12° #409012

Le Sacrifice à la Lumière dès 5ème à 12ème degré du REAA

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A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
DEUS MEUMQUE JUS
RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE
ORDO AB CHAO
AU NOM ET SOUS LES AUSPICES
DU SUPREME CONSEIL DE FRANCE
LIBERTE EGALITE FRATERNITE

Nous avons étudiés le sens du sacrifice et l’idée que nous nous en faisons en s’appuyant sur le REAA à la lumière des mythes du 5 au 12ème grade.

Le sacrifice
Deux sens
Faire le sacré   
Offrir quelque chose qui vous manquera
Se séparer du précieux pour honorer ce qui vous dépasse
Le blé et l’agneau dans la bible
Le sacrifice d’Abraham qui offre son fils
Le doge jetant dans la mer un anneau d’or
Les offrandes dans tous les temples de toutes les religions de la terre

Faire le sacrifice du coupable aux mânes du mort
Faire le sacrifice de sa liberté pour remplir un devoir
Faire le sacrifice de l’obéissance pour progresser en risquant de se faire éliminer

Au 4 le secret, l’auto détermination du devoir et son accomplissement jusqu’au sacrifice…de soi ? de sa liberté ?
Du 5 au 12 outre les taches de secrétaire, architecte, prévôt (enquêteur) et juge se déroulent l’enquête la capture et la punition des compagnons meurtriers.
Hiram se sacrifie t’il à son sens du devoir ?
Johaben se sacrifie t’il en se osant  transgression et désobéissance ?
Hyram de Tyr veut-il sacrifier Johaben à son sens de la discipline ?
Salomon veut t’il transformer la punition des meurtriers en sacrifice expiatoire ?
L’exécution par Johaben est-elle à la fois désobéissance et ratage d’un sacrifice exemplaire voulu par Salomon ?

Mais peut-être aussi le sacrifice est-il celui de notre temps que nous consacrons à la recherche spirituelle du sacré. La tradition, les FF, nos anciens et Gd M M, l’autorité nous assistent ; mais peut être aussi et parfois cette exemplarité doit elle être combattue ; sans outrepassement pas de progrès : la balustrade, la clef d’ivoire.
D’un autre coté aussi s’en remettre, on est élu ou choisi : les 9, les Quinze,.
Notre cheminement maçonnique demande des sacrifices au sens profanes mais aussi notre maturation spirituelle exige que nous « faisions le sacré » c’est-à-dire pratiquer le rite mais aussi que nous prenions des risques de choisir, d’oser, de transgresser mais pas pour notre propre intérêt bien sur.
Tantôt oser et vouloir, tantôt s’en remettre.
Que de sacrifice encore devant nous…

Mais pourquoi sacrifie t’on ?

A toi R (N)

Pourquoi sacrifie-t-on ?
Rituellement. : c’est une offrande. Peut être sanglant ou non : le veau d’or, Isaac, cérémonies religieuses et autre vaudous. Caïn tuant Abel.
C’est se séparer de quelque chose donc destruction d’un ensemble ou partie d’un ensemble pour en faire l’offrande.

Pour sauver autre chose de plus précieuse :
Les militaires et la part de « dommage collatéral ». Ex : la première vague d’assaut à Verdun, lors  d’un débarquement ; les civils pendant un bombardement…
Le chirurgien qui ampute la jambe nécrosée d’un malade.

–  Par idéal :
Les kamikazes entraient dans un espace sacré par leur sacrifice, comme les fous d’Allah actuels.

Pour améliorer ou s’améliorer :
On sacrifie autre chose pour venir en loge.
Le sacrifice peut être un acte délibéré du sacrifié qui en éprouve un fierté, une jouissance : « j’en suis capable » ; donc çà devient un but : rentrer dans le sacré. Mais le sacrifié n’est pas toujours consentant non plus.

En Maçonnerie :
« La fin n’est que le commencement et la mort est cause de vie, qui n’est que le commencement de la fin ». Libérius.
Le profane (pro-fanum, devant le temple) quitte le monde extérieur pour le monde du sacrifice, de la quête de soi-même par sa mort et sa renaissance initiatique dans la lumière comme le grain de blé. Il en a la révélation dans le cabinet de réflexion avec la devise « VITRIOL », puis au 3ème lorsqu’il côtoie la mort et le cercueil d’Hiram.
Il y a bien eu sacrifice dans le sens destruction d’un ensemble.
Mais au fait, Hiram, lui, s’est-il sacrifié au même titre que Jésus pour sauver l’humanité ? Voilà un homme qui meurt après trois coups sans rien dire ni faire quoi que ce soit ! C’est quand même étonnant, à moins qu’il ne dise au GADLU : « Pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Et que la Bible peut-elle nous apprendre sur le sacrifice ?

A toi P (D)

La tentation est grande, de voir derrière Hiram la figure du Christ, de voir dans les trois mauvais compagnons le roi Hérode, ponce Pilate et le Grand Prêtre Caïphe.
Nous pensons que cette interprétation si elle n’est pas sans fondements historiques est impropre au REAA.
Le mythe d’Hiram nous paraît en effet, s’inscrire dans une tradition profondément gnostique.
Les doctrines gnostiques ont ceci en commun qu’elles  professent le salut par la connaissance (même si chez nous cette connaissance ne peut être, que fragmentaire et imparfaite) ce qui nous semble très éloigné (incompatible ?) de la doctrine chrétienne du salut par la grâce de Dieu.
Par ailleurs nous pensons la Franc-maçonnerie comme une théio-logie (discours sur l’être divin, sur l’essence et la divinité du divin) et non une théo-logie (discours sur Dieu, la foi ou la révélation).

De nombreux types de sacrifices sont par ailleurs décrits dans l’Ancien Testament : citons l’holocauste, l’offrande, le sacrifice pour le péché, le sacrifice de réparation, celui de l’investiture et le sacrifice de communion.
Israël partagea les pratiques sacrificielles des peuples parmi lesquels il vécut en leur donnant toutefois une signification propre.

Le don.
Tout appartient à Dieu et tout ce que possède l’homme vient de lui.
Par le sacrifice, l’homme rend grâce à Dieu, lui verse un tribut en quelque sorte.
L’offrande est brûlée pour la rendre inutilisable pour autre chose, pour la faire passer dans le domaine de l’invisible.
L’holocauste où tout est donné à Dieu est l’expression ultime du don.

La communion.
Par le sacrifice, le partage d’un bien commun peut s’opérer l’union à Dieu.
Le bétail immolé est alors partagé entre Dieu et l’offrant qui en mange au cours d’un repas sacré.

L’expiation. Tout sacrifice a une dimension expiatoire. Dans certains cas, cette dimension était mise au premier plan.
Une place à part doit être faite au sacrifice d’Isaac communément appelé sacrifice  d’Abraham qui se croit contraint d’égorger son fils, son fils chéri qu’il a eu tant de mal à concevoir. Les exégètes chrétiens à la suite de Kierkegaard (Crainte et tremblement) insistent sur l’irrationalité complète de cette soumission à un Dieu contradictoire, bon et généreux, qui promet à Abraham une descendance « aussi nombreuse que les étoiles du    ciel » et réclame cependant la mort d’Isaac.
Dieu demande donc à un père de tuer son fils : le scandale moral est total. Et pourtant Abraham croit. C’est le sens de la foi, hors de toute raison et même contre toute raison.
L’irrationalité de la foi est le « saut qualitatif » qu’il faut effectuer pour passer de la logique humaine à la logique divine, qui pour nous est illogique. Certains exégètes soufis font remarquer que l’enfant est le symbole de l’âme.

C’est donc son « moi » qu’Abraham croit devoir immoler, cette âme prophétique élevée, certes, mais encore capable d’amour pour un autre que Dieu.
Abraham doit vider son coeur de tout autre attachement.
D’ailleurs, l’épisode du sacrifice  suit immédiatement un passage où l’on voit Abraham détruire les idoles adorées par son peuple (84-98). La réalisation ultime de l’Unicité (tawhîd) suppose la destruction de tout penchant naturel de tout résidu égotique, forme subtile d’idolâtrie.
Cela ne vous rappelle-t-il rien ?
Pourtant Dieu arrête le bras d’Abraham, le Devoir Absolu ne saurait s’affranchir de la morale ni la dissolution de l’Ego conduire précisément à la bestialité qu’elle s’efforce de combattre.
Un bélier venant, selon la tradition, du paradis, et conduit sur terre par l’ange Gabriel pour le sacrifice est substitué au fils. D’âge en âge, Abraham offrira en holocauste son animalité désormais consacrée à Dieu.

Parachever la construction du temple

Nous restons insatisfaits par l’explication anthropologique qui rend compte du religieux archaïque mais ne nous aide en rien dans la compréhension de notre propre relation, contemporaine, celle-là, au mystère du monde et de l’autre.
Nous reconnaissons en nous ce désir mimétique qui agrége et désagrége toute relation humaine, mais nous refusons la violence comme horizon indépassable de l’humanité.
Nous ne nous résolvons pas à l’ordre sacrificiel.
Le sacrifice consommé, le sacré est à réinventer, le Saint des Saints reste à construire.
Nous en ressentons l’impérieuse nécessité mais n’en connaissons pas le plan.
Nous sommes désormais libres mais seuls, adultes en sommes.
La question n’est plus : à qui devons-nous, nous adresser pour poursuivre les travaux ? Auprès de qui devons nous chercher  une réponse mais aurons nous assez de sagesse, de force et finalement d’amour pour oser participer à une œuvre qui toujours nous dépasse et dont nous accueillons avec joie la beauté et le mystère.

Et que peuvent nous apprendre Salomon et Hiram sur le sacrifice ?

A toi T (C)

Que sacrifie-t-on ?
Salomon construit le temple, comme nous construisons notre propre temple intérieur. La construction de ce temple représente t’il pour chacun sacrifice ?

Peut-on considérer qu’Hiram Roi de Tyr sacrifie l’or de son pays et les matériaux qu’il procure à Salomon ? Et  enfin Hiram meurt. A t’il fait sacrifice de sa vie pour l’ordre ? Plus que jamais, par l’idée de cette légende tirée du passage du livre des rois sur la construction du temple nous laisse un pied  « chez les opératifs ».

Salomon sacrifie sa vie pour la construction du temple de Jérusalem, pour promesse faite une personne qu’il, considère comme plus grand que lui, mais aussi parce qu’il était son père…à la gloire de…

Hiram de Tyr lui, abandonne ce que nous appelons richesse dans le monde profane et métaux dans le monde ésotérique, est-ce donc sacrifice que d’abandonner se qui se rattache au monde matériel ?

Au second degré il est dit : « je préfèrerai m’arracher le cœur, plutôt que de révéler les secrets  du grade ». Hiram a-t-il respecté cet engagement ?
Au 5ème Dg Le fait que Salomon fasse élever un obélisque, ou le cœur d’Hiram se retrouve au sommet, dans l’urne avec la pierre triangulaire, peut laisser à penser qu’Hiram s’est arraché le cœur dans la logique de la légende. Ce cœur n’est-il pas l’emblème du sacrifice d’Hiram pour son devoir dans le devoir ? Les mots sont substitués, cachés à jamais. Ce cœur qui à mon sens représente la vie, la mort, l’amour, l’espoir…

6ème Dg Mais souvent quand tout est parfait par trop de zèle, quand le chemin est droit nous pouvons nous endormir sur nos lauriers. Johaben en est la preuve. Son Zéle excessif aurait pu lui faire perdre la vie. Mais la Sagesse, prime sur la mort et transforme la mort en sacrifice au service de Salomon et Johaben, le fidèle des fidèles, devient secrétaire intime. Secrétaire et intime, deux mots qui pèsent plus lourd que le sceau du secret, pourtant déjà bien strict sur la future vie de Johaben. En effet, le sacrifice de Johaben par cette alliance n’est-il pas lier à l’échange de soi pour une cause où la raison et le pardon l’emporte sur la stupidité ?

Et que peut nous apprendre Johaben sur le sacrifice ?

A toi J P (B)

Les  sacrifices de Johaben

Peut-on parler de sacrifice ou tout simplement d’un excès de zèle par deux fois ?

Que penser d’un homme qui, non seulement, écoute aux portes mais, au surplus, transgresse une mission confiée par son roi en tuant celui qu’il ne devait que capturer.

Dans le premier cas, s’il est admissible de penser que le fait de croire la vie de Salomon en danger, puisse excuser sa démarche fautive, il est tout de même surprenant de prendre comme base de perfectionnement ce qui apparaît être un défaut.
L’indiscrétion n’a jamais été une qualité et ne mérite pas d’être cultivée.
Cependant, on pet considérer que cet acte a été fait en conscience des risques encourus. Peut-on en déduire que s’il a poursuivi son action c’est qu’il avait compris l’importance de la notion de renseignements quand on assume la responsabilité du pouvoir, d’autant plus qu’il n’avait sans doute pas envisagé de révéler ce qu’il avait appris. Il est surpris mais ne livre pas ses secrets, du moins, peut on le supposer puisque ses futurs pairs le reçoivent parmi eux comme secrétaire intime.

Le second cas appelle plus d’interrogations :
L’affirmation : « La vengeance n’est pas la justice » peut passer pour le thème du grade
La légende précise que Salomon choisit le nom des neuf Maîtres chargés de suivre un indicateur connaissant la cachette du meurtrier d’Hiram.
Que serait-il arrivé si Johaben n’avait pas été des neuf ?
Peut-on s’en remettre au hasard pour le choix des hommes ?
La maîtrise ne confère t’elle pas la sagesse ?
Pourquoi, les compagnons de Johaben réclament-ils de Salomon, la clémence pour leur Frère qui les a empêché de remplir collectivement leur mission si ce n’est une reconnaissance collective et implicite de la responsabilité de l’assassinat.

Mais le sacrifice n’est-il que violence ?

A toi Y (D)

Le sacrifice ?  N’est-ce point un devoir qui marque l’aboutissement d’un acte d’amour –
L’homme, comme l’ensemble de la création, a reçu la vie sans la demander. Son chemin ?  Lui sait qu’il se termine inéluctablement par la mort, sans non plus la vouloir puisqu’il la craint, elle l’angoisse, lui fait peur.  Ce n’est peut être pas tant la peur de mourir qui l’angoisse, que le fait de ne plus vivre.
Ce laps de temps très court, qui lui est imparti lui impose le devoir de vivre en donnant un sens à son existence, tout en apprenant à mourir. Ce sens, il le crée du mieux qu’il peut, suivant ses facultés, ses possibilités personnelles afin de pouvoir s’intégrer dans la société, car il n’est heureusement pas seul, et sa vie est étroitement liée à la vie qui l’entoure. Ses devoirs obligatoires effectués (se nourrir, dormir etc…) il déploie et cultive le sentiment d’amour qu’il éprouve pour la vie, sa famille, ses congénères, son ou ses dieux, son métier, enfin tout ce qui contribue à donner un sens à  son existence, à lui donner la certitude qu’il est.
Comme l’animal peut se sacrifier pour nourrir et protéger ses petits, l’humain se sacrifie pour ceux et ce qu’il aime,  ce qui constitue en fait un devoir existentiel. La tradition dit que le Christ a fait don de sa vie pour sauver l’humanité. Hiram a fait don de sa vie pour que les maîtres qui naissent de sa mort puissent trouver des mots substitués afin que se continue la construction du temple.

Nous partirons, c’est là notre devoir sacrificiel, pour que nos enfants perpétuent, embellissent ce que nous avons fait, découvrent  ce que nous avons cherché, comme nous l’avons fait de nos ascendants. Nous partirons dispenser notre matière dans l’espace, nos atomes dans le milieu interstellaire, nous repartirons vers le un dont nous sommes issus, en attendant qu’une nébuleuse se forme à nouveau pour nous projeter dans une existence nouvelle, dans un nouveau tout recréé. C’est ma vision de la vie éternelle.

Nous avons dit Grand Maitre Architecte

JP B  – T C – P D – D L – R N

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