Un axe des Symboles
Non communiqué
La richesse de la FM ne cesse de
m’étonner ! Le regard de celui qui cherche est
constamment attiré dans des directions fort
différentes. Chaque symbole rebondit sans cesse sur d’autres
symboles qui tout à coup l’éclairent et
font évoluer ses significations.
J’ai donc depuis longtemps cherché si un lien unissait les
divers symboles et clarifiait leurs significations.
Et il me semble bien avoir trouvé quelque chose, mais
depuis, une interrogation me poursuit.
Cela part d’une évidence : l’existence de ce que
j’appellerai ici un axe de symboles ; mais ce constat appelle une
recherche de sens. Et la je me perds en conjectures.
J’ai donc choisi de vous faire part de mes réflexions sur ce
sujet, et de faire appel à vos remarques et suggestions pour
les faire avancer.
Cette planche comprendra donc deux parties : la description de cet axe
de symboles en L, puis une présentation de
l’état de mes réflexions quant au sens
que l’on peut éventuellement donner à cet
ensemble. Ensuite, j’espère, viendront les
réactions des FF, desquels j’escompte une clarification de
mon propos et des réponses à ma question.
Je vous propose, en guise de titre à ce travail :
Un axe de symboles en L
Que nous indique-t-il ?
Avant l’ouverture des travaux, les ténèbres du
monde profane règnent dans la L à l’exception
d’une étoile allumée sur le plateau du V M.
Cette étoile restera allumée
jusqu’après la clôture des travaux et la sortie
des FF.
Une présence lumineuse au sein des
ténèbres va donc précéder
l’ouverture de la L et succédera à sa fermeture.
Le GADLU est ainsi manifesté par cet
élément lumineux et permanent au sein des
ténèbres.
Le génie de la FM permet à chacun de projeter
dans ce symbole du GADLU ses propres croyances ou
représentations. Certains y voient le Dieu de leur religion,
certain y voit la Grande Architecture, d’autres les Lois de la nature,
etc., etc.
Le GADLU évoqué par cette étoile
n’est pas directement représenté en L.
Il est le non matériel, le non temporel, et ne peut donc pas
être représenté directement. Il est
au-delà, il est l’essence, le principe des principes duquel
tout en L découle et se manifeste.
Le Delta lumineux est une représentation
symbolique du principe créateur du GADLU.
Le Verbe créateur, non matériel et non temporel
est ainsi image, et ce symbole est placé au plus haut de la
L.
Il s’agit d’une représentation symbolique et je vois donc
là un premier niveau de densification depuis le GADLU,
le non matériel et non temporel, l’essence
représenté ici par le ternaire de son pouvoir
créateur.
Le Delta s’illumine à l’arrivée du V
M à l’Orient. A ce moment le Delta devient rayonnant. La
présence du V M à l’Orient semble permettre
l’activation du Delta et donc son expression, sa manifestation, par, ce
qui est une caractéristique du V M.: la parole.
Le Delta devient rayonnant par l’arrivée du V M.
A quoi sert la lumière si ce n’est à nous
permettre de mieux appréhender notre univers. Le V M est
en L l’une des manifestation du GADLU. Par lui le GADLU se
manifeste maintenant dans le plan humain. Un plan plus dense que le
plan des principes du Delta rayonnant.
Le V M devient ainsi le symbole du Verbe agissant. Son
épée flamboyante est là pour nous le
rappeler.
A ce stade de cette planche, je situe donc une cascade de trois plans différents et de densités croissantes :
- Le GADLU, à la gloire duquel nous travaillons. Le Principe des principes. Non représenté parce que non représentable.
- Le Delta rayonnant. Symbole universel. Le plan des principes. Représentation symbolique du verbe créateur.
- Le V M. qui manifeste le GADLU sur le plan sensible et humain. Il manifeste le Verbe en action : la parole.
Et cette cascade continue, toujours selon l’axe Orient –
Occident de la L et dans un ordre de densification croissante en
rencontrant maintenant le VLS.
La Parole est ici plus densifiée encore, elle est
écrite, matérialisée, figée
; traduite dans des mots.
Le VLS est posé sur l’Autel des serments,
lui-même surélevé par rapport au
pavé mosaïque, qui est le plan le plus bas de la L.
La Parole est ici manifestée dans une forme plus accessible
à l’esprit et à l’intellect.
Le VLS transmet de génération en
génération l’enseignement de la Sagesse ancienne.
La morale. La règle. Il invite à la
réflexion et à
l’élévation de
l’âme.
L’équerre et le compas entrelacés
indiquent le mode de lecture à lui appliquer, ce qui peut
donc laisser supposer qu’il pourrait y avoir d’autres modes de lecture
de ce texte.
Continuant notre cheminement descendant, nous
rencontrons maintenant le Tableau de L.
Dans le Tableau de L le verbe est décliné, non
plus dans des mots, mais de façon plus prosaïque
encore dans des formes figées, dans des dessins
représentant les outils et les matériaux de
l’œuvre à accomplir.
Posé à même le pavé
mosaïque, il est au point le plus bas de la L, au niveau le
plus dense, le plus lourd. Le pavé mosaïque
représente le monde de la dualité dont nous
participons. C’est le blanc et le noir, le oui/non, l’opposition. Mais
par son travail, le Maçon discernera et extraira la
complémentarité et l’union sur lesquels il
s’appuiera pour cheminer.
Et puis il y a cet espace entre le Tableau de L et l’Occ… Le lieu
ou les Maçons travaillent que nous désignons
comme « entre les Col » et qui
s’étend en fait à tout l’espace
où siègent les FF.
C’est le lieu où nous venons pour travailler, pour nous
purifier, nous ressourcer, nous recréer et nous construire
dans un univers de lumière, d’initiation, de
spiritualité, et de réflexion.
Le rituel nous invite à « achever
au dehors l’œuvre commencée dans le
Temple ».
Cette spiritualité développée en L
doit donc s’exprimer là-bas, à l’Occ, hors du
Temple, c’est à dire dans le monde profane, là
où brillent les métaux, là
où tout est encore plus dense, plus lourd que n’importe
lequel des éléments du Temple.
Le Tableau de L nous indique à cet égard que le
monde profane est un plan d’un niveau inférieur
à celui de la L, puisque 3 marches nous en
séparent. Il précise même que ce plan
est seulement constitué de la dualité, de
l’opposition.
Ainsi donc, je situe maintenant un axe de symboles qui traverse la L
dans son axe Or- Occ un peu comme une colonne vertébrale,
allant du plus subtil au plus dense, du plus sacré au plus
profane.
Je résume :
- Le GADLU: le Principe des principes. Non représenté parce que non représentable.
- Le Delta rayonnant : Le plan des principes. Symbole universel. Représentation symbolique du verbe créateur attribut du GADLU.
- le VM : verbe agissant, la parole.
- le VLS : la parole écrite, fixée dans des mots. Il enseigne la Règle, la morale
- le Tableau de L : l’enseignement est ici tracé, densifié. Il montre le travail à accomplir
- la L : l’espace ou les Maçons se recréent sur une base de dualité dans laquelle ils cherchent l’unité.
- l’Occ : la multitude, le monde de l’opposition et du combat, le lieu ou doit s’appliquer le Travail des Maçons.
Je synthétiserai même cet axe en 7 points, selon 3 aspects prédominants :
- le Verbe : évoqué au sujet du GADLU et du Delta rayonnant.
- la Parole : pour le VM, le VLS, et le tapis de L.
- les Nombres : pour la dualité du pave mosaïque et pour la multitude de l’Occ
Mais l’on pourrait aussi effectuer un classement par :
- l’inspiration : GADLU et Delta rayonnant.
- l’expression : VM, VLS, et tapis de L.
- l’action : sur le Maçon, pour le pave mosaïque ; sur la cité, pour l’Occ
Voici donc exposée la première
partie de cette planche.
Je passe maintenant à la seconde partie, mais me voici tout
à coup bien embarrassé ! Et j’en appelle
à votre sagacité.
Dans un premier jet, j’avais cherché à
détailler cette chaîne de symboles dans ses
tenants et aboutissants. Mais j’en suis resté
très insatisfait.
Cette insatisfaction venait du fait que suite à ces
constats, il ne me restait rien ou presque, si ce n’est la sensation
d’avoir effleuré quelque chose qui était peut
être important, en tout cas qui avait attiré mon
attention.
Ce que j’avais écrit ne m’apportait qu’au
niveau intellectuel. Rien d’autre. La réflexion
était comparable à celle d’un comptable ou d’un
épicier qui décrit et classe. Tout cela me
restait extérieur. Rien n’avait bougé en moi !
Or, je suis bien convaincu que nos planches et nos
réflexions n’ont d’intérêt que si elles
débouchent sur des changements ? Qu’ils soient en actes ou
simple changement de comportement ou d’attitude, je pense que nos
travaux doivent me servir concrètement dans le changement
que je suis sensé opérer sur moi-même.
Sinon, que fais-je ici ?
Mes FF, et je vous le disais en introduction, je souhaite que cette
planche provoque une réflexion en commun, mais mon but en
cela est très égoïste : je souhaite
éclairer ma lanterne à vos lumières.
Nous sommes si différents les uns des autres
que le sujet que je vous propose est forcement observé et
analysé de façons très diverses. Le
lieu où nous sommes permet l’expression de
réflexions différentes, mais nous invite aussi
à ne pas nous arc-bouter sur elles dans un
réflexe visant à consolider une
rationalité déjà construite. Je crois
qu’il y a à gagner à accepter
d’être déstabilisé. Et
concernant cette planche, je ne doute pas qu’une
complémentarité apparaîtra de ces
regards différents.
Je vous propose maintenant une brève présentation
de quelques-unes de mes remarques et réflexions relatives au
sens que l’on peut éventuellement donner à cet
ensemble symbolique.
A quoi un tel axe de symboles peut-il bien servir ? Que peut-on, que
doit-on concrètement en faire ?
L’ensemble m’apparaît si fortement construit qu’il
me semble impossible qu’il ait pu être ainsi conçu
sans qu’une intention forte n’ait présidé
à cette construction.
L’axe de symboles évoqué plus haut
m’apparaît comme un chemin, une échelle,
ou du moins une suite de repères pour le FM qui cherche.
J’ai donc voulu l’envisager en sens inverse de ma
précédente description, c’est à dire
telle qu’elle apparaît, tout d’abord au postulant, puis au
FM cheminant vers la Lumière, c’est a dire, en parcourant
cet axe de symboles, depuis le plus profane jusqu’au plus
sacré, du monde créé au principe
créateur.
Notons d’ailleurs au passage que GADLU et Occ,
Créateur et chose créée, s’ils sont
évoqués dans cet axe de symboles, sont en fait
extérieurs à la L.
Cette observation m’amène à situer la L
comme un espace particulier, un monde entre les mondes, une porte : un
lieu du passage et de transformation, de transmutation.
Au début de cette tenue, nous avons franchi le seuil
encadré des deux colonnes, parce que nous étions
« appelés du travail à la
recréation ». Nous refranchirons ce
seuil tout à l’heure pour passer « de
la recréation au travail ».
Ainsi donc le rituel nous indique clairement qu’ici, en L, nous nous
« recréons ». Il nous indique aussi que
le véritable « travail du
Franc-Maçon se trouve au-delà du seuil, dans le
monde profane, puisqu’il nous faut » passer de la
recréation au travail.
A ce propos, je remarque que les Colonnes qui marquent le seuil de le
L ne sont pas des supports architecturaux, sinon le nom
approprié serait « piliers ». Les
Colonnes, comme les obélisques égyptiens,
marquent une frontière. Elles délimitent et
différencient un monde d’un autre.
La Bible, dans sa grande précision, situe les
deux colonnes du Temple de Salomon à
l’extérieur du Temple, et plus
précisément, dans le vestibule menant au Temple.
Ainsi, compte tenu de la position des colonnes dans notre Temple, nous
sommes à l’extérieur du
véritable Temple à construire qui est le monde
profane. Et c’était bien le cas de la L des
constructeurs de cathédrales qui était
située à côté du chantier de
la cathédrale en cours de construction.
Ayant franchi le seuil de la L, le Maçon se trouve donc
dans un espace particulier. Il vient se recréer dans la L.
S’il se recrée, c’est qu’il participe quelque part du
Créateur, ou du moins qu’il s’en rapproche.
Il me semble que cet axe de plans, du plus lourd au plus
subtil, est proposé au Maçon pour sa
recréation, par une intégration progressive de
chacun de ces plans au fil de son cheminement initiatique.
Il est d’abord invité à s’ouvrir dans le silence
pour mieux discerner la dualité ; pour comprendre – prendre
en lui – la complémentarité, puis
l’unité qui apparaissent dans le pave
mosaïque qui est son plan d’évolution.
Le tableau de L lui indique les outils de ce travail et l’objet de ce
travail : la pierre brute : lui-même.
Le Tableau de L constitue un véritable plan de la L. Un
plan qui invite au travail. Les trois piliers, supportant les
« trois petites lumières
» invitent à mener
l’élévation à partir du
plan. C’est le travail que doit mener le Maçon sur
lui-même. Un travail spirituel. La construction de son propre
édifice en s’élevant au-dessus du plan
de la dualité qui est sa nature première.
Et s’élevant, il en viendra à
travailler sur le VLS et méditera sur l’enseignement des
Anciens.
Dans cette logique que je vous propose, Il s’agirait pour le
Maçon de se rapprocher toujours plus du GADLU.
Mais la suite de la progression m’échappe.
Le GADLU, à la gloire duquel nous
travaillons, est le principe des principes, l’inconnaissable,
l’innommable, et le non représenté. Il
imprègne chacun des éléments de la L.
C’est la source dont tout émane. Chacun des symboles ou
groupes de symboles ne serait en fait qu’une de ses expressions
à un niveau de densité donné.
Son évocation me semble donner du SENS à cet
ensemble qui sans lui ne serait guère qu’un amoncellement
hétéroclite d’objets.
Mais, je ne suis pas religieux, et ne peux donc me satisfaire d’un
Créateur tout puissant à l’image du Dieu des
religions. La notion de Principe Créateur me convient mieux.
Mais elle est obscure, et si elle me convient, c’est
peut-être parce que cette obscurité me permet de
fuir quelque chose qui me dérange !
Car enfin, qu’est-ce donc que ce principe créateur s’il
n’est pas Dieu ?
Et cette interrogation que je formule me dérange. Pourtant
je ne peux pas ne pas la formuler. Je ne suis ni déiste, ni
athée qui tous deux affirment savoir. Je me situe ailleurs,
agnostique, je sais que je ne sais pas, mais je pressens quelque chose.
Enfin, je crois !
Le cheminement initiatique aurait-il pour vocation de se
développer dans une sorte de mystique ? Et cette mystique
peut-elle être laïque ?
La déclaration de principes de notre
Obédience stipule dans son 1er article : La Grande Loge de
France travaille à la Gloire du Grand Architecte de
l’Univers. Tous nos textes ou planches doivent même commencer
par l’invocation ALGDGADLU.
Si ma réflexion n’est pas que du délire
d’interprétations abusives, cette invocation au
GADLU liminaire à nos travaux me semble bien indiquer
que tout ce que nous faisons, nous le faisons pour et par lui !!!
Le GADLU serait donc la finalité de
l’amélioration de l’homme. Mais quelle place lui
accordons-nous vraiment dans nos travaux, en dehors des invocations ?
Parfois je me demande ce que cela pourrait bien changer dans nos
paroles et dans nos actes si cette référence au
GADLU devait être supprimée !
L’invocation me semble bien souvent n’être qu’une
vaine incantation !
Dans mes cogitations j’avais envisagé une
autre piste dont je vous ferai grâce des détails.
Je les ai seulement mis en annexe à cette planche.
Cette autre piste était basée sur le constat que
tous le éléments de la L se regroupaient
toujours par trois et comportaient toujours l’un des
éléments de l’axe que je vous ai
décrit. Et ce, qu’il s’agisse d’ensembles de symboles, ou
même des aspects organisationnels du fonctionnement de la L.
Ainsi, chaque symbole, ou élément de
fonctionnement de la L relève de l’un ou l’autre des plans
de densité décrits plus haut, ce qui le situe
dans l’échelle du plus lourd au plus subtil, et
devrait induire en nous une attitude particulière.
Une autre logique concernant cet axe peut se résumer ainsi :
Chacun des éléments de cet axe Or – Occ
révèle un monde, un plan de
réalité particulier, et ces plans, selon la Loi
de trois manifestée par le Delta lumineux, se manifestent
chacun par une Triade. Et le VM apparaît comme le point
focal, le point de convergence et de cohérence de toutes ces
triades. Des plans, bien différents dans leurs natures, mais
qui sont complémentaires et indissociables pour un juste
fonctionnement de la L.
Il apparaît rapidement que le VM est tout autant
responsable du SENS que de la COHERENCE. Et c’est sans doute une rude
tache que de veiller à l’équilibre
juste et simultané de ces différents plans !
Je retire de ce travail un respect accru pour la tradition dont nous
sommes les héritiers.
L’ensemble m’apparaît toujours plus riche et
impressionnant de rigueur et de perfection. Et encore suis-je bien
conscient de n’en percevoir que quelques facettes réduites.
Je souhaite que nous sachions prendre soin de ce trésor dont
nous sommes les dépositaires, afin qu’à notre
tour nous puissions le transmettre intact aux
générations d’Initiés
à venir.
Mon souhait, était d’arriver à formuler
l’existence de cet axe Or – Occ reliant différents plans
de manifestation et de vous inviter à réagir sur
le sens qu’il conviendrait de lui donner, et qui sait,
peut-être d’en tirer des conclusions pratiques.
Je rappelle ma question : le cheminement initiatique aurait-il pour
vocation de se développer dans une sorte de mystique ? Et
cette mystique peut-elle être laïque ?
Je vais maintenant me taire, enfin, et vous écouter.
VM, et vous tous mes FF,
J’ai dit !
G S
ANNEXE
Cette notion de niveau de manifestation selon des plans
différents me semble intéressante (et
même, importante) a prendre en compte lorsqu’un
élément symbolique ou organisationnel de la L
est évoqué.
On pourra vérifier que chacun de ces
éléments se réfère
à une triade de symboles qui incluent toujours au moins un
des éléments de l’axe décrit plus
haut. Ce qui permet de situer cet élément dans
l’échelle des plans définis par cet axe.
Le Delta, symbole du GADLU , est ternaire dans sa construction. Il
rappelle que toute création s’exprime en trois
éléments complémentaires.
Triades :
Chacun des éléments de cet axe Or – Occ
révèle un monde, un plan de
réalité particulier. Ces plans, selon la Loi de
trois, se manifestent chacun par une Triade.
Le VM point focal :
Le VM apparaît comme le point focal, le point de
convergence et de cohérence de ces triades. Des plans, bien
différents dans leurs natures, mais qui sont
complémentaires et indissociables pour un juste
fonctionnement de la L.
Ainsi,
Expression du GADLU :
Nous retrouvons la triade déjà citée
des trois niveaux d’expression du GADLU : l’inconnaissable, non
représenté – le niveau des principes : le Delta –
I’humain : le Vénérable Maître.
Monde sensible :
L’essence du monde sensible spatial et temporel est
manifestée en L par la triade: Delta – soleil – lune.
La manifestation du monde sensible spatial et temporel est
manifestée en L par la triade: soleil, lune et VM.
L’expression du Verbe :
Le verbe s’exprime dans une autre triade : le V M qui incarne le
verbe agissant, vivant, c’est à dire : la parole – le VLS
qui est la parole écrite, densifiée,
fixée- le Tableau de L qui en est une expression plus dense
encore par sa symbolique tracée.
Pouvoir :
Le Vénérable Maître,
l’épée flamboyante et le maillet
manifestent la triade du pouvoir en L. Pouvoir du verbe, pouvoir
spirituel, pouvoir temporel.
Administration :
L’administration de la L se retrouve dans une autre triade : le VM,
qui incarne le pouvoir, le Secr qui est la mémoire, et
l’Orateur gardien de la Loi.
3 Grandes Lumières :
Autre triade : les trois grandes Lumières de la FM qui
sont composées par le VLS, l’équerre
et le compas. L’équerre et le compas indiquant le
mode de lecture à appliquer au VLS.
Direction des travaux :
La direction des travaux des FF en L est assurée par la
triade: VM, premier et deuxième Surv.
3 niveaux d’action :
Je situe aussi trois niveaux d’action de la F M :
· en L, la spiritualité ; la
recréation, que focalise le V M ;
· hors L : le travail qui concrétise et fait
partager l’acquis spirituel ;
· le seuil de la L : ou s’observe le constant va et vient
du Maçon entre l’Or et l’Occ. Il y laisse ses
métaux, et, dans l’autre sens, il veille à ce que
« la lumière qui a
éclairé nos travaux ne soit pas
exposée aux regards des profanes ».
Le seuil :
Le seuil de la L est encadré des deux col et est
gardé par le F Couvr. Un seul accès
à la L. Et encore faut-il montrer « patte blanche
» pour que l’entrée soit
accordée ! (I’expression populaire « patte blanche
» prend ici un sens remarquable). Remarquons que les usages
veulent que le Couvr soit un ancien VM qui trouve à ce
point de passage à l’Occ une suite logique à son
action menée à l’Or. Apres avoir
présidé à la recréation, il
siège ensuite logiquement devant la porte du travail.
D’autres triades se discernent, qui elles aussi
convergent vers le VM. Par exemple :
L’argent :
L’argent en L : Remarquons que le VM, le Tres et l’Hosp sont les
trois officiers concernés par l’argent en L.
L’administration de la justice maçonnique concerne le VM,
l’Orateur et le Secr.
La Justice :
Le jugement, lui, est rendu par une autre triade : le VM et les deux
délégués judiciaires.
L’opératoire :
Le Maître des Cérémonies et l’Expert
sont les émanations agissantes du
Vénérable Maître. Cette triade est
celle de l’opératoire en L.
La reconnaissance :
La patente, le Vénérable Maître, le
Député manifestent la reconnaissance sociale de
la L, c’est à dire le lien avec
l’obédience.
Sans doute y a-t-il d’autres triades à discerner. Je n’ai
pas ici cherché l’exhaustivité.