Le tablier du Maçon
P∴ L∴
C’est en lisant plusieurs livres concernant la
Franc-maçonnerie, que l’idée
m’est venue, de réfléchir un peu plus
que d’habitude, sur un de nos symboles le
plus important peut être de la Maçonnerie, notre
cordon de Maître n’étant qu’un
ajout du siècle des Lumières, pour mieux les
différences sociales existantes.
Signe important eneffacer
dans les LL permettant aux roturiers
d’être comme les nobles, en portant une
épée virtuelle.d’antan, niLe cordon
n’ayant
jamais fait partie du costume de travail des comp
l’épée d’ailleurs.
Mais puisque nous sommes dans
la partie vestimentaire, force est de constater,
que les gravures anciennes ne font porter le tablier de peau
qu’au tailleur de
pierre, et non au maçon ; on imagine mal, le
maçon grimpant sur un échafaudage,
ceint du tablier que nous connaissons. On peut imaginer sans peine, que
tous
ses mouvements, seraient gênés, et peuvent
être source possible d’accident, et
puis le tablier ne serait pas vraiment une protection utile, lorsque
l’on gâche
du mortier. Les hommes du Moyen Age, avaient eux aussi
l’esprit pratique.
Quant au tailleur de pierre,
toutes les représentations, nous le montrent,
maillet et ciseau, à hauteur du visage, et suivant
l’ouvrage en route, à genou,
ce qui rend la protection inutile. Pour le charpentier, rien ne permet
de dire
que le tablier, faisait partie du costume distinctif, des hommes de
métier,
seul le forgeron possède dans l’exercice de son
métier, un tablier de cuir,
mais beaucoup plus grand que celui du maçon
spéculatif.
Pour ma part, à l’âge de quatorze ans,
comme apprenti, dans une imprimerie,
spécialisée en lithogravure, j’avais
pour travailler la pierre de Bavière, avec
des acides, un grand tablier de cuir, afin
d’éviter les projections nocives.
Mais j’étais trop jeune pour devenir un
maçon.
Personnellement, je pense que je dois rechercher, dans une autreun tablier ?direction,
pourquoi
nous utilisons en L
La matière utilisée pour confectionner un
tablier, tout le monde le sait est de
l’agneau, ou tout au moins du mouton, beaucoup trop cher au
Moyen Age, pour des
ouvriers, et peu pratique, donc je vais m’orienter vers le
symbolisme des
religions.
Cet animal, est
présent dans toutes les religions du Livre ; tout
d’abord avec
le sacrifice d’Abraham, devant sacrifier son fils, et
cédant à l’injonction de
Yahvé, remplace celui ci par un bélier, et depuis
le Judaïsme, à la Pâques,
sacrifie un agneau. Ensuite le relais est pris par le christianisme,
qui lui
parle de berger et de troupeau, et qui lui aussi intègre
dans son rituel
l’agneau pascal du Judaïsme. La troisième
et dernière religion du Livre,
sacrifie le mouton, à la fin du Ramadan, pendant la
fête de l’Aïd. Les ancêtres
de la première religion, le judaïsme,
étaient essentiellement des pasteurs
nomades avec de grands troupeaux de moutons et de chèvres.
C’était la richesse
du pasteur. Qui attendait avec anxiété le retour
de l’équinoxe de printemps,
afin de retrouver des pâturages bien fournis. Je note que
l’année maçonnique
début elle aussi à
l’équinoxe de mars.
L’étymologie
du mot Pâques est bivalente, elle peut signifier
«sauter sur un
pied, mais aussi passage » ce qui nous approche de notre
rituel d’initiation
d’apprenti. Quant un profane frappe à la porte du
Temple, il passe du profane
et au sacré, la pièce de vêtement
symbolisant ce changement, c’est son tablier
d’apprenti, mais aussi sa marche hésitante dans le
Temple. D’autre part,
l’agneau représente la candeur, la
fragilité et l’innocence, ce qui est le cas
de tout profane, qui franchit la porte du Temple. Il doit quitter
l’habit du
vieil homme, et pour certains cela demande un gros effort, que
j’apparente au
sacrifice d’Abraham, il est toujours difficile de sacrifier
nos défauts qui
sont autant de fils à sacrifier. Dans le sens moderne du
mot, l’on parle du
tablier d’un pont, ce qui permet le passage pratique entre
deux rives, c’est
peut être aussi pour nous la transition entre deux mondes.
Il me semble difficile, de
contester les apports des religions dans nos
rituels, à preuve et entre autre dans un grade,
l’on parle de la Gnose, et dans
un autre des Roses Croix, donc sans vouloir fâcher qui que ce
soit, je me
demande si l’office de VM, n’est pas la forme
moderne du berger qui conduit les
moutons vers les verts pâturages de la Connaissance.
Autre explication de l’utilisation du tablier, un peu plus
ésotérique celle là,
le tablier serait un barrage, une protection, et une utilisation future
de
l’énergie sexuelle. Force qu’il ne faut
pas négliger, puisqu’elle est à la base
de toute vie, dans le règne végétal,
animal et humain. La reproduction sexuée
étant le grand moteur de la vie. Mais pour l’homme
cette énergie, ne doit pas
servir uniquement à la copulation, et ni au plaisir animal.
Le tablier en séparant le bassin, siège des
organes génitaux, du tronc, du cœur
et finalement du cerveau, doit suivant l’enseignement
ésotérique, non pas
empêcher l’énergie sexuelle
d’exister, mais au contraire, permettre
l’utilisation de cette force par le cœur, qui ne
l’oublions pas irrigue notre
cerveau, afin que l’homme atteigne des états de
conscience supérieure à ceux du
monde profane. Chez les Hindous on appelle cela la montée de
la Kundalini. Le
but pour le maçon étant plus simplement
d’être un homme libéré de ses
passions.
Et s’il suffisait d’un simple tablier pour faire de
nous des êtres de Lumière,
la vie profane serait bien belle.
Dans
l’immédiat, nos tabliers nous servent,
d’une part à distinguer les
différents grades mais aussi les différentes
Obédiences.
On peut trouver d’autres explications sur le port du tablier
par le maçon, les
unes et les autres, toutes aussi valables, éclairant
à chaque fois, nos outils,
mais une chose est certaine, notre tablier est un outil de protection.
J’ai dit