18° #815012

La Rose aux cinq pétales

Auteur:

L∴ B∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte de L’univers
Ordo Ab Chao
Deus Meumque Jus
Au Nom et sous la Juridiction du Suprême Conseil
pour la France des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33ème et Dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté

J’ai réparti ce travail en trois approches :

L’approche botanique
L’approche Chrétienne

L’approche Écossaise et alchimique qui sera plus amplement développée.

L’approche botanique

De quelle rose s’agit il ? Il n’est pas question ici d’une variété de roses ornementales modernes, avec tout les croisements et autres mutations génétiques dont celles-ci sont issues.

Non, il est ici question de la rose à 5 pétales dont l’origine est tout simplement : Sauvage ! Elle est la fleur de l’Églantier, rosier sauvage portant des roses formées de 5 pétales, au sens strict, c’est Rosa Canina : La rose des chiens, car ses racines étaient utilisées pour soigner la rage.

Elle est aussi Rosa gallica, dite rose de Provins, la rose des apothicaires que la légende attribue à Thibault IV de Champagne, rose qu’il aurait ramené des Croisades, cultivée depuis l’antiquité, ses boutons auraient été dotés de vertus médicinales. Notons que l’églantier a prospéré de tout temps, tant en Europe, qu’en Asie et en Afrique du Nord.

La rose de l’églantier, appelée rose de Jéricho puis également églantine, Églantine qui s’imposera comme un prénom féminin révolutionnaire présent dans le calendrier Républicain.

Enfin, cette espèce à l’origine sauvage et comportant 5 pétales, si elle est cultivée dans une terre riche, fertile et amendée, dupliquera sa corolle en multiples de 5, elle pourra se munir alors de 10 à 15 pétales, voir plus.

L’approche Chrétienne

Dès le début du Christianisme, la rose représente la vierge Marie, elle est la rosa mystica elle représente le mystère de l’incarnation, et de l’immaculée conception.

Elle est pour les chrétiens le symbole mystique de l’amour.

Sa représentation s’exprime dans l’art médiéval par les rosaces des vitraux des cathédrales. Elle est également associée au Christ avec la couronne d’épines et parfois aux 5 plaies qui lui ont été portées. Dans un autre registre, on la retrouve dans le sceau attribué à Martin Luther sous sa forme à 5 pétales portant en son centre un cœur et une croix.

L’approche Écossaise et alchimique

Même si son nombre de pétales n’est pas précisé, la rose est présente dès le 1er degré, elle apparaît dans le rituel au terme de l’initiation, après la remise des gants blancs : Lorsque le Vénérable, s’adressant au nouvel initié, lui dit : « je vous remet au nom de la Loge, une rose rouge, destinée à cette femme. En outre, soyez conscient que cette rose est aussi un symbole alchimique ».

Du cabinet de réflexion, la terre, avec le sel, le soufre et le mercure, l’acronyme V I T R I O L (anagramme de l’or y vit), puis les épreuves donc de la terre dans le cabinet de réflexion et celles des 3 voyages et les purifications qui s’en suivent par les éléments, air, eau et feu, jusqu’à la rose alchimique précitée, le 1er degré s’inscrit d’emblée dans la spécificité alchimique propre au REAA.

Au second degré nous découvrons l’étoile flamboyante qui sera étroitement liée à la rose a 5 pétales du Chevalier Rose Croix, rose qui s’inscrit dans un cercle, tel l’Ouroboros, et rose qui par ses 5 pétales, tout comme l’étoile flamboyante nous renvoie aux 4 éléments et plus encore à cette énergie d’activation, nommée Quintessence ! Il est aussi des analogies géométriques par le nombre 5 entre l’étoile pentagramme et la roses et ses 5 pétales, il en est de même pour le pentagone dans lequel s’inscrit l’étoile et notre rose.

Analogie également du feu par la couleur rouge de la rose et le flamboiement de l’étoile. Quand au 3ème degré, du sacrifice du Maître, de l’ordalie de franchissement du cadavre en putréfaction, de la découverte de la verticalité par la palingénésie engendrée par le relevage par les 5 points parfaits de la Maîtrise, la conversion du candidat ou plus précisément metanoïa est opérée, je ne peux qu’affirmer que ces changements d’état sont également de l’ordre de l’alchimie spirituelle.

Pour le Chevalier Rose-Croix, j’assimile son cœur brûlant d’amour d’un feu continu tel le creuset de l’athanor à la rose a 5 pétales placée au centre de de la croix à quatre branches, rose et quintessence, esprit ultime qui sublime les 4 élément primordiaux de la croix.

Et si l’étoile flamboyante du compagnon n’était que la substitution de la rose à 5 pétales placée au centre de la croix ?

A propos du Grand Œuvre :

A supposer que l’Œuvre au noir ait été réalisée par les 3 degrés en Loge symbolique, de même qu’a supposer que l’Œuvre au blanc l’ait été du 4ème au 14ème degré en Loge de Perfection, l’Œuvre au rouge serait alors du domaine du Chapitre…

La rose rouge est la fleur des alchimistes, elle apparaît blanche lors de la rosa alba : l’œuvre au blanc, puis elle devient rouge lors de la rosa rubea : l’œuvre au rouge. Par le processus des opérations alchimiques, l’œuvre au rouge finalisera le Grand Œuvre avec l’apparition de la pierre philosophale dite aussi pierre des sages.

Et si cette pierre était également la pierre cachée de l’acronyme V I T R I O L ? Cela signifierait il que le Chevalier Rose-Croix aurait trouvé sa pierre cachée ?

Ma réponse est oui, considérant par analogie que le processus alchimique sur le Franc-Maçon Écossais relève d’un processus que je qualifierais d’alchimie Spirituelle et celui-ci agissant sur sa propre personne, il me semble juste d’affirmer que du 1er au 18ème degré, de par l’évolution scalaire des degrés, par un travail d’intériorité continu, et s’imprégnant de la doctrine délivrée par le REAA, le Chevalier Rose-Croix a réalisé en lui même l’œuvre au rouge, par le dépassement de soi qu’implique le sacrifice, le Chevalier Rose-Croix est devenu Amour, amour représenté par son cœur assimilé à la rose à 5 pétales qui, au centre de la croix brûle d’un feu dynamique entraînant le Chevalier à l’action et au dépassement de soi par sa foi, son espérance et sa charité.

Placée au centre de la croix, notre rose à 5 pétales relie le macrocosme au microcosme, l’humain au principe, l’homme au divin.

Le Chevalier Rose-Croix porte en lui la devise : « DEUS MEUMQUE JUS ».

Conscient de sa double nature :

Divine, relevant de l’Être universel dont il procède. Humaine, soumettant ses actes à la seule détermination de sa conscience d’homme libre.

Ainsi pareil à l’or, purifié dans le four à fusion, le cœur du juste est purifié par le feu, ce principe de vie qui anime tous les êtres.

Et c’est par ce feu, que la sublime Charité, l’amour inconditionnel de toute vie, embrase le cœur des initiés et les pousse à remédier aux injustices, à rétablir le respect de la loi naturelle là ou l’on s’en est écarté, à faire régner l’ordre sur le chaos, à exalter les nobles sentiments, en un mot à rénover sans cesse la société des hommes.

J’ai dit.

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