Quelques Réflexions sur le Symbolisme
G∴ C∴
Ces
réflexions sur le symbolisme sont de portée tout
à fait générale. Elles se veulent
aussi théoriques que possible et tentent de
décrire ce que peut être le système
symbolique dont la vision maçonnique n’est
qu’un aspect. Il faut pour commencer énoncer
quelques principes, directeurs et traditionnels, qui peuvent recueillir
l’assentiment de tous.
Le monde a un sens, dissimulé sous les apparences. Esprit et
matière coexistent au sein d’une unité
dans laquelle l’esprit a la priorité. Le symbole
recouvre l’idée qu’il
suggère, comme un vêtement peut couvrir en
« révélant »,
(et nous connaissons le pouvoir de la suggestion dans le
désir). Le symbole est naturel à
l’humain, ses formes sont variées à
l’extrême.
A ces principes traditionnels on ajoutera : Le symbolisme est un outil
et non un but en soi. Cet outil est libérateur. Naturel
à l’humain comme espèce, le
caractère libérateur du symbolisme
s’applique à l’homme comme individu. La
libération est donc une différenciation
individuelle. On considérera donc le symbolisme comme une
façon d’appréhender le monde,
d’en chercher le sens et de trouver la place que peut y tenir
une personnalité rénovée.
J’ajoute, avant d’entrer dans le vif du sujet
qu’aucun des « grands mots »
utilisés ne porte de majuscule, laissant le soin
à chacun d’entre vous d’en mettre ou
non, et là où il le désire.
On discute, on pense les symboles, actuellement avec l’outil
de la raison. Cela n’a pas toujours été
le cas. En effet, les symboles sont antérieurs à
l’ère de la raison. Ils sont primitifs, ils
s’expriment dans les mythes, ils sont intuition,
évocation, suggestion. Certes, la raison a sa place mais sa
place seulement, et cette place est réduite. Nous raisonnons
avec un équipement neuf sur des outils anciens. Si le primat
de la raison est évident pour nous, de nos jours, force est
de constater qu’il y a un changement de perspective. Ce
changement est important, il est culturel. Sans rejeter la raison qui
fait en quelque sorte partie des métaux, il faut la mettre
en parenthèses pour entendre et écouter le
symbole dans son sens d’élément
primitif de la connaissance et de la transmission. Nous savons bien que
l’homme médiéval ne voyait pas les
cathédrales comme nous les voyons. Sa foi, ses
pensées, tout dans sa vie était
différent. A des objets identiques répondent dans
des temps différents des interprétations
variées On comprend donc bien l’importance du
dépouillement des métaux, de
l’âge, du « je ne sais
ni lire ni écrire » qui est
aussi un « je ne sais ni voir ni
comprendre ni entendre le symbole ». Le
rituel invite à une sorte de régression
à un état d’innocence que
l’on retrouve dans toutes les traditions et à
toutes les époques.
Il faut donc apprendre à lire, à
écrire mais aussi à parler car le symbolisme est
langage, un parmi les langages. Nous sommes accoutumés au
langage de mots. Trop habitués. Ce langage de mots est la
dernière acquisition biologique de
l’humanité en la matière
D’autres procédés de communication
l’ont précédé. De
l’animal (que nous sommes aussi) jusqu’à
l’homme actuel on pourra décrire les types suivant
: Le langage olfactif : probablement le plus animal et le plus ancien,
le plus « procréatif »
aussi. La femelle du papillon toute minuscule qu’elle soit se
fait « entendre »
par son odeur à des kilomètres.
L’industrie du parfum ne s’y trompe pas,
même si la qualité du message a perdu son
impérieuse et antique justification.
Le langage gestuel : qui consiste en des attitudes de la face ou du
corps que nous connaissons encore et auquel nous ne pouvons pas
échapper facilement. Les messages transmis sont
essentiellement des messages de prédation,
d’agressivité, de dominance et bien entendu de
soumission. Nous en connaissons des exemples aussi bien dans le temple
qu’au dehors. Le langage symbolique : dont le pouvoir
d’évocation s’exprime dans le mythe et
dont la portée est universelle. Il est apparu, frustrant
sans doute avant le langage articulé qui est le
nôtre. On peut toujours en discuter. Le mythe de la tour de
Babel est la mise en évidence de la disparition de cette
langue réputée perlée par tous au
bénéfice du langage articulé
c’est-à-dire des langues.
Le langage verbal ou articulé : notre langage est doublement
articulé. Par les organes propres à la phonation
bien entendu, mais aussi articulé grammaticalement par des
règles de composition des phrases avec
l’enchaînement sujet-verbe-complément.
Cette articulation donne sens et nuance au discours. Elle est aussi
source d’art et d’ambiguïté,
caractère qu’elle possède en commun
avec le symbolisme. A trop vouloir dire. Cependant, connaître
des mots n’est pas connaître la langue dont
l’élément fondamental est le verbe,
comme « être
grammatical ». Et l’on ne
domine une langue que lorsque l’on domine sa conjugaison.
Encore cela ne suffit-il pas. Ce n’est pas un hasard si le
mot « verbe »
prend une dimension considérable dans des textes qui nous
sont bien connus.
Le langage esthétique : ce langage est celui de la musique,
de la peinture, de la poésie. Il peut se passer de mots, il
est comme en superstructure par rapport au langage articulé.
On peut se poser la question de la date de son apparition dans
l’évolution humaine. Il est
avéré que tous ne sont pas capables
d’en user ni de le comprendre, alors que tous les individus
sont normalement munis de la faculté de
s’exprimer. Vous remarquerez cependant qu’il est
apparenté quelque part avec le langage symbolique
puisqu’il s’adresse plus au sentiment
qu’à l’entendement.
On voit bien dans cette progression des langages une
évolution. Nous avons perdu la plénitude des
langages animaux qui ne sont plus que des reliquats. Ces reliquats sont
bien présents cependant et parfois pour notre confusion.
Dans cette progression de l’organique au culturel le langage
symbolique est à la frontière, au passage de
l’animal à l’humain. Ce langage est le
signe de l’émergence à la conscience,
cette conscience qui fait l’homme, mais qui n’est
pas pour autant raison ou tout au moins la raison telle que nous
l’entendons actuellement. L’autre signe de cette
émergence c’est l’outil, signe de
réflexion et témoin de
l’enchaînement des causes et des effets. Bien des
objets symboliques sont des outils, partout et dans tous les temps.
Le
désarroi qui peut parfois nous étreindre
à propos de nos outils-symboles
s’éclaire alors : pourquoi et pour quoi faire ? Si
ce n’est pour nous faire retrouver une conscience dont le
langage articulé nous à fait perdre la
qualité. Nous sommes un peu dans la situation de
l’homme primitif qui sans doute s’est
étonné un jour de
l’efficacité nouvelle de sa main
chargée d’un bâton. Ce jour-la
commençait une nouvelle histoire, celle d’une
conquête. Le symbolisme nous place, si nous le voulons sur le
seuil d’une nouvelle aventure, personnelle
celle-là, intérieure surtout. Après la
conquête du monde extérieur il s’agira
d’investir le monde intérieur, non avec le
bâton destructeur, mais avec l’outil du
bâtisseur. En revenant, non pas à
l’origine, ce qui n’est ni possible ni probablement
souhaitable, mais simplement en arrière, comme pour prendre
de l’élan sur une autre base. On verra
là, dans le temps, l’équivalent
symbolique de l’élévation dans
l’espace. Du haut de la montagne, on voit les choses
déjà connues d’une façon
différente. Le processus est le même à
l’égard du temps.
Plus les langages évoluent selon la progression
décrite plus haut, plus ils sont complexes et difficiles
à utiliser. En fait les premiers sont purement organiques,
ils sont dans la nature des êtres qui les utilisent
c’est-à-dire qu’ils sont de la nature. A
partir du langage symbolique on entre dans la conscience, donc dans la
culture. C’est au fond la même chose. Prendre
conscience de soi, de ses actes c’est tirer un enseignement,
bon au mauvais, c’est faire, donc construire. En notant
toutefois que toute construction n’est pas
nécessairement bonne ; il faut non seulement bien construire
mais aussi construire pour une « bonne
cause ». Au-delà du
problème de la construction lui-même se pose donc
celui du sens et de l’usage. Le bâtiment peut
être aussi bien temple que prison. Cette
difficulté d’usage des langages complexes
soulève un problème grave’ qui est
celui de l’exigence. On peut aimer la musique, je veux dire
entendre et écouter de la musique, sans être le
moins du monde capable de comprendre et encore moins de faire de la
musique. On participe à une sensation, voilà
tout. Tout le monde n’a pas le don musical, mais on peut
apprendre au moins des rudiments. De même l’usage
de la langue, même maternelle, ne va pas toujours de soi et
assurément tout le monde n’est pas
poète. Mais on peut faire des efforts pour
s’exprimer mieux que…banalement. Il ne faut donc pas se
contenter, facilement, d’un usage au premier
degré, et dans le symbolisme moins qu’ailleurs.
Comme les autres langages, le symbolisme ne s’accommode pas
de la seule connaissance des mots-symboles. Il faut que ces derniers
soient les mots justes, correctement mis en œuvre par la
grammaire qui leur est propre, c’est-à-dire par le
plan approprié.
Connaître
des mots ou des symboles cela permet de désigner, sans plus,
non de s’exprimer. Nous retrouvons ici le symbolisme de
l’enfant qui ne sait ni lire ni écrire.
Connaître des objets-symboles n’a pas beaucoup plus
d’importance que de connaître le lexique
d’une langue étrangère. Les mots sont
les éléments d’une langue, les symboles
sont les constituants d’un système symbolique et
ils ne prennent leur sens qu’au sein de ce système
De même que l’outil fait émerger
l’homme à la conscience, le symbole doit nous
faire émerger à la conscience du
système symbolique, et, au-delà à la
recherche du sens dont nous avons vu pour commencer qu’il
était une des raisons d’être du
symbolisme. Il faut donc chercher les lois de ce système
c’est-à-dire la grammaire. Il va de soi
qu’il faut prendre ce terme de grammaire au sens analogique
puisque nous savons bien qu’il ne saurait y avoir
là de règles aussi strictes que dans le domaine
du langage articulé ce qui rend compte de la
diversité infinie des interprétations symboliques.
La grammaire de la langue, la vraie, ne dit pas le pourquoi du
discours. Elle dit comment faire le discours, comment le rendre
intelligible. Le pourquoi du discours réside dans
l’esprit de la personne qui désire
s’exprimer, qui veut transmettre. La « grammaire »
du symbolisme au contraire donne le pourquoi sans être
précise sur le comment, ce qui en marque le
caractère pré-rationnel. Cette grammaire
c’est le cadre dans lequel est mis en jeu le symbolisme,
c’est le rituel, plus largement le rite et l’action
rituelle. Cette action rituelle se résume au fond, et quel
que soit le degré, à une seule chose mais
d’importance fondamentale : la création
d’un temps et d’un espace particuliers.
C’est à dire l’ouverture et la fermeture
des travaux. Aussi importants que soient les actes, entre ces deux
moments, leur importance est sous la dépendance de ces
instants. Voila le pourquoi. C’est parce que cet espace-temps
est créé, parce que l’on est revenu
à un monde originel que l’on peut tenter de
retrouver l’esprit du langage originel.
Reste le comment. Il faut apprendre à lire et à
entendre, raisonner puisque nous ne pouvons pas nous
dépouiller totalement de ce que la vie nous a faits et que
nous sommes à l’âge de la raison. Il
faudrait si j’ose dire raisonner notre raison. Laisser la
bride à l’imagination, à
l’instinct, à la poésie qui a aussi
leur place. Et surtout, surtout, une fois étudiés
les mots du lexique symbolique, réintégrer
ceux-ci dans le cadre plus large du système auxquels ils
appartiennent. Le maillet, à lui seul, ne veut pas dire
grand chose. Accouplé au ciseau, il prend
déjà plus de sens. Mais de sens il ne prend
vraiment qu’en considérant la raison de
l’action conjointe qui est la taille de la
matière. Un symbole ne prend donc de sens et il
n’est vraiment porteur d’enseignement que
replacé dans son système symbolique
d’origine et, plus encore, ce système dans le
cadre culturel qui lui a donné le jour. On fera la
différence entre cadre et système, le premier
contenant le second. C’est ainsi que nos symboles forment le
système « symbolisme
maçonnique » contenu dans le
cadre culturel plus général de la
« civilisation occidentale ».
Il y a par exemple un symbolisme des couleurs parce que les couleurs
ont une importance dans un cadre culturel donné (religieux
par exemple). C’est dans, ou mieux pour ce cadre, que
s’élabore un système symbolique des
couleurs. En la matière, c’est
l’existence du symbolisme des couleurs qui est universelle et
non la valeur de chacune des couleurs prises individuellement. Ce qui
vaut en Chine ne vaut pas nécessairement en occident.
La taille de la matière ne prend toute sa valeur
qu’en considération de la construction de
l’individu. Cette construction est un
élément du projet plus vaste qui consiste
à considérer l’être ou la
personne dans l’univers et face à son destin. On
voit alors comme tout s’enchaîne, du pourquoi au
comment, de proche en proche, du plus petit au plus vaste, et comme
réponse à la question universelle du sens de la
présence et de l’action de
l’être humain.
Cette question, aussi vieille que le genre humain, était
déjà posée par les initiations
antiques et les religions à mystères. Des
réponses y étaient données,
adaptées à l’époque et
à la mentalité. Et l’on voit bien
pourquoi la raison, si elle est utile ne peut être que
jusqu’à un certain point. La nature de la question
est d’ordre spirituel, les sciences, les philosophies, les
théologies apportent des réponses, chacune en ce
qui les concerne. Rien ne peut apporter une réponse
absolument vraie. Le symbolisme non plus, il apporte un
éclairage supplémentaire mais ne saurait suffire
à lui seul. Et on se demandera si l’important
n’est pas de chercher plutôt que de trouver.
Le symbolisme est un monde et un état d’esprit.
C’est une vision des choses et des êtres, un
langage qui parle par évocation, plus au non-conscient
qu’à l’entendement rationnel. Bien que
fondamental, le symbolisme est comme le reliquat extrêmement
ancien qui se faufile malgré les aléas du temps
au travers la tapisserie de l’histoire. Son fil peut
apparaître et disparaître, changer de couleur, il
est toujours présent, visible ou caché car il
fait partie de la nature humaine. Le symbolisme maçonnique
est une des versions, mieux même une des visions, une des
appréhensions à un moment donné et
dans un temps particulier du grand fleuve du symbolisme. Il est
spécifique parce qu’il se propose un but
particulier. Comme est particulier le symbolisme religieux
d’une croyance donnée. Le costume change, le
rôle peut varier, mais l’acteur reste
inchangé.
L’histoire, telle que nous la concevons n’existe
que par des « documents ».
Dans le domaine de l’histoire des idées et de la
pensée, les documents sont rares. Pas de monuments anciens
même en ruines, pas ou peu d’inscriptions, des
textes rares d’interprétation parfois difficile et
souvent discutée. Dans ces conditions, des pans entiers de
l’histoire sont ignorés, et à bon
droit. Il suffit pourtant d’une découverte, disons
archéologique, pour que surgisse d’un coup une
réalité jusqu’alors méconnue
ou discutée C’est ainsi que le fil
caché de la tapisserie émerge à la
lumière pour participer, à nouveau, au
décor de l’histoire. Considérons la
portée symbolique de la construction. Construire,
c’est s’approprier le sol, s’y implanter.
On ne bâtit pas pour partir mais pour rester. Mais au prix de
la perte de la liberté : celle du nomade. On retrouve la
dualité Abel contre Caïn qui se manifestera dans
l’histoire sous la forme des invasions qui conduiront, en
partie, à la chute de l’empire Romain. On se fixe
au sol pour y fixer l’animal nouvellement domestique
qu’il n’est plus besoin de chasser. Il en sera de
même pour la plante. On fabrique des enclos pour les animaux
et les hommes. Enclos fait de pieux dont les outils de mise en
œuvre seront la hache et le maillet, même si hache
et maillet sont de pierre. Le premier maillet fut sans doute une lourde
pierre brute, assez maniable pour atteindre son but. Le symbolisme de
la construction, vertical, trouve sa raison ou une raison dans le
changement fondamental du mode d’être de
l’homme désormais fixe au sol. Ce symbolisme de la
construction n’est pas concevable chez le nomade ou
prédomine l’horizontale de l’espace, du
changement permanent. Il y aura place chez le nomade pour le symbolisme
de l’étendue, du cheval et des armes. Le fixe
s’oppose au mobile, le vertical à
l’horizontal, les outils aux armes. Le monde actuel retentit
encore de l’écho de la dualité
d’Abel et de Caïn sous la forme de la crainte et du
mépris à égard du nomade jusque dans
le cinéma qui nous montre dans le western,
l’antique opposition entre le fixe et le mouvant.
Cette construction repose sur deux principes symboliques fondateurs. De
même que la tenue peut se résumer fondamentalement
à l’ouverture et à la fermeture des
travaux, deux principes symboliques sont particulièrement
fondateurs. Il s’agit du dépouillement des
métaux et de l’engagement de poursuivre au dehors
l’œuvre commencée dans le temple. Il y a
une superposition parfaite. Le dépouillement des
métaux correspondant à l’ouverture,
l’engagement de poursuivre l’œuvre
à la fermeture. La tenue ouvre un espace temps symbolique,
les principes fondateurs créent une dynamique interne
à l’individu, se dépouiller
d’abord, construire ensuite, et toujours. Reste à
déterminer ce qu’il faut entendre sur le plan
symbolique et spirituel par dépouillement des
métaux et œuvrer à continuer. Ce
n’est pas le sujet de ce jour, mais il paraît
difficile de ne pas l’évoquer au passage.
Au-delà de l’interprétation des
« symboles-objets »
il y a la vision « symbolique »
de faits ou d’événements,
d’œuvres et de mythes. Cette vision qui peut
être pas bien reçue, s’effectue au
travers du filtre coloré -et peut-être
déformant- du symbolisme. Pour autant, cette vision
présente un intérêt
esthétique, culturel ou spirituel. C’est ainsi que
l’on peut voir, dans le miracle
évangélique de la multiplication des pains, une
anticipation de l’eucharistie. Immédiatement
à notre porte les œuvres de la peinture, de la
littérature, du cinéma prêtent souvent
à interprétation symbolique. Des courants
esthétiques en ont pris le nom, et Baudelaire me
prêtera son talent pour terminer :
La Nature est un temple où de vivants piliers.
Laissent parfois sortir de confuses paroles ;
L’homme y passe à travers des forêts de
symboles ;
Qui l’observent avec des regards familiers.
Le poète nous laisse pressentir un nouveau langage : le
langage intérieur qui se passe de mots, usant plus
d’images, de concepts, de souvenirs, bref
procédant essentiellement sur le mode symbolique. Or le
travail initiatique est un travail intérieur, par
appropriation de ce qui a été perçu du
monde symbolique. C’est dans ce lieu, dans
l’intimité de la personne et pour sa
transformation, que le symbolisme prend à la fois et son
sens et sa force.