j’ose dire.
Il garde l’entrée du Temple (conjointement avec l’Expert d’ailleurs) et tient son épée
de la main droite, c’est donc bien une arme !
Au 4ème degré :
Un seul « Surveillant »autrefois appelé « Adoniram » aujourd’hui : Inspecteur.
Là encore, un Couvreur dont il est dit « qu’il garde la porte ».
Architecture de fonctionnement assez voisine des trois premiers degrés.
Au 9ème degré : (degré peu ou pas pratiqué en réalité)
Un seul Surveillant, curieux puisque le ternaire est reconstitué dès le 6ème degré !
Et un Gardien du Temple !
C’est la toute première fois que nous trouvons ce terme (Gardien) !
Là encore je pense qu’il ne s’agit que d’une garde physique. (Un peu comme les
« Couvreurs » des degrés précédents.)
Au 12ème degré :
Portes ouvertes / Donc bien sûr pas de couvreur … ni … ni …
Eh bien si justement : Deux Surveillants qui s’appellent … Excellents Gardiens.
La bascule est faite …
Il n’est plus question bien sûr de garde au sens physique du terme.
(La porte étant ouverte ce serait d’ailleurs un non sens.)
Au 13ème degré :
Architecture voisine à celle du 4ème degré. Pourquoi ce come-back ?
Aux 14ème15ème et 16ème degrés :
Deux Grands Surveillants et un Grand Couvreur.
Au 17ème degré :
Deux Grands Gardiens (En place de Surveillants)
Et un Capitaine des Gardes en place de Couvreur.
En quelque sorte 3 Gardiens !
Au 18ème degré :
Deux Grands Gardiens (En place de Surveillants)
Et un Gardien du Temple en place de Couvreur.
Idem, en quelque sorte 3 Gardiens !
Et au 30ème ?
Deux Sénéchaux (En place des Surveillants) Pas de Gardiens.
Un commandeur de la Maison une sorte de Couvreur en quelque sorte.
Par contre on trouve un Palladium, (Côté noir) et une clé (Côté blanc).
Mais d’où vient la notion de limite ?
1°/A l’ouverture des travaux, dans l’habituel jeu des questions réponses qui précède la sacralisation et l’ouverture réelle des travaux, le Très Puissant Grand Maître s’adressant au Premier puis au Deuxième Sénéchal leur demande :
F. 1er Sénéchal, sommes nous à couvert ?
Le gardien du seuil est à la limite, et nul ne trompe sa vigilance.
F. 2ème Sénéchal, que cherches-tu ?
La liberté.
Quelle liberté et pour qui ?
Celle que l’on conquiert au-delà des limites.
Je la cherche pour ceux qui ont franchi les obstacles.
Trois notions que je vais développer plus loin bien sûr :
La liberté / le dépassement ou franchissement des limites /
Et c’est le Sénéchal qui cherche, non pour lui, mais pour les autres !
(Et en demi teinte, à mon sens, la vigilance :
En effet pour un gardien c’est presque un pléonasme !)
2°/A la fermeture des travaux, toujours dans un même jeu de questions réponses …
F. 2ème Sénéchal, en quoi consiste l’initiation d’un Chevalier du Temple ?
Elle consiste à franchir la limite. (« La »d’ailleurs pas « les »)
Elle a pour but de transformer les obstacles en échelons de l’échellemystique.Le but d’aujourd’hui sera l’échelon de demain.
3°/A la Consécration enfin, bien sûr !
« Soldats du vrai, du bien, du juste et du beau, c’est à vous qu’appartient le droit de l’initiative. Vous allez le prouver, à l’instant même, en franchissant les limites interdites aux timorés ; En pénétrant dans les régions inaccessibles à jamais aux profanes. »
Lors de la consécration, s’ensuit une « valse hésitation » si j’ose dire devant cette limite. Hésitation par le texte bien sûr, mais aussi, dans la gestuelle, si souvent d’ailleurs, complètement ratée.
Ce qui entraîne le courroux du Très Puissant Grand Maître :
(Pas le ratage, mais l’hésitation bien sûr !)
« Que vois-je mes Frères : Vous hésitez devant la limite ? »
« Si vous ne pouvez choisir, retournez parmi vos semblables ! »
Les candidats sont virés, pour faute grave, mais on dresse l’échelle mystique.
(Quelle ne fut pas ma surprise lors de ma consécration : D’abord on me vire, puis on me dit que j’ai une clé pour ouvrir, et on me fait faire le mur : tout faux !)
Et la clé dans tout cela ?
Deux notions de clé : Celle du 4ème qui revient et celle du Palladium.
La clé du 4ème degré : Elle est faite d’ivoire. Elle est composée donc d’un élément organique et non de métal. Cette clé, fragile donc, n’est pas un outil, elle est un signe, elle n’ouvre pas, elle est l’ouverture. Elle traduit l’intention de son porteur d’ouvrir le Saint des Saints c’est à dire lui-même pour se découvrir et se créer.
La clé du Palladium : J’aurai tendance à dire que cette clé n’a rien à voir dans notre progression. Allez quelques mots quand même mais le plus rapidement possible.
Palladium vient du Grec « Pallas ».La statue de Pallas dont la possession était considérée par les Troyens comme le gage de la protection de leur ville. Par dérivation c’est un objet considéré comme garant du salut d’une ville, d’une nation, d’une cité. (Apogée de cette pratique sous le règne de Numa à Rome)
En général placé à l’entrée de la ville à l’extérieur de celle-ci.
Autrefois ce palladium était confié aux Vestales. Quiconque le déshonorait, ou le trahissait devenait aveugle … C’est une légende bien sûr !Pourquoi aveugle ? C’est un axe de recherche à mon sens qui mérite développement. (privé de lumière !)
Par extension, c’est un élément considéré comme un moyen de sauvegarde des intérêts d’ungroupe (Un bouclier en quelque sorte)
Deux notions de clé ?Pas si sûr si on analyse une phrase prononcée par le Très Puissant Grand Maître à l’ouverture des travaux :
Paradoxe d’un rituel, un de plus, ou sens véritable ?
LE GARDIEN DU SEUIL
1°/ Généralités
Alors mes Frères, et si je vous disais que je vous ai volontairement embarqués (baladés) sur une fausse voie ! Ce n’est pas sympa mais c’est formidablement pédagogique !
La notion de Gardien (au 30ème) est à 100 lieues de tout ce que j’ai dit au dessus.
A la frontière des deux mondes se tient le gardien du seuil.
Sa rencontre est la rencontre avec soi-même.
Ce gardien c’est quoi en réalité :
Notre mental qui reflète le négatif en nous ?
Une rencontre avec nous même ?
Ce dragon fabuleux qui est notre côté animal ?
Ce gardien est-il une entité gardienne (senso strictu) ou protectrice ?
Protectrice, mais de quoi, …, de notre inconscient ?
Mon gardien est-il le même que le tien mon Frère ?
Allez on ose : « L’Ange gardien … Oh là là ! »
Que de portes ouvertes !
Ce gardien est il avec nous ou d’une certaine façon contre nous ?
C’est un faux problème, sa forme dépend de notre conscience. Négatif ou positif cela n’a d’ailleurs pas de sens, nous avons, au 30ème degré vaincu ce type de vision duelle. (La solution du binaire.)
Le Gardien du seuil est souvent, dans les récits et légendes, représenté par un dragon gardant un trésor ou une belle jeune fille, symboles de la connaissance et de la conscience. Ce n’est pas, loin s’en faut, l’image du mal. Le (ou notre) gardien du seuil est un protecteur. Si il y a combat avec lui c’est pour démontrer notre force et notre courage. Mais il n’est question que de le vaincre pour mieux l’asservir … Jamais de le tuer !
S’il y a combat entre un « être » et son gardien, il ne représente qu’une lutte intérieure,d’ailleurs, pour vaincre, ou essayer de le faire, ses peurs et ses limites.
Le gardien d’une certaine façon représente la peur (vouloir et oser !) et le seuil est la dernière frontière de la raison. Quand on arrive au seuil on est sur la frontière entre la réalité ordinaire, régie par la raison, et le domaine de l’intuition.
La raison seule n’apporte pas grand-chose, mais sans elle on ne va pas loin non plus !
2°/ Développement
Alors ce Gardien du seuil c’est qui ou c’est quoi en fait ?
Souvent il est décrit de manière terrifiante.
Le problème est relativement simple : Plus la démarche est vulgaire plus le gardien prend un aspect terrifiant. (Occultisme, magie, spiritisme … etc …)Dans ces cas la rencontre est frontale parce que mal préparée !Dans le cas d’une démarche, non plus d’une certaine forme de volonté, mais bien plutôt d’une démarche spirituelle, donc dans une alchimie de transformation, on peut pratiquement dire que la rencontre avec le Gardien ne se fait pas parce qu’elle n’a même plus raison d’être !
Le gardien du seuil est l’image d’un passage, d’une transformation. (D’unetransmutation dirons les alchimistes)
Rencontrer le Gardien du seuil est plutôt le lot des magiciens, car l’initié qui évolue « normalement » ne rencontrera jamais le gardien du seuil ! Parce que au fur et à mesure de son évolution, il va automatiquement brûler ses scories, brûler ses fantasmes, brûler ses illusions, ce qui fait que le jour où il va changer de niveau de conscience, ayant tout éliminé de négatif, il ne rencontre que lui-même.
Par contre mal préparé, c’est la catastrophe … Combien de suicides chez les alchimistes ! Et c’est vrai !
(Soyons franc, en maçonnerie, on s’implique quand même un peu moins ! … Peu de maçons se suicident, et probablement jamais après la rencontre avec leur Gardien !!!)
(Bon d’accord c’est facile : Cela fait partie des techniques de communication pour réveiller un auditoire qui s’assoupit gentiment !)
Un petit sourire, oui, mais attention quand même aux techniques dites initiatiques, type sectaire ou autre et qui mènent leurs adeptes droit dans le mur. (Ou au suicide collectif)
J’ai dit quelques lignes plus haut que si nous étions bien préparé, mûr d’une certaine façon la rencontre avec le gardien n’existe pas, ou n’a pas lieu d’arriver, ou si elle arrive, elle doit se faire de façon harmonieuse et non conflictuelle. (Peut-on rapprocher cette rencontre avec celle du miroir ? Ah pourquoi pas ?)
La rencontre avec le gardien du seuil est une expérience de grande importance qui accompagne l’ascension dans les mondes supérieurs. Certains auteurs à l’instar des petits devoirs et des Grands Devoirs, de justice avec un petit « j » ou un grand « J » identifient deux Gardiens : Le petit et le Grand ! Je pense qu’au 30ème degré il faut abandonner cette éternelle tentation au dualisme, bien-mal, vrai-faux, grand-petit … etc …
Le Gardien du seuil enseigne aussi autre chose : Personne ne pourrait supporter sans préparation un tel spectacle si la forte discipline qui a rendu l’individu capable d’atteindre le seuil ne lui permettait pas aussi de trouver au moment voulu la ou les forces nécessaires. Dans certains cas comme je le disais plus avant il se peut que cette discipline ait été si harmonieuse que l’entrée dans « cette vie nouvelle » perde tout caractère impressionnant ou tumultueux. Alors les expériences devant le seuil seront accompagnées d’un pressentiment d’une certaine félicité qui sera la note dominante de cette nouvelle existence.
Le sentiment de cette nouvelle liberté (Tiens donc on en revient à la phrase dite par le Second Sénéchal lors de l’ouverture des travaux,) le sentiment de cette nouvelle liberté disais-je efface tous les autres.
Ces nouveaux devoirs, et cette responsabilité nouvelle apparaissent comme une obligation qui échoit nécessairement à l’homme parvenu à ce stade d’évolution.
3°/ Liberté / Dépassement / Pas pour nous mais : partage
J’ai dit plus haut : (Suite au jeu des questions réponses à l’ouverture) …
Trois notions que je vais développer plus loin à savoir :
La liberté / le dépassement ou franchissement des limites /
Et c’est le Sénéchal qui cherche, non pour lui, mais pour les autres !
Liberté
En temps que Maîtres Secrets, ou Lévites, nous étions les gardiens extérieurs, je précise bien, extérieurs, du Saint des Saints. Qu’est ce que le Saint des Saints protège sinon l’Arche d’Alliance. Nous étions parmi les protecteurs du symbole de l’Alliance. Nous n’avions pas accès au Saint des Saints, et une fois par an quand le grand prêtre prononçait le nom de l’ineffable nous créions un énorme vacarme pour que la foule des profanes n’entende pas la prononciation de ce nom. Mais aussi, ce faisant nous n’entendions pas non plus la prononciation de ce nom, nous n’en avions pas encore les capacités. L’accès au 4° degré nous avait fait acquérir une dimension de plus.
Et contrairement aux apparences, ( le sceau du secret qui clôt nos lèvres … etc … ) nous sommes dès le 4ème degré » ouvert » et en tous cas beaucoup plus ouverts qu’aux trois premiers degrés. Système ouvert certes mais qui implique bien sûr une recherche intérieure au plus profond de nous même …Intériorité, exemplarité, liberté, recherche, travail et implication retenons cela. Ouverture et surtout liberté pour moi sont les 2 notions essentielles qui nous sont offertes lors de notre engagement dans l’Ordre. N’oublions pas que c’est une Alliance librement consentie et en connaissance de cause.
Cette liberté est un travail sur nous même de tous les instants. On a le droit à la liberté, ( OK ) mais c’est à nous de la mériter et surtout de la construire. Dans notre notion de liberté est sous-jacente la notion de mérite !
Dépassement
Eh bien je pense avoir développé en partie ce thème un peu plus haut.
A ceci près : Que c’est un combat permanent qui n’est jamais « gagné » !
D’une certaine façon c’est aussi vouloir et oser !
VOULOIR doit être entendu comme l’aboutissement d’une réflexion élaborée à la suite d’une analyse précise. Il est entendu que vouloir représente une capacité à faire.
OSER c’est prendre l’initiative. C’est « initier » son action vers un but.
Vouloir et oser c’est actualiser son Pouvoir, et mettre en marche son potentiel d’action, débarrassé des peurs ou angoisses, voire des hésitations.
L’initiative libère l’homme.(Cette notion de liberté est omni présente même, et pourquoi pas, dans le refus d’agir !)
Partage
F. 2ème Sénéchal, que cherches-tu ?
La liberté.
Quelle liberté et pour qui ?
Celle que l’on conquiert au-delà des limites.
Je la cherche pour ceux qui ont franchi les obstacles.
Cette simple phrase mérite tout un travail.
On est dans la notion du Don …
On peut penser que plus nous gravissons les échelons, plus nous sommes dans une forme de solitude … Gravir les échelons nous isolerait !Eh bien non ! Le deuxième Sénéchal est là pour chercher pour nous la liberté (et nous le rappeler ! Si besoin est ! ) : J’ai appelé cela notion de partage, ce n’est peut être pas le mot exact mais le sens est voisin sinon superposable.
Paradoxe encore, et en maçonnerie, nous en sommes friands, la Liberté : Ce n’est pas moi qui me la construis, mais on me la donnerait, on la chercherait pour moi ?(Est on dans la logique de « aide toi et le ciel t’aidera » !)La liberté deviendrait-elle un travail collectif ou au moins partagé ? Pourquoi pas, mais cela ouvre encore quelques portes !
TIENS, AU FAIT ET MA CLE OU MES CLES ?
1°/ Généralités
Une particularité de la cérémonie d’initiation au 30ième degré réside dans le fait que le « PRIEUR » fait, en l’absence des candidats, en quelques phrases un résumé si je puis dire de tout ce que nous avons vécu en maçonnerie et ce dès notre initiation. Le « PRIEUR » reprend en quelques lignes l’essentiel de notre cheminement maçonnique. Une voix lui dit …
Qu’à une heure déjà éloignée, ayant changé l’équerre contre le compas (référence aux trois premiers degrés) j’aspirai à m’élever au dessus de la surface de la Terre (référence 4ème degré) dans les hautes régions de la connaissance.
Une caverne me donna l’abri, une lampe m’éclaira, une source étancha ma soif (référence au 9ème degré)
Puis j’ai pénétré dans le centre de l’endroit le plus secret du monde. Je connaissais les lettres mais pas leur prononciation (réf 13ème) Je conclus une alliance avec la vertu (réf 14ème)
Parmi les décombres des anciennes croyances, sur les bords arides du fleuve du désespoir, je conçus l’espérance de retrouver la parole perdue, à la lueur des constellations de la Foi de l’Espérance et de l’Amour (pas de la Charité)
(réf 18ème) J’appris à contempler la dualité et à la résoudre.
Le Très Puissant Grand Maître ajoute : « Encore un effort de la part de nos Frères et la solution du binaire sera peut être atteinte par eux »
Autrement dit en quelques mots : D’où je viens et où je vais. On ne peut être ni plus concis ni plus précis ! (Rappelons nous quand même que lors de toutes nos initiations ce schéma était déjà réel dans les voyages, mais souvent moins évident.) Ceci et je me répète est fait en l’absence des candidats !
2°/Une ou plusieurs clés
Au 4ème degré on m’a donné une clé ! Qu’est elle devenu ou que devient elle ?
La maçonnerie me fait poser beaucoup plus de questions que ne m’apporte de certitudes.
Un peu plus haut j’ironisais : J’ai une clé, peut être même deux (?) mais de toutes façon on me fait « faire le mur » avec l’échelle mystique.
La clé qui ouvre ou qui ferme est associée au symbole du pouvoir et du commandement.
La clé symbolise le chef, le Maître, l’initiateur celui qui détient le pouvoir de décision et la responsabilité.
Au plan ésotérique, posséder la clé signifie avoir été initié. Elle indique non seulement l’entrée dans un lieu, mais l’accès à un état, à un degré initiatique. Souvent elle est symbole d’un mystère à percer, d’une énigme à résoudre, d’une action difficile à entreprendre, bref des étapes qui conduisent à l’illumination et à la découverte.
Ça c’est de la définition symbolique primaire si j’ose dire. (Dictionnaire des symboles …)
Mais ne nous a t’on pas appris dès le 4ème degré qu’il faut dépasser cette analyse et chercher l’idée sous le symbole ?
3°/Le pouvoir de la clé
Au 4ème degré : Lors de l’initiation il est dit :
« Je vous présente aussi cette clé d’ivoire, bijou de ce degré et symbole de l’accès à la connaissance … Pour un Maître Secret, l’Orient représente le Saint des Saints dont vous êtes séparés par une balustrade symbolique que vous ne pouvez pas franchir … Mais vous avez la clé et quelque jour il vous sera permis de passer. »
(Je vous passe l’idée d’Orient au 4ème degré … !)
(J’ai aussi des doutes sur la réalité du passage au 30ème !)
Maintenant essayons d’analyser la phrase prononcée par le Très Puissant Grand Maître à l’ouverture des travaux :
« Commandeur, prends la clé du Maître Secret et uses en selon ton savoir ! »
(Et le Commandeur prends la clé duPalladium … etc … etc …)
Retour en arrière surprenant !
La clé du 4ème degré est retrouvée au 30ème ?
Qui plus est on ne la porte même plus sur nous !
(Allez si j’ose : La plupart du temps on la déjà revendue ! à un plus jeune Frère en mal de décors ! Ouais !)
La clé du 4ème ou celle du Palladium ? Est-ce la même ?
« Uses en selon ton savoir » … Oh que j’aime cela !
La dernière fois qu’on a été aussi imprécis avec moi c’était au 9ème degré !
(Allez là où vous appelle le devoir et que s’accomplisse ce qui doit s’accomplir !)
On se souvient de la suite !
« Uses en selon ton savoir » …Bon !
On retombe toujours …
Pouvoir Autorité …
Savoir Connaissance …
Je m’étais pourtant promis de ne pas tomber dans une dualité quelle qu’elle soit !
Le choix est bien sûr assez simple : AutoritéetSavoir
4°/Et si nous osions une autre notion de clé
Quand j’ai téléphoné à notre Très Puissant Grand Maître, je lui ai dit : « pour la clé … à part tomber dans des banalités du type : Elle n’ouvre rien, elle est l’ouverture … sa couleur sa composition … etc … »
Il m’a répondu 2 choses :
Le pouvoir de la clé (référence : Potestas ClaviumSublime Aréopage N° 831 Paris)
Et … Fais-toi plaisir « ouvre des portes ! »(Ça c’est presque du Raymond Devos !)
Je relève le défit !En latiniste bien sûr !
Felix …. Pardon Gaffiot n’est pas mort …
Potestas : Notion de pouvoir, domination, puissance, Ok
Lié à raison et à la Foi ! Tiens donc !
Puissance inviolable ou au moins légitime !
Clavium :Répudier sa femme (lui enlever les clés !) (Pas d’humour je vous prie !)
Fermeture verrou ! Secret, cacher … etc …
Confier la gestion ou la garde de sa fortune.
Vue comme cela la clé n’est pas vraiment un signe d’ouverture.
(Cette notion symbolique d’ouverture semble donc bien récente !)
Les clés, du trésorier, par exemple,c’est bien pour enfermer !
C’est très intéressant, voire novateur, de considérer en la clé, un signe symbolique d’ouverture au 4ème degré.
Certes il est vrai qu’au 30ème degré, il y a solution du binaire, mais cette clé m’embarrasse un peu … Encore ce foutu binaire « ouvrir-fermer » ! (Noir / blanc !)
A moins que … !!!!
Et ce qui va suivre est entièrement de la responsabilité du Très Puissant Grand Maître qui a cherché à me pousser à bout ! (Et ce n’est pas bien !)
Au 30ème degré sommes nous dans l’harmonie ? Avec nous même ou avec les autres ?
Si je dis harmonie c’est pour oser une analogie, voire un jeu de mot avec les clés musicales !
La clef se trouve nécessairement au début de toute portée musicale, mais peut aussi se rencontrer plus loin. (Mes frères laissez vous porter (portée), et c’est là, encore, un jeu de mot,par ce qui va suivre : Oh ce n’est ni classique, ni traditionnel, c’est un jeu auquel je vous invite à participer !)
Il existe :
Trois figures de clefs.
Et il existe 7 principales clefs !(3 et 7 cela ne s’invente pas !)
Trois figures de clefs : La clef de Sol concerne les sons aigus, la clef d’Utconcerne les sons médians (la voie du milieu) la clef de Fa enfin, qui concerne les sons graves.
Le dessin des clefs est dérivé des lettres G (pour le sol) F (pour fa) et C (pour Do ou ut)
Les copistes ont ensuite transformé l’aspect de ces lettres, à l’origine mêmede l’invention de la portée par un moine italien : Guido d’Arezzo.
Au départ il y avait 10 clefs, et ce n’est pas par hasard que leur nombre soit descendu à 7, ce qui permet l’affectation de n’importe quel nom de note à n’importe quel emplacement sur la portée. (Qui comporte 5 lignes !)(3 / 5 / 7 !)
Chaque instrument ou chaque voix ayant son ambitus particulier – son étendue propre – le choix de la clé conditionne la partition.
En ce sens la clef conditionne tout ce qui va suivre.
Alors y a-t-il une ou plusieurs clefs au 4ème degré ?
Avons-nous tous la même clef ? Sachantqu’elle(s) nous met ou mettent sur la voie ?
Sur « la » voie ou sur « une » voie, d’ailleurs ?(Ce singulier soutient un pluriel !)
Cette clef n’est elle pas en nous même ?
Clef ai-je dit, alors, osons, pourquoi pas :
Clé ou clef synonyme de …« Parole perdue » !
Allez on repart pour 10 pages … Non ?
Eh bien non !
J’ai dit TPGM
Gardien avec son corollaire : Limite et seuil.
Clé avec une notion de pouvoir.
Mais d’où vient cette notion de Gardien ?
Aux trois premiers degrés il existe des Surveillants.
Peut être pourrait-on parler de gardien en la personne du Couvreur ?
Auquel cas ce serait une garde essentiellement physique si j’ose dire.
Il garde l’entrée du Temple (conjointement avec l’Expert d’ailleurs) et tient son épée
de la main droite, c’est donc bien une arme !
Au 4ème degré :
Un seul « Surveillant »autrefois appelé « Adoniram » aujourd’hui : Inspecteur.
Là encore, un Couvreur dont il est dit « qu’il garde la porte ».
Architecture de fonctionnement assez voisine des trois premiers degrés.
Au 9ème degré : (degré peu ou pas pratiqué en réalité)
Un seul Surveillant, curieux puisque le ternaire est reconstitué dès le 6ème degré !
Et un Gardien du Temple !
C’est la toute première fois que nous trouvons ce terme (Gardien) !
Là encore je pense qu’il ne s’agit que d’une garde physique. (Un peu comme les
« Couvreurs » des degrés précédents.)
Au 12ème degré :
Portes ouvertes / Donc bien sûr pas de couvreur … ni … ni …
Eh bien si justement : Deux Surveillants qui s’appellent … Excellents Gardiens.
La bascule est faite …
Il n’est plus question bien sûr de garde au sens physique du terme.
(La porte étant ouverte ce serait d’ailleurs un non sens.)
Au 13ème degré :
Architecture voisine à celle du 4ème degré. Pourquoi ce come-back ?
Aux 14ème15ème et 16ème degrés :
Deux Grands Surveillants et un Grand Couvreur.
Au 17ème degré :
Deux Grands Gardiens (En place de Surveillants)
Et un Capitaine des Gardes en place de Couvreur.
En quelque sorte 3 Gardiens !
Au 18ème degré :
Deux Grands Gardiens (En place de Surveillants)
Et un Gardien du Temple en place de Couvreur.
Idem, en quelque sorte 3 Gardiens !
Et au 30ème ?
Deux Sénéchaux (En place des Surveillants) Pas de Gardiens.
Un commandeur de la Maison une sorte de Couvreur en quelque sorte.
Par contre on trouve un Palladium, (Côté noir) et une clé (Côté blanc).
Mais d’où vient la notion de limite ?
1°/A l’ouverture des travaux, dans l’habituel jeu des questions réponses qui précède la sacralisation et l’ouverture réelle des travaux, le Très Puissant Grand Maître s’adressant au Premier puis au Deuxième Sénéchal leur demande :
F. 1er Sénéchal, sommes nous à couvert ?
Le gardien du seuil est à la limite, et nul ne trompe sa vigilance.
F. 2ème Sénéchal, que cherches-tu ?
La liberté.
Quelle liberté et pour qui ?
Celle que l’on conquiert au-delà des limites.
Je la cherche pour ceux qui ont franchi les obstacles.
Trois notions que je vais développer plus loin bien sûr :
La liberté / le dépassement ou franchissement des limites /
Et c’est le Sénéchal qui cherche, non pour lui, mais pour les autres !
(Et en demi teinte, à mon sens, la vigilance :
En effet pour un gardien c’est presque un pléonasme !)
2°/A la fermeture des travaux, toujours dans un même jeu de questions réponses …
F. 2ème Sénéchal, en quoi consiste l’initiation d’un Chevalier du Temple ?
Elle consiste à franchir la limite. (« La »d’ailleurs pas « les »)
Elle a pour but de transformer les obstacles en échelons de l’échellemystique.Le but d’aujourd’hui sera l’échelon de demain.
3°/A la Consécration enfin, bien sûr !
« Soldats du vrai, du bien, du juste et du beau, c’est à vous qu’appartient le droit de l’initiative. Vous allez le prouver, à l’instant même, en franchissant les limites interdites aux timorés ; En pénétrant dans les régions inaccessibles à jamais aux profanes. »
Lors de la consécration, s’ensuit une « valse hésitation » si j’ose dire devant cette limite. Hésitation par le texte bien sûr, mais aussi, dans la gestuelle, si souvent d’ailleurs, complètement ratée.
Ce qui entraîne le courroux du Très Puissant Grand Maître :
(Pas le ratage, mais l’hésitation bien sûr !)
« Que vois-je mes Frères : Vous hésitez devant la limite ? »
« Si vous ne pouvez choisir, retournez parmi vos semblables ! »
Les candidats sont virés, pour faute grave, mais on dresse l’échelle mystique.
(Quelle ne fut pas ma surprise lors de ma consécration : D’abord on me vire, puis on me dit que j’ai une clé pour ouvrir, et on me fait faire le mur : tout faux !)
Et la clé dans tout cela ?
Deux notions de clé : Celle du 4ème qui revient et celle du Palladium.
La clé du 4ème degré : Elle est faite d’ivoire. Elle est composée donc d’un élément organique et non de métal. Cette clé, fragile donc, n’est pas un outil, elle est un signe, elle n’ouvre pas, elle est l’ouverture. Elle traduit l’intention de son porteur d’ouvrir le Saint des Saints c’est à dire lui-même pour se découvrir et se créer.
La clé du Palladium : J’aurai tendance à dire que cette clé n’a rien à voir dans notre progression. Allez quelques mots quand même mais le plus rapidement possible.
Palladium vient du Grec « Pallas ».La statue de Pallas dont la possession était considérée par les Troyens comme le gage de la protection de leur ville. Par dérivation c’est un objet considéré comme garant du salut d’une ville, d’une nation, d’une cité. (Apogée de cette pratique sous le règne de Numa à Rome)
En général placé à l’entrée de la ville à l’extérieur de celle-ci.
Autrefois ce palladium était confié aux Vestales. Quiconque le déshonorait, ou le trahissait devenait aveugle … C’est une légende bien sûr !Pourquoi aveugle ? C’est un axe de recherche à mon sens qui mérite développement. (privé de lumière !)
Par extension, c’est un élément considéré comme un moyen de sauvegarde des intérêts d’ungroupe (Un bouclier en quelque sorte)
Deux notions de clé ?Pas si sûr si on analyse une phrase prononcée par le Très Puissant Grand Maître à l’ouverture des travaux :
« Commandeur,
prends la clé du Maître Secret et
uses en selon ton savoir ! »
(Et le Commandeur prend la clé duPalladium … etc … etc …)
(Pour moi il y avait deux clés, mais
à la suite de
cette phrase et de l’action induite, j’ai un fort
doute. On a l’impression que
c’est la même ?)(Et le Commandeur prend la clé duPalladium … etc … etc …)
Paradoxe d’un rituel, un de plus, ou sens véritable ?
LE GARDIEN DU SEUIL
1°/ Généralités
Alors mes Frères, et si je vous disais que je vous ai volontairement embarqués (baladés) sur une fausse voie ! Ce n’est pas sympa mais c’est formidablement pédagogique !
La notion de Gardien (au 30ème) est à 100 lieues de tout ce que j’ai dit au dessus.
A la frontière des deux mondes se tient le gardien du seuil.
Sa rencontre est la rencontre avec soi-même.
Ce gardien c’est quoi en réalité :
Notre mental qui reflète le négatif en nous ?
Une rencontre avec nous même ?
Ce dragon fabuleux qui est notre côté animal ?
Ce gardien est-il une entité gardienne (senso strictu) ou protectrice ?
Protectrice, mais de quoi, …, de notre inconscient ?
Mon gardien est-il le même que le tien mon Frère ?
Allez on ose : « L’Ange gardien … Oh là là ! »
Que de portes ouvertes !
Ce gardien est il avec nous ou d’une certaine façon contre nous ?
C’est un faux problème, sa forme dépend de notre conscience. Négatif ou positif cela n’a d’ailleurs pas de sens, nous avons, au 30ème degré vaincu ce type de vision duelle. (La solution du binaire.)
Le Gardien du seuil est souvent, dans les récits et légendes, représenté par un dragon gardant un trésor ou une belle jeune fille, symboles de la connaissance et de la conscience. Ce n’est pas, loin s’en faut, l’image du mal. Le (ou notre) gardien du seuil est un protecteur. Si il y a combat avec lui c’est pour démontrer notre force et notre courage. Mais il n’est question que de le vaincre pour mieux l’asservir … Jamais de le tuer !
S’il y a combat entre un « être » et son gardien, il ne représente qu’une lutte intérieure,d’ailleurs, pour vaincre, ou essayer de le faire, ses peurs et ses limites.
Le gardien d’une certaine façon représente la peur (vouloir et oser !) et le seuil est la dernière frontière de la raison. Quand on arrive au seuil on est sur la frontière entre la réalité ordinaire, régie par la raison, et le domaine de l’intuition.
La raison seule n’apporte pas grand-chose, mais sans elle on ne va pas loin non plus !
2°/ Développement
Alors ce Gardien du seuil c’est qui ou c’est quoi en fait ?
Souvent il est décrit de manière terrifiante.
Le problème est relativement simple : Plus la démarche est vulgaire plus le gardien prend un aspect terrifiant. (Occultisme, magie, spiritisme … etc …)Dans ces cas la rencontre est frontale parce que mal préparée !Dans le cas d’une démarche, non plus d’une certaine forme de volonté, mais bien plutôt d’une démarche spirituelle, donc dans une alchimie de transformation, on peut pratiquement dire que la rencontre avec le Gardien ne se fait pas parce qu’elle n’a même plus raison d’être !
Le gardien du seuil est l’image d’un passage, d’une transformation. (D’unetransmutation dirons les alchimistes)
Rencontrer le Gardien du seuil est plutôt le lot des magiciens, car l’initié qui évolue « normalement » ne rencontrera jamais le gardien du seuil ! Parce que au fur et à mesure de son évolution, il va automatiquement brûler ses scories, brûler ses fantasmes, brûler ses illusions, ce qui fait que le jour où il va changer de niveau de conscience, ayant tout éliminé de négatif, il ne rencontre que lui-même.
Par contre mal préparé, c’est la catastrophe … Combien de suicides chez les alchimistes ! Et c’est vrai !
(Soyons franc, en maçonnerie, on s’implique quand même un peu moins ! … Peu de maçons se suicident, et probablement jamais après la rencontre avec leur Gardien !!!)
(Bon d’accord c’est facile : Cela fait partie des techniques de communication pour réveiller un auditoire qui s’assoupit gentiment !)
Un petit sourire, oui, mais attention quand même aux techniques dites initiatiques, type sectaire ou autre et qui mènent leurs adeptes droit dans le mur. (Ou au suicide collectif)
J’ai dit quelques lignes plus haut que si nous étions bien préparé, mûr d’une certaine façon la rencontre avec le gardien n’existe pas, ou n’a pas lieu d’arriver, ou si elle arrive, elle doit se faire de façon harmonieuse et non conflictuelle. (Peut-on rapprocher cette rencontre avec celle du miroir ? Ah pourquoi pas ?)
La rencontre avec le gardien du seuil est une expérience de grande importance qui accompagne l’ascension dans les mondes supérieurs. Certains auteurs à l’instar des petits devoirs et des Grands Devoirs, de justice avec un petit « j » ou un grand « J » identifient deux Gardiens : Le petit et le Grand ! Je pense qu’au 30ème degré il faut abandonner cette éternelle tentation au dualisme, bien-mal, vrai-faux, grand-petit … etc …
Le Gardien du seuil enseigne aussi autre chose : Personne ne pourrait supporter sans préparation un tel spectacle si la forte discipline qui a rendu l’individu capable d’atteindre le seuil ne lui permettait pas aussi de trouver au moment voulu la ou les forces nécessaires. Dans certains cas comme je le disais plus avant il se peut que cette discipline ait été si harmonieuse que l’entrée dans « cette vie nouvelle » perde tout caractère impressionnant ou tumultueux. Alors les expériences devant le seuil seront accompagnées d’un pressentiment d’une certaine félicité qui sera la note dominante de cette nouvelle existence.
Le sentiment de cette nouvelle liberté (Tiens donc on en revient à la phrase dite par le Second Sénéchal lors de l’ouverture des travaux,) le sentiment de cette nouvelle liberté disais-je efface tous les autres.
Ces nouveaux devoirs, et cette responsabilité nouvelle apparaissent comme une obligation qui échoit nécessairement à l’homme parvenu à ce stade d’évolution.
3°/ Liberté / Dépassement / Pas pour nous mais : partage
J’ai dit plus haut : (Suite au jeu des questions réponses à l’ouverture) …
Trois notions que je vais développer plus loin à savoir :
La liberté / le dépassement ou franchissement des limites /
Et c’est le Sénéchal qui cherche, non pour lui, mais pour les autres !
Liberté
En temps que Maîtres Secrets, ou Lévites, nous étions les gardiens extérieurs, je précise bien, extérieurs, du Saint des Saints. Qu’est ce que le Saint des Saints protège sinon l’Arche d’Alliance. Nous étions parmi les protecteurs du symbole de l’Alliance. Nous n’avions pas accès au Saint des Saints, et une fois par an quand le grand prêtre prononçait le nom de l’ineffable nous créions un énorme vacarme pour que la foule des profanes n’entende pas la prononciation de ce nom. Mais aussi, ce faisant nous n’entendions pas non plus la prononciation de ce nom, nous n’en avions pas encore les capacités. L’accès au 4° degré nous avait fait acquérir une dimension de plus.
Et contrairement aux apparences, ( le sceau du secret qui clôt nos lèvres … etc … ) nous sommes dès le 4ème degré » ouvert » et en tous cas beaucoup plus ouverts qu’aux trois premiers degrés. Système ouvert certes mais qui implique bien sûr une recherche intérieure au plus profond de nous même …Intériorité, exemplarité, liberté, recherche, travail et implication retenons cela. Ouverture et surtout liberté pour moi sont les 2 notions essentielles qui nous sont offertes lors de notre engagement dans l’Ordre. N’oublions pas que c’est une Alliance librement consentie et en connaissance de cause.
Cette liberté est un travail sur nous même de tous les instants. On a le droit à la liberté, ( OK ) mais c’est à nous de la mériter et surtout de la construire. Dans notre notion de liberté est sous-jacente la notion de mérite !
Dépassement
Eh bien je pense avoir développé en partie ce thème un peu plus haut.
A ceci près : Que c’est un combat permanent qui n’est jamais « gagné » !
D’une certaine façon c’est aussi vouloir et oser !
VOULOIR doit être entendu comme l’aboutissement d’une réflexion élaborée à la suite d’une analyse précise. Il est entendu que vouloir représente une capacité à faire.
OSER c’est prendre l’initiative. C’est « initier » son action vers un but.
Vouloir et oser c’est actualiser son Pouvoir, et mettre en marche son potentiel d’action, débarrassé des peurs ou angoisses, voire des hésitations.
L’initiative libère l’homme.(Cette notion de liberté est omni présente même, et pourquoi pas, dans le refus d’agir !)
Partage
F. 2ème Sénéchal, que cherches-tu ?
La liberté.
Quelle liberté et pour qui ?
Celle que l’on conquiert au-delà des limites.
Je la cherche pour ceux qui ont franchi les obstacles.
Cette simple phrase mérite tout un travail.
On est dans la notion du Don …
On peut penser que plus nous gravissons les échelons, plus nous sommes dans une forme de solitude … Gravir les échelons nous isolerait !Eh bien non ! Le deuxième Sénéchal est là pour chercher pour nous la liberté (et nous le rappeler ! Si besoin est ! ) : J’ai appelé cela notion de partage, ce n’est peut être pas le mot exact mais le sens est voisin sinon superposable.
Paradoxe encore, et en maçonnerie, nous en sommes friands, la Liberté : Ce n’est pas moi qui me la construis, mais on me la donnerait, on la chercherait pour moi ?(Est on dans la logique de « aide toi et le ciel t’aidera » !)La liberté deviendrait-elle un travail collectif ou au moins partagé ? Pourquoi pas, mais cela ouvre encore quelques portes !
TIENS, AU FAIT ET MA CLE OU MES CLES ?
1°/ Généralités
Une particularité de la cérémonie d’initiation au 30ième degré réside dans le fait que le « PRIEUR » fait, en l’absence des candidats, en quelques phrases un résumé si je puis dire de tout ce que nous avons vécu en maçonnerie et ce dès notre initiation. Le « PRIEUR » reprend en quelques lignes l’essentiel de notre cheminement maçonnique. Une voix lui dit …
Qu’à une heure déjà éloignée, ayant changé l’équerre contre le compas (référence aux trois premiers degrés) j’aspirai à m’élever au dessus de la surface de la Terre (référence 4ème degré) dans les hautes régions de la connaissance.
Une caverne me donna l’abri, une lampe m’éclaira, une source étancha ma soif (référence au 9ème degré)
Puis j’ai pénétré dans le centre de l’endroit le plus secret du monde. Je connaissais les lettres mais pas leur prononciation (réf 13ème) Je conclus une alliance avec la vertu (réf 14ème)
Parmi les décombres des anciennes croyances, sur les bords arides du fleuve du désespoir, je conçus l’espérance de retrouver la parole perdue, à la lueur des constellations de la Foi de l’Espérance et de l’Amour (pas de la Charité)
(réf 18ème) J’appris à contempler la dualité et à la résoudre.
Le Très Puissant Grand Maître ajoute : « Encore un effort de la part de nos Frères et la solution du binaire sera peut être atteinte par eux »
Autrement dit en quelques mots : D’où je viens et où je vais. On ne peut être ni plus concis ni plus précis ! (Rappelons nous quand même que lors de toutes nos initiations ce schéma était déjà réel dans les voyages, mais souvent moins évident.) Ceci et je me répète est fait en l’absence des candidats !
2°/Une ou plusieurs clés
Au 4ème degré on m’a donné une clé ! Qu’est elle devenu ou que devient elle ?
La maçonnerie me fait poser beaucoup plus de questions que ne m’apporte de certitudes.
Un peu plus haut j’ironisais : J’ai une clé, peut être même deux (?) mais de toutes façon on me fait « faire le mur » avec l’échelle mystique.
La clé qui ouvre ou qui ferme est associée au symbole du pouvoir et du commandement.
La clé symbolise le chef, le Maître, l’initiateur celui qui détient le pouvoir de décision et la responsabilité.
Au plan ésotérique, posséder la clé signifie avoir été initié. Elle indique non seulement l’entrée dans un lieu, mais l’accès à un état, à un degré initiatique. Souvent elle est symbole d’un mystère à percer, d’une énigme à résoudre, d’une action difficile à entreprendre, bref des étapes qui conduisent à l’illumination et à la découverte.
Ça c’est de la définition symbolique primaire si j’ose dire. (Dictionnaire des symboles …)
Mais ne nous a t’on pas appris dès le 4ème degré qu’il faut dépasser cette analyse et chercher l’idée sous le symbole ?
3°/Le pouvoir de la clé
Au 4ème degré : Lors de l’initiation il est dit :
« Je vous présente aussi cette clé d’ivoire, bijou de ce degré et symbole de l’accès à la connaissance … Pour un Maître Secret, l’Orient représente le Saint des Saints dont vous êtes séparés par une balustrade symbolique que vous ne pouvez pas franchir … Mais vous avez la clé et quelque jour il vous sera permis de passer. »
(Je vous passe l’idée d’Orient au 4ème degré … !)
(J’ai aussi des doutes sur la réalité du passage au 30ème !)
Maintenant essayons d’analyser la phrase prononcée par le Très Puissant Grand Maître à l’ouverture des travaux :
« Commandeur, prends la clé du Maître Secret et uses en selon ton savoir ! »
(Et le Commandeur prends la clé duPalladium … etc … etc …)
Retour en arrière surprenant !
La clé du 4ème degré est retrouvée au 30ème ?
Qui plus est on ne la porte même plus sur nous !
(Allez si j’ose : La plupart du temps on la déjà revendue ! à un plus jeune Frère en mal de décors ! Ouais !)
La clé du 4ème ou celle du Palladium ? Est-ce la même ?
« Uses en selon ton savoir » … Oh que j’aime cela !
La dernière fois qu’on a été aussi imprécis avec moi c’était au 9ème degré !
(Allez là où vous appelle le devoir et que s’accomplisse ce qui doit s’accomplir !)
On se souvient de la suite !
« Uses en selon ton savoir » …Bon !
On retombe toujours …
Pouvoir Autorité …
Savoir Connaissance …
Je m’étais pourtant promis de ne pas tomber dans une dualité quelle qu’elle soit !
Le choix est bien sûr assez simple : AutoritéetSavoir
4°/Et si nous osions une autre notion de clé
Quand j’ai téléphoné à notre Très Puissant Grand Maître, je lui ai dit : « pour la clé … à part tomber dans des banalités du type : Elle n’ouvre rien, elle est l’ouverture … sa couleur sa composition … etc … »
Il m’a répondu 2 choses :
Le pouvoir de la clé (référence : Potestas ClaviumSublime Aréopage N° 831 Paris)
Et … Fais-toi plaisir « ouvre des portes ! »(Ça c’est presque du Raymond Devos !)
Je relève le défit !En latiniste bien sûr !
Felix …. Pardon Gaffiot n’est pas mort …
Potestas : Notion de pouvoir, domination, puissance, Ok
Lié à raison et à la Foi ! Tiens donc !
Puissance inviolable ou au moins légitime !
Clavium :Répudier sa femme (lui enlever les clés !) (Pas d’humour je vous prie !)
Fermeture verrou ! Secret, cacher … etc …
Confier la gestion ou la garde de sa fortune.
Vue comme cela la clé n’est pas vraiment un signe d’ouverture.
(Cette notion symbolique d’ouverture semble donc bien récente !)
Les clés, du trésorier, par exemple,c’est bien pour enfermer !
C’est très intéressant, voire novateur, de considérer en la clé, un signe symbolique d’ouverture au 4ème degré.
Certes il est vrai qu’au 30ème degré, il y a solution du binaire, mais cette clé m’embarrasse un peu … Encore ce foutu binaire « ouvrir-fermer » ! (Noir / blanc !)
A moins que … !!!!
Et ce qui va suivre est entièrement de la responsabilité du Très Puissant Grand Maître qui a cherché à me pousser à bout ! (Et ce n’est pas bien !)
Au 30ème degré sommes nous dans l’harmonie ? Avec nous même ou avec les autres ?
Si je dis harmonie c’est pour oser une analogie, voire un jeu de mot avec les clés musicales !
La clef se trouve nécessairement au début de toute portée musicale, mais peut aussi se rencontrer plus loin. (Mes frères laissez vous porter (portée), et c’est là, encore, un jeu de mot,par ce qui va suivre : Oh ce n’est ni classique, ni traditionnel, c’est un jeu auquel je vous invite à participer !)
Il existe :
Trois figures de clefs.
Et il existe 7 principales clefs !(3 et 7 cela ne s’invente pas !)
Trois figures de clefs : La clef de Sol concerne les sons aigus, la clef d’Utconcerne les sons médians (la voie du milieu) la clef de Fa enfin, qui concerne les sons graves.
Le dessin des clefs est dérivé des lettres G (pour le sol) F (pour fa) et C (pour Do ou ut)
Les copistes ont ensuite transformé l’aspect de ces lettres, à l’origine mêmede l’invention de la portée par un moine italien : Guido d’Arezzo.
Au départ il y avait 10 clefs, et ce n’est pas par hasard que leur nombre soit descendu à 7, ce qui permet l’affectation de n’importe quel nom de note à n’importe quel emplacement sur la portée. (Qui comporte 5 lignes !)(3 / 5 / 7 !)
Chaque instrument ou chaque voix ayant son ambitus particulier – son étendue propre – le choix de la clé conditionne la partition.
En ce sens la clef conditionne tout ce qui va suivre.
Alors y a-t-il une ou plusieurs clefs au 4ème degré ?
Avons-nous tous la même clef ? Sachantqu’elle(s) nous met ou mettent sur la voie ?
Sur « la » voie ou sur « une » voie, d’ailleurs ?(Ce singulier soutient un pluriel !)
Cette clef n’est elle pas en nous même ?
Clef ai-je dit, alors, osons, pourquoi pas :
Clé ou clef synonyme de …« Parole perdue » !
Allez on repart pour 10 pages … Non ?
Eh bien non !
J’ai dit TPGM