18° #415012

A144-L : Le repas pascal

Auteur:

J∴ M∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Mes frères, nous venons de vivre notre premier rendez-vous au titre de Chevaliers Rose-Croix. Il y en aura d’autres, n’en doutons pas. Ce premier rendez-vous est particulier puisqu’il s’agit des Agapes du jeudi Saint, ce qui devrait être selon la tradition le premier d’une série de 6 autres rendez-vous, comme nous le rappelle le chandelier à 7 branches qui se trouve devant nous. Nous avons aujourd’hui assemblé deux cérémonies puisque le rallumage des lumières se fait normalement le dimanche de Pâques mais je suis sûr que vous conviendrez avec moi que le symbolisme y est…

Ce banquet du jeudi Saint que nous venons de vivre ne doit pas être confondu avec la Cène qui suit les travaux en Loge. La cène tire son origine dans notre précepte de pratiquer la charité, la plus grande des charités étant de donner sa vie pour les autres comme nous le rappelle le symbole du Pélican nourrissant ses petits. Dans cette cène, le partage du pain et du vin unit les Chevaliers dans une chaine d’union matérielle et spirituelle. Notre frère Jean-Richard nous en parlera plus longuement et très certainement beaucoup mieux que je ne pourrais le faire lors de nos prochains travaux.

Le banquet du Jeudi Saint à, quant à lui, une tout autre origine qui remonte à l’antiquité lorsque les Grecs tenaient ce repas en l’honneur des divinités de la cité pour la protéger. L’union célébrée n’était pas entre les citoyens de la cité eux-mêmes mais entre ceux-ci et leurs divinités protectrices. Les libations scellaient un traité d’alliance avec les dieux bienfaiteurs de leurs cités. Pour nous Chevaliers Rose-Croix, nous avons scellé une alliance avec l’Universel, le Tout au sens Hermétique du terme.

Bien sûr, notre banquet a aussi un aspect Christique : pour les chrétiens croyants, Jésus est « l’agneau de Dieu ». Pour nous, l’agneau dont nous avons consommé la chair est le symbole de la créature innocente sacrifiée au nom de l’alliance que nous souhaitons sceller. Et le signe de la croix que nous avons exécuté lors des libations avec la coupe est le Thau grec, qui représente la force et la puissance, la vie.

Mes frères Chevaliers, au moment de nous séparer, nous nous rappellerons que nos travaux ne sont jamais fermés mais suspendus (1). Nous reprendrons nos forces régulièrement lors de nos retrouvailles car nous en aurons besoin : nos travaux s’inscrivent dans la durée.

Mais gardons courage : comme nous le symbolise une fois encore notre signe et le contre signe, le second principe de la science Hermétique nous a dit que « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ». Il existe des plans de vie que nous ignorons complètement mais nous devenons maintenant lentement mais sûrement, capables de les comprendre. Rappelons-nous que nous sommes une parcelle infime du Tout et nous que avons contracté et scellé une alliance avec Lui.

J’ai dit T S.

Note
(1) Voir notre rituel du 18ème : « Reprise des travaux » et « Suspension des travaux ».

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil