#406012

Le sort en a décidé et la caverne m’est connue

Auteur:

J∴ M∴ O∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
ALGDGADLU


au nom et sous les auspices du Suprême du Gabon


Ordo ab Chao
Deus Meumque Jus




Tel est l’intitulé de la planche que j’ai l’honneur de vous présenter au point du jour.



A l’ouverture des travaux au 9ème degré, le T S Met le F INSP se sont soumis notamment à l’exercice des questions d’ordre ci-après :



Q : Êtes-vous Maître Elu des Neufs ?


R : Le sort en a décidé et la caverne m’est connue.



La compréhension de cet échange nécessite un regard rétrospectif sur le rituel du 9ème degré qui constituera la première partie de cet exercice avant de nous appesantir sur son symbolisme et les enseignements retenus.


  1. Le contexte rituélique

La légende du neuvième degré nous apprend que le roi Salomon, voulant poursuivre les meurtriers d’Hiram, offrit une haute récompense à qui les ramènerait. A l’issue d’un secret confié au roi par un étranger, ce dernier put conduire les neuf maîtres nécessaires et désignés par le sort jusqu’au lieu où se cachait l’un des assassins du maitre Hiram en vue de le capturer.



Selon le dictionnaire Larousse, le sort est puissance surnaturelle qui est censée fixer le cours des évènements dont la cause n’est pas déterminée. Comme dans le Volume de la Loi Sacrée avec notamment le choix de Moïse, envoyé GADLU., ou de Matthias, remplaçant de Judas après sa défection.



L’un des neuf maitres élus, Johab que nous connaissons depuis le 6ème degré de Secrétaire intime, assoiffé de vengeance, devança les autres et atteignit la caverne où dormait Abiram, l’assassin et le tua.


Voyant revenir les maîtres élus, le roi Salomon s’apprêtait à donner des ordres concernant le supplice projeté lorsqu’il aperçut la tête d’Abiram au poing de Johaben.A cette vue, il ne put retenir sa colère et ordonna à Tolkin de le mettre à mort, ce qui aurait été exécuté si tous les maîtres, se jetant à genoux devant le roi, n’avaient supplié que grâce fut faite.

  1. Symbolisme

Selon le rituel : si les grades de la classe précédente apportent au F M le temps de la méditation, de l’étude et de la réflexion, les grades d’Elu lui ouvrent celui de l’action, de l’accomplissement d’une mission d’une haute valeur morale.Par ailleurs, le 9ème degré est comme on le nomme le degré de vengeance.


Et puisque l’ennemi est en nous, l’esprit humain ne peut chercher la vérité qu’en luttant contre nos propres imperfections.En tuant Abiram, Johaben n’a fait que tuer en lui-même le profane, ce qui est mauvais en lui, en avait-il conscience ?Il lui fallait le connaître.Et pour connaître, il faut mourir à quelque chose, pratiquer une métamorphose.



Le 9ème degré, avons-nous dit, est celui du Maître Elu des Neuf également intitulé l’élu vengeur ou le degré de la vengeance.


  1. Enseignements

Le GADLU touche des personnes qui se positivement manifestées par leur travail et leurs vertus. Des personnes qui ont des dispositions particulières qui attirent le GADLU. Respecter la loi et maîtriser ses passions. Ce sont là deux des tout premiers devoirs d’un F M. Johaben n’a pas su s’y soumettre en devançant ses huit autres FF dans la caverne et en tuant Abiram, ce qui ne lui avait pas été demandé par le roi Salomon.



Il reste que le FM est appelé à faire preuve de zèle. Pour parvenir au grade de COMP, l’APP doit travailler avec zèle et ardeur. Le FM est appelé à travailler avec zèle pour l’accomplissement de ses devoirs à quelque degré que ce soit. Ce zèle est un zèle positif puisqu’il a pour finalité l’amélioration de l’Humanité.



Par la mort d’Abiram, nous voyons que le crime ne doit jamais rester impuni et, que tôt ou tard, le coupable doit être châtié. Mais nous devons aussi retenir que nul n’a le droit de se faire justice.



En dépit de sa colère contre Johaben, le roi Salomon lui a accordé son pardon, lui épargnant de ce fait l’exécution par Stolkin. Johaben n’aurait certainement pas pu bénéficier de cette clémence s’il n’avait été défendu par ses huit FF qui, comme un seul homme se sont mis à genoux pour implorer le pardon du roi.



En conclusion, ce thème « Le sort en a décidé et la caverne m’est connue » m’a permis de comprendre une fois encore la nécessité, pour le FM, non seulement de vaincre ses passions mais aussi de tempérer ses ardeurs qui peuvent être source de bien des ennuis.


Selon Irène Mainguy, le tirage au sort se substitue à la main de la providence pour désigner ceux qui, dans le secret d’un cœur pur, font preuve de vertus nécessaires pour devenir des Initiés véritables. Pour toujours être désignés par le sort, je dois être obéissant, rester fidèle, garder le secret et continuer à travailler avec zèle.



J’ai dit.


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