La conscience, la prise de conscience, l’examen de consciencee
R∴ G∴
Ce thème impose de bien définir le sens qui peut être admis pour chacune des expressions de ce thème.
Le terme de conscience peut présenter des nuances dans sa signification :
– Soit annonçant la perception physique ou intellectuelle. Dans le monde profane la notion de conscience renvoie essentiellement à une connotation morale, règles humaines, d’éthique.
– Soit sur un plan ésotérique il peut signifier « âme » ou connaissance.
La prise de conscience suppose une approche réaliste de son état d’être tant sur le plan matériel, psychologique que spirituel. Une découverte ou révélation.
L’examen de conscience lui ne se contente pas d’une approche superficielle mais bien d’un examen, d’une analyse en profondeur de notre état d’être.
Dans une démarche d’ordre purement personnelle le Rite REAA nous donne une série de moyens où le mot conscience peut être approché avec une notion de connaissance.
Ainsi le passage par le cabinet de réflexion nous ouvre sur une perception nouvelle ; Confronté aux symboles d’une vie éphémère, le crane et le sablier, et si la signification des autres symboles, souffre, sel et mercure, etc.…,ne nous est pas évidente dans l’instant la suite de notre cheminement permettra de comprendre que dés cet instantc’est la voie alchimique et hermétique qui nous conduira vers la Lumière et partant de cette prise de conscience de notre imperfectionnous parcourrons trois étapes fondamentales :
–du 1 er et deuxième degré vers une connaissance du moi ou conscience humaine.
–du 3ème au 9ème une évolution vers le soi touchant à la prise de conscience.
–et enfin au-delà vers une élévation vers l’UN après un véritable examen de conscience valant purification complète.
–Au-delà et particulièrement au 31ème il s’agit d’une introspection, d’un examen de conscience.
La connaissance du moi ou conscience humaine.
Une telle connaissance se place à la base de l’existence et de la réflexion humaine, et peut s’interpréter dans des sens divers.
A cette question : « qui suis-je ? » L’homme ne peut répondre que par une autocritique sincère, profonde et juste. Vers quel devenir Il convient donc de s’orienter. Ce qui nous est proposé dés le 1er degré. Chercher à définir l’objectif vers lequel il importe de se diriger. A travailler sur sa nature, sur sa pierre brute : « vaincre ses passions, soumettre sa volonté et faire de nouveaux progrès en Maçonnerie ». Une démarche reliant l’Occident à l’Orient de l’être. C’est en partant de son image, de son imperfection, que l’apprenti à la recherche de la connaissance se dirige vers sa propre réalité physiologique, morale et spirituelle.
Toujours dans sa matérialité pesante le compagnon va devoir partir à la recherche de quelque chose de plus profond en lui. Entendons PLATON qui nous suggère :
« II ne mène pas la vie d’un homme celui qui ne s’interroge pas sur lui-même ».
Ce qui le confond avec l’égo qu’il nous faut domestiquer
Les voyages du compagnon lui permet de parfaire son savoir par l’acquisition d’une maîtrise des sens et des sciences du quadrivium et du trivium et enfin découvrir s’il était nécessaire la splendeur cosmique du G.A.D.L.U. et du devenir qui peut être le notre au travers des deux sphères.
« Tout ce qui est en bas est comme ce qui est en haut »…
Si le 3ème degré nous place entre l’équerre et le compas et nous projette dans une verticalité c’est l’ensemble des degrés jusqu’au 18ème qui nous permettra d’atteindre une véritable prise de conscience.
Le 3ème nous permis de cerner le fait que nos défauts sont à l’ origine de nos échecs spirituels et qu’il nous faut une palingénésie consciente pour pouvoir véritablement nous élever. Et c’est le 4ème qui permet la sortie de la matérialité par un vrai changement de plan vers la grande Lumière qui « commence » à paraitre.Ilnous est fait un devoir de nous soumettre aux diverses sentences qui nous indiquent le chemin à suivre pour une connaissance de soi correcte dans la fidélité à l’ordre :
Le 5ème nous invite à la sagesse par la fusion harmonique du Corps-Âme- Esprit dans la paix et la concorde sur le modèle honoré d’HIRAM, exemple absolu de vertu.
Le 9ème l’égarement, l’absence de vigilance passagère libère nos pulsions négatives que Salomon transforme en lucidité et pardon pour nous conduire vers la justice, la fraternité.
Dans ce cheminement nous aboutissons au 11ème degré HEMETH ? Homme conscient, vrai et parfait en toutes circonstances.
Fort de ce nouvel entendement, sensible au Génie divin qui nous anime nous sommes alors à même de concevoir l’Universalité divine et l’impérieuse nécessité de nous faire un devoir travailler à sa gloire en toute lucidité pour échapper à l’illusion des sens et de la pensée.
Le 13ème degré en dépits des succès précédents, révélation du nom ineffable nous replace dans notre réalité, notre connaissance imparfaite, l’illusion, sur notre connaissance du soi qui nous guide. Par le secours des enseignements des sefirots nous sommes parvenus au centre de l’idée mais nous ne pouvons que prendre conscience que le grand mystère de l’Infini reste pour nous derrière la onzième porte. Et nous sommes renvoyés à une introspection plus approfondie.
14ème degré la dérive de Salomon, sa personnalité multiple nous rappelle que Le moi possède divers aspects :
Le moi peux se considérer sur le plan biologique, psychologique, moral, social, religieux, etc. En disant « je » l’homme se différentie mais le « je » n’exprime qu’un moi passager. L’homme non structuré peut agir à quelques instants de distance de manière contradictoire qui nous invite au « j’ai à me perfectionner » pour atteindre la véritable conscience. Mais le rituel nous Incité a la paix, la concorde, la justice et la charité, admis auprès de l’arche d’alliance le « Devoir » évoqué au 4ème nous est révélé et concrétisé par un anneau d’alliance « avec la Vertu et les hommes vertueux » Caractère symbolisé par GALAAD. Cette nouvelle prise de conscience permet à l’initié à un véritable dépouillement du moi, de l’égo.
Le dépouillement du pont de GANDARA qui nous autorise à L.D.P. Victoire sur soi-même complétée par la prise de conscience et la libération de l’illusion du matérialisme. Plus tard devenant Chevalier d’orient et d’Occident nous sommes déjà sur la voie du Kadosch en charge de faire jaillir la Lumière au travers de la prophétie de l’Apocalypse.
Prise de conscience du R+C ne peut passer que par la fraternité et le partage .Par le signe de reconnaissance, le Chevalier Rose-croix atteste sa position d’intermédiaire entre la terre et le ciel, ce qui correspond au Maître Maçon situé entre l’équerre et le compas au centre du cercle. La vocation du maître est accomplie. De même dès le grade de Maître, la notion de sacrifice est clairement exprimée par le personnage d’Hiram. Au chapitre Rose croix on retrouve la valeur initiatique du sacrifice par le don de soi, à l’image du Pélican qui soufre mais se sacrifie pour nourrir ses enfants Si au grade de maître, le sacrifice génère la mort, à l’inverse au Chapitre, il génère la vie.
Et c’est dans cette étape que va devoir se concrétiser l’examen de conscience du Kadosch dans sa réalisation ascendante, au-delà du Royaume des formes .De retour dans le monde, passage de la connaissance à l’action soutenu par la Connaissance de l’Absolu, EMMANUEL, par Amour de l’autre mais nous le verrons au 30ème degré : « souviens-toi, pèlerin inconnu, tu connaitras le monde et personne ne te connaitra. ».
Le Chevalier Kadosch, Univers complet, c’est-à-dire, sublimé, unifié Corps-Âme-Esprit, va pouvoir collaborer au Plan Divin, dans la manifestation. Potentiellement en état de « sainteté » il doit avoir acquis la pleine maîtrise de son intériorité, de son soi, pour remplir sa mission. Son examen de conscience au sommet de l’échelle mystique lui donne une vision de réelle de sa nature et de sa dépendance au Principe. Intermédiaire et intercesseur il va devoir, armé du caducée, agir pour l’éveil de ses FF. en humanité, combattre, unifier la dualité du monde profane en pèlerin inconnu.
Mais Le GIIC devenu un éveilleur dans la Manifestation doit pour mener à bien son action, avoir appris à se gouverner soi-même, « homme juste », c’est-à-dire parfaitement « ajusté » à sa mission qui complète celle du Kadosch.
Au delà d’une justice morale ou sociale Le GIIC collabore, comme cela est déjà défini au 30ème degré, aux décrets de la Loi Divine. Elle est l’ « Ordo » au delà du bien et du mal. Elle est équilibre.
A son point ultime, Le Kadosch aboutit à la prise de Conscience du Mystère. Et GIIC doit quant a lui demeurer éternellement dans l’examen de conscience, dans l’équilibre et l’équité, pour ne jamais dériver de sa mission d’action et d’éveil qui est toujours sienne depuis qu’il a atteint le degré de Kadosch. Car comme nous le dit l’Ordre REAA notre démarche se situe « ici et maintenant » soit dans immanence, au sein de la Vie en recherche de sérénité pour soi et pour les autres.
Rempli de sagesse, doué d’une beautéparfaite, ne cherchez pas ce qui est au-dessus de vous, et ne scrutez pas des mystères plus forts que vous.Bernard de Clairvaux
J’ajouterais « soyez » ;
J’ai dit.