18° #415012

Les sept sceaux sont rompus, un cycle nouveau s’ouvree

Auteur:

P∴ N∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Deus Meumque Jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo ab Chao
Au Nom et sous les Auspices du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité

A185-3-1

Une citation pour débuter :

« L’apocalypse est au commencement de soipuisque la fin précède toute naissance » Victor-Levy Beaulieu dans Sagamo job.

Victor-Levy Beaulieu est un écrivain québécois contemporain dont la citation illustre bien le sujet de cette planche. On y trouve l’Apocalypse thème majeur du 17ème degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté qui va nous mobiliser quelques temps. Il suggère la notion de cycle avec l’évocation d’un commencement et d’une fin, notions devant interpeller les Chevaliers que nous sommes.

Les grades capitulaires et tout particulièrement celui de Chevalier Rose-Croix nous font côtoyer trois vertus : la Foi, la Charité et l’Espérance en nous incitant non seulement à les discerner mais surtout à les pratiquer. Désormais les rituels nous indiquent moins un savoir-être qu’un savoir-faire à exercer à toutes heures avec application. Les rituels d’ouvertures et de fermetures des travaux préconisent-ils autre chose ? « Les temps sont proches. Il n’y a plus de temps » au 17ème et « Les travaux ne sont jamais fermés, mais suspendus. C’est toujours l’heure du parfait maçon » au 18ème degré. Ne sommes-nous pas devenus des Chevaliers, des Princes en quelque sorte des aristocrates ? Aristos : l’excellence, Kratos : le pouvoir

Mais ne nous éloignons pas du sujet qui va nous demander d’intégrer les degrés d’Exil du Rite Ecossais Ancien et Accepté constitués par les 15ème et 16ème degrés : Chevalier d’Orient ou de l’Epée et Prince de Jérusalem, puis de conforter notre travail avec les degrés de l’Apocalypse correspondants aux 17ème et – surprise – 19ème degrés : Chevalier d’Orient et d’Occident et Grand Pontife pour prétendre embrasser pleinement le rituel des Chevaliers Rose-Croix.

Jacques de Chabannes -qu’il ne faut pas confondre avec Alain Chabanne- pourrait nous expliquer que la compréhension de chaque degré du REAA se prépare très tôt dans les rituels et se complète plus tard et plus loin… Nous sommes conscients de ce phénomène et c’est pour cela qu’il serait vain de vouloir pénétrer le 18ème degré où le Chevalier Rose-Croix est sensé édifier en lui-même un Temple spirituel et de prétendre persévérer sans avoir pris la précaution fondamentale de maitriser le plus parfaitement possible les « degrés communiqués » qui le précèdent. Le Maréchal de France Jacques II de Chabannes* nous est mieux connu sous le nom de Monsieur de La Palice (1470-1525). Je viens donc de vous livrer un truisme ou une vérité de La Palice… (Truisme : vérité évidente banale et sans portée).

Quelques mots – les plus brefs possibles- sur les degrés d’Exil. Si l’exode est un départ volontaire, l’Exil ne l’est pas. Abraham l’avait annoncé dans les textes fondateurs bien avant que le peuple d’Israël n’existe. C’est pour cela qu’il est faux de penser comme nous le faisons trop souvent que l’exil puisse être une punition. Pourquoi réprimander une faute qui n’aurait pas encore eu le temps d’être commise ? Ce n’est pas envisageable. Pourquoi un Exil dans le parcours initiatique ? Ex cilire : « Sauter hors de » a d’abord signifié : « malheur, tourment » avant de prendre le sens « d’expulsion de sa patrie avec interdiction d’y revenir ». L’exil doit être considéré positivement comme un « cadeau » de Dieu ! Comprenons bien qu’il existe deux exils. L’un concerne le peuple dans sa globalité bien sur et l’autre nous touche intimement. Un Exil qui nous replace en pleine épreuve de la terre… Quitter ses racines, perdre ses lieux de prières pour aller vers des mondes inconnus voir hostiles, entrer au contact de nouvelles populations pour y tenter d’accomplir son devoir. C’est une forme de sauvetage, car on en sortira différents et grandis. « Long est le chemin de l’Exil qui mène à soi ! » (Tarik Ramadan). La question est de savoir ce que le maçon est sensé faire pendant cet exil imposé ? Ne dit-on pas que la prière est une forme de jugement ?

Comme avec l’anecdote de notre ami Monsieur de La Palice, n’ayons pas peur des approximations chronologiques. Passer des récits de l’Exil à ceux de l’Apocalypse nous oblige à faire un grand saut dans le temps. Ce n’est pas l’histoire et sa chronologie qui priment mais bien ce que nous allons en faire. L’Apocalypse est souvent mal interprétée de nos jours. Tout un monde de ciel et de terre y est mis en scène avec des conflits terribles en son centre. D’un côté Dieu, ses anges, ses saints et surtout l’Agneau qui est le Christ. De l’autre côté, la Bête et son cortège d’animaux fantastiques, de catastrophes, de guerres et de famines… Tout cela résumant la vie de l’humanité avec ses conflits, ses drames, les persécutions envers les croyants mais aussi et surtout une espérance de bonheur et de foi. Oui, ce n’est pas uniquement le récit d’une accumulation de catastrophes, c’est surtout un merveilleux message d’espoir. Il convient de se replacer dans le contexte. Les chrétiens étaient persécutés de toute part, leur vie est devenue insupportable, leurs souffrances extrêmes. Jean va tout bonnement les motiver en devenant le porte parole d’un formidable message d’espérance, celui de Dieu. Il s’agit de donner de l’enthousiasme à ceux qui traversent les épreuves et leur faire entrevoir un avenir radieux.

Le conflit du bien et du mal qui domine l’Apocalypse est symbolisé par deux figures féminines. La première est la « Grande prostituée » ivre du sang des martyrs, riche et orgueilleuse. Elle est appelée Babylone en souvenir des prophètes de l’Ancien Testament : pour eux la ville des vainqueurs, les auteurs de la ruine de Jérusalem et de la déportation sont l’incarnation des puissances du mal. (En fait, il s’agit de Rome, capitale du monde qui est radicalement hostile au christianisme). L’autre figure féminine, parée comme une mariée, est appelée « Jérusalem » ; la ville sainte est le lieu ou le peuple rencontre son Seigneur dans la joie. En fait, il s’agit d’une Jérusalem nouvelle, décrite en images irréelles. A nous de relier ce récit à notre rituel et d’en trouver le sens…

L’étymologie est explicite : Apocalypse vient du latin apocalypsis: révélation, lui-même emprunté au grec ancien (ἀποκάλυψις) apokálupsis :action de découvrir. Associer le verbe grec (καλύπτω) kalúptô: cacher au préfixe de privation (ἀπό) ápóva signifier : dé-cacher et donc par extension : dévoiler ou retirer un voile. Une petite pensée au passage – si vous me le permettez- pour nos ministres qui n’apprécient ni le latin ni le grec !

C’est intéressant de relier l’exil à l’Apocalypse car les textes nous expliquent que Dieu imposa aux hommes l’exil pour qu’ils redécouvrent sa Parole. Ce dernier voile son existence en ne s’adressant plus directement au peuple que par l’intermédiaire des prophètes. Le verbe voiler apparaissant en toutes lettres dans le texte et les traductions. Il fallait bien alors un dévoilement et c’est dans l’Exil qu’il est suggéré et c’est dans l’Apocalypse que nous le trouvons.

Il faut envisager le 17ème degré comme un tremplin pour le 18ème, il n’est plus question du temple de Salomon, ni du second temple édifié par Zorobabel, mais de la Jérusalem Céleste annoncée dans l’Apocalypse. Nous passons ainsi de l’Ancien au nouveau Testament, de l’Ancienne Loi à la Nouvelle Loi. Les tremplins servent bien à préparer les sauts ; rappelons nous exil signifiant : « sauter hors de, expulsion… »

Toutes les vertus incarnées par la Chevalerie doivent être mises en pratique à la fois de manière concrète dans nos faits et gestes quotidiens mais aussi et surtout en passant à une étape plus spirituelle de notre cheminement. Apprentis, nous nous dirigions de l’Occident vers l’Orient pour progresser vers la Lumière. Chevalier du 17ème degré, il nous faut désormais nous retourner pour cheminer cette fois de l’Orient vers l’Occident. Nous commençons à deviner qu’il nous faudra concilier les extrêmes : le chaos et l’ordre, la lumière et les ténèbres. A nous de rapporter la Lumière de l’Orient vers le reste du monde. Il nous faut être capable de transmettre et de donner à qui en serait digne. N’est-ce pas là tout simplement la définition de la tradition : « transmettre et enseigner » ?

Faut-il à ce moment de la planche énumérer la rupture de chacun des sept sceaux et tenter de leur attribuer un symbolisme particulier ? Ou ne serait-il pas plus instructif d’avoir une vision plus systémique en se penchant vers le futur délicatement proposé par le rituel et en s’attardant sur la notion de cycle d’autant qu’on nous en propose un nouveau ?

Tout cycle initiatique doit mettre en mouvement et grandir l’initié ; nous savons que nous devons progresser entre les premiers et les ultimes pas du cheminement. Le plus dur est de percevoir les cycles proposés par le Rite et de ne pas se contenter d’une approche intellectuelle des textes mais de s’en servir pour réaliser une mutation de notre être. Le 14ème degré que nous venons de passer – Grand Elu et Sublime Maçon- est sans doute le premier degré qui nous encourage à transmettre en allant enseigner par le monde la pure morale de la Franc-maçonnerie. La mission est claire : rechercher la Vérité, se sacrifier, servir les autres hommes.

Nous venons de traverser plusieurs cycles concomitants, le plus évident nous a été proposé entre le 1er et le 14ème degré ; il avait pour but de nous indiquer une méthode capable de nous mettre en chemin sur la voie de l’initié ; il servait à élargir notre champ de conscience. Le second grand cycle annoncé par l’Exil et l’Apocalypse doit nous éclairer sur notre faculté d’aimer avant de pouvoir acquérir et de transmettre encore d’avantage de connaissances.

Ces rituels marquent le passage de l’ancienne Loi à la nouvelle Loi. La première nous montre le chemin de la Source divine dans le respect et la fidélité des lois de la création ; la seconde prolonge ces règles en faisant pénétrer l’éternité dans la vie terrestre par l’éveil de notre Etre qui s’ouvre à l’Amour.

Nous pourrions nous questionner sur l’utilité de traverser toutes les épreuves infligées par l’Exil et l’Apocalypse que je ne parviens définitivement pas à séparer ? Le confort de vie a tendance à « anesthésier » l’homme ; seules les difficultés l’obligent à se remettre en question, à accepter de changer et à adopter de nouvelles manières d’être. La souffrance est synonyme de création. Regardez la poésie par exemple ; elle n’est jamais aussi belle que quand l’auteur est en pleine souffrance ! C’est aussi vrai pour le maçon parvenu à ce stade du Rite ; souhaitons seulement que son cheminement de tolérance, de fraternité puis d’amour lui permette de se relier aux frères et aux autres hommes pour les « sortir d’affaire »…

Que nous dit le message de Jean à travers le livre de l’Apocalypse ? Tu en as assez fait. Tu as prouvé ta volonté de te perfectionner. Tu as bien taillé ta pierre. C’était nécessaire, indispensable même, mais arrête-toi là. Change ton regard. Comme le disait Jésus : « Laisse les morts enterrer les morts » c’est-à-dire laisse entre eux ceux qui ne vivent pas car ils sont dans l’ignorance et occupe-toi de bâtir un temple spirituel sur le modèle de la Jérusalem céleste.

Le nouveau modèle se trouve dans le témoignage de Jean citant Jésus : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » C’est donc une nouvelle perspective qui s’offre à nous. C’est un nouveau regard – plus lucide- que nous jetons sur l’état du monde et de sa déchéance. L’espérance d’un monde différent symbolisé par la Jérusalem céleste, c’est aussi l’intuition qu’il existe un chemin qui nous conduira vers un nouvel État de nous-mêmes. Encore faut-il être capable de partager !

Est-ce le moment de citer l’instruction du 17ème degré ?

Êtes-vous Chevalier d’Orient et d’Occident ? J’ai été reconnu comme tel.
Comment avez-vous été reçu ? Par l’ablution et l’effusion de sang.
Pourquoi l’eau ? Pour indiquer que je suis purifié.
Pourquoi le sang ? Pour indiquer que je suis prêt à le verser pour la Franc-Maçonnerie.
Quels sont vos devoirs ? Il y en a sept…/… Travailler et méditer. Espérer et croire. Veiller sur la Franc-Maçonnerie. Aider les nécessiteux. Enseigner la Vérité maçonnique. Aimer l’Humanité. Mépriser la Mort…

Instructif aussi d’entendre la suite que je résume aussi :

Que signifie l’Heptagone ? Notre nombre mystérieux inclus dans les sept lettres : B D S H P G F Beauté : pour embellir. Divinité : pour que la Maçonnerie ait un but divin. Sagesse : qualité pour inventer. Honneur : qualité indispensable dans la maçonnerie pour se conduire et se maintenir soi-même dans cet Ordre respectable. Puissance : pour écraser les profanes et les méchants F F afin de réduire et confondre leurs calomnies Gloire : car un maçon est égal au plus grand Prince. Force : car elle est nécessaire pour nous soutenir…

Et plus loin encore :

Que signifie le Livre des Sept Sceaux que l’on ne peut ouvrir ? Une Loge de maçon que seul le Tout Puissant a le droit d’ouvrir.
Que renferment les sept sceaux ?
-Le 1 : un arc, des flèches, une couronne signifiant le bon ordre de la Loge où tout doit s’exécuter avec autant de vitesse que d’exactitude…
-Le 2 : une épée à double tranchant démontrant que la Loge est toujours armée pour punir.
-Le 3 : une balance symbolisant la justice.
-Le 4 : une tête de mort représentant un Frère exclu ; il doit conserver à l’esprit les obligations prises par serment.
-Le 5 : une robe ensanglantée signifiant que nous devons toujours être prêts à verser notre sang pour le bien de la Maçonnerie.
-Le 6 : le pouvoir d’éclipser le soleil et de teindre la lune de sang ; les Frères des Hauts Grades doivent entendre les officiers et suspendre les travaux qui ne seraient pas réguliers…/…
-Le 7 : sept trompettes et des parfums expliquant que la Maçonnerie répand sur toute la terre sa Gloire et sa Splendeur…

Exil et Apocalypse traversés, nous devenons aptes d’appréhender les richesses du 18ème degré Chevalier Rose-Croix… Est-il nécessaire de rappeler que le Rite n’est pas sensé enseigner mais éveiller !

Sans doute aurions-nous pu citer d’avantage les rituels. Tout particulièrement en évoquant la marche heptagonale du 17ème degré. Mais ne sommes-nous pas devenu capables de faire ce travail individuellement et cela ne serait-il pas contraire à ce que nous devons dorénavant pratiquer ? Rompre petit à petit avec les savoir-faire pour gagner un savoir-être !

La parole pourra circuler pour illustrer ce que les degrés d’Apocalypse ont pu modifier dans notre comportement d’homme et de maçon. Des mutations tant internes qu’externes se préparent en nous ; le 17ème degré les annonce…

Comment ne pas citer ici notre F F Jacques Bodineau ? Loin de moi l’idée de le « copier » et encore moins la prétention de le « coller » mais reconnaissons-lui un art abouti de la synthèse ? « Le Chapitre dans sa double dimension de Temple noir et de Temple rouge constitue un lien sacré, initiant, privilégié. Par opposition à l’Ancienne Maçonnerie, la Maçonnerie Renouvelée (définition vers 1760) s’ouvre avec le 15ème degré où Cyrus symbolise l’espérance. Accéder au grade de Chevalier d’Orient et de l’Epée s’inscrit dans la poursuite de la quête du centre : au 1er degré l’Apprenti est placé au centre de la Loge, Maître il est au centre du cercle, Chevalier de Royale Arche, le voilà au centre de l’idée, au 18è degré il parvient au centre de la croix où la rose, symbole du creuset alchimique, représente le sanctuaire au centre de l’homme. Reconstruire le Second Temple, celui de Zorobabel, impose de traverser le pont pour passer d’un monde à l’autre, celui de l’exil et de la matérialité vers celui de Jérusalem, lieu sacré de la spiritualité. Les 15ème et 16ème degrés peuvent alors s’interpréter comme la marche d’un pèlerin vers une chevalerie de l’Esprit (17ème degré). Comme souvent dans le Rite, le fondamental est voilé avec la difficulté de passer du signifiant matériel au signifié spirituel pour une œuvre de régénération intérieure symbolisé par le sacrifice igné du phénix agissant comme catalyseur dans le processus de la Parole retrouvée. Le feu intérieur de l’Amour que porte en lui le Chevalier Rose+Croix devient son bâton de pèlerin dans la marche vers l’Etoile ».

Fin de citation. Merci mon T C F Jacques, cela résume parfaitement notre réflexion.

Bâtir ce Temple spirituel permettra à la Lumière d’en haut de pénétrer notre cœur. Le Temple spirituel n’a pas de murs, sa dématérialisation le rendra indestructible et doit permettre de nous ouvrir à l’humanité toute entière. Le maçon se prépare-t-il à vivre son éternité en bas ? Idée à rapprocher des signe et contresigne !

Le Chevalier Rose-Croix dépasse la vanité de construire des Temples matériels voués à la destruction ; il connaît la Jérusalem Céleste descendue du ciel. Il est humble sachant que toute inspiration vient d’en haut pour le guider, l’encourager et le soutenir. C’est dans l’intimité de sa transformation interne qu’il lui faut aller chercher l’éclatante splendeur de la Parole retrouvée. En réalisant la synthèse entre l’Ancienne et la Nouvelle Loi, il donne du sens à sa mission. Un nouveau cycle se serait-il ouvert ? Comment en douter ! Les trois grands cycles du REAA se résument en trois verbes : apprendre, aimer et agir. Nous sommes parvenus au moment d’aimer tout en nous préparant déjà à agir mais n’oublions pas de continuer à apprendre !

Sans doute le moment est-il aussi venu d’offrir un peu plus de notre personne en donnant l’exemple pour faire rayonner le REAA et surtout d’animer les toutes premières paroles entendues dans nos Temples : « La Franc-Maçonnerie est une alliance universelle d’hommes éclairés, groupés pour travailler au perfectionnement intellectuel et moral de l’humanité ».

T S A et vous tous mes bien aimés F C Rose-Croix, j’ai dit.

*Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le 24 février 1525 à Pavie en Italie, était un noble et militaire français, seigneur de La Palice, de Pacy, de Chauverothe, de Bort-le-Comte et de Héron, ainsi que Maréchal de France. Il servit sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participa à toutes les guerres d’Italie de son temps.

Une lapalissade (on dit aussi vérité de La Palice) consiste à affirmer une évidence immédiatement perceptible, ce qui déclenche en général le rire de l’interlocuteur. C’est un synonyme de truisme. Une tautolgie correspond également à une proposition toujours vraie, mais sans que cela soit nécessairement perceptible d’emblée, de sorte que le terme n’a pas la connotation péjorative attachée à lapalissade.

A185-3-2

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