De laurier et de l’olivier

Auteur:

J∴ R∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
: Le Pentacle - Orient de Tulle
A la Gloire du Grand Architecte de l’univers
ORDO AB CHAO – DEUS MEUMQUE JUS
Au nom et sous la Juridiction
Du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33ème et dernier Degré Du Rite Ecossais Ancien et Accepté Pour la France

Trois fois Puissant Maître et vous tous Maîtres Secrets

« Où avez-vous été reçu Maître secret ? Sous le laurier et l’olivier ».

« Je vous couronne du laurier et de l’olivier, emblèmes de victoire et de triomphe, prémisses de vos succès futurs dans votre marche vers la vérité ».

Le néophyte devient Maître secret en recevant à l’avance les récompenses promises à celui qui vaincra.

Dans cette tentative d’élucider les symboles ce cette association du laurier et de l’olivier, il m’a paru intéressant de me rapprocher de l’utopie qu’on tentait de créer l’architecte Antoni Gaudi et son mécène Eusebi Güell dans le parc qui porte son nom à Barcelone. Sur la colline du Muntanya Pelada, a été imaginée et en partie réalisée un projet ambitieux, une cité-modèle, un paradis de l’habitat, une cité-jardin. Si seul le parc subsiste de nos jours, la symbolique que revêt ce site n’en est que plus forte.

A la fin du XIXème, le poème lyrique GARRAF qui avait été initié par Güell lui-même, s’inspirait d’un projet grandiose qui lui tenait à cœur ; Güell et ses ingénieurs avaient conçu de puiser de l’eau douce dans une grotte sous-marine de massif du Garraf et de l’acheminer jusqu’à la ville assoiffée de Barcelone. La prouesse rappelait celle de Faust, dans le poème de Goethe, qui avait construit des digues pour protéger son pays de la mer. Tous deux, Güell et Faust, partageaient le même métier d’ingénieurs bâtisseurs, le même propos philosophique et véhiculaient le même message : l’homme doit dépasser la conception biblique du travail, conçu comme un châtiment, pour instaurer la beauté, le bien, la justice et l’ordre dans le monde, en faisant du travail une création et une libération.

Ces idées éclairées aidant, le poème Garraf puise aussi et constamment dans le symbolisme et la terminologie de la franc-maçonnerie.

Le véritable héros du poème Garraf c’est le travail, illustrant la devise latine « labor omnia vincit » (le travail peut tout ou sort victorieux de tout).

La porte principale du Park Güell comporte sur une partie du mur en créneau l’inscription LABOR PAA, Un manuel de Franc-maçonnerie de 1871 en espagnol explique que P A A signifie pension, lodge en anglais, en faisant référence au temple. Le Parc serait donc l’hospitalière Maison du Travail.

Le chemin qui part de l’entrée et conduit jusqu’ici pourrait se résumer très brièvement comme suit : architecture et sculpture montrent le labeur symbolique du procès alchimique qui cherche à transformer l’homme matériel en sage immortel.

La comparaison de la structure du parc avec le sanctuaire de Delphes permet de supposer que près du trépied, se trouvait le lieu où Apollon tua le serpent Python sur la fissure qui relie le monde inférieur, de sorte que l’omphalos, si c’est le cas et sinon la pierre philosophale, établit le contact entre ce monde, celui des morts et celui des dieux, représenté par la citerne (rappel de la crypte) sous la colonnade. La Pythie, inspirée par Apollon, prophétisait dans la crypte du Temple.

S’appuyant sur les colonnes extérieures du Temple, le banc est une œuvre ingénieuse qui force l’admiration. Le banc ondulé chargé de bleus, d’ocres et de teintes dorées, combinés avec des verts ou des bleus, on peut difficilement énumérés le nombre de couleur, leur profondeur, les harmonies qui sont démontrées par leur assemblage ou leur composition, de plus les inscriptions qu’ils nous faudraient décrypter, tout cela nous rapproche du mythe du python. Mais il n’y a pas que le banc qui serpente…

Tous les sentiers du parc le font aussi évoquant Apollon tuant Python, le dragon de Delphes. Apollon massacra à coup de flèches, les sept fils de Niobé parce que celle-ci avait humilié sa mère, le titane Léto. Apollon tue également sa bien-aimée Cernais qui l’avait trompé avec un mortel. Il tue aussi, par mégarde, son meilleur ami Hyakinthos.

La santé préside à la conception du Park Güell, les deux serpents face à face sont l’emblème de la santé et de la médecine. De même, Apollon séjourne chez les Hyperboréens, pays mythique des Grecs où n’existe ni la maladie, ni la vieillesse. Les hyperboréens passent leur temps à jouer de la flûte et de la lyre. C’est le lieu paradisiaque, c’est l’utopie humaniste de Güell et Gaudi.

Au 4ème degré, nous sommes sur la voie du perfectionnement.

C’est un pas de plus vers la recherche de la vérité, accompagné par ses FF sur le chemin de l’initiation.

C’est donc en compagnie des autres et par des comparaisons permanentes, par des tâtonnements, des essais, des remises en questions et par des recommencements que l’on progresse. Cela nécessite des efforts, un combat envers soi même, l’abandon des chutes de la taille de sa pierre brute.

Les termes de progression et perfectionnement signifiant tous les deux, une avancée lente et réfléchie, comme le rappelle VITRIOL.

Vivre à chaque tenue le rituel d’ouverture et de fermeture est aussi un travail d’une nature inconsciente, mais tout aussi efficace. Il devient outil si nous savons nous en servir avec sincérité.

La couronne de laurier et d’olivier montre le résultat à obtenir et ses promesses de victoire seront récompensées en passant par le Devoir et en suivant le rituel du 4ème degré.

La feuille de l’olivier se retourne en hiver pour chercher la lumière et sa forme blanche n’est pas sans rappeler les larmes d’argent produites par le M S devant le tombeau de Maître Hiram.

La victoire, la paix intérieure et la sagesse seront le but du M S.

Ainsi, son temple intérieur deviendra harmonieux.

Apollon s’écrie « qu’on me donne ma lyre et mon arc recourbé ; j’annoncerai aux hommes l’inflexible volonté de Zeus », L’association de ces deux symboles est riche de sens, La lyre associé à la musique et l’arc symbole de la maîtrise de soi, du détachement de l’immédiat. On rejoint naturellement Héraclite qui fait éclater la dualité d’Apollon lorsqu’il écrit : « l’harmonie est le résultat d’une tension entre contraires, comme celle de l’arc et de la lyre ».

L’Olivier est très riche de symbolisme car il existe depuis la plus haute antiquité. C’est une des premières plantes cultivée par l’homme, chez les Perses 12000 ans avant J C. En Egypte 6000 ans av. J C, il est utilisé dans les soins du corps et les rites funéraires, puis s’est répandu dans toute la Méditerranée. Les Crétois extraient l’huile d’olive 2500 ans av. J C et il arrive dans le midi de la France vers 600 av J C.

Il est symbole de ténacité car il pousse quelles que soient les conditions. Aujourd’hui encore de jeunes rameaux pousseraient sur des racines de plus de 2000 ans.

Une querelle entre Athéna et Poséidon fait entrer le premier Olivier dans la légende : Athéna, déesse de la sagesse et Poséidon dieu de la mer, s’affrontent pour la possession de l’Attique. Zeus, médiateur, leur propose de choisir une offrande à l’Acropole. Sera vainqueur celui qui donnera l’offrande la plus utile au peuple. Poséidon choisit une source d’eau salée, Athéna propose un olivier. Zeus choisit l’olivier, donnant ainsi la victoire à Athéna. Cet olivier donnerait encore des pousses aujourd’hui sur l’Acropole. C’est un arbre éternel qui, symbolisant, outre la victoire, la ténacité, la longévité, l’espérance et la paix, fut souvent retenu comme l’arbre des dieux.

C’est l’Arbre sacré d’Athéna qu’on cultivait à Eleusis, où il était protégé, pour une utilisation rituelle dans les Mystères.

Fille de Zeus de la tête duquel elle sortit toute armée, Athéna est une déesse guerrière. Elle symbolise l’influence de la raison et de l’esprit sur le courage : La victoire est due à une stratégie habile et réfléchie. Si Athéna est souvent reconnue comme une guerrière, nous devons l’opposer l’associer, voire l’opposer à Apollon par son côté réfléchie, raisonnée. C’est aussi une divinité pacifique qui a donné l’olivier à Athènes, d’où la cité a tiré sa richesse et le symbole de la paix.

Ingénieuse, Athéna a inventé le tour du potier, l’équerre du charpentier, et du maçon ; elle protège les arts métallurgiques et veille sur les travaux féminins. Athéna offre à tout un peuple d’artisan une religion sans mystère, sans mystique, faite de l’amour de la Cité et du Travail : une religion honnête, où l’esprit et la raison restent les plus surs garants de la mesure.

Les représentations des divinités étaient sculptées dans du bois d’olivier.

Symbole de force, Hercule en faisait ses massues. Le pieu qu’il utilise pour vaincre le Cyclope est fait de bois d’olivier, nous dit Homère.

Il est aussi symbole de fidélité car il constituait le lit dans lequel Pénélope resta fidèle à Ulysse pendant ses 20 ans d’absence.

En 400 avant J C, dans les jardins de l’Ecole Academos d’Athènes, Platon enseignait la philosophie à ses disciples à l’ombre d’un olivier. En 1931, des fouilles ont mis à jour les vestiges de l’arbre de Platon.

La colombe apporte à Noé un rameau d’olivier pour signifier la fin du Déluge. L’arbre a résisté à l’inondation.

Dans la nuit qui précède son arrestation, Jésus choisit le Mont des Oliviers pour se recueillir et prier, et sa croix serait d’olivier et de cèdre.

Dans la religion chrétienne, l’olivier signifie la paix, la réconciliation, la bénédiction et le sacrifice.

Dans le Coran, comme pour les Soufis, c’est un arbre béni associé à la lumière, l’huile alimentant les lampes. Arbre central, axe du monde, il est symbole de l’Homme universel, l’Homme réalisé spirituellement, et permet l’accès à la vie éternelle.

Le Roi Salomon livrait chaque année à Hiram, Roi de Tyr, du blé et vingt Kors d’huile d’olive soit entre 4000 et 8000 litres (I Rois 5:11).

De nos jours, l’habit vert des Académiciens porte des broderies figurant des rameaux d’olivier.

On le voit, le symbolisme de ces deux arbres est extrêmement riche.

Si on considère l’arbre, associé au sacré, il est considéré comme un axe cosmique reliant la terre au ciel.

Il met en communication trois niveaux du cosmos : le souterrain par ses racines, la surface de la terre par le tronc et les premières branches, les hauteurs avec sa cime. Il est symbole d’ascension vers le ciel et de descente aux enfers. Il faut remarquer également qu’il réunit les 4 éléments : l’eau = la sève, la terre = les racines, l’air = les feuilles, le feu de son bois.

Il est symbole du cosmos vivant de par sa nature cyclique (mort et régénération), symbole de la vie et de ses changements.

Un rameau planté en terre peut marquer la présence d’un corps (l’acacia d’Hiram), et ce rameau se rapporte alors à la mort.

Il est alors pour moi, Franc-maçon, le symbole de l’initié qui triomphe des ténèbres et de la mort, qui passe de l’horizontalité à la verticalité.

Pourquoi le rapprochement des deux symboles Laurier et Olivier ?

Béresniak y voit le rapprochement Apollon- Athéna, Apollon avec sa lyre et son arc symbolisant la maîtrise, le calme et la sérénité nécessaires au tir à l’arc, la musique charmant les dieux et les bêtes sauvages, et Athéna, déesse belliqueuse symbolisant la science et l’intelligence pratique.

Des rameaux de laurier et d’olivier sont associés en couronne au 4ème degré de M S, et le rituel nous précise que le Laurier est symbole de la Victoire sur soi-même, et l’Olivier est symbole de la Paix qui s’ensuit. Dans la forêt de symboles caractérisant ces deux arbres, on peut remarquer que Laurier et Olivier sont tous deux des récompenses. Leur association en couronne symbolise alors la récompense qui suit l’effort. Le Maître Secret doit avoir à cœur d’axer son travail et sa réflexion essentiellement sur l’effort.

En ce qui me concerne, si la couronne des vainqueurs est offerte à mes yeux, je la regarde, non comme un acquis, mais comme un but à atteindre, comme un symbole de la voie vers l’accomplissement, vers la perfection, vers la lumière ; j’y vois un long chemin d’effort, un inlassable travail pour accomplir mon Devoir. Et l’accomplir avec ardeur et rigueur, pour obtenir la paix intérieure, la sérénité, en harmonie avec moi-même et avec les autres. Récompense et promesse de vie immortelle comme la couronne des dieux. J’ai le vertige, mais aussi de l’enthousiasme, devant l’immensité du travail qui m’attend.

Jung voit dans la couronne le symbole du degré le plus élevé de l’évolution spirituelle, lumière intérieure qui éclaire l’âme de celui qui a triomphé dans un combat spirituel. Et nous sommes des chercheurs de Lumière, toujours à la poursuite de cette petite parcelle de lumière qui nous fut donnée le jour de notre initiation, et toujours en quête de plus de sagesse.

Déjà, dans son Académie d’Athènes, sous son olivier, Platon disait que l’homme doit évoluer pour que change la société, et il s’appuyait sur les valeurs de Bon, de Beau, de Vrai. J’y vois un parallèle avec notre but de perfectionnement intellectuel, moral et esthétique.

Certes ce n’est pas choisir la facilité « cherche et tu trouveras » pourrait être la conclusion du mythe de la Caverne. De la même façon, je cherche, parfois avec souffrance, toujours avec effort, à explorer les dédales des labyrinthes, à franchir toutes les portes pour accéder à la petite flamme, puis peut-être à mon soleil, prenant conscience de la lumière qu’il faudra ensuite supporter, si je ne veux pas rester dans les ténèbres.

« Aucun homme ne peut espérer atteindre la sagesse tant qu’il n’a réalisé combien son esprit est superficiel, ignorant et obscurci par les préjugés » Socrate.

Pour ce long chemin vers plus de sagesse, plus de connaissance à travers l’étude des mythes et des symboles, et pour conclure ce travail sur le Laurier et l’Olivier, je demanderai à Athéna « la polytechnicienne », symbole de la science et de l’intelligence, de me communiquer, si elle m’en juge digne, quelques-unes de ses qualités : intelligence, habileté et maîtrise de soi, je lui demanderai un rendez-vous sous l’Olivier porteur de lumière pour acquérir la force et obtenir la victoire, pendant qu’Apollon m’apprendra à assumer et à intégrer les contraires pour aller vers l’harmonie qui, disait Héraclite « est le résultat d’une tension entre contraires, comme celle de l’arc et de la lyre ».

Et peut-être pourrais-je espérer recevoir un jour la couronne de Laurier et d’Olivier qui récompensera la victoire que j’aurai obtenue sur moi-même, dans l’accomplissement du Devoir.

Il est paradoxal que l’olivier soit un arbre dont la longévité est reconnue et bien supérieure à celle de l’olivier (certains sujets peuvent atteindre de 500 à 1000 ans). Dans l’association de ces symboles laurier – immortalité et olivier symbole de sagesse, de paix, d’abondance de gloire et de triomphe, il faut reconnaître deux forces paradoxales. Si le laurier qui cernait lors du Triomphe le front des empereurs romains, et le rameau d’olivier amené par la colombe à Noé représentent tous les deux la paix, ils symbolisent pour l’un les honneurs après des batailles plus ou moins morales et pour l’autre la fin du déluge, épreuve divine.

Le rapprochement du couple Apollon – Athéna nous permet d’entrevoir un autre couple qui associe l’effort et la récompense.

Goethe nous dit dans une de ses nombreuses maximes : « Comment arriver à se connaître soi-même ? Jamais par l’observation, uniquement par l’action. Essaie de faire ton devoir et tu sauras aussitôt ce que tu vaux ».

Je trouve personnellement assez confortable d’avoir été ceint du laurier et de l’olivier avant de les avoir mérités. Cette reconnaissance préalable me fait entrer sans détour dans la recherche de la vérité.

La dualité du terme récompense est toute entière contenue dans cette affirmation de Molière dans le Sicilien : « Gardez-vous bien de lui parler d’aucune récompense ; car c’est un homme qui ne fait les choses que pour la gloire et pour la réputation ».

Y a-t-il une récompense à chercher ? La Franc-maçonnerie nous a versé dans le déterminisme postérieur du travail, de la recherche de la Parole Perdue. La Franc-maçonnerie se veut une école de la vie basée sur le travail conduisant vers la sagesse. La notion de déterminisme est fondamentale en Franc-maçonnerie. Citons une fois encore Goethe. « Celui qui se croit limité dans sa capacité de comprendre est au plus près de la perfection ».

La contradiction perpétuelle entre le libre arbitre et le déterminisme contient sa réponse dans l’opposition de ses termes. Le simple fait de se poser la question de la liberté porte réponse et un début de solution dans la recherche de la sagesse du maçon.

« Mais la plus grande erreur est celle qui se rapporte à nous-mêmes et à nos propres forces le fait de se consacrer entièrement à une noble activité, une entreprise honorable qui nous dépassent, tendre vers un but que nous ne pouvons atteindre. Le supplice de Sisyphe mâtinée de Tantale qui en résulte, chacun l’éprouvera d’autant plus amèrement qu’il était honnête dans son entreprise. Et pourtant, très souvent, alors même que nous nous considérons à jamais orphelins de ce que nous voulions atteindre, voilà que nous trouvons en chemin quelque autre objectif, à notre mesure, et dont la satisfaction nous a été réservée par la vie ».

Etre vainqueur et en paix, voilà donc le but du M S.
En hébreu : paisible se dit SHELOMO c’est-à-dire SALOMON dans sa forme hellénisée.
La clé dont nous disposons au 4ème degré, ne serait-elle pas liée à la barrière, la balustrade devant laquelle nous nous trouvons ?
Cette clé d’ivoire, avec son jeu de mot « y voir », nous permet-elle cette introspection en cherchant au fond de nous même cette entrée secrète et cachée, débouchant sur un monde à découvrir ?
Les loges bleues nous font découvrir les symboles, les étudier et les comprendre.
La sagesse du 4ème nous ouvre la porte de la philosophie, une étude en relation, non plus avec nous même, mais avec les autres.
Il s’agit d’adopter un nouveau comportement, un plan de vie.
Construire son temple et sa vie pour devenir ce que nous voulons être.
Donner un sens à cette vie et n’y point déroger.
Les autres nous imposent des devoirs, une morale à respecter, une conduite fort bien décrite avec les sentences.
Ce que le rituel décrit si justement, nous le possédons déjà en nous. Nous sommes ici pour l’exalter, le mettre en lumière, le sortir de nous même et l’appliquer.
Apollon, symbole solaire et masculin, est sous la forme de laurier.
Athéna, symbole lunaire et féminin, est sous la forme de l’olivier.
Ils sont complémentaires et indissociables comme le pavé mosaïque.
L’un tourné vers le sol, l’autre vers le ciel. Le M S au centre.

La présence d’Apollon Delphien le purificateur, figurée dans le laurier, dans cet endroit où gît l’architecte assassiné n’est pas liée au hasard. Le laurier est là pour évoquer la victoire dans les compétitions littéraires et dans les guerres.

Vos travaux peuvent ne pas être récompensés, car celui qui sème, ne récolte pas toujours. Etes-vous prêt à accomplir le Devoir parce qu’il est le Devoir, sans songer à la récompense ?

S’il en est ainsi, souvenez-vous de cette maxime : « il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

J’ai dit T F P M.

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