…Toutes les choses dans leur
S∴ O∴
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE
L’UNIVERS,
Au nom et sous les auspices du SUPRÊME CONSEIL DE France,
TFPM et vous tous mes FF MS,
…Toutes les choses dans leur ensemble
et chaque chose dans son détail
Au nom et sous les auspices du SUPRÊME CONSEIL DE France,
TFPM et vous tous mes FF MS,
…Toutes les choses dans leur ensemble
et chaque chose dans son détail
Lorsque notre TFPM m’a proposé ce sujet, je me suis demandé : Comment vais-je aborder ce message que nous adresse le 3ème voyage du MS ?
Le sujet proposé est en effet extrait du passage : « Il n’y a de réellement admirable que la loi Universelle qui régit toute chose dans son ensemble et chaque chose dans son détail ».
Mon approche initiale a consisté à m’interroger sur le sens des sujets que notre TFPM a proposé à la réflexion de notre loge de perfection.
« Trouver la parole dans le silence »
« Accéder à la liberté par le devoir »
« Clé qui ouvre clé qui ferme ».
« ZIZA, Balustrade et resplendeur ou frontière et destination »
« …Toutes les choses dans leur ensemble et chaque chose dans son détail »
Quel sens notre TFPM veut-il donner à notre réflexion dans un contexte placé sous le thème de la rupture et du paradoxe ? Quelles choses se cachent derrière la balustrade ? La clé qui ouvre et celle qui ferme permet-elle d’accéder aux choses dans l’ensemble ? Dans le détail ? Dans l’ensemble et dans le détail ?
Nos interrogations mes FF MS se structurent en fonction des sujets abordés. Dans ce contexte notre TFPM semble vouloir nous conduire à tenter de mieux comprendre le passage du MM au MS autrement dit, à mieux comprendre les messages que nous adresse le 4ème degré. Ces messages nous adressent un nouvel apprentissage au travers d’une série de voyages. Cette approche rapportée au sujet qui m’est proposé ce soir, m’a permis de mieux comprendre la place des voyages du MS et plus spécifiquement la place du 3ème voyage. En plaçant l’Universel au coeur de la réflexion du MS, le rite nous interpelle par des mots et nous guide par le sens nouveau qu’il leur donne. En replaçant toutes les choses dans leur ensemble et en les étudiant dans leur détail, le REAA semble nous conduire à vivre l’Universel. Il semble nous conduire à la modélisation d’un système. Toute cette expérience mes FF, m’a permis de progresser dans ma recherche et m’a conduit à m’interroger sur notre liberté dans notre recherche de la Vérité.
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Revenons
d’abord au MM ! Après avoir
trouvé la mort, le Maître revient à la
vie, le
Maître est radieux. Paradoxalement le MS doute. Que se
passe-t-il ? Ne
sommes nous pas dans une continuité ? Non mes
FF ! Nous ne sommes pas
dans la continuité. Le MS est un maître admis au
rang des lévites pour
poursuivre l’œuvre d’Hiram dans
l’achèvement du temple et construire le tombeau
du Maître. Il accède au temple et
s’arrête d’œuvrer à
sa construction. Un jeu
de rôle est au cœur de
l’expérience à laquelle nous sommes
conviés par le REAA.
Le rite conduit notre éveil par la rupture. Il met en
scène la rupture par le
deuil et le doute dans lequel se trouve plongé le MS. Il
confronte le MS à
l’insuffisance de ses connaissances et le conduit
à un nouvel apprentissage
pour réduire le paradoxe dans lequel il se trouve
plongé. Le 1er
voyage positionne le MS par rapport à lui-même. Le
2ème
voyage le positionne par rapport aux hommes et à la Vérité. Le 3ème voyage le positionne par rapport au cosmos. Le 4ème voyage le positionne par rapport à la Justice. Les messages transmis ainsi que les mises en gardes qui les accompagnent, conduisent finalement le MS à une nouvelle logique d’action.
Nous sommes dans un environnement qui va générer un nouveau départ. LeMS découvre une balustrade qu’il lui est interdit de franchir. On lui présente une clé, emblème de discrétion qui quelque jour, lui permettra d’ouvrir et de passer cette balustrade. Dans ces circonstances, le MS va chercher la resplendeur en allant aux limites de sa conscience.Il va chercher dansces limites à décrypter la Vérité et la parole perdue. Lentement ce MS découvre qu’il possède en lui les moyens d’accéder à ce grand voyage. Ce moyen notre rite nous le propose. Il ne le donne pas. La nuance est importante. Ce moyen, il ne tient qu’a nous de le reconnaître et d’en réaliser le mystère. Ce moyen est la clé transcendantale qui vit en nous. Nous allons l’explorer et l’utiliser pour accéder à l’espace qui se cache derrière notre conscience. Ce travail répété inlassablement nous permettra peut-être un jour de passer la balustrade et d’accéder à un lieu qui dépasse l’espace et le temps.
Dans ce contexte nouveau se situant aux limites de la conscience, le 3ème voyage véhicule une logique de perfection qui contraste avec le paradoxe dans lequel se trouve plongé le MS. La mise en scène est puissante. Elle nous conduit par une approche comportementale, verbale et non verbale jusqu’au sacrifice. La tonalité des mots domine leur sens comme si le rite voulait leur donner un autre sens. Le MS doit s’éveiller de sa stupeur et s’ouvrir à unelogique cosmique.
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Dans ces circonstances quel
message véhicule cette moitié de phrase soumise
à notre étude ?
Interrogeons nous sur le sens immédiat des mots ! Nous
replacerons plus tard
ces mots dans leur contexte. «…Toutes
les choses dans leur ensemble et
chaque chose dans son détail ». La chose est au cœur de ce dont le rite semble vouloir nous entretenir sans lui donner de nom. C’est une variable dont le domaine de substitution est défini de manière contextuelle, implicite et pragmatique. Le domaine de substitution de la chose semble être un dénominateur commun que nous allons retrouver dans le détail et dans l’ensemble. Ce domaine de substitution nous ferait dépasser la signification linguistique du mot pour nous imprégner de son contexte. Nous sommes dans une dialectique abstraite où la substitution est un véhicule. Cette dialectique lie l’homme à l’abstrait. Elle le conduit au concret par la reconnaissance de l’abstrait. Cette dialectique conduirait notre intuition à la représentation, à l’entendement, et à la connaissance.
Nous sommes en présence d’une démonstration. Le dénominateur commun de cette démonstration, ne se matérialise pas. Dans cette approche, la chose pourrait exprimer plusieurs sens. Au sens étroit, le mot signifierait ce qui est saisissable, ce qui est visible, ce qui est donné a portée de main. Au sens plus large la chose signifierait les faits, les évènements. Dans un sens absolu, beaucoup plus large la chose s’associerait à une connaissance insaisissable. Dans cette voie nous nous interrogeons individuellement et collectivement sur le caractère visible et invisible de la chose. Nous avançons par associations et par ensembles pour passer de l’infiniment grand à l’infiniment petit et de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Ces ensembles sont des constructions qui nous permettent de circonscrire la chose pour en définir des caractères invariants de lieu, d’espace et de temps.
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En replaçant cette analyse dans
le contexte rituel, nous découvrons une logique qui
dépasse le sens des mots.
Cette logique met en forme une pensée. Initialement
observateur de l’Universel
le MS intériorise l’ordre Universel. Le MS
développe l’idée d’un pouvoir
de
procréation. L’expérience rituelle nous
pousse à conquérir la position
d’où
notre regard peut porter sur l’ensemble et sur le
détail. Notre vision
intérieure de l’ensemble nous permettrait de
passer de l’idée à la
« PROCRE-ACTION ». Notre
perception est invitée à reconnaître et
à
intégrer l’ordre et la dynamique de mise en place
desbriques
élémentaires de l’Univers. Ce concept
devrait nous
permettre de décrypter la Vérité. Ce
concept serait l’axe sur lequel le MS
pourrait poser sa clé pour la mettre en mouvement. En plaçant notre clé dans cette serrure sacrée et en lui imprimant un mouvement, avons-nous la conscience de notre action ? La chenille a-t-elle la conscience de vivre une mue en construisant son cocon ? La fourmi a-t-elle conscience de l’ordre Universel auquel elle appartient ? Le vers qui parasite un arbre a-t-il la conscience de son utilité dans la biodiversité ? Et nous ! Avons-nous la conscience de l’ordre Universel ? Quel est son impact ? Quel est notre rôle dans l’Univers ? Notre action serait-elle dictée par notre inconscient ? Où conduit le rite ? Je ne sais pas mes FF. Je ne fais que m’interroger. Je vous interpelle. La Vie me semble être une mue dont l’étendue dépasse notre entendement. Dans ces circonstances, où je m’interroge, où je vous interroge, où nous nous interrogeons, et en l’absence de réponse, suivons notre Devoir ! Abordons les choses par la hauteur sans jamais perdre la proximité des choses dans leur détail ! La puissance que peut générer cette disposition ne doit jamais nous faire oublier que nous ne sommes que le détail d’un grand ensemble. Le rituel et les voyages du 4ème degré procèdent à une synchronisation comportementale, mentale et environnementale. Cette synchronisation est discrète. Elle ne s’expose pas. Elle nous ouvre lentement à une logique Universelle.
Le REAA modélise un système. Ce qui nous paraissait paradoxal devient progressivement rationnel. La méthode nous donne accès à cette rationalité sans en avoir nécessairement la conscience. Ce modèle nous met en scène dans un jeu de rôles successifs, utilise des mots et leur donne une résonance et un impact autres que ceux que nous leur connaissions. Ce modèle incarné dans l’Homme serait à l’image du macrocosme. Chacun de nous en fonction de l’heure, de son age, et du contexte, prend sa place dans cette dynamique.
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Le sujet que m’a proposé notre
TFPM aborde l’ordre qui découle de la loi
Universelle. Le 4ème degré
nous invite à intégrer cet ordre en nous
même. La chose est le véhicule de
cette intériorisation lente.
L’éclairage
généré par cette
intériorisation
oriente notre Devoir. Cet éclairage respecte-t-il notre
liberté de jugement et
d’action ? Autrement dit la part inconsciente de nos
décisions et de nos
actions dominerait-elle notre conscience ? Les choses que nous
croyons
être le fruit de nos décisions et de nos actions,
le sont-elles vraiment ?
Autrement dit sommes nous libres ? A quelle conscience nous ouvre le REAA ?
Devons nous admirer par devoir ? Avons-nous un Devoir de vigilance et de prudence ? Nous sommes en situation de nous interroger sur l’impact de la méthode. Cet impact est manifeste et c’est pour nous éviter de nous perdre que nous travaillons dans un contexte collectif. Malgré notre vigilance et notre prudence, la puissance du REAA structure nos pensées et nos actions. Notre liberté de jugement devient dès lors toute relative. Nous construisons une œuvre qui prend la forme d’un modèle qui nous vient de très loin. Nous reconstruisons en nous et en dehors de nous ce modèle idéal. L’avons-nous réellement choisi ? Sommes nous libres ? Au terme de ce travail je me pose encore des questions.
A force d’interrogations et ne trouvant pas de solutions, je me reporte à la rationalité qu’exige de nous le rite. Si nous abordons la Loi Universelle dans une approche absolue, nous pourrions dire que le REAA intègre l’homme à un système qui le dépasse. Nous pourrions dire dans cette voie que tout est déjà tracé. En accédant à ce système, la liberté n’existe plus parce qu’il n’y a plus de contraintes. L’Homme contemple la perfection.
Si nous abordons le sujet de façon relative, je vous dirai mes FF que notre liberté est réelle. Mais, cette liberté ne s’exerce que dans le cadre d’un ensemble à bord flous où notre spiritualité rejoint notre matérialité. En adhérant à ce grand ensemble, nous accédons au privilège de la connaissance relative. La jouissance de ce privilège est progressive, elle s’ouvre à nous par paliers. Notre liberté prend forme en transgressant les bords flous de ce grand ensemble. Cette liberté nous conduit au sens des choses. Elle conduit certains à l’amour, à l’action et au progrès. Elle en conduit d’autres à la haine et au fanatisme.
Quel que soit le sens que nous donnerons à la phrase « Toutes les choses dans leur ensemble et chaque chose dans son détail », quelle que soit notre interprétation absolue ou relative de la méthode M, quelle que soit la place que chacun de nous peut prendre dans l’espace que nous explorons, le REAA est un formidable ascenseur vers le vaste domaine de la pensée et de l’action. Dans ces circonstances, soyons prudents, soyons vigilants, prenons l’ascenseur, observons le silence et respectons le secret.
TFPM et vous tous mes FF MS, J’ai dit…