Comment avez-vous conçu votre engagement maç à l’époque de votre initiation ? Cette conception a-t-elle éventuellement évolué depuis ?
Non communiqué
Le hasard a voulu que mon engagement en FM corresponde à quelques mois près à mon ouverture vers la connaissance plus générale du fonctionnement de l’être humain : j’étais en pleine formation à la communication. Et c’est en donnant une formation de ce type que j’ai rencontré un nouveau F qui s’est fait reconnaître parce qu’il pensait avoir à faire à un autre F ; d’après lui, mon comportement et mes idées ressemblaient à ceux des autres FM qu’il commençait à côtoyer.
Je me suis engagé peu après, très curieux de rencontrer d’autres personnes souhaitant ardemment améliorer le fonctionnement social de la société.
J’entrais donc en FM pour mieux connaître le monde, mais aussi trouver en moi une certaine sagesse, une force (la notion de beauté ne me préoccupait pas beaucoup à l’époque !) qui me permettraient de m’améliorer, afin, à mon tour, d’améliorer mon entourage. Je m’attendais à rencontrer des hommes et des femmes hors du commun, sacrifiant de leur intérêt personnel pour l’intérêt collectif.
J’espérais recevoir beaucoup de connaissances concernant le fonctionnement de l’être humain ; je croyais que les FM maîtrisaient davantage la communication grâce à leur méthode initiatique mystérieuse. De mon côté, j’apportais ma volonté de participer à l’action collective, prêt à me remettre en question pour ce faire.
Après mon initiation, j’ai vite compris que les FM étaient des hommes ordinaires avec leurs défauts et leurs qualités. Je me suis posé beaucoup de questions sur la méthode symbolique que j’ai eu du mal à « encaisser », car dans la RL de la GLB où j’ai été initié, seule la méthode était importante. Mes FF me racontaient sans cesse leur expérience Maç. Ainsi que leurs déboires avec certains FF, leurs propres déceptions, leurs batailles pour l’obtention de fonctions au sein des LL. J’avais un peu l’impression de me retrouver dans un « club » où les messieurs souhaitaient échapper à leur épouse !
Je n’étais pas déçu,
mais plutôt surpris de rencontrer les mêmes gens
que dans le monde politique, syndical ou associatif. Une chose marquait
cependant la différence : la méthode symbolique
avec ses secrets, ses questionnements, ses
cérémonies, ses émotions, ses
originalités… Aussi restais-je satisfait de mon choix !
J’ai cependant changé d’obédience car je
souhaitais la mixité et étudier d’autres choses
que le symbolisme ; le DH m’a apporté cela.
Mon engagement Maç s’est bel et bien transformé
! Je pense qu’il est important de tracer son propre chemin : attendre
trop des autres amène d’une part beaucoup de
déceptions (l’être humain est ce qu’il est !) et
d’autre part détourne de la route qu’il est
nécessaire de se fixer. Etre fort pour jouer un
rôle concret dans la société et dans
l’organisation Maç. Aider les êtres humains
à penser librement, à se poser des questions
nécessaires sans répondre à leur place.
Je sens également que la méthode
symbolique m’apporte un certain équilibre sans savoir
expliquer tout ce qui me traverse. Mon engagement laïc
militant se transforme plutôt en engagement humaniste ; je
cherche à comprendre ces spiritualités qui
animent les êtres. Je pense que cette recherche est
nécessaire pour mieux me connaître et
connaître les autres.
Lorsque je suis entré en FM, je me définissais
comme athée, sans trop me poser de questions à ce
sujet. Les FF qui m’ont initié m’avaient rassuré
quant à la présence de la Bible et du GADLU
: il s’agissait de symboles historiques.
Il est vrai qu’aujourd’hui, 5 ans plus tard, je me définirais plutôt comme agnostique à tendance athée car je trouve qu’il m’est impossible de prendre position sur l’existence de « forces inconnues ». Je n’ai pas la prétention d’affirmer qu’il n’existe aucune autre « dimension » et je souhaite mettre tout en œuvre pour vérifier s’il n’existe pas des « portails ». J’ai l’impression que mon travail est loin d’être terminé. Mais cette recherche philosophique n’entravera pas mon engagement collectif Maç : je reste en effet persuadé que recherche philosophique et travail opératif (collectif) sont complémentaires pour vivre pleinement !
J’ai dit, T S !
M R