L’Ascèse du Chevalier Rose-Croix
G∴ D∴
A la gloire
du grand Architecte de l’univers
ORDO AB CHAO
Deus Meumque Jus
Qu’est ce qui mène à l’ascèse ? A quoi tient que la tentation d’une vie dépouillée peut me sembler prometteuse d’une élévation spirituelle ?
Je sens bien étant Chev.R+C, que je suis ailleurs que dans le monde, profane ou chacun rêve dans un désir jamais totalement réalisé car toujours limité à l’apparence.
Que dans le monde phénoménal, le rêve vers « autre chose » se limite à une ébauche qui s’efface avec l’aurore, et qu’il ne verra jamais le jour.
Mais l’ascète rêve t-il autrement ? Il est aussi de ce monde profane ou il vit mais ou il apparait comme étranger, ou il n’est pas vraiment reconnu, car s’il partage le même espace, ce n’est pas le même temps qui rythme sa pensée, son langage déroute, autant que son comportement.
L’ascète (et c’est peut entre la meilleure définition que j’en ai tenté de se fondre dans l’infinitude, et tente de devenir parfaite unité avec l’Un.
Renoncer aux joies des sens, de la fortune, ou du pouvoir, se dégager des liens qui donnent l’apparence de la vérité à l’existence pour les profanes, rechercher la solitude physique et morale, comme si on avait égaré son cœur et son corps du reste des autres hommes: quel étrange idéal.
Et pourtant, c’est le chemin du Chev R+C, c’est par ce chemin que j’espère arriver à percevoir une autre voie au delà de l’apparence si iconoclaste qu’un tel comportement inspire de l’extérieur.
L’ascèse, est avant tout un acte volontaire, qui peut concerner le corps et l’âme, c’est une spéculation : celle d’une voie vers un idéal élevé, vers l’écoute de vérités supérieures.
Les choses ne se font pas spontanément. Je crois en fait qu’il y au moins deux voies convergentes qui y mènent : La 1ère est celle du constat des limites des satisfactions liées aux sens, et à l’apparence, il y à là un mécanisme progressif de la réflexion, qui commence par l’indifférence aux possessions matérielles, au delà du nécessaire, un désir de se dépouiller, du superflu matériel et spirituel afin d’aller vers ce qui compte vraiment.
Tenter de se trouver, dans une simplicité, proche des plus humbles qui n’ont pour exister que leur vie d’homme, et dont on sent confusément qu’il à là une sorte de pureté originelle qui les rapproches même inconsciemment du principe Universel.
Le monde intelligible n’est pas sans lien avec, la perception du monde sensible, par la L D P, mais il nait d’une certitude intérieure, qui en fait le support d’une dynamique, qui faisait dire aux Stoïciens : « Je suis riches des choses dont je sais me passer ».
Oui mais pour quoi faire ?
Si je peux me passer de presque tout, cela m’aide à tenter de relier esprit et matière alors j’arrive à « matérialiser l’esprit en spiritualisant la matière ».
L’esprit se matérialise par la conscience de sa capacité à se constater en imaginant la matière, et le sensible sans avoir besoin ni de le vivre, ni de le posséder parce que l’important est ailleurs.
Ainsi se libère pour la spiritualité, l’essentiel de l’espace de réflexion habituellement occupé par les passions profanes, parce que dégagé des apparences leur inutilité s’impose au Chev R+C lorsqu’il s’agit d’effectuer l’union de l’esprit individuel et de l’esprit universel, projection dans un vide ou se découvre le « tout ».
Libéré de la multiplicité du monde sensible, il embrasse l’unité indivisible de l’esprit et delà matière.
La 2ème voie découle de la perception d’appartenir à un univers commun, ou l‘homme est proche de ses F F dans leur nudité première et naturelle, lié au vivant et à la nature et débarrassé de tout ce qu’ensuite l’univers sociétal à divisé en une hiérarchie artificielle.
Et cela au dela d’une empathie superficielle, nous lie vraiment aux autres et plus généralement au reste de l’univers.
Il faut au moins avoir perçu le sens des vertus théologales dans l’ordre cardinal de leur formulation Maçonnique, ou l’espérance contient la charité, parce que la douleur se dissout dans l’espérance, pour ressentir que le regard qui peut porter ce désir d’élévation n’est plus porté sur les possessions matérielles parce qu’il est au delà.
Le Chev R+C dans sa recherche d’ascèse, va se défaire de l’égo au profit de plus de compassion, de plus d’amour au sens charitable du mot.
Sa voie vers l’ascèse le fait endosser la tragédie de l’homme, il la transmue pour en faire un tremplin de sérénité, et l’Athanor de ce grand œuvre se retrouve à l’Agape Pascale.
Mais l’action spirituelle à la terre pour racine.
L’ascèse nous porte à comprendre qu’il ne s’agit pas d’être savant, mais éclairé, qu’il s’agit de s’engager sur une route étroite, qui mène à l’essentiel : l’émergence de la conscience par l’évolution de l’immanence vers la transcendance.
La voie à suivre est notre regard vers cette partie de l’autre qui nous reste toujours invisible dans son essentiel mais qui semble tellement proche bien qu’hors d’atteinte.
L’ascèse du Chev R+C me semble permettre un ressenti avec l’univers dont les lois mystérieuses deviennent sensibles même si elles nous restent imperceptibles.
Utilisons-les pour rétablir le monde souffrant dans l’harmonie universelle dont nous avons perdu les clés.
Tout être vivant est parcelle d’infini, point infime dans la beauté du monde, le Chev R+C par l’ascèse devient riche des vies innombrables qui des herbes aux étoiles existent par la même origine créatrice.
Il nous faut tendre la main, toute main tendue crée un lien, qui n’est pas une chaine, mais une rencontre. Chaque don, même un simple regard pèse tout l’amour Universel dont il est le signe.
Pour les Chev R+C les autres sont ses F F et mon prochain n’est pas mon précédent.
Et pour chacun la guérison surtout des plaies de l’âme est une métamorphose de l’intérieur, y compris pour celui qui aura pu y contribuer.
Vincent de Paul, Charles de Foucaud ermite et ascète, l’abbé Pierre, Jean-Marie Vianney, pouvons nous saisir l’insaisissable de ces être: installé dans un corps d’homme qui s’en dépouillent par les voies ascétiques pour tenter d’aboutir par une sorte mutation secrète de l’esprit, à rejoindre le monde silencieux ou les mots n’ont plus de sens, ou le temps lui-même ne semble plus avoir d’âge ?
Encore ceux là étaient-ils religieux, ils voyaient se confondre dans leur extase le visible et l’invisible, et ce qu’ils demandaient c’était d’appréhender dans leur essence, Dieu et l’homme, l’esprit et la matière, le bien et le mal.
Le Chev R+C que je suis parvient t-il à être ascétique ? Au delà, de ce que nous sommes, étirés entre ciel et terre le temps d’une vie humaine, que savons-nous des lieux où se meuvent les énergies de l’esprit ? De l’émergence de la conscience dans ce bref instant d’une vie ?
Le constat du néant n’est pas le mien, mais celui de toute l’humanité, je ne suis rien, juste une parcelle de l’homme adamique qui à connu dans l’Eden l’essence même du bien et du mal et qui tente de percevoir le bien par l’amour universel autant qu’il est possible d’en percevoir pour un être humain.
L’Agape Pascale est illuminé par le symbole de la Croix et de la Rose.
La Croix exprime le dépouillement total et parfait de soi dans l’acceptation de notre destin voulu par l’action divine, quant à la Rose elle en est le point central et celui qui s’y tient (ou qui y est arrivé) voit tout dans l’Unité du Principe.
Il est identifié au réceptacle de la verticale et de l’horizontale et pour lui il n’y a plus d’axe car il l’a résorbé en un point unique qui est la Voie hors de laquelle il n’ya rien.
Cette voie vers la béatitude du renoncement, consiste à effacer toute trace d’orgueil, à modifier l’orientation de son regard, au lieu de me regarder, ce qui est le propre de l’Ego, je regarde les autres et le monde,c’est peut être le chemin qui mène vers ce que les Bouddhistes appellent le Nirvana.
J’ai dit.