14° #411012

Quelles doivent être les dispositions d’un GEVS ?

Auteur:

M∴ E∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte De L’Univers
Ordo Ab Chao
Deus Meumque Jus
 Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil
Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux du 33ème et dernier Degré
Du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France

A145-3-1

Introduction

TFPGM, TTIIFF, IIFF, et vous tous mes frères GGEEVVSS, Après que nous nous fûmes assurés que nous étions en toute sécurité et que tous ici, sommes GGEEVVSS, le TFPGM a invoqué à notre bénéfice à tous, le GADL’U afin qu’Il nous inspire et nous éclaire. Nous avons alors confié que nous apportions notre zèle à servir la FM dans le désir de parvenir à la perfection, suivant une démarche éclairée par l’amour de la vertu. Mais peut-on réellement servir la FM sans servir le FM  ? Et quelles doivent être les dispositions d’un GEVS ?

C’est là mes frères, notre questionnement en cet instant où nous sommes entre le point du jour et le lever du soleil, moment opportun pour débattre sous le bon et diurne éclairage et la fraîcheur de l’esprit.

Loin d’être abrasif, mon développement, figurant ma compréhension, se veut plutôt un rappel, et non moraliste.

Peut-on réellement servir la FM sans servir le FM  ? 

Mes frères, lorsqu’un frère me posa il y a de cela quelques années, ce qui m’amenait à la FM , je répondis ceci : « La conviction d’y trouver, et avec l’aide des frères, les clés de mon accomplissement spirituel, et avec elles, les moyens d’élargir ma vision du monde et d’agir pour le plus grand bien de mes proches, de mon prochain et de moi-même, à la gloire du Sublime Organisateur et Eternel Auteur de l’Univers. ». Et aujourd’hui, les choses ont évolué, moi aussi, au point où je répondrais certainement la même chose, mais en y ajoutant ‘La quête du bonheur.’ Un bonheur auquel nul ne saurait réellement parvenir, même partiellement, sans l’aide des frères, pour peu que chacun se soucie d’être un Frère pour l’autre. Ce qui m’amène à dire qu’on ne peut servir la FM sans servir, manifester de l’amour, de la solidarité, de la compassion pour son Frère, le Franc-Maçon. En somme, s’exprimer et agir en véritable GEVS.
Quant au vif du sujet qui est de savoir quelles doivent être les dispositions d’un GEVS, le Rituelle du 14e degré nous enseigne que :

  1. Il ne doit laisser dans son cœur, aucun accès à l’iniquité, la vengeance ou l’injustice.

En effet, la légende de notre grade marquant la fin d’un cycle d’achèvement de l’histoire du temple, révèle que Salomon reçut les plus vertueux des chevaliers de Royal-Arche et les investit du degré de Perfection. Il leur fit jurer solennellement de vivre en paix, union et concorde entre eux, de pratiquer les devoirs de Charité, de Bienveillance, à l’imitation du Respectable Maître Hiram Abi.

  1. Il doit toujours être prêt à faire le bien.

Ceci figure qu’il faut creuser un cachot pour le Vice, et ériger un temple à la Vertu. Car Salomon leur intima de faire en sorte qu’à son image, la justice et l’équité soient toujours le fondement de leurs actes. Ensuite, il les embrassa et remis à chacun d’eux un anneau d’or en signe d’alliance qu’ils avaient contracté avec la Vertu et les hommes qui la figurent. Cet anneau qu’on voit bien scellé dans la pierre plate et carrée sur la bavette de notre tablier de GEVS.

Mes frères, ces deux assertions en Primo et Secundo fixent les dispositions qui doivent être celles du GEVS. Mais que faisons de ces recommandations, et donc de cette alliance que nous avons contractée ?!

Avons-nous dégagé notre cœur de l’iniquité ? Avons-nous rompu avec l’injustice, ou cessé de la promouvoir activement ou par un silence coupable ? Avons-nous suffisamment cultivé l’amour dans nos cœurs au point de pardonner et de ne point chercher à se venger de quelque manière ? Et toi mon frère, que la main secourable d’un frère a relevé, qu’en as-tu fait ? As-tu convenablement agi en retour ou vis-à-vis d’un autre, ou t’es-tu réfugié derrière l’assertion ‘’Sans préjudice pour soi ni pour sa famille’’ pour te donner bonne conscience face à un déficit d’actions fraternelles.

La réponse à chacune de ces interrogations incombe à notre conscience individuelle, et ne peut qu’être évolutive, et non figée. Toutefois, de même qu’un contrat est un acte synallagmatique, une alliance l’est aussi. Alors, contracter une alliance avec la vertu et les hommes vertueux, nous oblige à nous mettre en phase avec les termes de celle-ci. Alliance dans laquelle les hommes vertueux sont nos homologues. Car n’avons-nous pas été choisis parce que faisant partie des plus vertueux des chevaliers de Royal-Arche ?! Ceci instille de nouveau en moi, une interrogation : celle de savoir si nous cultivons suffisamment le pouvoir de l’amour, ou plutôt l’amour du pouvoir.

Conclusion :

En conclusion, je dirais qu’en intégrant notre école de Mystère, je ne crois pas que notre objectif ait été de juste accumuler des savoirs, mais d’en faire des connaissances. Et pas aussi de juste se limiter à des connaissances sans ressort, mais d’en faire une pratique afin que par nos actes, paroles et chaleur fraternels, nos frères perçoivent et reconnaissent en nous un véritable Frère ; celui-là même que chacun de nous voudrait avoir. Mais hélas combien parmi nous se soucient d’en être véritablement pour l’autre ?!

C’est pour mettre un terme, ou atténuer ce qui inhibe la prospérité de notre ésotérisme que ce rappel nous est fait. Car, aucun concept philosophique ou spirituel n’a de valeur réelle à moins d’avoir une application pratique dans la vie quotidienne. Et souvenons-nous toujours mes frères, ce triptyque maçonnique : « Savoir, Comprendre, Agir ».

Unis de manière sincère, et réciproquement engagés suivant notre alliance, et dans les limites de l’écartement de notre compas, on est plus fort, et tous heureux. Car, comme figuré par notre compas ouvert sur un arc de cercle, chacun s’orientant autant que faire se peut, sur une portion du cercle, donne force à notre Fraternité initiatique qui nous engage donc au devoir d’amour, et nous enjoint de contribuer les uns, au bonheur des autres dans la tolérance, l’humilité, et la bonne complémentarité, tel un rappel de l’exhortation du jour où nous reçûmes la Lumière. Ce n’est qu’ainsi que se trouvera honoré notre serment (Cf. page 35 du Rit . .. du 14e) dont l’imprécation est le cumul de toutes les précédentes.

Travaillons mes frères GGEEVVSS, à la vertu afin d’assortir notre lumière de plus de lucidité.

TFPGM,

J’ai dit,

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