Suum cuique jus – Il fut différent, et pourtant le même
C∴ G∴
La portée de cette phrase de l’ouverture de notre rituel du 30è degré m’a beaucoup déconcerté et je ne pouvais que m’engager à en approfondir le sens et vous confier le fruit de mes réflexions. Je me suis surtout inspiré, pour étayer ma recherche, de quelques soixante dix rituels de Chevalier Kadosh que j’ai eu le bonheur de trouver.
Ma première remarque est que la quasi totalité de ces rituels apparaissent complets, c’est à dire composés d’une ouverture et d’une clôture des travaux, d’une réception suivi de l’instruction du grade, d’un discours historique, parfois parachevé de règlements, de statuts, de travaux de table et d’un alphabet particulier. Quel que ce soit son titre, comme nous le verrons, le Kadosh est d’abord et toujours un chevalier, ressortant de la noblesse d’épée, avec l’esprit chevaleresque.
Les rituels, parfois fort différents quant au contenu, sont tous réunis, sans exception, par un seul point commun : la présence de l’échelle mystérieuse et mystique.
Intéressons nous d’abord aux sens du mot « Kadosh ».
Qadosh signifie littéralement « être mis à part pour un but particulier ». Un mot apparenté Qedesh est celui qui est également mis à part mais c’est un « prostitué ». Israël a été Kadosh parce qu’il a été séparé des autres nations en tant que serviteur de Dieu. Le mobilier dans le tabernacle était Kadosh car il ne devait pas être utilisé pour autre chose que pour les travaux dans le tabernacle.
La sainteté « Qedoucha » consiste donc à être séparé pour un objectif particulier, un service particulier. Qadosh signifie aussi « pur physiquement, rituellement, spirituellement et surtout moralement », saint, sanctifié, consacré, purifié, sacré.
Appliqué à celui qui est Dieu, le mot désigne son absolue transcendance. Entendue comme commandement pour l’homme, comme en lévitique 19-1 « Vous serez saints » l’exigence de sainteté a pour condition l’éloignement de tout vice. Elle désigne une attitude de la conscience visant à l’unification de toutes les valeurs. C’est en ce sens, je pense, que l’on peut dire du Kadosh qu’il est un « univers complet ».
Selon la Torah, si quelque chose est considéré comme Kadosh, tout ce qui est touché devient également Kadosh. Mais pourquoi nos frères érudits du 18ème siècle ont-ils choisi de se référer au terme qados pour ce grade ? Une hypothèse n’exclut pas qu’ils aient été influencés par les traductions de la bible où, par exemple, dans le livre des nombres (XVI, 5, 7) on traduit qados qui veut dire saint en le rapprochant du mot « Élu » comme dans le contexte suivant : « le seigneur donnera à connaître qui est sien et fera approcher de lui celui qui est saint et celui qu’il a élu, et l’homme que le seigneur aura élu sera saint ».
Enfin les rituels français mentionnent sept Kadosh : celui des Hébreux, celui des premiers chrétiens, celui des croisades, celui des Templiers, celui de Cromwell ou des puritains, celui des jésuites, et enfin « le grand et véritable Kadosh, n’appartenant à aucune secte, libre de toute ambition, qui ouvre ses bras à tous les hommes et n’a d’autres ennemis que le vice, le crime, le fanatisme et la superstition ».
Abordons maintenant le propos que j’ai choisi de commenter : Quel est votre titre ? Mon titre est chevalier Kadosh : il fut différent et pourtant le même.
Remarquons d’emblée qu’il faut attendre le rituel du Grand Collège des Rites de 1969 pour que cette demande apparaisse à l’ouverture des travaux. Auparavant et dans tous les rituels que j’ai compulsés, la demande « Êtes-vous chevalier Kadosh ? » Ne se faisait que dans l’instruction ou le catéchisme du grade. En revanche, à partir de 1907, on trouve dans le rituel du Suprême Conseil de France (et non du GCDR) une demande semblable mais dont le libellé est différent : Premier Grand Juge, êtes-vous chevalier Kadosh ? « Je le suis. Son nom fut autre et le même pourtant ».
Or nous avons dans notre rituel non plus le mot « nom », mais le mot « titre » ; si le nom est un mot servant à désigner un individu et à le distinguer des êtres de la même espèce, le mot titre indique une désignation honorifique et nominale révélant une distinction de rang, une dignité. Ainsi, le Kadosh, nouveau titre, marque-t-il l’initié comme une investiture, un nouvel honneur, une consécration ? (dans le sens où on lui confère un caractère sacré) ; sans aucun doute si l’on se réfère aux différentes qualifications que le Kadosh a traversées durant son histoire.
Le premier rituel connu actuellement comme étant le plus ancien, celui de Quimper, daté de 1750, s’intitule : « ordre sublime des Chevaliers Elus » ; on trouve dès 1761 l’appellation « Grand Inspecteur, Grand Élu » (le fameux GIGE), Grand Élu ou Chevalier saint-prince Katos-, à partir de 1769 Chevalier de l’aigle blanc et noir, Chevalier Kados, chevalier K/S, à partir de 1798 Chevalier Kadosh symbolique Grand inquisiteur Grand Élu, Parfait Initié, 1804 Kadosh philosophique. La désignation qui est nettement dominante à travers le 19è siècle est celle de Chevalier de l’aigle blanc et noir, avant de prendre celle de Chevalier Kadosh.
Ainsi pouvons nous dire et répondre simplement à l’affirmation « Il fut différent » en considérant la multiplicité des dénominations à ce grade.
Le passage de Grand Élu à celui de chevalier de l’aigle blanc et noir mérite un commentaire : « Dans un consistoire de Prince de Royal Secret, tenu à Kingston en Jamaïque en janvier 1769, le Grand Inspecteur Étienne Morin informe les princes maçons qu’il y a eu dans le temps à Paris quelques discussions au sujet de ce grade, et que des recherches ont dû être faites pour savoir si les maçons appelés Kadosh n’étaient pas en réalité des chevaliers templiers ; et qu’à la suite des investigations faites, il a été décidé que les maçons pourvus du degré seraient à l’avenir désignés sous le titre de Chevalier de l’aigle blanc et noir, et que le bijou du grade serait un aigle noir (et non une croix rouge).
Ajoutons que le grade de Kadosh connut bien des avatars : né chrétien, à la recherche du salut, puis très tôt templier et comme tel condamné en 1766 par le Conseil Souverain des Chevaliers d’Orient, au titre qu’il était fanatique et détestable, tant comme contraire aux principes et au but de la maçonnerie, que comme contraire aux devoirs d’état et de la religion, 24ème degré du rite de perfection d’après les constitutions de Bordeaux, Kadosh philosophique à partir de 1780 (largement inspiré de la philosophie des lumières), donné uniquement par communication par un décret de 1806 et ce pendant plusieurs décennies, le grade devient le 30è degré du REAA en 1801, puis, tout au long du 19ème siècle, les rituels-qui ont subi pendant ce siècle les transformations les plus diverses- dérivèrent de ce Qadosh philosophique, pour devenir un grade d’abord de combat, puis de l’action avec notre rituel qui trouve ses véritables sources dans le rituel du GCDR de 1891.
Quittons ce bref abrégé historique pour souligner le prestige dont jouit le Grand Inspecteur : reçu en loge avec tous les honneurs, il avait toutes prérogatives sur l’inspection, tous pouvoirs pour intervenir dans les loges, y compris ceux de créer, destituer et nommer. Que le chevalier Kadosh porte le titre de Grand Inspecteur n’est pas anodin. Ce titre était le reflet de la fonction directrice « Nec plus ultra » des loges de tous les grades. Dans les grandes constitutions de 1786 les Chevaliers Kadosh sont explicitement décrits comme Grands Inspecteurs, députés des grands Inspecteurs Généraux.
Quant au Grand Élu-que nous avons déjà rencontré au 11ème et au 14ème degré-sa qualité cette fois ne résulte pas d’une désignation ou d’un tirage au sort, mais d’un choix et d’une reconnaissance implicite de la part de ses frères. Il est Grand Élu et donc nommé et distingué lors de sa réception.
Le rituel de 1805 conservé par le GCDR s’adresse ainsi au futur Grand Élu :
« Tu n’ignores pas que nous ne pouvons admettre que celui dont le génie s’élèvera au dessus des seules vertus pour le guider, par la raison, à la découverte des véritables principes, et percer le sombre voile qui dérobe aux mortels les mystères de la nature. Combien d’appelés, mais combien d’Élus ? »
Toutes aussi convaincantes sur
l’importance du nom sont les demandes et réponses lors de
l’instruction ou le catéchisme du grade :
D : Êtes-vous Chevalier Grand Élu, prince Katos ?
R : Oui je le suis par mon courage et mes vertus.
D : Allez-vous plus loin que le Prince Elu, que l’Ecossais, enfin
connaissez-vous le but de la maçonnerie ?
R : Oui
D : Comment vous croirai-je ?
R : Je m’appelle le Chevalier Kados !
D : Comment vous appelez- vous ?
R : PHARAS ce qui signifie séparé
D : Comment est-ce que je m’appelle ?
R : Kados, ce qui veut dire saint.
D : Comment est-il possible que vous vous appeliez Pharas et moi Kados ?
R : Vous le savez. Je ne puis vous le prouver.
D : Très sage Grand
Prêtre, êtes-vous chevalier de l’aigle blanc et
noir ?
R : Oui, très courageux Grand Pontife, ainsi que l’aigle
j’ai osé fixer le soleil.
D : Êtes-vous
allé plus loin ?
R : Oui, Trois Fois Illustre Grand Commandeur
D : Comment puis-je vous croire ?
R : Mon nom est Chevalier Kadosh, me comprenez- vous ?
Le nom que je porte vous convaincra
D : Comment vous appelez-vous ?
R : Le Chevalier Kadosh
D : Comment vous appelez-vous encore ?
R : Adonaï
D : Pourquoi ?
R : Pour montrer que du plus bas, nous montons au plus haut.
Rappelons que Adonaï est le nom de la septième arche au 13ème degré, le deuxième mot sacré au 4ème degré, le troisième mot couvert au 14ème degré, le mot sacré au 11ème, 12ème, 28ème et au 30ème degré. La prééminence de cette souveraineté spirituelle présente donc une connotation très forte dans ce contexte: faut-il y voir le couronnement de la progression au grade de Chevalier Kadosh ?
Le rituel de 1750 est passionnant à plus d’un titre : il contient en germe les grandes lignes du Kadosh actuel, et fait surtout apparaître la filiation :
D : Comment se peut-il donc faire
que l’ordre soit parvenu à nous dans toute sa
pureté ?
R : Plusieurs d’entre eux (les Pharas-séparés)
observateurs de la loi qu’ils s’étaient imposée
à juste titre se séparèrent et furent
à juste titre appelés Kadosh qui signifie saint.
Ils sont connus sous le nom d’Esséniens.
D : Quel est celui des grands maîtres chez les juifs qui a eu
la plus grande réputation de sainteté ?
R : MANAHEM Grand Maître des esséniens qui vivait
sous Hérode Antipas.
Filiation marquante s’il en est, puisque les esséniens sont les membres d’une des sectes-avec les pharisiens, les sadducéens et les zélotes-qui fleurissent dans le judaïsme dès le premier siècle av et ap J C. Ce rapprochement avec les esséniens fait par les fondateurs de nos rituels ne me semble pas être dû au hasard ; l’accès à cette communauté demandait au postulant une véritable mise à l’épreuve, un engagement d’obéissance à la hiérarchie, une promesse de secret sur la teneur de l’initiation. Par ailleurs, l’attachement au rite de purification par l’eau, la propension à l’eschatologie, et la littérature consacrée à l’affrontement du bien et du mal, des ténèbres et de la lumière, attestent de l’influence des gnostiques.
Soulignons par ailleurs que ce rituel de 1750 contient deux de nos mots de réponse au mot sacré actuel « NEKAM » (celui-ci ne pouvait exister dans ce rituel puisqu’il était nullement question de vengeance) : on lit dans le catéchisme :
– comment les appellaient-on ? Pharas en hébreu Pharas-kal et au mot de passe : MANAHEM, qui n’était autre qu’un des septante disciples de Jésus et camarade d’enfance d’Hérode Antipas.
Autre particularité de ce rituel : à la question : Êtes-vous Chevalier Élu, la réponse est : Oui, J’ai ce bonheur.
Rappelons-le ce rituel était très chrétien ; mais le glissement vers le Kadosh templier ne tardera pas à s’imposer. En 1762 Meunier de Précourt, frère haut gradé de l’orient de Metz, affirme que le grade de GIGE renferme les secrets des templiers, transmis en Allemagne par les Rose-Croix !
Il y a en effet parfois dans certains rituels une considérable identification aux templiers, et même si elle est allégorique, elle se prolonge jusque dans la vengeance, voire même dans la réparation.
Ce qui nous amène à penser que le Chevalier Kadosh est supposé, tout en demeurant le même, savoir être le même qu’il a été autrefois. N’y-a-t-il pas là une singularité qu’il doit assumer ? : accepter d’être le même sans avoir à refuser la partie symbolique de l’autre, c’est à dire l’initié d’hier ? Cette identification symbolique requiert du Chevalier Kadosh une part d’imaginaire en se reconnaissant en tant que templier dans le grade, tout en assumant une pensée du paradoxe en se représentant dans son contexte actuel.
Les historiens maçonniques ont repoussé l’idée qu’il n’y a aucun rapport historique entre les templiers et les francs-maçons ; mais l’étude de certains rituels de Kadosh fait de ces derniers soit les continuateurs au sens précis de filiation, soit au moins les héritiers spirituels des templiers. Si les Chevaliers Kadosh sont les héritiers du temple, ils héritent à ce titre de l’idée de chevalerie spirituelle, et dès lors du mythe plus imagé de la garde du temple. Les références aux Esséniens -dont nous avons parlé-apparaîtraient donc comme le chaînon manquant entre les mystères de l’orient associés à l’ancien testament, et la maçonnerie du 18è siècle. Par cet héritage, le Kadosh est en plus porteur de connaissances ésotériques liées aux secrets des templiers dont ils seraient les dépositaires. Est-ce pour cela que le grade de Kadosh est d’abord un grade noir, détenteur de connaissances délivrées en haut de l’échelle ?
Que la légende ait tissé des liens historiques entre la franc-maçonnerie et l’ordre du temple reste au regard de la démarche initiatique une question très secondaire. Ce qui compte c’est le symbole et son sens à travers tous les personnages évoqués par les rituels maçonniques. Ils échappent à l’histoire pour transmettre un enseignement symbolique. Il nous faut comprendre que les légendes bibliques véhiculées nous aident à percevoir un autre monde.
C’est pourquoi le Chevalier Kadosh n’étant pas figé dans le temps historique, reste le même pour atteindre une complète efficience : il se réalise par manifestations successives.
L’authenticité de ce qu’il enseigne, la validité de vie qu’il propose sont garanties par le fait que ce qu’il dit, il l’a lui-même reçu de frères qui le tenaient de précédents, dans la tradition la plus pure.
En parcourant les degrés du Rite Écossais Ancien et Accepté pour atteindre le grade de Kadosh, nous constatons que ce dernier a porté soit des noms de personnages soit des titres (surtout dans les grades philosophiques). Rappelons-nous HIRAM-SALOMON-JOHABEN-EMEREK-GUIBULUM-ZOROBABEL-etc…
Ces noms sont non seulement des facettes de nous-mêmes, mais ce sont aussi à chaque fois des noms substitués qui nous suggèrent une vérité du moment, tout comme la parole perdue nous apparaît, elle-même, sous une nouvelle forme substituée ; et c’est précisement par le jeu de substitutions successives de signes qu’émerge le sens ; ces vérités du moment, ces nouvelles approches, nous permettent de progresser en étant différents, mais en demeurant le même.
Tout en nous reconnaissant sur le même chemin, comprenons le caractère personnel et intime de cette progression, qui ne saurait s’imposer à quiconque de quelque manière que ce soit. Car se sont bien ces différentes et multiples facettes dont nous nous pénétrons qui finissent par constituer la totalité de notre être, en forger l’unité, et nous conduire vers l’homme saint, Chevalier Kadosh. Celui-ci a mené toutes sortes de sacrifices au long de son parcours initiatique. Au 15ème degré, il rencontre l’Autre, son frère, en passant le pont, et cette rencontre va s’enrichir au 18ème degré dans l’amour de son semblable. C’est au 25ème degré, à la demande : « pourquoi vous êtes-vous fait recevoir ? » qu’il affirme : « pour porter volontairement le joug de mes frères, me rappeler sans cesse qu’ils sont nos semblables et que nous pouvons tous être blessés d’un même trait ». Le Président au 25ème, 26ème et 29ème degré représente le premier parmi ses égaux ! Nous sommes bien passés de l’altérité (considération de la différence) au semblable (reconnaissance de la similitude).
Et c’est bien la raison et le cœur qui doivent commander la main du Chevalier Kadosh. En associant comme nous le dit le rituel, raison et sentiment, science et conscience, le Kadosh a trouvé son unité, il a achevé le travail qu’il a à accomplir, il réalise son besoin d’être annoncé au 14ème degré, il possède tous les outils qui lui permettent de devenir un Saint.
Et lorsque le T F P G M répond « je vous comprends » à l’énonciation « il fut différent et pourtant le même », il ne s’agit pas d’une prudente réponse, mais d’une reconnaissance tacite du chemin accompli par le Chevalier Kadosh, qui a rassemblé en lui tous les éléments du rite. « Je vous comprends », étymologiquement « je vous prends avec moi » avec vos noms et vos titres ; et le rituel l’affirme ; je reconnais que vous êtes arrivé au sommet des connaissances humaines, autrement dit : nous n’avons plus rien à vous apprendre, vous êtes arrivé au terme de votre réalisation. Toutes les vérités initiatiques que vous avez rencontrées peuvent être partagées avec ceux qui se sont engagés dans la même voie et qui sont parvenus à un niveau de conscience comparable.
« Je vous comprends ! » sous entendu « Nec Plus Ultra » car le Chevalier Kadosh a réalisé cette synthèse des valeurs traditionnelles que résument parfaitement les triptyques emblématiques du grade : SAGESSE-SCIENCE-CONSCIENCE GENEROSITE-PURETE-VIGILANCE SAVOIR-COMPRENDRE-AGIR
Et maintenant, voilà bien tout le sens de l’échelle, élément principal du grade de Kadosh. A la réponse « il fut différent et pourtant le même », je ne parle plus de moi, mais du Kadosh, armé de tout ce qu’il a appris par la montée et la descente de l’échelle ; ses qualités sont inchangées et immuables. Le Kadosh traverse et traversera l’histoire par la voie qui lui est dévolue. En gravissant l’échelle qui lui permet d’atteindre la grande lumière qu’on lui avait promise au 4ème degré, le Kadosh sait que l’enjeu c’est la vie, et qu’il lui est impossible de reculer – ce serait nier toute sa progression- il doit redescendre vers le doute, l’interrogation, en somme vers le noir, vers sa condition d’apprenti où il va sans cesse réapprendre. Le noir n’est-il pas aussi attaché à la promesse l’aurore ?
Rien n’est figé, ni dans le temps ni dans l’espace, le Kadosh sera toujours différent mais pourtant le même.
J’ai dit T F P G M
J’ai dit.
B A F C K