Je suis ce que je suis
A∴ N∴ M∴
A L G D
G A D L’U
R E A A
Ordo Ab Chao
Au nom et sous les auspices du
S C D G
Deus – Meunque – Jus
T F P G M
Tous les rituels de Royale Arche mentionnent cette phrase soit à l’ouverture, soit à la fermeture des travaux et elle rappelle la rencontre de Moïse avec le buisson ardent où l’éternel révèle son identité en disant « Je suis celui qui est ».
Le fait de dire « Je suis ce que je suis », c’est d’affirmer son existence en tant que possibilité de la manifestation ultime cad être conscient de sa dualité : son être empirique et son être véritable. La prise de conscience de cette double identité amène une réflexion ontologique très importante qui permet de dire que l’homme crée à l’image du principe est son reflet ou tout au moins, par un geste éclairé dans son libre arbitre, doit s’efforcer de devenir son reflet.
En effet, le Maître Maçon qui arrive au terme du cycle de Perfection doit savoir que s’il devient un Maître Parfait c’est parce qu’il a la révélation de la Connaissance de son soi, de connaître son essence, cad qu’il a trouvé sa véritable identité.
En effet, la vie de Guibelum dans la légende du cycle de perfection, démontre que l’homme peut atteindre les sommets spirituels s’il accomplit avec zèle ses devoirs sans attendre de récompenses. Pour cela Il doit, à partir sa conscience purement humaine d’abord par les efforts directs sur sa personnalité pour devenir une pierre cubique, puis de l’expérience initiatique personnelle où il va acquérir une identité spirituelle jusqu’aux hauteurs spirituelles sublimes de la réalisation positive de la nature divine par la prise de conscience de son association étroite avec la GAU et ce grâce à la découverte de son nom et de l’ouverture de la onzième porte. En effet, son évolution prouve à suffisance, que lorsqu’on fait son devoir, on peut transcender son environnement, échappant ainsi aux limitations du monde matériel par la clairvoyance de l’amour divin. Ce concept de l’amour engendre dans l’âme de l’homme l’effort spirituel pour trouver la vérité, la beauté et la bonté et quand on les trouve effectivement, on est glorifié dans leur étreinte, on est consumé du dessein de les vivre et d’agir selon la droiture.
Le grand défi lancé donc à l’homme en quête de vérité consiste à établir de meilleures communications avec l’étincelle divine. Il s’agit pour le chercheur de vérité à pousser les frontières de la conscience de soi à travers les domaines imprécis de la conscience embryonnaire de l’âme dans un effort sincère pour atteindre la région frontalière de la conscience de l’esprit. Une telle expérience constitue la conscience de Dieu. Cette conscience de l’esprit équivaut à connaître effectivement sa filiation avec Dieu et aboutissant à l’intégration de son moi à l’univers sur les niveaux les plus élevés de réalité spirituelle. Mais nous ne pourrions jamais devenir Dieu, nous ne pourrions que nous unir en son énergie, vivre sa grâce, sa gloire et sa puissance en notre tabernacle.
« Je suis ce que je suis » cad homme de chair et homme de l’univers ; fils de l’homme et fils de Dieu révélé. Nous sommes donc absolument doubles, mais les deux mondes ont la même réalité et les mêmes exigences. Il n’existe pas de vie épanouie, heureuse, harmonieuse si nous privilégions l’un au détriment de l’autre cad être sage en équilibre dans la dualité ne consiste pas à vivre une moitié de notre temps dans l’égoïsme et un autre moitié dans l’Amour et le don ; mais tout faire pour que le matérialisme soit absorbé par la spiritualité parce que c’est la spiritualité qui engendre dans un juste milieu les lois de la matière. La véritable équilibre est dans la fusion totale de la lumière avec la matière. C’est quand l’esprit illumine la matière, c’est quand l’Amour pénètre la haine, c’est quand le monde extérieur reflète le monde intérieur, cad tout simplement quand le compas recouvre l’équerre.
La voie du perfectionnement n’est pas d’être en tous points parfaits, mais d’être parfaitement vivants en tout point. « Je suis ce que suis » corps limité, mesquin et destructible avec un être infini, généreux et éternel. L’ultime perfection ne serait-elle que nous puissions témoigner des deux mondes mais surtout du divin dans le monde d’en bas. Un tel processus exige Zèle, ferveur et constance.
Conclusion
Nous pouvons retenir que, quand le mental humain et l’esprit sont pleinement unis, ils ont le potentiel nécessaire d’atteindre de hauts niveaux de clairvoyance spirituelle. « Je suis ce que je suis » c’est la prise de conscience de ma dualité en tant que homme de chair et d’esprit. C’est pourquoi, en tant qu’initié je dois avoir la tête bien ancrée dans le ciel et les pieds bien fixés dans le sol pour bien m’acquitter désormais de ma fonction de transmetteur de valeurs divines dans la cité des ténèbres.
J’ai dit
T F P G M