Comment poursuivre sa quête lorsque l’on a atteint l’âge de la Plénitude ?
C∴ D∴
Je vais, aborder dans un premier temps le passage du 4ème degré à celui de G M A. Le 12ème degré qui fait l’objet de ce travail, celui de G M A voit une grande et impressionnante évolution depuis le 4e degré, que nous avons à peine le temps d’appréhender.
Lors de la cérémonie, nous passons de M S à Sublime Grand Chevalier élu sans transition ou presque mais en ayant l’impression certaine d’avoir raté quelque chose.
Il m’a fallu prendre le temps de revenir sur ces passages et les enseignements qu’ils apportent. Du temps et de la recherche pour essayer d’appréhender cette progression initiatique. Car on ne peut pas passer ces grades, sans chercher les Symboles sous les mots afin acquérir les nouvelles connaissances avec les outils, mis à notre disposition.
Pour cela je me suis imprégnée du rituel lors des ten. Et j’ai lu, entre autres : les grades de perfection d’Irène MINGUY ainsi qu’un livre d’Henri Rochais : Vie Maçonnique et Vie spirituelle dans la collection Pierre Vivante. Une voie pour l’occident : La F M à venir de Bruno Etienne. La F M. Rendue intelligible à ses adeptes d’Oswald Wirth. D’autres lectures dans Paroles plurielles, m’ont également inspiré.
En quelques lignes, je vais essayer de vous résumer le fruit de mes réflexions.
Le 5ème
degré Maître Parfait : présente la
décision de vengeance.
Le 6ème Secrétaire intime : celui de la suspicion.
Le 7ème Prévôt et juge : la
volonté de rétablir l’ordre.
Le 8ème Intendant des bâtiments : la
volonté de conserver cet ordre.
Le 9ème élu des 9 : celui terrible de la
vengeance et de la mort.
Le 10ème élu des 15 : celui de la justice avant
la mort.
Le 11ème Sublime chevalier élu : celui de la
récompense.
Cela me permet d’arriver devant vous ce soir pour continuer mon chemin. Arrivée au 12ème degré celui de Grand Maître Architecte.
Le 12ème degré, Interrompant les thèmes de vengeance et de justice, se rapporte à la désignation du successeur d’Hiram, qui doit pouvoir se sublimer pour la construction de l’œuvre en cours de réalisation. Il doit pouvoir, après des travaux préparatoires, utiliser l’étui de mathématique contenant les 7 outils.
Avec ces outils : une équerre, pas moins de trois compas : un simple, un de proportion et le dernier à 4 pointes, une règle, un tire ligne et un rapporteur, le rituel nous demande : « et maintenant que faites-vous ? ». La réponse est :
Je veux et je construis. Volonté ici affirmée comme une qualité première et fondamentale. J’ai pris conscience que j’ai pénétré dans le lieu de la constante volonté. L’Archiloge porte bien son nom ! Monde intemporel, espace-temps propice à l’échange et à l’ouverture d’esprit.
Puis le rituel demande : « Quel âge avez-vous ? »
Et le 2ème excellent gardien répond : « l’Age de la Plénitude ».
Comment passe-t-on de trois fois vingt-sept ans accomplis à l’âge de la Plénitude ?
Tout d’abord une définition de la plénitude : c’est l’État de ce qui est à son plus haut degré de développement, qui est dans toute sa force, son intensité, son intégralité. Ce mot est souvent associé à un complément de nom (plénitude de moyens, de forces par exemple). En F M, je pense que c’est l’essence même de la plénitude qu’il faut retenir, sans que s’ajoute un complément de nom. Peut-être parce que cette plénitude les contient tous.
Je lis dans le livre d’Irène Mainguy : Le G M A est situé au milieu de sa vie, entre la naissance et la mort. L’âge de la Plénitude est entre les deux également à la moitié de la vie. La plénitude c’est avoir acquis les qualités et les connaissances dans la voie active de son perfectionnement. Au 12ème degré, le F M, arrive symboliquement à son accomplissement.
En effet lors de son parcours initiatique, il lui a été constamment demandé de se perfectionner. La plénitude arrive avec la sérénité et l’harmonie qui découle des grades précédents. Le travail que nous faisons et la connaissance de nous-même, nous conduisent à exercer notre volonté et comme G M A c’est désormais une volonté juste, parce qu’elle se veut en harmonie avec nous-même et avec le monde.
La cérémonie d’élévation au 12ème degré est un appel à l’exercice de la responsabilité personnelle qui s’ouvre et qui complète la volonté par : Je construis. Je dois affirmer ma responsabilité de plus en plus grande sur un chemin de la recherche de la vérité, de la liberté et de la justice.
En tant que G M A. Je construis l’œuvre commencé depuis mon initiation, je dois comprendre, innover avec ma propre sensibilité, travailler en toute liberté avec l’étui de mathématique contenant les outils indispensables à la rectitude et la sincérité. Du beau du bien et du vrai.
Comment continuer son œuvre à l’âge de la plénitude ? Mais justement par l’essence même de cette plénitude qui me permet l’ouverture et la maturité nécessaire. Egalement parce que j’ai conscience que je suis à la moitié du chemin, en possession de connaissance à même de me donner les moyens de continuer.
Continuer l’œuvre, c’est un travail de tous les instants avec vous mes F et mes S. Grâce à la constance de mes efforts, ma persévérance et à ma foi en l’esprit humain, je gravis les étapes. En me créant, j’aspire à un monde harmonieux dans l’ouverture et la générosité. Tout ceci m’anime au grade de G M A.
A ce stade, je chemine humblement, sachant en toute humilité « que je balayais la chambre des dessins et que j’y délayais l’encre de chine », ce qui signifie que je dois toujours analyser les mots et les idées pour extraire une pensée mesurée et limpide. En Homme libre et volontaire, je projette les plans de la construction sur mon propre édifice et me rapproche de la connaissance. Je dois toujours me remettre en question, chercher, m’interroger et être toujours animée de la volonté de savoir. Je dois élever mon esprit pour atteindre une lucidité sur moi-même. Je dois être l’artisan de ma destinée.
Cette plénitude m’ouvre au travail pour continuer mon œuvre, ma quête infinie est loin d’être terminée j’en ai conscience. Et c’est justement l’équilibre et l’ouverture qu’elle m’apporte qui me permettent de continuer la quête menée dans ma progression initiatique.
J’ai été initiée, j’ai pu hériter des connaissances qui m’ont été transmises, j’ai essayé de les enrichir par mon travail. Je dois également les transmettre pour poursuivre le chantier de l’humanité.
En conclusion mes S et mes F : Vaste est la tâche du G M A, intégrer, organiser, construire, regarder le monde avec un regard toujours en alerte. Toujours rechercher l’harmonie, transmettre le témoin pour assurer la continuité du chantier. Telle est ma mission pour accompagner la construction du temple de l’humanité.
Arrivée à l’âge de la plénitude, la première moitié de mon existence a servi à engranger des connaissances, à essayer de me parfaire, la deuxième moitié doit continuer dans ce sens et doit également permettre de passer à la phase active de transmission.
Ma quête est loin d’être achevée. Les éléments que je mets, aujourd’hui, en œuvre ont été élaborés par d’autres et le produit de mon travail doit être, de qualité pour être matière pour de futurs ouvriers.
J’ai dit.
Résumé :
« Comment poursuivre sa quête lorsque l’on a atteint l’âge de la Plénitude ? »
Le 12ème degré qui fait l’objet de ce travail, celui de G M A voit une grande et impressionnante évolution depuis le 4ème degré, que nous avons à peine le temps d’appréhender.
Lors de la cérémonie, nous passons de M S à Sublime Grand Chevalier élu sans transition ou presque. Il m’a fallu prendre le temps de revenir sur ces passages et les enseignements qu’ils apportent. Du temps et de la recherche pour essayer d’appréhender cette progression initiatique car on ne peut pas passer ces grades, sans chercher les Symboles des mots et pour acquérir les nouvelles connaissances avec les outils, mis à notre disposition.
Le 12ème degré, Interrompant les thèmes de vengeance et de justice, se rapporte à la désignation du successeur d’Hiram, qui doit pouvoir se sublimer pour la construction de l’œuvre en cours de réalisation. Il doit pouvoir, après des travaux préparatoires, utiliser l’étui de mathématique contenant les 7 outils.
Avec ces outils : une équerre, pas moins de trois compas : un simple, un de proportion et le dernier à 4 pointes, une règle, un tire ligne et un rapporteur, le rituel nous demande : « et maintenant que faites-vous ? ». La réponse est : Je veux et je construis. Puis le rituel demande : « Quel âge avez-vous ? » Et le 2ème excellent gardien répond : « l’Age de la Plénitude ».
L’âge de la Plénitude du G M A est situé entre la naissance et la mort, à la moitié de la vie.
Au 12ème degré, le F M, arrive symboliquement à son accomplissement ayant acquis les qualités et les connaissances dans la voie active de son perfectionnement.
Comment continuer son œuvre à l’âge de la plénitude ? Mais justement parce que j’ai conscience que je suis à la moitié du chemin, en possession de connaissance à même de me donner les moyens de continuer. Continuer l’œuvre, grâce à la constance de mes efforts, ma persévérance et à ma foi en l’esprit humain, je gravis les étapes. En me créant, j’aspire à un monde harmonieux dans l’ouverture et la générosité.
Vaste est la tâche du G M A, intégrer, organiser, construire, regarder le monde avec un regard toujours en alerte. Toujours rechercher l’harmonie, transmettre le témoin pour assurer la continuité du chantier. Telle est ma mission pour accompagner la construction du temple de l’humanité.
Ma quête est loin d’être achevée. Les éléments que je mets, aujourd’hui, en œuvre ont été élaborés par d’autres et le produit de mon travail doit être de qualité pour être matière pour de futurs ouvriers.
J’ai dit