14°
#411012
Que vous inspire la conduite de GALAAD
Non communiqué
Pour vous en parler, je vous propose la trame suivante :
üIntroduction
üRappel succinct de la légende du grade
üQui est Galaad ?
üLes Enseignements que j’en tire
üConclusion.
Introduction
Trois Fois Puissant Grand Maitre, ce thème tiré du rituel du 14ème degré du REEA va m’amener à vous parler de mon parcours du 1erau 14ème degré ; donc, de vous présenter de manière succincte les différents états de conscience par lesquels je suis passé en partant du Cabinet de réflexionpour aboutir à la Voûte Sacrée.
Légende du grade
Selon la légende du 14e degré, lors de la destruction du Temple de Salomon par les armées de Nabuchodonosor, « Galaad choisit d’être enseveli sous les ruines du Temple plutôt que de révéler par sa fuite l’existence du précieux Trésor qui serait alors tombé aux mains des barbares ». Cette destruction fait suite au changement de conduite de Salomon, lui, si sage, si vertueux devint sourd à la voix de l’Eternel. Il oublia la bonté de Dieu et se laissa aller à la licence. Il offrit aux idoles l’encens qui aurait dû être brulé dans le Temple
Qui est Galaad ?
Galaad, gardien de la Voûte Sacrée, homme Sage et Vertueux, il n’a d’existence et d’importance que par son sacrifice. Il était le chef des Lévites, et avait en charge de préserver l’intégrité de ce lieu constitué de remparts et qui abritait le Nom Ineffable du Grand Architecte de l’Univers. Il prenait soin que les lampes y soient toujours allumées. En Homme de Devoir également, mais à plusieurs strates au-dessus d’Hiram, il est mort sous les ruines, à sa place, en protégeant le Nom Ineffable, afin de l’écarter de la curiosité malsaine des profanateurs. Il ne fuit pas, mais il n’affronte pas non plus ses agresseurs. Il se contente de contempler le Nom, reste passif et zélé. Il subit comme s’il était résigné à supporter son destin avec détermination. C’est un sacrifice qui comporte une dose de pureté absolue.En cela, il est l’archétype du Maçon parfait, représentant la perfection initiatique à l’égal d’Hiram. Il aura été jusqu’au bout de son devoir auquel le Lévite, Maître Secret dont il est le chef, se voue corps et âme, prêt à donner sa vie pour défendre ce qui lui semble juste. Galaad est celui qui nous fait découvrir notre Maitre Intérieur. Qui nous permet d’accomplir notre Devoir ici un Devoir par inclination.
Galaad évoque la notion de sacrifice et d’une certaine vertu dans l’engagement. La quête n’est pas suffisante en soi, certains passages exigent le don de soi à l’idéal. Plutôt la mort que de trahir, impliquant du coup une analogie avec Hiram Abi. Dans les deux cas, il a fallu le sacrifice plutôt que la trahison, l’un débute, l’autre clôt la légende Salomonienne. Il serait donc logique de dire que les parts de nous-mêmes représentées par Hiram et Galaad sont étroitement liées et sont en fait des représentations de nous-même à différents niveaux de conscience.
Quel enseignement je tire de ce personnage ?
TFPGM, je disais en introduction que ce sujet m’amenait à vous parler de mon parcours du 1er au 14e degré, donc du Cabinet de réflexion à la Voûte sacrée ou encore du Néophyte à Galaad. En effet, ce cheminement dont le parcours est jonché de cadavres, partant du cadavre des certitudes du profane dans le Cabinet de réflexion lors de la cérémonie de réception au 1er degré, cérémonie au cours de laquelle les changements d’états sont déjà marqués par les appellations différentes au fur et à mesure du déroulé de celle-ci, se poursuivant à l’ombre de l’Acacia au 3e degré où l’Initié meurt, puis dans la Caverne au 9e degré où meurt JOHABEN, un des trois mauvais compagnons suivi de la descente dans les Voûtes au 13e degré avec la découverte du Nom Ineffable sous la Voûte sacrée, ce parcours se termine par la mort de Galaad dans la Voûte sacrée. Il existe donc un lien commun entre les grades énumérés tantôt et ce lien est un cadavre.
Dans la progression de l’Apprenti à Galaad, un sacrifice a été nécessaire pour chaque progrès sur la voie initiatique. La mort du profane marque le début d’un cycle, la mort d’Hiram est une obligation, celle de Johaben une nécessité et celle de Galaad une acceptation. Leur mort est nécessaires pour la construction complète de l’initié sur les deux plans : matériel et spirituel et représente les trois étapes de notre ultime victoire, justifiantnotre couronnement lorsque nous fûmes Maître Secret.
De ce qui précède, les enseignements que le GEPSM peut tirer de ce parcours sont de plusieurs ordres. Ce parcours, grâce à son zèle, sa constance et notre fidélité, lui apprend à s’armer de prudence, de vigilance, d’humilité, de courage, lui enseigne le sens du Devoir et du Sacrifice. Il a également appris à ne plus obéir aux injonctions de ses pulsions négatives. En Loge Bleue à travers Hiram, il a voué son œuvre à la construction du Temple Matériel, celui-ci mettant et disposant des outils lui permettant de mieux aborder la construction de son Temple Spirituel, réalisant ainsi l’idéal de la Franc-maçonnerie.
Ce cheminement lui aura permis de passer de la stimulation de sa conscience à la prise en main de cette dernière. Du travail sur sa matière, au travail sur son esprit. Il s’agissait de s’élever sur le plan moral afin de mieux s’élever au plan spirituel et découvrir la Puissance du Zèle intérieur.
Le GEPSM ne doit pas se contenter de défendre les valeurs vertueuses, il doit s’efforcer d’être la Vertu et l’incarner. C’est donc une quête de tous les instants, un processus sans fin.
C’est pourquoi, il doit apprendre, en toutes circonstances, à regarder beaucoup plussouventl’aspect intérieur des choses par rapport à l’aspect extérieur, car c’est à l’intérieur que les trésors se cachent réalisant ainsi le passage de l’union à l’alliance. Le GEPSM doit être volontaire pour explorer les profondeurs du monde de sa conscience, s’aventurant vers la frontière qui sépare l’homme de la transcendance qui est en lui, toujours actif à la recherche de son centre, « immobile, il est au centre, il est le centre, il est là où se trouve le Maître ».
Le GEPSM doit éteindre définitivement toutes les lumières extérieures pour saisir la lumière intérieure, afin que la Grande Lumière commence réellement à paraître dont la première manifestation est la Paix qui règne dans le cœur des GEPSM. Elle leur permet de s’assister les uns les autres et de ne reconnaître nul supérieur parmi eux, si ce n’est en vertu, celle qui les unit même au-delà de la mort.
Galaad, même s’il meurt courageusement dans l’accomplissement de son Devoir, sa mort devient indispensable pour poursuivre la quête sur un plan spirituel, car sa mort marque la fin de l’attachement à la matière. Commencée par la mort du profane dans le cabinet de réflexion, puis l’enfouissement de Galaad sous la Voûte sacrée, l’épreuve de la terre est terminée.
Conclusion
Certes, la découverte du Nom ineffable clôt la quête de la parole perdue mais il restera toujours à accéder à la prononciation du Nom. Il est du devoir des Grands élus de continuer la quête, passant par l’épreuve de purification (l’immersiondans la mer d’airain) pour pouvoir enfermer le grand secret dans leur cœur. Nous savons quele secret est le fil d’Ariane du parcours en loge de perfection : le maître devient « Maître secret » en accédant au 4e degré et s’il demeure fidèle « pour garder le secret », il pourra accéder à la Voûte du Grand Elu, cette Voûte que nous portons en nous, au plus profond de notre cœur.
Après la découverte sous la neuvième Arche de la Conception suprême et grâce au sacrifice de Galaad, l’initié comprend que ce qui est le plus important c’est l’Idée du Centre, l’Idée d’un cœur et que le Temple à construire n’estpas matériel mais spirituel.
Avec la mort de Galaad se termine l’épreuve de la terre, la Beauté est éteinte et les yeux et la bouche sont scellés au ciment mystique par la truelle d’or.
Epeler le Nom sans savoir le prononcer, et l’enfermer dans un écrin paraît stérile car le Nom n’a pas besoin d’adoration. Il faut féconder la terre de son principe. Il n’est donc plus question de garder une terre mais une parole. La Parole, l’Idée, ne peut être prise.
Ce changement important de direction de notre quête appelle à la nécessaire destruction des murs du Temple matériel pour permettre la sortie de la Vérité (Parole) et de la Pure morale par ceux qui ont fait alliance avec la vertu et les hommes vertueux.
Les GEPSM détruisent la pierre d’agate et martèlent le Nom pour le rendre illisible. Ils montrent ainsi que le véritable Trésor ne peut être ni en or, ni en agate, ni en gemmes aussi précieuses soient-elles.
Ainsi, le Trésor ne peut doncpas être dans le Temple, quand bien même serait-il préservé au centre de l’endroit le plus sacré de la Terre et de la Franc-maçonnerie. Car ce Trésor, c’est le Temple, non pas un temple matériel, mais le Temple Universel symbolisé par la Pierre cubique à pointe qui représente l’Initié Parfait, symbole du maçonayant achevé l’œuvre opérative.
TFPGM, J’ai dit