18° #415012

Réflexion sur les parties impures

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Que voilà un thème de travail d’architecture au départ particulièrement hermétique et qui ne m’a que peu enthousiasmé. Quand je prends le Robert, j’y trouve bien la définition de parties…avec un peu d’humour, on a : « élément constitutif d’un être vivant. Les parties du corps, parties génitales, vieilli : parties honteuses… Mais là je ne peux me laisser à aller dans cette direction ! Peu inspiré, mon errance m’a ensuite conduit à m’imprégner ds le Lévitique du Rituel des Sacrifices avec ses règles générales (7.19), puis me voilà ds les règles relatives au pur et à l’impur avec l’énumération des animaux…que l’on retrouve ds la Deutéronome (14.3à21)… Bref, vous le comprenez, je m’égarais !  Je m’éloignais de mon sujet… »

J’ai ensuite eu beau lire l’instruction, lire et relire le rituel du 15e au 18e degré, à aucun moment on ne parle de « parties impures ». Toutefois, page 62, & de mm ds l’instruction p. 65et 67, je lis : « le Ts Exc. Chev. Sec. Gd Gardien. Très Sage, c’est le chevalier gd Expert conduisant les chevaliers d’Orient et d’Occident qui ont cherché la parole perdue et croient l’avoir retrouvéz sous l’aile du phénix, à l’instant où il renaissait de ses cendres. Le Très Sage. Comment y sont-ils parvenus ?
Le Ts Exc. Chev. Prem. Gd Gardien. Ils se sont dépouillés de leurs impuretés et ont brisé les chaînes des passions et des préjugés. Ils ont ainsi affermi leur cœur et libéré leur esprit des entraves qui en empêchaient l’essor ».

Une piste ? Si  je considère les parties impures comme « l’élément d’un tout organisé, c.à d. envisagé ds ses rapports avec la totalité qui le comprend » (Robert), ce tout organisé ne peut être que ma personne, homme sensé être libre (en suis-je si sûr ?) répondant à son exigence intérieure. Et ces parties impures que je dois combattre, ces impuretés – dt je dois me dépouiller, – sont tout ce qui pourrait en moi être souillé, corrompu, immoral, vil, bref, indigne de mon engagement de franc-maçon.

Puis, m’inspirant du rituel de la Fête Pascale, – cette cérémonie que j’ai particulièrement appréciée -,  à la Procession de l’Agneau, page 25 je lis : « l’Eternel protégera vos foyers comme il a protégé ceux de nos pères, parce qu’ils avaient marqué les portes avec le bouquet d’hysope trempé dans le sang de l’agneau sans tâche. (pause) Suivant la tradition, enlevons les parties impures et livrons les aux flammes ».Enfin, je me  sens mieux !…

Dans la Bible, la Pâque au temps de Jésus se célébrait à la pleine lune de l’équinoxe de printemps, le 14e jour du 1er mois appelé nisan ou abib (abib ou aviv signifie printemps). La date était donc fixe. Le rite en est décrit dans l’exode (12-1). On immolait l’agneau pascal, (« mâle sans tare, agé d’un an »), on aspergeait avec son sang avec une branche d’hysope le linteau et le montant des portes des maisons. Ici, il est intéressant de noter, que ce sang, impropre (impur ?) à toute consommation, était utilisé dans des aspersions purificatrices. Iréne Mainguy nous rappelle qu’à l’origine, la croix du Christ était en forme de tau grec, c’à d. à l’image du tav, dernière lettre de l’alphabet hébreu. Elle était tracée du sang de l’agneau pascal, comme talisman protecteur sur les linteaux des portes des hébreux, pour se préserver de l’ange exterminateur (Ex. 12-21/23 et s.)
Pour certains commentateurs, les entrailles et les graisses (parties impures ?) étaient jetées au feu, répandant une odeur assez atroce de chair brulée sur Jérusalem… L’agneau devait être ensuite roti. Aucun de ses os ne davait être brisé. – Je note ici une différence avec le passage de l’exode (12-1) qui dit : « n’en mangez rien cru ni bouilli dans l’eau, mais rôti  au feu, avec la tête, les pattes, et les tripes ».  

Quand il était à point, on trempait d’abord du pain azyme dans une sauce, dite haroseth, et on buvait une première coupe en prononçant une bénédiction. Ensuite on commençait à manger l’agneau accompagné d’herbes amères (raifort, laurier, thym, origan, basilic). Deux coupes suivaient…la 3e était dite coupe de bénédiction. Puis, après des louanges et le moment  ou retentissait le verset : « Béni soit celui qui vient au nom du seigneur » ! On passait à la 4e coupe, parfois la dernière. Tout cela était si obligatoire, que même les pauvres, s’ils n’avaient pas de quoi s’acheter l’agneau, le vin, les herbes, le pain, les recevaient de la communauté. On pouvait continuer à manger et à boire, à condition de ne pas dépasser une 5e coupe ! Les convives devaient être au moins 10, car l’agneau devait être totalement mangé (« vous n’en réserverait rien jusqu’au lendemain » Ex.12-10)

Que de similitudes avec notre rituel maçonnique de la fête pascale, de la procession de l’agneau entre la 2e et 3e de nos cinq libations, de la ranimation des lumières !…
C’était une fête joyeuse, fervente, ou chacun, lié au destin des autres, était  personnellement appelé à la délivrance, la seule qui compte, celle qui arrache l’âme à la servitude du péché. Notre légende du 18° n’est-elle pas fondée « sur le principe gnostique de la lumière triomphant des ténèbres,  c’à d. de la victoire du Bien sur le Mal ».

Puis, m’imprégnant du reste du rituel de la fête pascale, et du rituel du 18e, je ne peux que constater, -ce que je savais déjà- que « celui qui voulait que tous les hommes furent frères »…,  « celui dont la sublime morale devait assurer le bonheur de l’humanité »…, « celui qui voulait substituer la vérité à l’erreur »…n’est autre que le Christ.

Tous les éléments composant ce rituel me confortent dans ce sens : « 33 ans, l’âge du Chevalier Rose croix, qui est l’âge supposé du Christ » ; le mot de passe Emmanuel, qui signifie « Dieu est avec nous » ; les trois vertus théologales ; le pélican, symbole christique ; ce passage sublime du rituel qu’est la cène, partage du pain et du vin entre tous les chevaliers ; la rose au centre de la Croix ; et l’Agneau, ce symbole christique par excellence.

Pour Bernard Roger (in  à la découverte de l’Alchimie, l’art d’Hermès à travers contes…et rituels maçonniques 1988)  notre fête pascale, -ou meurt et renaît la lumière du monde-, nous rappelle de toute évidence la dernière Pâque « mangée » par le Christ – le plus humble de tous, parce qu’il est le plus éclairé et qu’il sait que toute inspiration vient d’en haut– (selon notre rituel) en compagnie de ses douze apôtres. D’ou une parfaite adéquation entre notre 18e degré et la foi chrétienne !

Le sacrifice de l’agneau donne tout son sens à la Pâque : « le sacrifice rituel unit la communauté d’israël,  l’isole devant son dieu et la soustrait à son chatiment ». « Le sang de l’agneau marque le salut d’Israël, et cela d’âge en âge »… N’est-ce pas sur la base du symbolisme de l’agneau pascal que se developpera le symbolisme  christique du sacrifice de Jésus ? Jean le Baptiste dira de Jésus « Voici  l’Agneau de Dieu ; Voici celui qui enlève le péché du monde… » (Jn 1-29 à 36) et la tradition, unanime, a interprété « Ecce agnus Dei » comme l’annonce du sacrifice du Calvaire. Son sacrifice ouvre aux hommes un libre accés vers le Divin. Pour les chrétiens, (et pour nous francs-maçons, d’une manière moins dogmatique), ce sacrifice imite l’exemple de la mort de Christ. Ce que nous faisons mourir, c’est le mal sous toutes ses formes, ce qui doit nous permettre d’entrer en communion avec le divin. Jésus est la victime parfaite qui permet à tous les hommes de retrouver une communion d’amour avec le « Père » et de vivre selon sa volonté ; « c’est par un sang précieux, comme d’un agneau sans reproches et sans tache », que nous avons été affranchis… (1 P. 1-18/19).

Pour Pierre Gérard Vassal (in cours complet de maçonnerie ou histoire  de l’initiation depuis son origine jusqu’à son institution en France 1980), « Le 18e grade est entièrement consacré à représenter le christianisme dans toute sa pureté primitive, car le grade ne fût constitué que pour en perpétuer le souvenir, et pour rappeler aux siècles à venir, les difficultés sans nombre qu’eurent à surmonter les premiers initiés pour la conserver et la propager… Les conditions qu’on imposait aux initiés étaient  l’amour du prochain sans restriction, une tolérance sans bornes et une confraternité universelle ».
Je me sens parfaitement en phase avec cette analyse même si, au delà de cette vision christique et religieuse qui pourrait m’enfermer dans une interprétation dogmatique, voir sectaire, je me dois de considérer ce grade comme « l’expression de la pensée d’un mythe en harmonie, en osmose avec l’universel ».

Les textes bibliques sont vecteurs d’allégories (métaphores, mythes) et d’un enseignement universel, au delà de toute croyance explicite. Car il me faut bien faire la différence entre Christ et Jésus. L’Agnostique que je suis ou que je pense être peut-il « croire » en Christ, fils de Dieu sur terre.
(Agnosticisme [agnCstisism] n. m.  • 1884 ; angl.agnosticism agnostique
Doctrine d’après laquelle tout ce qui est au-delà du donné expérimental (tout ce qui est métaphysique) est inconnaissable).

Au 17e degré, après avoir lu qq extraits de l’Apocalypse de Jean, le Très puissant nous  rappelle que Jean, le sublime illuminé de Patmos nous enseigne que nous devons chercher à faire descendre sur terre cette « la Jérusalem nouvelle, ce temple spirituel » déjà décrit par Ezechiel qui nous dit : « Je n’y vois point de  temple, car le Seigneur Dieu tout puissant et l’agneau en sont le temple. La ville n’a besoin ni de soleil ni de lune  pour l’éclairer, car la gloire de Dieu l’illumine et l’agneau est sa lampe, son flambeau…et les nations de la terre marcheront à sa lumière ».

« C’est sans doute pourquoi l’agneau fut parfois représenté au milieu d’un soleil, ou couronné d’une auréole de rayons, ou bien encore pourquoi l’on place quelquefois un astre devant lui. L’agneau fut donc considéré comme un illuminateur : or la lumière que les yeux perçoivent n’est que l’image de celle dont il éclaire les âmes, en leur donnant la sagesse ». (in le très bel ouvrage de Louis Charbonneau-Lassay, Le Bestiaire du Christ).

La Sagesse
Un évangile inconnu, – recueil reconstitué de paroles de Jésus- sans récits bibliques, sans miracles, sans la tragédie de la croix, etc. paru en 2001, aurait suscité un grand intérêt.  « Jésus y apparaitraît come un Maître de sagesse, y énonce de fortes paroles non sans écho dans le cœur de l’homme d’aujourd’hui ». Cette sagesse, – dénominateur commun -, nous pouvons la rechercher ensemble, (croyants !) agnostiques ou athées. Cette dimension universelle a de quoi séduire, d’autant plus que Dieu n’est pas forcément nécessaire sur cette voie là !  Plus besoin de croire à la probalité d’un dieu chrétien, ni en la divinité de Jésus. Ceci étant, comment ne pas être respectueux de l’enseignement de Jésus, base de repères moraux et éthiques, -notamment illustré par le Sermon sur la Montagne  (Matt 5. 1et s.)-que j’ai relu intégralement avec une grande émotion- nécessaires pour atteindre « une vie bienveillante ». Cette idée n’est pas nouvelle car au 18e siècle, en 1718, in Le Nazaréen, ou le Christianisme des Juifs, des gentils et des mahométans, la figure d’un Jésus pédagogue et législateur, plutôt que sauveur, existait déjà. John Toland, l’auteur y critique Paul qui aurait engagé le christianisme ds une autre direction que celle de la révélation primitive. Il y refuse lui aussi la divinité de  Jésus. (Synthèse d’un article du 15/01/2003 La Vie Protestante Genève).

J’avoue que ma raison m’entrainerait plutôt vers cette définition de Jésus. Mais cela n’est pas aussi évident que cela car, de mon enfance chrétienne, de mes six années à servir la messe (en latin), de mon désir d’être prêtre à l’aube de l’adolescence, il me reste un trouble, un doute qui m’amène à cette quête de la lumière avec une foi profonde.

Toujours ds l’apocalypse de Jean, un peu plus loin, Ezechiel toujours (44.23) : « ils (les prêtres) enseigneront à mon peuple la distinction entre le sacré et le profane et lui feront connaître la distinction entre le pur et l’impur ».

Pur, Impur
Les hommes purs (Robert) sont ceux « sans défaut d’ordre moral, sans corruption, sans tache…innocent, intègre, droit ». Et ce qui est pur est sans mélange, absolu, parfait… Et quelles sont réellement le parties impures de l’agneau pascal : Les parties honteuses, le sang. Les pattes, qui relient à la terre, donc à la matérialité, en font-elles partie ? Pas ds la Bible (Ex. 12.1).

Le grade de Chevalier Rose Croix auquel j’ai accédé me donne le devoir de me dépouiller de mes impuretés. Je me dois de  « laisser mes métaux à la Porte du Temple », mais est-ce suffisant ? Car si, en tenue, je me dois d’abandonner ou de laisser au vestiaire tout ce qui flatte l’ego : – façade, apparence cultivée, distinction, rang social, opposition éventuelle avec un frère,-  afin de me recentrer sur la profondeur de mon être, de tendre vers cette lumière intérieure qui vient du cœur, … Qu’en est-il hors du temple ?  Car ne doit-on pas être franc-maçon en tout temps,  en tous lieux, et dans tous les actes de sa vie quotidienne ?

Loin de batir un temple de pierre, c’est bien l’élévation du temple intérieur de l’esprit, logé au plus profond  de mon être, ds mon cœur que je me dois d’éclairer des plus belles vertus. Descendre…pour mieux m’élever. Faire le vide en Moi, si je veux entendre le divin. Le Superficiel, les bruits de cette vie  pleine d’illusions que nous vivons, empêchent d’entendre la voix des profondeurs. Il nous faut passer du matérialisme au spirituel, ce qui est particulièrement difficile aujourd’hui. Car, caractérisant notre société dite moderne, « cet état d’esprit, écrit René Guenon, c’est celui qui consiste à donner plus ou moins la prépondérance aux choses de l’ordre matériel et aux préoccupations qui s’y rapportent,  que ces préoccupations gardent encore une certaine apparence spéculative ou qu’elles soient purement pratiques ; et l’on ne peut contester sérieusement que ce soit la mentalité de l’immense majorité de nos contemporains ».

Notre esprit occidental s’est imprégné, ds toutes les couches et composantes de notre société, de ce matérialisme primaire et pratique qui s’impose quasiment partout comme l’unique référence. Quand l’économie américaine tousse, que son marché immobilier s’enroue, et c’est tout le système financier international qui attrape une belle bronchite ! Quelle tristesse ! De ce règne de la quantité et de l’argent, les hommes se sont déshumanisés et sont devenus  des esclaves, esclaves d’un progrès qui n’en est pas un, esclaves des machines… Devant un tel fléau et la force démoniaque de ces puissances financières, que reste-t-il comme place pour cette intelligence du cœur que nous revendiquons ? Pour cette quête de la vérité et de la lumière ?

Le Franc-maçon que je suis n’est-il pas lui aussi, par certains cotés, complice de ce processus destructeur ? Enfermé dans ce sonditionnement, celui-ci n’a t-il pas fait de moi une victime souvent consentante, rebelle parfois, impuissante si souvent ! Même si une prise de conscience éthique est en train de progresser, personnellement m’inspire dans mes actes quotidiens et m’anime, il n’est pas aisé de changer ses comportements.

Aller vers une consommation citoyenne, être acteur face aux problèmes de l’environnement, agir  avec à l’esprit des valeurs de solidarité vis-à-vis des hommes les plus pauvres, cela demandera du temps pour faire vivre décemment  et équitablement les 6,6 milliards d’hommes, mes frères de cette planète. Si cela correspond aux parties impures, cet aspect matériel et superficiel peut-il m’empêcher d’entendre la petite voix émanant de la profondeur de mon être ? Celle qui va me conduire à faire en sorte que le divin me pénètre !

Cet excès du faire, de l’action, peut elle anéantir la chance de Devenir ?  Je ne le pense pas. Et au mm titre que l’Avoir peut faire obstacle à l’Etre, il me semble important de distinguer ce que je dois avoir et ce que je me dois d’être. Mais, là,  pour trouver l’Etre au fond de moi même, je me dois d’occulter ma conscience rationnelle, de ne plus laisser la raison me gouverner… Intégralement. Ce 18e degré, « sans abandonner le temple matériel, consacre l’investissement de l’homme par l’esprit ».
Et c’est avec la Charité, l’Amour, l’Agapé que cela commence. Et l’enseignement de ce degré nous conduit « vers la Sagesse, issue d’un heureux mariage de la raison et du sentiment, de l’intelligence et de l’intuition. Selon la parole : « Qui n’aime point, demeure en la mort (Jn 1.3-14), le don de soi vers lequel l’enseignement du 18e degré conduit, poussé au besoin jusqu’au sacrifice par amour de l’humanité, renouvelle l’esprit de l’ancienne Chevalerie. C’est la mise enoeuvre de la Loi d’Amour ».

Et de plus, qui suis-je réellement ? Si je suis ce que je suis, que dois-je faire ? Comme l’enseigne ce grade de chevalier Rose Croix, suivre l’enseignement du Christ, ce n’est pas seulement faire du bien autour de moi. Je dois me réaliser moi même et admettre que la spiritualité que je vis, et que je revendique, est un devoir. « Par la parole et par l’exemple, nous devons enseigner et vivre la véritable fraternité, et nous identifier par des actes d’amour à tout ce qui vit ».

Là réside toute la différence entre la croyance et la foi, seconde vertu théologale de notre grade.
Mon être essentiel, de par mon expérience initiatique, va s’efforcer de situer  la façon dont est présent le divin en moi. Mon cheminement initiatique ne m’a t-il pas donné la naissance d’une nouvelle conscience ? René Guenon, à ce sujet, nous dit : « tu as senti que tu es ds ta profondeur. Mets-toi en chemin, accepte l’exercice spirituel, deviens le chemin qui finalement aboutit à la réalisation de ta personne. Deviens témoin du divin dans le monde ».
Devenir témoin du divin ds le monde, objectif ambitieux ?, utopique ?, irréalisable ?
Mais plutôt que témoin pourquoi pas plutôt Outil ? Acteur ? Sujet agissant consciemment, avec foi, cette foi qui est ma quête, un mouvement, une relation vivante qui me travaille, qui me change. Comme l’Amour. La foi n’est pas faite de dogmes, de croyances ou d’opinions. Elle est mouvement er relation. Comme le dit notre instruction : « c’est une tension qui se manifeste dans le cœur de l’homme… C’est la lumière qui éclaire l’Esprit ». « C’est aussi cette foi en l’homme, valeur essentielle » cette foi en l’étincelle divine qui est en chacun de nous, que je revendique depuis si longtemps.

Cette foi doit me porter à consacrer ma vie à la poursuite de cet idéal engendré par l’espérance, cette 3e vertu issue de la plus haute sagesse, qui, au delà de sons sens commun, nous conduit, nous, Chevaliers Rose Croix, « à mettre notre confiance ds l’équilibre cosmique et dans le divin : pour nous le Gadlu ».
Vous l’aurez compris, ce rituel du 18e degré me fait particulièrement vibrer, je n’ai pas fini de le découvrir, et, comme l’a développé René Guenon, ce terme de Rose Croix est « un titre qui désigne un haut degré de réalisation intérieure ». Mais que de chemin encore à parcourir pour tenter d’atteindre cette Jérusalem messiannique ou « Rien de souillé n’y pourra  pénètrer, ni ceux qui commettent l’abomination et le mal, mais simplement ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau » (Ap. 21.27) L’espérance n’est-elle pas, selon Aristote, le songe d’un homme éveillé ? Car dans l’homme, jamais l’espérance n’est vaine. (V. Hugo)

Chevaliers Rose Croix,

Très Sage Athirsata, j’ai dit.                                                                               

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil