30° #927012

Fondements Bibliques des Hauts Grades maçonniques

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Non communiqué

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Non communiqué
Loge:
Non communiqué

6 figures bibliques célèbres, 6 rituels de hauts grades

Ancien Testament

Noé : Nautoniers de l’Arche Royale
Jacob : Grand Elu Chevalier Kadosch : REAA30
Zorobabel : Compagnon de la Sainte Arche Royale EMULATION et YORK

Nouveau Testament

St André : Maître Ecossais de St André : RER04
St Paul : Chevalier de Malte : YORK12
St Jean l’Evangéliste : Chevalier d’Orient et d’Occident : REAA17.

J’ai choisi aujourd’hui d’étudier les légendes de six rituels et de les comparer avec les textes bibliques d’origine, dans l’ancien et le nouveau testament.

NOE :
Les Nautoniers de la Sainte arche Royale

Les premières « Constitutions » manuscrites ou « Anciens Devoirs », le Poème REGIUS (2) de 1390 environ (mais copie d’un texte des années 1350), contiennent à la ligne 537, la première allusion à Noé et au Déluge :

« …l’effroi restant  après la fin du Grand Déluge… » (A.C.) ou « …Bien après que chose effroyable Le Déluge de Noé eut déferlé… » (E.M.).

Vingt ans plus tard, le manuscrit COOKE (2), reprend et développe l’épisode. Noé y est cité six fois et soixante cinq lignes (257 à 320) sont consacrées, non pas seule ment à Noé et à l’Arche, mais aux causes et circonstances du Déluge et aux colonnes portant les sciences :
« …Dieu voulait se venger du péché par le feu ou par l’eau et ils s’efforcèrent de sauver les sciences qu’ils avaient inventées… (lignes 257-261)…de faire II piliers […] de marbre et de lacerus… » (279-284) et « …gravèrent sur les pierres toutes les VII sciences sachant qu’allait venir un châtiment… » (300-303).

Ainsi, dès le milieu du XIV° siècle l’histoire de Noé apparaît associée à la Maçonnerie.

La première édition des Constitutions d’Anderson (3) nous apprend en 1723 (p. 3) :
« …qu’enfin Noé, neuvième descendant de Seth, reçût commandement de Dieu de bâtir une Grande Arche ; bien faite en bois, elle fut fabriquée selon les principes de la Géométrie et les règles de la Maçonnerie », et plus loin « NOÉ et ses trois fils JAPHET, SEM et CHAM, tous Maçons authentiques, continuèrent après le déluge les arts et traditions antédiluviens et les diffusèrent largement à leur postérité croissante. »

En 1726, le manuscrit GRAHAM (4) ajoute bien plus encore, rapportant :
« …que Sem, Cham et Japhet eurent à se rendre sur la tombe de leur père Noé pour tenter d’y découvrir quelque chose […] qui les guiderait jusqu’au puissant secret […]. Ici, j’espère que chacun admettra que toutes les choses nécessaires au nouveau monde se trouvaient dans l’Arche avec Noé. »

En 1738, la deuxième édition des Constitutions d’Anderson (3) est plus précise dans sa partie légendaire :

« …quand la Destruction du Monde fut proche, Dieu commanda à NOÉ de construire la Grande ARCHE ou Château flottant […]. Cet édifice quoique de bois uniquement, fut fabriqué selon les règles de la Géométrie […] à son bord montèrent Noé, ses fils […] et après avoir pris le Chargement d’Animaux selon l’Ordre divin, ils furent sauvés dans l’Arche, quand tous les autres périrent dans le Déluge… » et parle plus loin des « Noachides [Noachida;] ou Fils de Noé— le premier nom des Maçons selon les antiques traditions » et quelques pages plus loin, dans le premier des « Anciens Devoirs », il est dit :

« …un MAÇON est tenu par son Engagement d’obéir à la Loi morale, en vrai Noachide ou fils de Noé », et plus loin, référence est faite aux « …trois Grands Articles de NOÉ… ».

On remarquera en passant que cette légende noachide (ou noachite) dut certainement servir de canevas au Troisième Grade original et fut peut-être la base de la légende plus récente de la mort d’Hiram.

Chacun sait la floraison des grades et ordres à partir des années 1740. Plusieurs de ceux-ci constituent aujourd’hui la base de notre grade de Nautonier de l’Arche.

En 1871, à Londres, une Grande Loge des Nautoniers de l’Arche Royale se dota de Statuts comprenant une longue présentation historique. Ils prétendaient qu’en 1772, une Grande Loge aurait été reconstituée confirmant ainsi que le Grade fut pratiqué à Londres bien avant cette date puis, sans interruption, jusqu alors. L ensemble se fonde sur une Charte de 1793 qui est un faux manifeste. Toutefois, seul le document est faux. Ce qu’il relate, en inventant les dates et les preuves, est assez exact dans les grandes lignes. C’est ce que nous allons voir maintenant.

La première collation authentique et avérée de ce Grade fut à Bath en 1790, quand un certain William Boyce « prit les grades de la Croix Rouge et aussi le Nautonier de l’Arche Royale », bien qu’un faisceau de coïncidences permettent de le penser connu à Portsmouth dès 1778 et peut-être à Londres vers 1772.

Un scandale électoral, relaté en 1830 dans une histoire locale, nous le montre aussi à Ipswich en juin 1790 quand une personne du nom de ‘Noé’ Sibl[e]y […] y fonda un club ou association […], prétendue branche de la Franc- Maçonnerie, appelé les Bons Samaritains ou Maçons de l’Arche, dont le serment d’admission faisait obligation à chacun (d’une entr’aide totale) en toutes circonstances, et Sir John Hadiey D’Oyly (le candidat à l’élection) était Bon Samaritain. Leurs processions à travers les rues étaient un vrai spectacle : une réplique de l’Arche de Noé et toutes sortes de décors et bannières y étaient promenées.

Ebenezer Sibly, astrologue et plus tard chirurgien, initié à la Loge n° 79 (Anciens) de Portsmouth en 1784, apparaît lié à ce Grade par un rituel manuscrit conservé à la G.L.M.M.M. d’Angleterre : « La Loge d’Arche Royale ou le II [è grade] du Maçon d’Arche, développé en forme d’Instruction…, par Ebenezer Sibly, D[éputé] G(rand] N[oé], 1790 », qui contient, entre autres, une Exhortation à la Digne Fraternité des Nautoniers d’Arche Royale et un rituel dont les secrets et mystères sont ceux de ‘ce Grade Suprême de l’Ancienne Franc-Maçonnerie intitulé Noachite [Noachidia] ou Nautonier d’Arche et le châtiment, le même que de nos jours.

A cette période, Thomas Dunckerley était Grand Maître Provincial pour le Comté de l’Essex où se déroula l’épisode politique déjà vu. Si rien n’assure absolument que Dunckerley possédait alors ce Grade gageons que, les deux hommes s’étant rencontrés, peut-être pour des motifs de discipline maçonnique, « l’infatigable fondateur » ait alors été fort intéressé.

Quoiqu’il en soit, le « Freemasons Magazine » relate dans sa livraison d’août 1794, à la page 147 :
« 16 AOÛT – L’anniversaire de son Altesse Royale le Duc d’York fut célébré avec toute la pompe maçonnique par l’Ordre des Chevaliers Templiers demeurant à Londres, auxquels s’était jointe la Société des Anciens Maçons de l’Ordre Diluvien d’Arche Royale et de Marque, réunis à la Taverne du ‘Surrey’, dans le Strand, sur convocation de Monsieur Thomas Dunckerley, Grand Maître et Grand Commandeur de ces Ordres Unis. »

II semble donc bien que Dunckerley ait pris le contrôle de la Grande Loge des Nautoniers de 1793, devenant chef des Ordres ainsi unis. Après sa mort en 1794, Lord Rancliffe fut installé Grand Maître des Ordres Unis du Temple et de Malte puis, par ailleurs, des Ordres de la Croix Rouge de Rome et de Constantin, ainsi que Grand Commandeur des N.A.R. en 1796, avec Noé Sibly comme Député Grand Noé et Robert Gill, Assistant Grand Noé. A la fin Gill, Charles Sinclair, William Jones, William Cooper et Isaac Mosley d’octroyer Patentes et dispenses aux Nautoniers de l’Arche régulièrement immatriculés… On retrouvera le dernier nommé trois ans plus tard, aux Amériques.

Un incendie ayant ravagé la demeure de Robert Gill, rien ne nous est parvenu de ses importantes archives amassées au long de sa riche carrière maçonnique. Dès 1799, à la mort de « Noé » Sibly, la Grande Loge des Nautoniers commença à décliner, pour bientôt sombrer dans l’oubli.

En 1816, puis en 1843, le F. John F.Dorrington, Grand Commandeur Noé (vraisemblablement en vertu de sa propre autorité) tenta, sans grand succès, de ressusciter la Grande Loge. Sa ténacité et ses efforts devaient pourtant, vingt-cinq ans plus tard, porter leurs fruits. Les membres de la Loge de Marque St.Mark, « assemblés en loge de Nautoniers de l’Arche Royale », publièrent dans le périodique le « Freemason » :

« NAUTONIERS DE L’ARCHE ROYALE – Un vaisseau de la Très Ancienne et Honorable Fraternité des Nautoniers d’Arche Royale se présenta au large de l’Hôtel George, à Aldermanbury, sur le coup des sept heures du soir, le lundi 2 mai 1870, sous le commandement de Père Noé, ayant à son bord les Nautoniers d’A.R. : Marsh comme Sem, Hub bard comme Japhet et Vesper comme P.N. Le vaisseau dûment amarré, l’Arche fut solennellement ouverte et les frères suivants, ayant prêté l’Ancienne Obligation de cette Honorable fraternité, montèrent à bord comme Nautoniers d’A.R., [suivent huit noms]. L’Arche fut ouverte au grade de Sem et Japhet et ces chaires furent successivement occupées par les Nautoniers d A.R. Marsh, Lubitt, Church, Levander et Morton Edwards.

Après une pause, et la sortie des autres Nautoniers, Hubbard, Levander et Edwards furent passés dans la Chaire de Premier Principal. Durant ces cérémonies, la Patente « Gill » de la Fraternité était sur la table du Scribe. L’Arche fut dûment fermée, le vaisseau prit le large, les Nautoniers d’Arche se retrouvèrent [au Banquet] et, après une soirée agréablement passée, se séparèrent. »

Morton Edwards, sculpteur connu, était Grand Officier de Marque. Le 13 mai 1870, à son domicile, à Londres, John Dorrington le nommait et investissait comme Député Grand Noé et Grand Scribe de l’Ordre, au moment même où un comité était constitué par la Grande Loge de Marque pour « étudier les rituels des grades d’Arche [de Noé], Lien et Lutte (Link and Wrestle) et Très Excellent Maître. » Le 14 juin, le Chanoine George Portal, Grand Maître de la Marque, était élevé Nautonier et passé dans la Chaire de Noé par la Loge Old Kent, en compagnie plusieurs de ses Grands Officiers.

En août, le comité faisait rapport : le grade semblait avoir été pratiqué depuis 1790 au moins, au sein d’ateliers autonomes ou de Loges de Marque de Temps Immémorial ; il ne présentait rien de préjudiciable à l’Ancienne Maçonnerie ; rien ne semblait empêcher qu’il soit pratiqué sous l’autorité de la Grande Loge de Marque ; et il recommandait que les Loges de Marque désirant le pratiquer y soient autorisées par le Grand Secrétaire, par une Charte spéciale, aux conditions à déterminer.

La Grande Loge, réveillée en juillet 1870, par patente de Dorrington, avait maintenant Edwards comme Grand Commandeur Noé ainsi qu’un collège complet de Grands Officiers et, au moins sur le papier, des Grands Inspecteurs dans de nombreux pays.

En juin 1871, la Grande Loge de Marque désavouait Morton Edwards, l’un de ses Grands Officiers, et déclarait prendre le Grade de Nautonier sous sa protection. Edwards fit la sourde oreille pour ne se laisser convaincre qu’en 1884. Un rituel du Grade, publié en 1884, encore en circulation, indique dans l’Obligation l’allégeance due au « Grand Commandeur Noé ».

Depuis 1871, en Angleterre, ce Grade est pratiqué sous l’égide de la Grande Loge de Marque, où il s’est développé avec dynamisme. Depuis 1994, il semble acquérir une certaine autonomie et se diriger vers le statut de Grande Loge agrégée, dont il jouit en France depuis la Constitution de la Grande Loge le 31 mai 1997.

En Ecosse, il est administré (sous l’égide d’une Grande Loge des Nautoniers intégrée), par le Grand Chapitre de la Sainte Arche Royale et pratiqué au sein de « Loges et Conseils » conjointement avec celui de Chevalier de la Croix Rouge, Croix Rouge de Daniel ou « Passe de Babylone ».

Aux États-Unis, le Grade, reçu d’Ecosse en 1931, est agrégé depuis 1932 à la série des grades contrôlés par le Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés et encore pratiqué de manière autonome par quelques rares Loges, essentiellement situées en Nouvelle Angleterre.

La Genèse

  1. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel.
  2. Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps ; Noé marchait avec Dieu.
  3. Noé engendra trois fils : Sem, Cham et Japhet.
  4. La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
  5. Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue ; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
  6. Alors Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est arrêtée par de vers moi ; car ils ont rempli la terre de violence ; voici, je vais les détruire avec la terre.
  7. Fais-toi une arche de bois de gopher ; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors.
  8. Voici comment tu la feras : l’arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.
  9. Tu feras à l’arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut ; tu établiras une porte sur le côté de l’arche ; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.
  10. Et moi, je vais faire venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel ; tout ce qui est sur la terre périra.
  11. Mais j’établis mon alliance avec toi ; tu entreras dans l’arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
  12. De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi : il y aura un mâle et une femelle.
  13. Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
  14. Et toi, prends de tous les aliments que l’on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu’ils te servent de nourriture ainsi qu’à eux.
  15. C’est ce que fit Noé : il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.

Genèse 7

  1. L’Éternel dit à Noé : Entre dans l’arche, toi et toute ta maison ; car je t’ai vu juste devant moi parmi cette génération.
  2. Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle ; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle ;
  3. sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.
  4. Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits.
  5. Noé exécuta tout ce que l’Éternel lui avait ordonné.
  6. Noé avait six cents ans, lorsque le déluge d’eaux fut sur la terre.
  7. Et Noé entra dans l’arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.
  8. D’entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui se meut sur la terre,
  9. il entra dans l’arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieu l’avait ordonné à Noé.
  10. Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre.
  11. L’an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s’ouvrirent.
  12. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.
  13. Ce même jour entrèrent dans l’arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux :
  14. eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
  15. Ils entrèrent dans l’arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.
  16. Il en entra, mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l’avait ordonné à Noé. Puis l’Éternel ferma la porte sur lui.
  17. Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l’arche, et elle s’éleva au-dessus de la terre.
  18. Les eaux grossirent et s’accrurent beaucoup sur la terre, et l’arche flotta sur la surface des eaux.
  19. Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.
  20. Les eaux s’élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
  21. Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
  22. Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
  23. Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l’homme jusqu’au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel : ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l’arche.
  24. Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours.

Genèse 8

  1. Dieu se souvint de Noé, de tous les animaux et de tout le bétail qui étaient avec lui dans l’arche ; et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux s’apaisèrent.
  2. Les sources de l’abîme et les écluses des cieux furent fermées, et la pluie ne tomba plus du ciel.
  3. Les eaux se retirèrent de dessus la terre, s’en allant et s’éloignant, et les eaux diminuèrent au bout de cent cinquante jours.
  4. Le septième mois, le dix-septième jour du mois, l’arche s’arrêta sur les montagnes d’Ararat.
  5. Les eaux allèrent en diminuant jusqu’au dixième mois. Le dixième mois, le premier jour du mois, apparurent les sommets des montagnes.
  6. Au bout de quarante jours, Noé ouvrit la fenêtre qu’il avait faite à l’arche.
  7. Il lâcha le corbeau, qui sortit, partant et revenant, jusqu’à ce que les eaux eussent séché sur la terre.
  8. Il lâcha aussi la colombe, pour voir si les eaux avaient diminué à la surface de la terre.
  9. Mais la colombe ne trouva aucun lieu pour poser la plante de son pied, et elle revint à lui dans l’arche, car il y avait des eaux à la surface de toute la terre. Il avança la main, la prit, et la fit rentrer auprès de lui dans l’arche.
  10. Il attendit encore sept autres jours, et il lâcha de nouveau la colombe hors de l’arche.
  11. La colombe revint à lui sur le soir; et voici, une feuille d’olivier arrachée était dans son bec. Noé connut ainsi que les eaux avaient diminué sur la terre.
  12. Il attendit encore sept autres jours ; et il lâcha la colombe. Mais elle ne revint plus à lui.
  13. L’an six cent un, le premier mois, le premier jour du mois, les eaux avaient séché sur la terre. Noé ôta la couverture de l’arche : il regarda, et voici, la surface de la terre avait séché.
  14. Le second mois, le vingt-septième jour du mois, la terre fut sèche.
  15. Alors Dieu parla à Noé, en disant :
  16. Sors de l’arche, toi et ta femme, tes fils et les femmes de tes fils avec toi.
  17. Fais sortir avec toi tous les animaux de toute chair qui sont avec toi, tant les oiseaux que le bétail et tous les reptiles qui rampent sur la terre: qu’ils se répandent sur la terre, qu’ils soient féconds et multiplient sur la terre.
  18. Et Noé sortit, avec ses fils, sa femme, et les femmes de ses fils.
  19. Tous les animaux, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout ce qui se meut sur la terre, selon leurs espèces, sortirent de l’arche.
  20. Noé bâtit un autel à l’Éternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel.
  21. L’Éternel sentit une odeur agréable, et l’Éternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du coeur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.
  22. Tant que la terre subsistera, les semailles et la moisson, le froid et la chaleur, l’été et l’hiver, le jour et la nuit ne cesseront point.

Genèse 9

  1. Dieu bénit Noé et ses fils, et leur dit : Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre.
  2. Vous serez un sujet de crainte et d’effroi pour tout animal de la terre, pour tout oiseau du ciel, pour tout ce qui se meut sur la terre, et pour tous les poissons de la mer : ils sont livrés entre vos mains.
  3. Tout ce qui se meut et qui a vie vous servira de nourriture : je vous donne tout cela comme l’herbe verte.
  4. Seulement, vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang.
  5. Sachez-le aussi, je redemanderai le sang de vos âmes, je le redemanderai à tout animal ; et je redemanderai l’âme de l’homme à l’homme, à l’homme qui est son frère.
  6. Si quelqu’un verse le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé ; car Dieu a fait l’homme à son image.
  7. Et vous, soyez féconds et multipliez, répandez-vous sur la terre et multipliez sur elle.
  8. Dieu parla encore à Noé et à ses fils avec lui, en disant :
  9. Voici, j’établis mon alliance avec vous et avec votre postérité après vous ;
  10. avec tous les êtres vivants qui sont avec vous, tant les oiseaux que le bétail et tous les animaux de la terre, soit avec tous ceux qui sont sortis de l’arche, soit avec tous les animaux de la terre.
  11. J’établis mon alliance avec vous : aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du déluge, et il n’y aura plus de déluge pour détruire la terre.
  12. Et Dieu dit : C’est ici le signe de l’alliance que j’établis entre moi et vous, et tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les générations à toujours :
  13. j’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.
  14. Quand j’aurai rassemblé des nuages au-dessus de la terre, l’arc paraîtra dans la nue ;
  15. et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous, et tous les êtres vivants, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge pour détruire toute chair.
  16. L’arc sera dans la nue ; et je le regarderai, pour me souvenir de l’alliance perpétuelle entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair qui est sur la terre.
  17. Et Dieu dit à Noé : Tel est le signe de l’alliance que j’établis entre moi et toute chair qui est sur la terre.
  18. Les fils de Noé, qui sortirent de l’arche, étaient Sem, Cham et Japhet. Cham fut le père de Canaan.
  19. Ce sont là les trois fils de Noé, et c’est leur postérité qui peupla toute la terre.
  20. Noé commença à cultiver la terre, et planta de la vigne.
  21. Il but du vin, s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente.
  22. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père, et il le rapporta dehors à ses deux frères.
  23. Alors Sem et Japhet prirent le manteau, le mirent sur leurs épaules, marchèrent à reculons, et couvrirent la nudité de leur père ; comme leur visage était détourné, ils ne virent point la nudité de leur père.
  24. Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet.
  25. Et il dit : Maudit soit Canaan ! qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères !
  26. Il dit encore : Béni soit l’Éternel, Dieu de Sem, et que Canaan soit leur esclave !
  27. Que Dieu étende les possessions de Japhet, qu’il habite dans les tentes de Sem, et que Canaan soit leur esclave !
  28. Noé vécut, après le déluge, trois cent cinquante ans.
  29. Tous les jours de Noé furent de neuf cent cinquante ans ; puis il mourut.

Genèse 10

  1. Voici la postérité des fils de Noé, Sem, Cham et Japhet. Il leur naquit des fils après le déluge.

JACOB :

L’échelle des Kadosch

Une échelle à deux montants est disposée à cheval sur la barrière médiane.

Chacun de ses montants comprend sept marches, les deux marches supérieures de chaque montant formant ensemble une plate-forme.

Sur la partie verticale des marches du montant de droite sont peints, de bas en haut, les mots :

Grammaire
Rhétorique
Logique
Arithmétique
Géométrie
Musique
Astronomie

Sur la partie verticale des marches du montant de gauche sont peints de bas en haut, les mots :

Prudence
Justice
Sagesse
Courage
Foi
Espérance
Charité…

…L’expérience humaine se réalise sous les deux modes différents et, sous bien des aspects, incompatibles entre eux.

Les voici représentés par les deux montants de cette échelle mystique.

D’un côté, les disciplines de l’intelligence, sciences et techniques qui supposent et affirment le déterminisme.

Vénérable Maître des Cérémonies, faites les parcourir symboliquement par deux de nos récipiendaires.

(Le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires, échelon par échelon, les noms des sciences qui y sont inscrits : grammaire, rhétorique, logique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie)

Nous avons eu recours, pour symboliser la connaissance, à une forme qui peut sembler archaïque mais qui a l’avantage, une fois située historiquement, d’être soustraite aux discussions susceptibles de toucher une expression plus récente.

Ce n’est qu’un aspect de l’Univers.

De l’autre côté vous voyez représentées la moralité, c’est-à-dire les vertus et les valeurs. La moralité suppose la liberté.

(Le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires de l’autre groupe, échelon après échelon : prudence, justice, sagesse, courage, foi, espérance, charité)

Telles sont les vertus qui ont animé votre cœur. Elles vous ont fait pénétrer l’Univers vivant en identifiant votre propre existence à celle des êtres qui le peuplent. Vous faites maintenant partie intégrante de cet univers dont vous êtes devenu l’un des éléments conscients.

L’échelle de Jacob et la réintégration

…Jacob, pénétré de douleur, rappelait en son esprit toute l’horreur de sa conduite, il se souvint que lorsqu’il avait projeté d’usurper les droits de son frère Esaü, il avait donné un baiser à son père Isaac, afin de mieux surprendre sa bonne foi. Enfin, il repassa toutes ses prévarications contre le Créateur, contre lui-même et contre les lois de la nature, et ce souvenir le rendit si inconsolable qu’il ne crut jamais pouvoir trouver grâce devant l’Eternel, ni être compris au nombre des mortels qui auraient part à la miséricorde divine. C’était surtout les paroles de l’ange qui l’avaient le plus affecté, ainsi que le résultat inattendu qu’il avait eu de sa première opération démoniaque.

Cependant, malgré son abattement et la tristesse de ses réflexions, Jacob forma un vrai désir de se remettre en grâce avec le Créateur et ne cessa de lui demander sa réconciliation parfaite. Une vision naturelle qui s’offrit à lui sous une forme humaine lui certifia que ses vœux étaient exaucés. Celui qui lui apparaissait était le même esprit qui l’avait marqué au tendon de la jambe droite. Il enseigna à Jacob les moyens de se procurer ce qu’il désirait du Créateur. Pour cet effet, l’esprit le bénit véritablement et l’ordonna de nouveau. Par ce moyen, Jacob fut remis en puissance spirituelle divine pour opérer, quarante ans après son ordination, les différents cultes divins, ce qu’il fit effectivement au bout de ce temps de quarante années sur le sommet de la même montagne de Moria où il avait été la première fois. Il se rendit sur cette montagne vers la sixième heure, à son ordinaire, et, ayant tout préparé pour son opération, il fit sa prière depuis la sixième heure jusque vers la moitié de la nuit. Alors, il fit les invocations nécessaires pour arrêter définitivement les effets de la justice dont le Créateur l’avait fait menacer par son ange. Il réussit selon son désir et quatre anges vinrent l’instruire de ce qu’il avait encore à opérer pour obtenir du Créateur son entière réconciliation, qu’il obtint en effet, ainsi que je vais vous le dire.

Le huitième jour après cette dernière opération, Jacob se mit en chemin pour retourner sur le sommet de la montagne et, y étant arrivé vers la fin du neuvième jour, au soleil couché, il se prépara à son ordinaire pour accomplir sa dernière opération de réconciliation. A la moitié de la nuit du neuvième jour et tombant sur le commencement du dixième, Jacob reçut la certitude de sa réconciliation parfaite, mais le fruit de son opération le travailla si fortement qu’il ne put plus se tenir debout. Il se coucha alors sur le côté gauche et, ayant appuyé sa tête sur une pierre ordinaire, il considéra dans cette posture tout ce qui lui provenait de son travail spirituel divin. Il vit sept esprits qui montaient et descendaient sur lui. Dans le nombre de ces esprits, il reconnut celui qui l’avait blessé et dont les menaces l’avaient si fort épouvanté. Il reconnut aussi les quatre anges qui étaient venus l’instruire de ce qui lui restait à faire pour rentrer entièrement en grâce devant le Créateur. Il aperçut encore la gloire du Créateur, qui était l’endroit d’où sortaient et où rentraient les sept esprits.

Ce fut alors que Jacob fut convaincu de sa réconciliation divine. Aussi, dit Jacob : « C’est ici le lieu de vision parfaite, car j’ai vu l’Eternel face à face. C’est ici le centre de l’univers et de la terre qui est en face du Créateur, et c’est ici encore où je marquerai la place de la maison que l’on bâtira au Créateur. » Il marqua en effet par trois pierres placées triangulairement le lieu fixe où l’on construirait le temple du Seigneur, sur la montagne de Moria, ce qui a été exécuté par Salomon, Chiram et Hiram, roi de Tyr.

Génèse : l’échelle de Jacob

  1. Jacob partit de Beer Schéba, et s’en alla à Charan.
  2. Il arriva dans un lieu où il passa la nuit ; car le soleil était couché. Il y prit une pierre, dont il fit son chevet, et il se coucha dans ce lieu-là.
  3. Il eut un songe. Et voici, une échelle était appuyée sur la terre, et son sommet touchait au ciel. Et voici, les anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.
  4. Et voici, l’Éternel se tenait au-dessus d’elle; et il dit: Je suis l’Éternel, le Dieu d’Abraham, ton père, et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donnerai à toi et à ta postérité.
  5. Ta postérité sera comme la poussière de la terre ; tu t’étendras à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta postérité.
  6. Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans ce pays ; car je ne t’abandonnerai point, que je n’aie exécuté ce que je te dis.
  7. Jacob s’éveilla de son sommeil et il dit : Certainement, l’Éternel est en ce lieu, et moi, je ne le savais pas !
  8. Il eut peur, et dit : Que ce lieu est redoutable ! C’est ici la maison de Dieu, c’est ici la porte des cieux !
  9. Et Jacob se leva de bon matin ; il prit la pierre dont il avait fait son chevet, il la dressa pour monument, et il versa de l’huile sur son sommet.
  10. Il donna à ce lieu le nom de Béthel ; mais la ville s’appelait auparavant Luz.
  11. Jacob fit un voeu, en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir,
  12. et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon Dieu ;
  13. cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.

ZOROBABEL :

Aggée, Chapitre II, ver 1 à 9 (rituel de Compagnon de la Sainte Arche Royale)

1- En l’an II du roi Darius, le 21éme jour du 7éme mois,
   la parole de l’Eternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots.
2- Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, Gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak
   le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis leur :
3- Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première ?
Et comment la voyez-vous maintenant ? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux.
4- Maintenant fortifie-toi Zorobabel ! dit l’Eternel, fortifie-toi, Josué fils de Jotsadak souverain sacrificateur, fortifie-toi peuple entier du pays ! dit l’Eternel et travaillez car Je suis avec vous dit l’Eternel des armées.
5- Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous, quand vous sortîtes d’Egypte et mon esprit est au milieu de vous. Ne craignez pas !
6- Car ainsi parle l’Eternel des armées : Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec.
7- J’ébranlerai toutes les nations. Les trésors de toutes les nations viendront et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées.
8- L’argent est à moi, dit l’Eternel des armées.
9- La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Eternel des armées.
Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées.

Flavius Josèphe : Cyrus, Darius et Zorobabel

La première année du règne de Cyrus, qui était la soixante-dixième depuis le jour où notre peuple avait dû quitter sa patrie pour Babylone, Dieu prit en pitié la captivité et le misérable sort de ces malheureux, suivant la prédiction qu’il leur avait faite par la bouche du prophète Jérémie avant la destruction de leur ville, à savoir qu’après soixante-dix ans de servitude et de captivité qu’ils auraient supportés sous Nabuchodonosor et ses descendants, il les ramènerait dans leur patrie ou’ ils reconstruiraient le temple et retrouveraient leur ancienne prospérité. Ces promesses, il les tînt alors. Inspirant, en effet, l’âme de Cyrus, il lui fit adresser à toute l’Asie une proclamation ainsi conçue : « Cyrus roi dit ceci : Puisque le Dieu tout-puissant m’a fait roi du monde entier, je crois que ce Dieu est celui qu’adore le peuple des Israélites. Car il a prononcé d’avance mon nom par la bouche de ses prophètes, et prédit que je construirai son Temple à Jérusalem, dans le pays de Judée. »

Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu’avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ». Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l’ambition d’accomplir ce qui était écrit. Ayant donc fait rassembler les plus importants des Juifs de Babylone, il leur dit qu’il leur permettait de se mettre en route pour leur patrie et de relever leur ville et le Temple de Dieu ; il ajouta que Dieu les aiderait et qu’il allait lui-même écrire aux généraux et satrapes voisins de leur pays de leur fournir l’or et l’argent nécessaires pour la reconstruction du Temple, et, en outre, des animaux pour les sacrifices…

Les Juifs ayant jeté les fondements du Temple et s’étant mis avec ardeur à le rebâtir, les peuples voisins, et particulièrement les Chouthéens que Salmanassar, roi d’Assyrie, avait amenés de Perse et de Médie et établis à Samarie quand il eut déporté les Israélites, demandèrent aux satrapes et aux fonctionnaires de s’opposer au relèvement de la ville et à la reconstruction du Temple. Ceux-ci, corrompus à prix d’or, vendirent aux Chouthéens leur indifférence et leur insouciance à l’égard des Juifs ; car Cyrus, occupé ailleurs par des guerres, ignorait ces faits et, peu après, périt dans une expédition contre les Massagètes. Mort de Cyrus, Darius lui succède…

Vers ce même temps arriva de Jérusalem auprès de Darius Zorobabel, qui avait été nommé chef des Juifs captifs. Une vieille amitié l’unissait au roi, ce qui lui valut d’être jugé digne, avec deux autres, du titre de garde du corps, obtenant ainsi un honneur qu’il souhaitait.

Zorobabel cessa alors de parler sur la vérité. L’assemblée s’écria qu’il avait parlé le mieux de tous, que la vérité seule a un pouvoir immuable et qui échappe à la vieillesse. Le roi lui ordonna donc de demander ce qu’il voulait en outre des récompenses promises, l’assurant qu’il l’obtiendrait parce qu’il était sage et s’était montré pins avisé que les autres : « Assieds-toi auprès de moi, ajouta Darius, et sois appelé mon parent ». A ces paroles, Zorobabel, rappela au roi le vœu qu’il avait fait dans le cas où il obtiendrait la couronne : c’était de rebâtir Jérusalem, d’y reconstruire le Temple de Dieu, et de replacer dans le Temple les vases sacrés que Nabuchodonosor avait enlevés et apportés à Babylone. « C’est là, dit-il, ma demande, puisque tu m’autorises à t’en adresser une pour avoir paru sage et avisé. »

Le roi, tout réjouit se leva, l’embrassa, et écrivit aux satrapes et aux toparques pour leur ordonner de faire escorte à Zorobabel et à ceux qui devaient partir avec lui pour aller reconstruire le Temple. Il enjoignit de plus aux gouverneurs de Syrie et de Phénicie de faire couper du bois de cèdre dans le Liban, de l’expédier à Jérusalem, et d’aider Zorobabel à rebâtir la ville. Il décréta que tous ceux des prisonniers qui étaient retournés en Judée étaient libres, interdit à ses procureurs et satrapes de commander les Juifs pour le service du roi, et exempta d’impôts tout ce que ceux-ci pourraient posséder en terres. De plus, il ordonna aux Iduméens, aux Samaritains et aux habitants de la Cœlésyrie de rendre les villages appartenant aux Juifs qu’ils détenaient, et prescrivit de verser en outre cinquante talents pour la construction du Temple. Il permit aux Juifs de sacrifier suivant leurs coutumes, voulut payer lui-même les frais des sacrifices ainsi que le costume sacré que revêtent pour honorer Dieu le grand-prêtre et les prêtres, de même que les instruments de musique dont les Lévites se servent pour célébrer Dieu ; aux gardiens de la ville et du Temple, il fit donner des terres et assigner chaque année une certaine somme pour leur subsistance ; il fit enfin renvoyer les vases sacrés, et confirma tout ce que Cyrus avant lui avait décidé au sujet du rétablissement des Juifs.

Après avoir obtenu du roi toutes les récompenses, Zorobabel, quittant le palais, leva les yeux au ciel et se mit à remercier Dieu de la sagesse qu’il lui avait inspirée et de la victoire remportée grâce à elle en présence de Darius : « Car, dit-il, je n’aurais jamais été jugé digne de ces faveurs, ô Seigneur, sans ton bienveillant appui ». Ayant donc remercié Dieu du présent et lui ayant demandé de continuer sa protection dans l’avenir, il alla à Babylone et annonça à ceux de sa nation les décisions heureuses du roi. Ceux-ci à cette nouvelle remercièrent Dieu de leur rendre leur terre natale ; puis, se rassemblant en des festins et libations, ils passèrent sept jours à célébrer joyeusement le relèvement et la résurrection de leur patrie. Ensuite ils choisirent dans chaque tribu des chefs pour les conduire à Jérusalem avec leurs femmes, leurs enfants et leurs bêtes de somme ; et tous, avec l’escorte donnée par Darius, firent route jusqu’à Jérusalem pleins de joie et d’orgueil, chantant, jouant de la flûte, faisant retentir les cymbales. Tout le reste du peuple juif leur fit conduite en manifestant son allégresse.

C’est ainsi qu’ils partirent, en nombre fixe de chaque groupe de familles. Je crois inutile de donner ici les noms de ces groupes je craindrais, en effet, en détournant la pensée de mes lecteurs de la suite des événements, de leur en rendre le récit difficile à suivre. La masse des émigrants au-dessus de douze ans, dans les tribus de Juda et de Benjamin, était de quatre millions six cent vingt-huit mille personnes ; les Lévites étaient quatre mille soixante-dix, et il y avait quarante mille sept cent quarante-deux femmes et enfants en bas âge. En outre, il y avait cent vingt-huit lévites hymnodes, cent dix portiers, trois cent quatre-vingt-douze esclaves sacrés ; et enfin six cent cinquante-deux personnes qui se disaient Israélites, sans pouvoir justifier de leur race. On enleva même leur dignité à certains prêtres qui avaient épousé des femmes dont ils ne pouvaient eux-mêmes dire la race et dont on ne retrouva pas la famille dans les généalogies des Lévites et des prêtres : ils étaient environ cinq cent vingt-cinq. La foule des serviteurs qui suivait les Juifs retournant à Jérusalem s’élevait au nombre de sept mille trois cent trente-sept ; puis deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses quatre cent trente-cinq chameaux, cinq mille cinq cent vingt-cinq bêtes de somme. Les chefs de la multitude dénombrée ci-dessus étaient Zorobabel, fils de Salathiel, de la race de David et de la tribu de Juda, et Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre. En outre, Mardochée et Sérébée furent élus comme chefs, parmi le peuple, et fournirent une contribution aux frais du voyage, de cent mines d’or et cinq mille d’argent. Les prêtres, les Lévites et une partie du peuple juif qui était à Babylone revinrent ainsi à Jérusalem. Les autres émigrants rentrèrent chacun dans sa ville natale.

Le septième mois après leur départ de Babylone, le grand-prêtre Jésus et le chef Zorobabel rassemblèrent de tous côtés à Jérusalem avec le plus grand zèle le peuple de la campagne ; puis ils rebâtirent l’autel des sacrifices à l’endroit où il s’élevait auparavant, afin d’y offrir à Dieu les sacrifices prescrits suivant la loi de Moïse, au grand mécontentement des peuples voisins qui leur étaient tous hostiles. Ils célébrèrent aussi à cette époque la fête des Tabernacles, suivant les prescriptions du Législateur à ce sujet ; ils firent ensuite les offrandes et les holocaustes, et les sacrifices des sabbats et de toutes les fêtes sacrées ; et ceux qui avaient fait des vœux les accomplirent en sacrifiant à partir de la nouvelle lune du septième mois. Ils commencèrent enfin la construction du Temple, dépensant de grosses sommes pour les tailleurs de pierre et les charpentiers, et pour la nourriture des ouvriers. Les Sidoniens envoyèrent avec plaisir et sans difficulté des bois de cèdre du Liban, qu’ils amenèrent au port de Jopé liés entre eux et assemblés en radeau : Cyrus avait le premier donné l’ordre de le faire, ordre qui fut exécuté quand Darius l’eut renouvelé.

On arriva ainsi jusqu’au deuxième mois de la deuxième année du retour des Juifs à Jérusalem ; la construction du Temple était poursuivie sans interruption ; une fois les fondations achevées, à la nouvelle lune du second mois de la deuxième année, on commença les murs, et la surveillance des travaux fut confiée aux Lévites âgés de plus de vingt ans, à Jésus, à ses fils et à ses frères, à Zodmeel, frère de Juda fils d’Aminadab, et à ses fils. Et tous ceux qui étaient chargés de ce soin s’en acquittèrent avec tant de zèle, que le Temple fut terminé plus tôt qu’on n’aurait pu le prévoir. Quand le sanctuaire fut terminé, les prêtres, revêtus des vêtements traditionnels, les Lévites, et les descendants d’Asaph, au son des trompettes chantèrent un hymne à la louange de Dieu, comme David en avait le premier donné l’exemple. Les prêtres, les Lévites et les anciens des groupes de familles qui se rappelaient la grandeur et la somptuosité de l’ancien Temple, voyant combien, par suite du manque de ressources, on avait dû construire plus modestement le nouveau, et mesurant la décadence de leur prospérité à l’infériorité du nouveau Temple, se montraient tout abattus et honteux à cette pensée ; incapables de contenir leur chagrin, ils allaient jusqu’aux gémissements et aux larmes. Quant au peuple, il se trouvait satisfait du présent, content d’avoir reconstruit le Temple, et, n’ayant ni souci ni mémoire de l’ancien, il ne se tourmentait pas à faire la comparaison entre les deux pour trouver le nouveau moins riche qu’il ne s’y attendait. Le bruit des trompettes et la joie populaire étaient cependant couverts par les gémissements des anciens et des prêtres déclarant le Temple bien moins beau que celui qui avait été détruit.

St ANDRE :

Hauts grades et St André

…La croix de Saint André que vous voyez au bas du même tableau figure aussi le passage maçonnique de l’Ancien au Nouveau Testament, confirmé par l’Apôtre Saint André qui, d’abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous l’Ancienne Loi pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier Maître pour suivre sans partage Jésus‑Christ et scella ensuite de son sang son amour et sa foi pour son vrai Maître.

C’est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans l’intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André…

….Saint André n’était pas un nouveau venu dans le discours maçonnique et Willermoz le connaissait puisqu’un grade pratiqué à Lyon invoquait son patronage dès 1761 : le « Chevalier de l’Aigle, du Pélican, Chevalier de St André ou maçon d’Heredon », c’est-à-dire le Rose-Croix. Et pourtant il avait omis l’apôtre dans la réforme de Lyon et c’est cela seul qui importe. Je ne crois pas à l’oubli mais plutôt à une intention délibérée. On sait en effet que, dans le Rose-Croix, saint André n’apparaît que dans le titre et « l’étymologie » qui suit n’est guère flatteuse pour les maçons qui se réclamaient de son patronage :

« On appelle aussi ce grade chevalier de la St André, autre cause de fanatisme qui prit son origine en Ecosse, les maçons dans les premiers temps de la maçonnerie se multiplièrent en écosse plus que dans tout autres endroits et il si établir diverses loges sous le même but ou d’un génie qui présidait à l’ordre, comme sagesse prudence tempérance. Une des dites loges n’en prit point et comme elle avait adoptée la coutume de faire sa grande assemblée le jour de la St André. Le grand patron et protecteur du pays. Le peuple ne connaissant point leurs désignation semblable aux autres qui en avait et ignorant les objectifs de leurs mystères sachent seulement que les membres s’appelait chevalier maçon, le peuple les surnommait vulgairement quant on parlait de cette loge les chevaliers maçon de la Saint André, ce qui contribuait d’autant mieux à leur attribuer ce nom c’est que le jour de la grande assemblée, ils faisait aux yeux du public une procession et une fête si pompeuse qu’elle faisait une impression très forte dans l’esprit de ces petites gens, ce qui leur faisait désirer après le jour de leur patron pour jouir du plaisir de voir dans cette belle procession et cette grande fête qu’ils regardaient comme la plus belle de l’année et le plus grand jour par les suites cette même loge ouvrit ses portes au peuple des petites classes et du plus bas étage de façon que ce qui n’aurait du rester que dans les grands qui n’aurait jamais corrompu de si beaux ouvrages ni un nom aussi respectable déséquilibré. Ce n’est point que dans leurs réceptions, on ne leurs appris que le titre de chevalier de l’aigle et de rose-croix était les premiers noms et les vrais de l’ordre, mais ils ne purent se déshabituer à la domination, ce qui a été la cause que l’opinion de ce nom d’heredon et de St André et que le nom vulgaire en est resté parmi cette petite populace, ce nom même dans un siècle plus proche a produit une plus grande horreur que des révolutions ayant dispersé pour quelques tempe les sociétés maçonnes dans le pays. La…et (sic) les bijoux de l’ordre s’étant perdu ou égarés, ils ne purent avoir l’intelligence d’en faire les recherches dans d’autres loges plus éloignées qui n’avait point essuyé de pareils disgrâce ni semblables événements et soit esprit d’innovation soit ignorance ils prirent des nouvelles sur la croix de Saint André en y étendant tout son long le bon Saint quoi qu’il n’y ai aucun rapport entre les bijoux et la matière qu’ils traitent, suffisait pour eux que ce fut une croix n’importe quelle pour qu’ils l’adoptes, d’ailleurs la vénération que l’on avait dans le pays pour le personnage du saint n’était guerre moins grande que celle que l’on avait pour le rédempteur. Ce qui fit qu’ils préférèrent la croix de St André à celle de jésus Christ, voilà précisément d’où sort le fanatisme de ceux qui portent une croix de St André pour une croix de maçonnerie ignorant presque tous pourquoi ils la porte. Cette grossièreté se passe jusque Allemagne où quelque voyageur constituèrent des loges de ce genre telle en la loge de Cologne et de Francfort qui depuis parfaitement bien telles sont aussi plusieurs loges établies en France qui ont beaucoup d’impropriétés dans les instructions qui gâte la beauté du mystère de ce grade. »

Les mêmes appréciations avaient-elles cours à Lyon ? Je l’ignore mais, si tel était le cas, elles justifieraient l’oubli de Willermoz. Quoiqu’il en soit, lorsqu’il fut à nouveau confronté avec le personnage, par la filière suédoise cette fois, Willermoz se décida à l’adopter et on peut supposer qu’il le fit de bonne grâce puisqu’il le maintint dans son élaboration finale. Comment expliquer ce revirement ?

Dans le rituel suédois que Willermoz ramena de Wilhelmsbad, saint André n’est finalement qu’un prétexte : il y apparaît, sans plus, comme le patron de l’Ecosse, royaume qui accueillit, selon la légende maçonnique, les templiers proscrits. Il est donc bien à sa place dans un Rite qui se veut le successeur de l’Ordre médiéval. Willermoz, lorsqu’il écrivit la version finale du « Maître Ecossais de Saint-André », lui donna une toute autre dimension ! Il vit en lui, non le seul symbole de l’Ecosse, mais surtout l’apôtre qui quitta son maître, saint Jean le Baptiste, pour suivre Jésus-Christ, annonçant par-là le passage de l’ancienne à la nouvelle loi (dans « Sarsena », saint André annonce le même passage mais le rituel divulgué en 1816 avait sans doute été modifié). L’instruction finale du « Maître Ecossais de Saint-André » de 1809 ne laisse aucune équivoque à ce sujet :
« La croix de saint André que vous voyez au bas du quatrième et dernier tableau figure le passage maçonnique de l’Ancien au Nouveau testament, confirmé par l’Apôtre Saint André qui, d’abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous l’Ancienne Loi, pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier maître pour suivre sans partage Jésus-Christ, et scella ensuite de son sang son amour et sa foi pour son vrai maître. C’est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans l’intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André ». Pierre Noël

Evangile selon St Jean

35. Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ;
36. et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu.
37. Les deux disciples l’entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.
38. Jésus se retourna, et voyant qu’ils le suivaient, il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures- tu ?
39. Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
40. André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.
41. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).
42. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).
43. Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit : Suis-moi…
4. Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.
5. Ayant levé les yeux, et voyant qu’une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe : Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger ?
6. Il disait cela pour l’éprouver, car il savait ce qu’il allait faire.
7. Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.
8. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit :
9. Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ; mais qu’est-ce que cela pour tant de gens ?
17. Tous ceux qui étaient avec Jésus, quand il appela Lazare du sépulcre et le ressuscita des morts, lui rendaient témoignage ;
18. et la foule vint au-devant de lui, parce qu’elle avait appris qu’il avait fait ce miracle…
19. Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres : Vous voyez que vous ne gagnez rien ; voici, le monde est allé après lui.
20. Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête,
21. s’adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance : Seigneur, nous voudrions voir Jésus.
22. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus.
23. Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié…

Evangile selon St Marc

16. Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.
17. Jésus leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
18. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent…
29. En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André…
1. Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions !
2. Jésus lui répondit : Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.
3. Il s’assit sur la montagne des oliviers, en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui firent en particulier cette question :
4. Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que toutes ces choses vont s’accomplir ?
5. Jésus se mit alors à leur dire : Prenez garde que personne ne vous séduise.
6. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant ; C’est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens…

Evangile selon St Matthieu

18. Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.
19. Il leur dit : Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d’hommes.
20. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent…

Mort de St André

De retour dans la ville de Patras, capitale d’Achaïe, fit tant et si bien qu’on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l’emprisonnement de l’apôtre André provoqua une émeute populaire qu’il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l’on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d’Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l’indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté.

Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l’avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s’approchait de la croix d’André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c’est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t’assure qu’il te fera miséricorde ; mais si c’est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n’en viendra pas à bout et que j’aurai la consolation d’y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l’adore et sa présence me comble de joie. Je n’ai point d’autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te convertis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu’ils en approchaient, tandis que l’Apôtre priait d’une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d’Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s’il vous plaît, entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m’a données. Vous êtes mon cher maître que j’ai connu, que j’ai aimé et que je désire uniquementcontempler. C’est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l’objet de toutes mes affections.

C’était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d’Egée, Maximille, femme d’un sénateur, recueillit le corps de saint André, l’embauma et l’enterra. Lorsqu ‘Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l’Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l’étrangla.

St PAUL

Hauts grades et St Paul

…C’était la quatorzième nuit que nous dérivions sur l’Adriatique ; vers minuit, les marins pressentaient l’approche d’une terre. Jetant alors la sonde, ils trouvèrent vingt brasses ; à quelque distance, ils la jetèrent encore une fois et en trouvèrent quinze. Dans la crainte que nous ne soyons peut-être dressés sur des récifs, ils ont alors mouillé quatre ancres à l’arrière et souhaité vivement l’arrivée du jour. Mais, comme les marins, sous prétexte de s’embosser sur les ancres de l’avant, cherchaient â s’enfuir du bateau et mettaient le canot à la mer, Paul dit au centurion et aux soldats : « Si ces hommes ne restent pas à bord, vous, vous ne pouvez pas être sauvés ». Les soldats ont alors coupé les filins du canot et l’ont laissé partir.

En attendant le jour, Paul engagea tout le monde â prendre de la nourriture : « C’est aujourd’hui le quatorzième jour que vous passez dans l’expectative, sans manger, et vous ne prenez rien encore. Je vous engage donc à reprendre de la nourriture, car il y va de votre salut. Encore une fois, aucun d’entre vous ne perdra un cheveu de sa tête ». Sur ces mots, il prit du pain, rendit grâce à Dieu en présence de tous, le rompit et se mit à manger. Tous alors, reprenant courage, s’alimentèrent à leur tour. Au total, nous étions deux cent soixante-seize personnes à bord. Une fois rassasiés, on allégea le bateau en jetant le blé â la mer. Une fois le jour venu, les marins ne reconnaissaient pas la terre, mais ils distinguaient une baie avec une plage et ils avaient l’intention, si c’était possible, d’y échouer le bateau. Ils ont alors filé les ancres par le bout, les abandonnant à la mer, tandis qu’ils larguaient les avirons de queue ; puis, hissant au vent la civadière, ils ont mis le cap sur la plage. Ils touchèrent un banc de sable et échouèrent le vaisseau ; la proue, enfoncée, resta prise, tandis que la poupe était disloquée par les coups de mer.

Les soldats eurent alors l’idée de tuer les prisonniers, de peur qu’il ne s’en échappe à la nage. Mais le centurion, décidé à sauver Paul, les empêcha d’exécuter leur projet ; il ordonna à ceux qui savaient nager de sauter à l’eau les premiers et de gagner la terre. Les autres le feraient soit sur des planches soit sur des épaves du bateau. Et c’est ainsi que tous se sont retrouvés à terre, sains et saufs.

Une fois hors de danger, nous avons appris que l’île s’appelait Malte. Les autochtones nous ont témoigné une humanité peu ordinaire. Allumant en effet un grand feu, ils nous en ont tous fait approcher, car la pluie s’était mise à tomber et il faisait froid. Paul avait ramassé une brassée de bois mort et la jetait dans le feus lorsque la chaleur en fit sortir une vipère qui s’accrocha à sa main. A la vue de cet animal qui, pendait à sa main, les autochtones se disaient les uns aux autres : « Cet homme est certainement une assassin ; il a bien échappé à la mer, mais la justice divine ne lui permet pas de vivre ». Paul, en réalité secoua la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal. Eux s’attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort ; mais, après une longue attente, ils constatèrent qu’il ne lui arrivait rien d’anormal. Changeant alors d’avis, ils répétaient : « C’est un Dieu ! ».

Les actes des apôtres

Ac27.1 Quand notre embarquement pour l’Italie a été décidé, on a remis Paul et d’autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la Cohorte Augusta.
Ac27.2 Nous sommes alors montés à bord d’un bateau d’Adramyttium en partance pour les côtes d’Asie et nous avons pris la mer. Il y avait avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique.
Ac27.3 Le lendemain, à l’occasion d’une escale à Sidon, Julius, qui traitait Paul avec humanité, lui a permis d’aller trouver ses amis et de profiter de leur accueil.
Ac27.4 De là, reprenant la mer, nous avons fait route sous Chypre, car les vents nous étaient contraires.
Ac27.5 Ce fut alors la traversée de la mer qui borde la Cilicie et la Pamphylie et nous avons débarqué à Myre, en Lycie.
Ac27.6 Le centurion, trouvant là un bateau d’Alexandrie en route vers l’Italie, nous y a fait embarquer.
Ac27.7 Durant quelques jours notre navigation a été ralentie et c’est à grand-peine que nous sommes arrivés à la hauteur de Cnide. Comme le vent nous contrariait, nous sommes passés sous la Crète, vers le cap Salmoné.
Ac27.8 et, après l’avoir doublé de justesse, nous sommes arrivés à un endroit appelé « Beaux Ports », près de la ville de Lasaïa.
Ac27.9 Mais un certain temps s’était écoulé et il devenait désormais dangereux de naviguer, puisque le Jeûne était déjà passé. Paul a voulu donner son avis :
Ac27.10 « Mes amis, leur a-t-il dit, j’estime que la navigation va entraîner des dommages et des pertes notables non seulement pour la cargaison et le bateau, mais aussi pour nos personnes ».
Ac27.11 Le centurion néanmoins se fiait davantage au capitaine et au subrécargue qu’aux avertissements de Paul.
Ac27.12 Comme le port, en outre, se prêtait mal à l’hivernage, la majorité a été d’avis de reprendre la mer; on verrait bien si l’on pouvait atteindre Phénix, un port de Crète, ouvert au sud-ouest et au nord-ouest et y passer l’hiver.
Ac27.13 Une petite brise du sud s’était levée et ils se sont imaginé que ce projet était réalisable ; ayant donc levé l’ancre, ils ont tenté de border la côte de Crète.
Ac27.14 Mais presque aussitôt, venant de l’île, un vent d’ouragan, qu’on appelle euraquilon, s’est abattu sur eux ;
Ac27.15 le bateau fut emporté, incapable de remonter au vent, et, laissant porter, nous allions à la dérive.
Ac27.16 Filant sous le couvert d’une petite île appelée Cauda, nous avons pourtant réussi, de justesse, à maîtriser le canot.
Ac27.17 Après l’avoir hissé à bord, on a eu recours aux moyens de fortune : ceinturer le bateau de cordages et, par crainte d’aller échouer sur la Syrte, filer l’ancre flottante ; et l’on a continué ainsi de dériver.
Ac27.18 Le lendemain, comme nous étions toujours violemment secoués par la tempête, on jetait du fret
Ac27.19 et, le troisième jour, de leurs propres mains les matelots ont affalé le gréement.
Ac27.20 Ni le soleil ni les étoiles ne se montraient depuis plusieurs jours : la tempête, d’une violence peu commune, demeurait dangereuse : tout espoir d’être sauvés nous échappait désormais.
Ac27.21 On n’avait plus rien mangé depuis longtemps, quand Paul, debout au milieu d’eux, leur a dit : «Vous voyez, mes amis, il aurait fallu suivre mon conseil, ne pas quitter la Crète et faire ainsi l’économie de ces dommages et de ces pertes.
Ac27.22 Mais, à présent, je vous invite à garder courage : car aucun d’entre vous n’y laissera la vie ; seul le bateau sera perdu.
Ac27.23 Cette nuit-même en effet, un ange du Dieu auquel j’appartiens et que je sers s’est présenté à moi
Ac27.24 et m’a dit : « Sois sans crainte, Paul ; il faut que tu comparaisses devant l’empereur et Dieu t’accorde aussi la vie de tous tes compagnons de traversée » !
Ac27.25 Courage donc, mes amis ! Je fais confiance à Dieu : il en sera comme il m’a dit.
Ac27.26 Nous devons échouer sur une île ».
Ac27.27 C’était la quatorzième nuit que nous dérivions sur l’Adriatique ; vers minuit, les marins ont pressenti l’approche d’une terre.
Ac27.28 Jetant alors la sonde, ils ont trouvé vingt brasses ; à quelque distance, ils l’ont jetée encore une fois et en ont trouvé quinze.
Ac27.29 Dans la crainte que nous ne soyons peut-être sur des récifs, ils ont alors mouillé 4 ancres à l’arrière et souhaité vivement l’arrivée du jour.
Ac27.30 Mais, comme les marins, sous prétexte de s’embosser sur les ancres de l’avant, cherchaient à s’enfuir du bateau et mettaient le canot à la mer,
Ac27.31 Paul a dit au centurion et aux soldats : « Si ces hommes ne restent pas à bord, vous, vous ne pourrez pas être sauvés ».
Ac27.32 Les soldats ont alors coupé les filins du canot et l’ont laissé partir.
Ac27.33 En attendant le jour, Paul a engagé tout le monde à prendre de la nourriture : « C’est aujourd’hui le quatorze jour que vous passez dans l’expectative sans manger, et vous ne prenez toujours rien.
Ac27.34 Je vous engage donc à reprendre de la nourriture, car il y va de votre salut. Encore une fois, aucun d’entre vous ne perdra un cheveu de sa tête ».
Ac27.35 Sur ces mots, il a pris du pain, a rendu grâce à Dieu en présence de tous, l’a rompu et s’est mis à manger.
Ac27.36 Tous alors, reprenant courage, se sont alimentés à leur tour.
Ac27.37 Au total, nous étions 276 personnes à bord.
Ac27.38 Une fois rassasiés, on a allégé le bateau en jetant le blé à la mer.
Ac27.39 Une fois le jour venu, les marins ne reconnaissaient pas la terre, mais ils distinguaient une baie avec une plage et ils avaient l’intention, si c’était possible, d’y échouer le bateau.
Ac27.40 Ils ont alors filé les ancres par le bout, les abandonnant à la mer, tandis qu’ils larguaient les avirons de queue ; puis, hissant au vent la civadière, ils ont mis le cap sur la plage.
Ac27.41 Mais ils ont touché un banc de sable et y ont échoué le vaisseau ; la proue, enfoncée, est restée prise, tandis que la poupe se disloquait sous les coups de mer.
Ac27.42 Les soldats ont eu alors l’idée de tuer les prisonniers, de peur qu’il ne s’en échappe à la nage.
Ac27.43 Mais le centurion, décidé à sauver Paul, les a empêchés d’exécuter leur projet ; il a ordonné à ceux qui savaient nager de sauter à l’eau les premiers et de gagner la terre.
Ac27.44 Les autres le feraient soit sur des planches soit sur des épaves du bateau. Et c’est ainsi que tous se sont retrouvés à terre, sains et saufs.
Ac28.1 Une fois hors de danger, nous avons appris que l’île s’appelait Malte.
Ac28.2 Les autochtones nous ont témoigné une humanité peu ordinaire. Allumant en effet un grand feu, ils nous en ont tous fait approcher, car la pluie s’était mise à tomber et il faisait froid.
Ac28.3 Paul avait ramassé une brassée de bois mort et la jetait dans le feu, lorsque la chaleur en a fait sortir une vipère qui s’accrocha à sa main.
Ac28.4 A la vue de cet animal qui pendait à sa main, les autochtones se disaient les uns aux autres : « Cet homme est certainement un assassin ; il a bien échappé à la mer, mais la justice divine ne lui permet pas de vivre ».
Ac28.5 Paul, en réalité, a secoué la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal.
Ac28.6 Eux s’attendaient à le voir enfler, ou tomber raide mort ; mais, après une longue attente, ils ont constaté qu’il ne lui arrivait rien d’anormal. Changeant alors d’avis, ils répétaient : « C’est un dieu » !
Ac28.7 Il y avait, dans les environs, des terres qui appartenaient au premier magistrat de l’île, nommé Publius. Il nous a accueillis et hébergés amicalement pendant trois jours.
Ac28.8 Son père se trouvait alors alité, en proie aux fièvres et à la dysenterie. Paul s’est rendu à son chevet et, par la prière et l’imposition des mains, il l’a guéri.
Ac28.9 Par la suite, tous les autres habitants de l’île qui étaient malades venaient le trouver et ils étaient guéris à leur tour.
Ac28.10 Ils nous ont donné de multiples marques d’honneur et, quand nous avons pris la mer, ils avaient pourvu à nos besoins.

St JEAN :

Hauts grades et St Jean

Moi, Jean, votre frère, votre compagnon d’affliction, de règne et de résistance en Jésus, j’ai été dans l’île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus.
J’ai été en esprit au jour seigneurial et j’ai entendu derrière moi une grande voix comme de trompette qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée.
Je me retournai pour voir cette voix qui me parlait et, retourné, j’ai vu sept lampes d’or et au milieu des lampes une sorte de fils d’homme, revêtu jusqu’aux pieds, ceint à hauteur de poitrine d’une ceinture d’or, sa tête et ses cheveux blancs comme une laine blanche comme neige, ses yeux comme une flamme de feu, ses pieds pareils à du bronze-de-Liban comme en fournaise ardente, sa voix comme la voix des grosses eaux, avec sept étoiles dans sa main droite et une épée aiguë à deux tranchants sortant de sa bouche, et son visage comme brille le soleil dans sa force.

Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après, le mystère des sept étoiles que tu a vues dans ma droite et les sept lampes d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises et les sept lampes sont les sept Eglises.

« Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse :
(B) Je sais tes œuvres, ton travail et ta résistance, et que tu ne peux supporter  les mauvais. Le vainqueur je lui donnerai à manger de l’arbre de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : »

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Smyrne :
Je sais ton affliction et ta pauvreté, mais tu es riche. Ne crains pas ce que tu vas subir. Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Pergame :
Je sais où tu habites ; Tu tiens à mon nom.
Le vainqueur, je lui donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc avec, écrit sur le caillou, un nom nouveau que personne ne sait sauf celui qui le reçoit. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Thyatire :
Je sais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta résistance et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
Et le vainqueur, celui qui garde mes oeuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations. Il les fera paître avec une trique de fer comme on brise des vases de poterie. Et je lui donnerai l’étoile du matin.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes :
Je sais tes œuvres et que tu vis mais tu es mort. Réveille-toi, raffermis ce reste qui allait mourir, car je n’ai pas trouvé tes oeuvres remplies.
Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et  entendu, garde-le, convertis-toi.
Le vainqueur sera vêtu aussi de vêtements blancs, et jamais je n’effacerai son nom du livre de vie. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’Eglise de Philadelphie :
Je sais tes oeuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, parce que tu as peu de force et que tu as gardé ma parole et n’as pas renié mon nom Le vainqueur, j’en ferai une colonne dans le sanctuaire et j’écrirai sur lui le nom de la nouvelle Jérusalem. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée :
Je sais tes œuvres et que tu n’es ni froid ni chaud. Si seulement tu étais froid ou chaud ! Parce qu’ainsi tu es tiède et ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche. Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que je ne sais pas que tu es malheureux et pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Moi, ceux que j’aime, je les prouve coupables et je les forme. Aie donc du zèle, convertis-toi. Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi sur mon trône. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Jean-Baptiste disait à ceux qu’il baptisait :

« Je vous ai baptisé d’eau. Un autre viendra plus tard qui vous baptisera d’Esprit et de Feu. Il tiendra en main une pelle à vanner pour séparer le grain de la paille. Il amassera le grain dans son grenier, mais brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint jamais ».

Moi, Jean, votre Frère, j’eus encore une autre vision.
Aussitôt j’ai été en esprit et voici, un trône était dans le ciel et quelqu’un assis sur le trône avec autour du trône un arc-en-ciel pareil à une vision d’émeraude.
Et autour du trône vingt-quatre Anciens assis, vêtus de vêtements blancs avec sur leurs têtes des couronnes d’or.
Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Il y a devant le trône sept torches de feu ardent qui sont les sept Esprits de Dieu.
Et devant le trône il y avait comme une mer vitrifiée pareille à du cristal.
Et autour du trône, quatre animaux pleins d’yeux par-devant et par-derrière : le premier animal pareil à un lion, le deuxième pareil à un taurillon, le troisième avec une sorte de face d’homme et le quatrième pareil à un aigle qui vole.
Et j’ai vu dans la droite de celui qui est sur le trône un livre scellé de sept Sceaux.
Et j’ai vu, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, un agneau debout comme égorgé.

Brisez le premier Sceau,
Et j’ai vu quand l’agneau a ouvert un des sept Sceaux.
Et j’ai entendu un des quatre animaux dire comme d’une voix de tonnerre : Viens !
Et j’ai vu, et voici un cheval blanc et celui qui était dessus avait un arc.
On lui a donné une couronne et il est sorti vainqueur et pour vaincre.

Brisez le deuxième Sceau,
Quand il a ouvert le deuxième Sceau, j’ai entendu le deuxième animal dire : Viens !
Un autre cheval est sorti, rouge. Celui qui était dessus, on lui a donné d’ôter la paix de la terre, que Ies gens s’entr’égorgent, et on lui a donné un grand sabre.

Brisez le troisième Sceau,
Quand il a ouvert le troisième Sceau, j’ai entendu le troisième animal dire : Viens ! Et j’ai vu, et voici un cheval noir et celui qui était dessus avait une balance à la main.
Et j’ai entendu comme une voix au milieu des quatre animaux crier : Un denier la mesure de blé ! Un denier les trois mesures d’orge ! Et l’huile et le vin, ne les gâche pas !

Brisez le quatrième Sceau,
Quand il a ouvert le quatrième Sceau, j’ai entendu la voix du quatrième animal dire : Viens !
Et j’ai vu, et voici un cheval vert et celui qui était dessus s’appelait La Peste. Et l’Hadès le suivait.
On leur a donné pouvoir sur le quart de la terre pour tuer par l’épée, par la famine, par la peste et par les bêtes de la terre.

Brisez le cinquième Sceau,
Quand il a ouvert le cinquième Sceau, j’ai vu sous l’autel les âmes de ceux qui ont été égorgés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils portaient. Ils ont crié à grande voix : Jusqu’à quand, maître saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur les habitants de la terre ?
On leur a donné à chacun un habit blanc et on leur a dit de se reposer encore un peu tant que ne seront pas au complet leurs compagnons d’esclavage, leurs frères qui vont être tués comme eux.

Brisez le Sixième Sceau,
Et je vis quand il ouvrit le sixième Sceau, et il y eut une grande secousse, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, les étoiles du ciel sont tombées sur la terre comme un figuier, secoué de grand vent, jette ses figues vertes, le ciel se retira comme un livre qu’on roule et toutesmontagnes et îles furent bougées de leur place.
Les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants et tout homme libre ou esclave se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes.
Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, cachez-nous de la face de Celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l’Agneau, car il est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ? »

Ne détruisez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous n’ayons marqué du Sceau en forme de Tau le front des serviteurs de Dieu.

Monseigneur, tu le sais. Il m’a dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande affliction. Ils ont lavé leurs habits et les ont blanchis dans le sang de l’agneau. Ils le servent jour et nuit dans son sanctuaire et celui qui est sur le trône s’abritera près d’eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif et jamais plus le soleil ne les frappera ni aucune brûlure, car l’agneau qui est au milieu du trône les fera paître et les conduira près des eaux des sources de vie, et Dieu effacera toute larme de leurs yeux.

Brisez le septième Sceau,
Quand il ouvrit le septième Sceau il y eut un silence dans le ciel.
Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu et il leur fut donné sept trompettes.
Et un autre ange vint et il se tint sur l’autel avec un encensoir d’or, on lui donna beaucoup de parfums pour les offrir avec les prières de tous les saints sur l’autel d’or qui est devant le trône.
Et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel et le jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et une secousse.

Le premier ange sonna de la trompette, et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre, et le tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.

Le deuxième ange sonna de la trompette, et une sorte de grande montagne de feu ardent fut jetée dans la mer, et le tiers de la mer devint du sang, le tiers des créatures qui vivaient dans la mer moururent, le tiers des navires fut détruit.

Le troisième ange sonna de la trompette, et une grande étoile ardente comme une torche tomba du ciel. Elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe, et le tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux parce qu’elles étaient devenues amères.

Le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fut obscurci et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même.
Et je vis et j’entendis un aigle volant au zénith disant d’une voix forte : malheur aux habitants de la terre ! A cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont en sonner.

Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée et elle ouvrit le puits de l’abîme et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De cette fumée sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre et il leur fut donné un pouvoir pareil au pouvoir qu’ont les scorpions de la terre.

Il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre mais seulement aux hommes qui n’ont pas le Sceau de Dieu sur leur front. L’aspect de ces sauterelles était pareil à des chevaux prêts pour la guerre, avec sur leurs têtes des sortes de couronnes pareilles à de l’or, et leurs faces comme des faces d’hommes.
Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes et des dents comme des lions.
Elles avaient des thorax comme des cuirasses de fer et le bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent à la guerre.
Elles avaient des queues pareilles aux scorpions avec des dards, et dans leurs queues était leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois. Elles avaient sur elles comme roi, l’ange de l’abîme. Son nom hébreu est Avadon, et en grec Apollyon.

Le sixième ange sonna de la trompette et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l’autel d’or qui est devant Dieu. Elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate. »
Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’année, le mois, le jour et l’heure ont été déliés pour tuer le tiers des hommes.
Le tiers des hommes ont été tués par trois plaies, par le feu, la fumée et le soufre sorti de leurs bouches. Les autres hommes, qui n’ont pas été tués par ces plaies, ne se sont pas convertis des œuvres de leurs mains pour ne plus se prosterner devant les démons, lesidoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.
Et je vis un autre ange vigoureux descendre du ciel, vêtu d’une nuée, l’arc-en-ciel sur sa tête, sa face comme le soleil et ses pieds comme des colonnes de feu.
Il avait à la main un livret ouvert. Il posa le pied droit sur la mer et le gauche sur la terre et il a cria à grande voix comme rugit un lion.
Quand il eut crié, les sept tonnerres firent parler leurs voix.
Et quand les sept tonnerres eurent parlé, j’allais écrire et j’entendis une voix du ciel me dire : « Scelle ce dont parlent les sept tonnerres, ne l’écris pas.
Va, prends le livret et dévore-le, il sera amer à ton ventre, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. » Je pris le livret de la main de l’ange et je le dévorai. Il était dans ma bouche comme un doux miel et quand je l’eus avalé il était mes entrailles furent remplies d’amertume.

Et on me dit : Tu dois prophétiser encore sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois.
On me donna un roseau, une sorte de bâton, en disant : Lève-toi, mesure le sanctuaire et l’autel.
Alors tomba sur la terre de la grêle et du feu mêlé de sang : le tiers de la terre, des arbres et toute l’herbe verte furent consumés.
Le parvis hors du sanctuaire, laisse-le en dehors, ne le mesure pas, car il a été livré aux nations et elles fouleront la ville sainte quarante-deux mois.
Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, mille deux cent soixante jours.
Ce sont eux les deux oliviers et les deux lampes qui se tiennent devant le Seigneur de la terre.
Quand ils auront fini leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera.
Aprèstrois jours et demi un esprit de vie de Dieu est entré en eux et ils se sont tenus sur leurs pieds et une grande crainte est tombée sur ceux qui les contemplaient.
A l’heure même ç’a été une grande secousse. Le dixième de la ville est tombé et sept mille personnes ont été tuées dans cette secousse. Les autres ont été effrayés et ont donné gloire au Dieu du ciel.

La 7e trompette sonne.
Notre destin s’accomplit.
Les nations se sont mises en colère, et ta colèreest venue et l’instant de juger les morts et de donner salaire à tes esclaves les prophètes, aux saints, à ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre…

St Jean lettre aux Eglises

…Je suis le premier et le dernier, 18 et le vivant. J’étais mort ; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. 19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, 20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

Lettre à l’Eglise d’Ephèse

Ecris à l’ange de l’Eglise d’Ephèse : Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or : 2 Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants ; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs ; 3 que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. 4 Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. 5 Souviens-toi donc d’où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres ; sinon, je viendrai à toi, et j’ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. 6 Tu as pourtant ceci, c’est que tu hais les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que je hais aussi. 7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

Lettre à l’Eglise de Smyrne

Ecris à l’ange de l’Eglise de Smyrne : voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie : 9 je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. 10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. 11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : Celui qui vaincra n’aura pas à souffrir la seconde mort.

Lettre à l’Eglise de Pergame

12 Ecris à l’ange de l’Eglise de Pergame : voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants : 13 je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. 14 Mais j’ai quelque chose contre toi, c’est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël, pour qu’ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu’ils se livrassent à l’impudicité. 15 De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. 16 repens-toi donc ; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l’épée de ma bouche. 17 que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit.

Lettre à l’Eglise de Thyatire

18 Ecris à l’ange de l’Eglise de Thyatire : voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l’airain ardent : 19 je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières. 20 Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’impudicité et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. 21 je lui ai donné du temps, afin qu’elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. 22 voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de leurs œuvres. 23 je ferai mourir de mort ses enfants ; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres. 24 A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n’ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis : je ne mets pas sur vous d’autre fardeau ; 25 seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu’à ce que je vienne. 26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu’à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. 27 Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d’argile, ainsi que moi-même j’en ai reçu le pouvoir de mon Père. 28 Et je lui donnerai l’étoile du matin. 29 que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !

Lettre à l’Eglise de Sardes

1 Ecris à l’ange de l’Eglise de Sardes : voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. 2 Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir ; car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. 4 Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n’ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu’ils en sont dignes. 5 Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !

Lettre à l’Eglise de Philadelphie

7 Ecris à l’ange de l’Eglise de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira : 8 Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. 9 voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent ; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t’ai aimé. 10 Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. 11 je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. 12 celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. 13 que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !

Lettre à l’Eglise de Laodicée

14 Ecris à l’ange de l’Eglise de Laodicée : voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu : 15 je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 parce que tu dis : je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 20 je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. 21 celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises !…

St Jean : ouverture des 7 sceaux

Ouverture des six premiers sceaux

1 je regardai, quand l’agneau ouvrit un des sept sceaux, et j’entendis l’un des quatre êtres vivants qui disait comme d’une voix de tonnerre: Viens. 2 je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc ; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. 3 quand il ouvrit le second sceau, j’entendis le second être vivant qui disait : viens 4 et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d’enlever la paix de la terre, afin que les hommes s’égorgeassent les uns les autres ; et une grande épée lui fut donnée. 5 quand il ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant qui disait : viens Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. 6 et j’entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait : Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; mais ne fais point de mal à l’huile et au vin. 7 quand il ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant qui disait : viens 8 je regardai, et voici, parut un cheval d’une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l’accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. 9 quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. 10 ils crièrent d’une voix forte, en disant: Jusqu’à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre ? 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d’eux ; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu’à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. 12 je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau ; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu’un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. 14 Le ciel se retira comme un livre qu’on roule ; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. 15 Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 et ils disaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l’agneau ; 17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ?

1 après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre ; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu’il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2 et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, 3 et il dit : Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu’à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. 4 et j’entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël : 5 de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau ; de la tribu de Ruben, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille; 6 de la tribu d’Aser, douze mille ; de la tribu de Nephthali, douze mille ; de la tribu de Manassé, douze mille ; 7 de la tribu de Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu d’Issacar, douze mille ; 8 de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. 9 après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 10 et ils criaient d’une voix forte, en disant : Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’agneau. 11 et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants ; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, 12 en disant : Amen ! La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen ! 13 et l’un des vieillards prit la parole et me dit : Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où sont-ils venus ? 14 je lui dis : Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation ; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau. 15 C’est pour cela qu’ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux ; 16 ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. 17 Car l’agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux.

Ouverture du septième sceau

1 quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d’environ une demi-heure. 2 et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. 3 et un autre ange vint, et il se tint sur l’autel, ayant un encensoir d’or ; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu’il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l’autel d’or qui est devant le trône. 4 La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l’ange devant Dieu. 5 et l’ange prit l’encensoir, le remplit du feu de l’autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.

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