Bien voir, bien comprendre, bien agir
T∴ F∴ P∴ M∴
Bien voir, bien comprendre, bien agir
Cette juxtaposition de 3 termes avec un verbe et un adverbe.
Mais quel sens donner à « bien voir, bien comprendre, bien agir » ?
Y a-t-il une Articulation entre les 3 termes ?
« Voir » puis « comprendre » pour « agir » ?
Est-ce que cette juxtaposition les réunit en un tout comme le R E A A ?
« Bien voir, bien comprendre, bien agir » à chaque degré : le temple, le rituel, le travail…
Ou alors « bien voir » au 1èr degré avec le silence où on découvre le temple, les FF, la F M.
L’apprenti est tous yeux et toutes oreilles mais sa bouche est close : il apprend à voir et à écouter…
« Bien comprendre » au 2ème degré dans le contexte d’universalité : les 2 sphères et l’homme pour « bien agir » au 3ème degré en tant que Maître pour tracer les plans.
Le franc-maçon doit être capable de créer. Cette création va être améliorée, parles autres, et peut être en cours d’achèvement…
« Bien voir, bien comprendre, bien agir » ne signifient pas « voir, comprendre, agir ».« Bien agir » c’est action n’est bonne que lorsqu’elle coïncide avec une norme. « Bien comprendre » c’est-à-dire « comprendre véritablement », ce qui s’oppose à un « comprendre vague », une simple intuition…
Et « bien voir », c’est identifier par opposition à un simple « voir passif »…
Mais rien n’invite à penser que « bien agir » ait un rapport avec « bien comprendre » et encore moins avec « bien voir ». Quel « voir » et quel « comprendre » suffisent-ils au « bien agir » ?
A chaque époque, se définissent le « voir », le « dire » (donc la compréhension) et l’action.
Une configuration dans laquelle sont délimités le visible, l’invisible, le compréhensible, l’incompréhensible, le faisable et l’infaisable.
La F M du XVIIIème siècle n’est pas la F M du 21ème siècle…quoique… Le franc-maçon d’aujourd’hui hérite d’un chantier dont l’état est différent de ce qu’il était autrefois… Il doit donc étudier avec humilité les plans de ses anciens F F mais il sait qu’il ne pourra pas les suivre servilement : il doit « bien voir, bien comprendre et bien agir » pour que le chantier progresse… La maçonnerie tend à construire, construire sans cesse le temple de l’humanité. Celui-ci concerne d’abord soi-même puis la fraternité ensuite tous les humains. Il fait agir ensemble pour bâtir un avenir meilleur, dans la tolérance, du respect de l’autre, du sentiment fraternel et de l’amour…
Notre idéal est d’apprendre, de comprendre, d’agir et de partager : Apprendre à ETRE et non à PARAITRE et à AVOIR.
Le rituel peut garantir l’unité et peut définir l’articulation de « voir comprendre-agir » grâce au mot BIEN.
Le BIEN c’est l’objet de satisfaction. Pour les anciens, le BIEN est la finalité naturelle de la volonté. Il faut savoir distinguer les « faux biens », les « biens trompeurs » qu’on recherche des « vrais biens », ceux qui nous sont vraiment utiles.
Agir, dans le sens du bien, pour une action profitable (à soi et aux autres) : plus l’acte est détaché des considérations personnelles, plus il prend en compte l’humanité, l’autre…
Le Maître Secret devient le gardien du Saint des Saints ; il possède des outils, il sait s’en servir et sait tracer les plans : il sait FAIRE (agir). Peut-il BIEN AGIR ?
Salomon préside le Temple ; il incarne la sagesse ; il ouvre les yeux, il conclut que ce que l’on voit est tout à fait désespèrent et malgré tout, il espère car il a foi en la possibilité d’une amélioration de l’homme et cette amélioration aura lieu…Salomon, Trois Fois Puissant Maître, cumule la fonction royale et la fonction sacerdotale, le pouvoir et l’autorité. Mais il est ouvert comme l’est et apprend à l’être le Maître Secret… « Bien voir-bien comprendre-bien agir » c’est l’accomplissement du Devoir porté jusqu’au sacrifice…
Au début du chemin de vie, le devoir est péjoratif parce que nous aspirons à la liberté et que nous avons l’impression que les devoirs font partis des obligations familiales ou sociales. Mais petit à petit, nous maîtrisons ce que nous n’aimons pas et qui nous permet de vivre en société : apprendre le Devoir…
Apprendre, c’est agir…c’est aussi créer…
En tant que Maître Secret, j’ai vu le tombeau de notre respectable Maître Hiram, j’ai versé des larmes sur ce tombeau avec mes FF et le plus puissant des Rois. J’ai cherché la vérité et la parole perdue : Bien voir, bien comprendre pour bien agir…
« …la vérité est une lumière que l’homme perçoit plus ou moins confusément. Elle peut pourtant se révéler dans tout son éclat à celui veut ouvrir les yeux être garder… »
Le BIEN vient du cœur… Dans notre vie maçonnique, nous avons tous rencontré des FF, richement décorés (au propre comme au figuré), donneurs de leçons, leurs leçons…qui savent où est le BIEN, leur bien. Ils s’imposent à court terme dans leur loge auprès des FF AA, CC ou de jeunes MM.
Alors que d’autres FF se mettent en recherche pour se perfectionner et ainsi deviennent des exemples pour nous. Franc-maçon, qui cherche la lumière, qui aime la vérité avec un seul but : le bien général de l’humanité. Les mauvaises choses sont pour eux une conséquence de l’erreur où se trouvent plongés les hommes ; les bonnes choses seront l’illustration de l’évolution et une incitation à poursuivre la lutte pour le vrai, le beau et le bien. Ces FF méritent l’approbation d’une conscience droite ; ces FF peuvent procurer le bonheur d’une loge – c’est peut-être cela les vrai bien…
Nous, Franc-maçon, qui sommes-nous ? Que pouvons-nous faire ? Agir : C’est-à-dire Construire La caverne et la maison ont été des inventions de l’homme pour se protéger des tourments de la vie : la pluie, la tempête, le froid, le chaud, la peur, la mort… Pourtant on construit pour demain, pour nos descendants… La construction du Temple demeure une entreprise à long terme, seuls nous ne pourrions y parvenir…
Le 19 décembre 2006, ma vie a basculé : j’ai été terrassé par un A V C : je me suis vu perdre l’équilibre, j’ai compris que c’était grave et mon corps a agis en me mettant dans le coma…
Voir – comprendre – agir
Dans cette petite phase de ma vie, il y eu beaucoup de « voir-comprendre-agir » de ma part et aussi de la part des autres… Le 29 janvier 2007, je me suis réveillé, j’ai vu mon handicap (hémiplégie et aphasie), j’ai compris mon problème de santé et l’ampleur de la tâche à accomplir et j’ai agis avec mon entourage : seul, je ne pourrai pas y parvenir, c’est un chantier trop difficile, il faut se mettre en équipe…
On peut « voir l’extérieur » mais aussi « voir à l’intérieur ». On peut comprendre les choses, comprendre les joies et les peines…
« Voir » et « comprendre » ne seraient rien sans l’action : c’est agir qui nous transcende vers le mieux.
Avec les autres, on ressent une force de vivre, c’est cela aussi un VRAI BIEN.
J’ai dit