18° #415012

La Sagesse

Auteur:

J∴ M∴ O∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué



Pourquoi la truelle intervient-elle au quinzième degré Chevalier d’Orient et de l’Epée est la question soumise à ma réflexion qui va faire l’objet de nos échanges ce jour.



Rappelons en introduction que le quinzième degré dont nous avons reçu communication est le premier des grades capitulaires qui permettront à l’Initié la poursuite de sa quête initiatique au-delà de l’étude du symbolisme des trois premiers degrés du R :.E :.A :.A :., approfondie dans les degrés de Perfection.



Ainsi, pour répondre à la question posée, nous avons pensé revisiter très rapidement la légende du grade. En effet, de celle-ci nous retenons que les Chevaliers d’Orient et de l’Epée tirent leur origine de la captivité de Babylone, où les Hébreux furent déportés, après que Jérusalem ait subi un siège. Aussi, cette légende s’inspire des livres d’ESDRAS et de NEHEMIE qui traitent du retour d’exil et la reconstruction du Temple.


A cet effet, CYRUS, roi de Perse a été chargé par le Tout-Puissant de lui bâtir un Temple à Jérusalem et il permettra à ZOROBABEL, Prince de Juda né en captivité et à NEHEMIE de retourner à Jérusalem et de rebâtir le Temple. Il donna aussi l’ordre à tous ses sujets de laisser passer librement ceux des Hébreux ayant la qualité de Maçons libres, sous peine de mort pour ceux qui enfreindront son ordre. Son Général SATRABUZANES sera chargé d’instruire ZOROBABEL dans l’art de la guerre et l’arma Chevalier. ZOROBABEL va se mettre à la tête du peuple afin de combattre ceux qui tenteraient de s’opposer à leur passage sur la route de Jérusalem. Malgré l’édit du roi CYRUS des troupes décidés à leur interdire le passage du pont du fleuve STARBUZANAÏ et de s’emparer du trésor du TEMPLE les attaquèrent, mais les Chevaliers les vaincront.



Les travaux à peine commencés, ZOROBABEL fut informé que des SAMARITAINS jaloux voulaient leur faire la guerre afin de mettre en échec leur volonté de reconstruire le Temple. Il ordonna alors que les ouvriers fussent armés, tenant la truelle d’une main et l’épée de l’autre.



C’est ainsi qu’intervient la truelle à ce degré, qui demeure l’outil majeur pour le Maçon. Elle va lui permettre d’étendre le ciment qui doit servir de lien entre les matériaux d’une construction. En effet, son action vise à relier les différentes parties d’un édifice. Nous ajouterons aussi, qu’elle évoque l’amour fraternel, qui par essence, doit unir les Francs-Maçons. C’est la raison pour laquelle, elle symbolise au plus haut point ce qui unit, rapproche, fédère, voire rassemble. Elle est alors au cœur de la dynamique maçonnique dont la vocation n’est autre que de regrouper les hommes dans un même élan de fraternité, de tolérance, et d’acceptation d’autrui.



En conclusion, nous rappellerons que l’heure d’ouverture des travaux à ce degré est : A la fin de la captivité à Babylone, les Chevaliers d’Orient et de l’Epée travaillent avec l’épée d’une main et la truelle de l’autre.



L’heure de fermeture est : L’heure où commencent les fondations du second Temple. La question d’ordre est : Etes-vous Chevalier d’Orient et de l’Epée ? Réponse : J’en ai reçu la qualité ; mon nom, ma vêture, mon épée et ma fermeté vous en convaincront.



J’ai dit.

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