Le grand livre au sept scéaux
H∴ C∴ G∴
A L G D
G A D L U
Au Nom et sous la Juridiction du
Suprême Conseil pour la France
des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du
33ème et dernier degré du
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo ab Chao Deus Meumque Jus
Le delais de lecture imparti n’a pas été aussi long que pressenti Au départ, car l’objet de ce sujet est très vaste. Mais, pardonnez la longeur il me fut très difficile de synthétiser sans altérer le sujet.
Je me suis appuyé, donc sur le rituel d’une part et sur le livre de René Teillaud Murracioli qu’il en soit ici remercié pour les chapitres que j’aie plagié.
Le grand livre aux sept scéaux, auquel il est fait allusion n’est autre que l’apocalypse de Saint Jean. Le rituel c’est très largement inspiré de ce texte pour élaborer la cérémonie de réception au XVII degré du REAA.
Cependant, avant de commencer il me semble opportun de préciser ce qu’est une apocalypse. Ce mot a pour origine le grec ancien, dont la traduction exacte est mise a nu au sens propre et dévoilement au sens figuré. De nos jours le sens a evolué vers une signification de catastrophe. Ce genre littéraire était coutumier à cette epoque, et de communication orale, compte tenu de la situation politique dans cette région. Mais celui de Saint Jean sur injonction de l’ange fut écrit.
Ce texte, à la fois premonitoire est de style fantastique et esotérique, nous pouvons le rapprocher de l’Illiade, des travaux d’heracles et plus près de nous de la légende Arthurienne. Le but recherché est le même.
Que nous apprend ce texte et quelle en est sa conclusion. Comme dit précédemment le lieu géographique considéré était dominée par la Pax Romana et le Sahendrin avait perdu tout au parti de son autorité religieuse, comme le précise notre devise le chaos avait pris le dessus sur l’ordo. Et les événements récents sur Jésus de nazareth ajouter a la confusion. Le terrain était donc propice à cette prophétie messianique. Sahendrin, ce mot vient du Grec synedrion ça qui veut dire siéger en conseil.
Pour comprendre ce texte il nous faudra la foi qui animait le baptiste, l’amour qui caractérisait l’évangéliste tout en gardant l’esperance. Dans ce cas Dieu sera avec nous. Car si la compréhension intuitive et la connaissance intellectuelle ne sont pas de la même essence, elles doivent se compléter et se contrôler l’une à l’autre. Irène Mainguy considère ce texte comme étant l’ouverture de la onzième porte je cite : elle confronte chaque être à la force de l’absolu hors de tout temps cyclique il est à noter que ce degré de réception ne comporte aucun voyage, contrairement à tous les autres degrés, mais une marche spécifique pieds en équerre.
Le rituel commence l’ouverture de la cérémonie par l’incantation du très puissant qui correspond à l’adresse : sept eglises – sept chandeliers – sept étoiles le nombre du maître est employé quarante fois.
La cérémonie se poursuit, en présence des vingt quatre anciens. Qui sont ils ? Les douze ancetres des douze tribus d’Israel et les douze apotres. Les sièges matérialisent les vingt-quatre livres de l’ancient testament, qui deviennent ainsi le fondement des visions d’avenir. Jesus de Nazareth avait choisi symboliquement douze adeptes pour fonder le peuple nouveau qui va servir dieu dans un monde regenéré par l’evangile.
Et nous arrivons au sept sceaux.
Dans le rituel le très puissant s’adresse aux chevaliers et leur demande qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux. Les récipiendaires n’en sont pas juges dignes. S’ensuit une espèce d’ordalie qui ne sera pas aboutie, à cet instants les récipiendaires sont juges dignes de rompre les sceaux.
Une analogie peut être expliquée à ce moment, lors de sa reception au quatrième degré, le vénérable maître a eu les lèvres scellées par le sceau, à ce stade il est jugé apte à le rompre à la demande du très puissant.
Le premier sceau brise l’image qui en est retirée représente un cheval blanc. S’ensuit la tirade du très puissant je cite : quand l’agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j’entendis le premier des quatre animaux s’écrier d’une voix de tonnerre : viens ? Je regardai et je vis un cheval blanc. Celui qui le montait tenait un arc. L’agneau brise ensuite les six sceaux.
Deuxième sceau un cheval rouge feu celui qui le monte porte une epée. Troisième sceau un cheval noir celui qui le monte tient une balance. Quatrième sceau un cheval blème celui qui le monte se nomme la mort. Cinquième sceau permet d’entrevoir sous l’autel les âmes des martyrs. Sixième sceau déclanche un tremblement de terre. Septième sceau il se fit un grand silence.
La lecture de ce chapitre montre qu’il se compose d’une vision en deux parties. La première concerne les chevaux et leurs cavaliers, la seconde montre le résultat de leur action.
Le cheval, plus belle conquête de l’homme dit on, est chargé de symbolisme. Il peut représenter à la fois les éléments solaire et lunaire, air feu eau terre feu eau. Toutefois ce cheval n’est pas seul, il est monté par un cavalier. Dans sa vision Jean voit un cheval blanc son cavalier est armé d’un arc et on lui remet une couronne. Par sa couleur il devient la monture des conquerants spirituels des saints et des rois. L’arc, sa flêche s’identifie à l’eclair autrement dit à la lumière divine. Le blanc symbolise la pure énergie créatrice qui ne peut être que divine.
Le second est rouge feu, son cavalier brandit une grande epée nous savons que le feu a le pouvoir de transmutation dans l’Athanor. Sa mission est de bannir la paix afin que l’humanité puisse renaître et recevoir le message divin.
Le troisième est noir, son cavalier brandit une balance. Il est donc conduit par les forces du monde materiel. Tout se pese tout s’evalue. L’ange précise : – quant à l’huile et au vin ni touche pas. L’huile est sacrée et le vin se transmute en sang dans l’eucharistie. Ne pas oublier que le prince de Jérusalem au seizième degré porte une balance sur son tablier.
Le quatrième est blême son nom est la mort. Ainsi se termine le cycle des chevaux de l’apocalypse, mais si ils sont quatre en fait il n’en font q’un. Chacun accomplit une mission particulière.
Le cinquième sceau, sous l’autel des âmes immolées à cause de la parole de dieu.
Le sixième sceau depeint une scène inquiétante dans laquelle la lumière semble en danger. Le soleil devient noir car la lumière de l’esprit est voilée, tout comme le maître secret, la perception intuitive de la spiritualité semble difficile. C’est le résultat du travail effectué par le troisième cavalier, dont le cheval est noir, il annonce l’obscurcissement de lumière. Après cela je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre ici, contrairement à l’evangile, le très sage trace le tau sur le front du recipiendaire et lui passe un surtout de lin blanc. Le tau des hebreux était à l’origine un signe d’appartenance qui marquait le front des justes, c’est-à-dire ceux qui connaissaient la loi de l’alpha à l’omega.
On retrouve ce tau sur le tablier du maître installé. C’est un signe d’élection. S’ensuit l’oraison du très sage qui se termine je cite : le soleil et les feux ne les frapperont plus car l’agneau qui se tient au milieu du trone sera leur berger. Il les conduira vers des sources d’eaux vives et dieu essuiera toute larme de leurs yeux.
Le septième sceau sept trompettes.
Quand l’agneau ouvrit le septième sceau il se fit un grand silence dans le ciel. Et les sept anges qui tenaient les trompettes se préparerent à en sonner.
Les quatre premières trompettes : Un ange va jeter le feu de l’autel sur la terre, le tiers des arbres et de l’herbe furent consumés. Il faut comprendre qu’ils ne resistirent pas au feu purificateur. Le mot tiers va se répéter sur les fléaux des quatres premières trompettes. Ici nous retrouvons le nombre trois l’étude symbolique de ce nombre nous renvoie a l’unité.
La quatrième trompette nous indique que les eaux devinrent amères comme de l’absinthe, nous retrouvons la coupe d’amertume de l’initiation au premier degré.
Le message de ces quatre trompettes et clair, le feu a détruit tous ceux dont l’âme a refusé de s’ouvrir au feu d’en haut. Sans trahir un secret c’est le feu du XVIII degré que l’on retrouve dans la formule alchimique I N R I : igne natura renovatur integra, autrement dit : la nature sera renovée par le feu.
Alors furent frappés le tiers du soleil, lune, étoiles. La lumière principielle s’obscurcie. La cinqième trompette sonne.
Alors j’entendis un aigle qui volait au zénith…l’idée est que le message de la sixième trompette s’adresse au monde entier.
Je vis une étoile precipitée du ciel sur la terre. Il lui fut donné la clef du puit de l’abime… L’ange de l’abime s’applle abadon (mot sacre du degre) ce qui signifie en hébreux ruine ou destruction est comparé à de monstueuses sauterelles. Mais il épargnera les hommes marqués au front du sceau de dieu, nous l’avons vu le tau.
Le premier malheur est passé. La septième trompette sonne. Ainsi s’acheve le livre aux sept sceaux, l’evangile se poursuit ainsi que la ceremonie.
Le message à prendre en compte et clair la voie de notre salut spirituel passe par cette lumière que nous avons vue à la fois s’obscurcir pour revenir plus rayonnante que jamais dans les pas du divin. Le très sage nous à rappeller que nous sommes à présent cet agneau.
J’ai dit.