La voie du Devoir et de la Vérité

Auteur:

J∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A L G D G A D L U
Sous la Juridiction du Suprême Conseil
Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
Du 33ème et dernier degré du R E A A pour la France
ORDO AB CHAO
DEUS MEUMQUE JUS

Lors de la réception au 4ème Degré, le T F P M conclut les voyages par ces paroles « De même que l’étoile que vous portez et que vous ne voyez qu’imparfaitement, la Vérité est la Lumière placée à la portée de tout homme qui veut ouvrir les yeux et qui veut regarder ».

La voie du Devoir est la recherche de la Vérité et de la Parole perdue.

En abordant la Loge de Perfection, le Maître secret se glorifie de passer de « l’équerre au compas, en étant reçu sous le laurier et l’olivier » ; on quitte le monde terrestre pour venir vers le céleste ; on aborde une autre dimension en nous élevant et en découvrant un nouvel aspect de ce qui nous entoure, allant du carré au cercle avec la connaissance de la quadrature du cercle. Avec ce premier des Hauts Grades le postulant entre dans une classe sacerdotale puis qu’admis au rang des Lévites, dont l’espérance est « le Saint des Saints » ; il est au service du Temple.

Mais le Saint du Saint est en l’homme, c’est la Lumière que vous portez.

Pour bien montrer cette rupture des niveaux, la couleur noire est largement répandue dans le rituel : la Loge est décorée de tentures noires, parsemées de larmes d’argent descendant du ciel.

Le Maître Secret va se transformer et enfin accéder à une plus large connaissance intérieure.

La clef d’ivoire peut nous rappeler la clef égyptienne,la croix ansée,symbole de vie et de résurrection,cette croix qui sans doute permettra d’ouvrir une porte donnant accès à l’harmonieuse échelle initiatique et dont le panneton porte la lettre « Z » ; cette clef peut nous permettre de pousser la barrière.

Le récipiendaire à la recherche de « la Vérité et de la Parole perdue » doit suivre scrupuleusement la route du Devoir qui propose un cheminement vers la vraie Lumière, une action d’élévation individuelle à partir du centre, du Temple intérieur, afin que les forces spirituelles se concentrent en lui. On accomplit le Devoir sans songer à une récompense mais en cherchant l’approbation de sa conscience ; on apprend à garder le secret, à être obéissant et à rester fidèle en portant déférence aux aînés sans pour autant aliéner sa liberté de jugement.

D’où la nécessité de découvrir l’idée sous le symbole, sans avoir à se forger d’idoles humaines. Placé sous le signe du secret et du silence, ce degré s’accompagne de quatre remarquables sentences ainsi que d’injonctions permettant au Maître Secret de décider par lui-même de ses opinions et de son action.

Le Franc-maçon n’impose aucune limite à la recherche de la Vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté, qu’elle exige de tous la tolérance. Ainsi la Franc-Maçonnerie, contrairement aux religions, ne prétend pas être en possession d’une vérité et son enseignement ne comporte ni dogme ni credo. Au 4ème Degré (Maître Secret) il est rappelé de n’accepter aucune idée que vous ne compreniez et ne jugiez vraie.

Il ne faut pas prendre les mots pour des idées. Il faut pouvoir conserver sa liberté de penser, posséder son indépendance de jugement, sa lucidité d’esprit, lutter contre tout sectarisme intellectuel.

La devise Ordo ab Chao qui figure à l’occident résume cette recherche fondamentale. Au désordre du chaos originel l’ordre maçonnique apporte un élément d’équilibre. Implique la foi en la perfectibilité humaine.

Cependant la Vérité reste « inaccessible »à l’esprit humain ainsi le Maître Secret cherche la Vérité et la parole perdue tout en n’acceptant sa vraie valeur qu’en vérifiant son exactitude à partir d’un doute qui est interrogation. On ne peut approcher la Vérité qu’après une série d’épreuves approfondissant l’enseignement initiatique.

La Vérité est par excellence, ce que nous désirons savoir. Elle possède un sens formel et un sens matériel, la cohérence et la conformité. Mais les deux sont très liés surtout quand il s’agit d’être sincère et honnête. Il est clair que l’expression dire la vérité sous-entend que l’on s’adresse à autrui. Mais nous savons que cela s’adresse d’abord à soi-même. Le respect pour la vérité est inséparable du respect de soi-même et d’autrui. Le Devoir est dans la recherche de la Vérité absolue et sans condition, le bien et l’intérêt d’autrui, ou les deux réunis.

Le concept d’une recherche d’une vérité absolue s’impose de lui-même, si la vérité représente l’adéquation de l’Idée et de la matérialité, une vérité amputée n’exprime plus aucune unité et se commue en erreur de jugement. Comme la Lumière se fait connaître elle-même et fait connaître les ténèbres.

Pour parvenir à la Vérité et de conduire par ordres mes pensées en commençant par les plus simples, les plus aisées à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés, jusqu’à la connaissance des plus composées, des plus complexes. Mais il est incontestable que l’être humain est soumis à des forces qu’il ne maîtrise pas toujours et qui peuvent lui faire déclarer qu’il est l’esclave de son destin. Comme l’être enfermé dans le labyrinthe, il doit cheminer jusqu’à la chambre centrale ; il est donc conduit par des forces extérieures, mais au carrefour il a le libre choix du couloir à prendre et qui peut le rejeter à l’extérieur ou le conduire selon un cheminement plus ou moins long au centre de l’édifice. Le labyrinthe, symbole universel, procède de la spirale et du cercle. Malgré un tracé complexe l’homme qui y est enfermé doit trouver le chemin qui aboutit au centre de l’édifice, cet invariable milieu où il peut devenir lui-même et se réaliser dans sa plénitude, dans une intériorisation initiatique. Une des trois portes donne accès à un chemin qui peut conduire directement de l’extérieur à la chambre secrète : l’Elu, un Saint, parvient d’emblée à la connaissance totale sans avoir à séjourner dans un long cheminement. Un second accès mène à la chambre centrale après bien des détours : à l’un des carrefours l’homme peut choisir son chemin ; bien que conduit, il bénéficie cependant de son libre arbitre et peut atteindre le « Saint des Saints »où il est transfiguré. Le cabinet de réflexion n’est qu’une de ces haltes, un carrefour, situé au sein de ce dédale. Mais il peut mal s’engager et il rejoint le troisième chemin, celui qui ne mène nulle part ; c’est l’être qui n’est pas digne de trouver le centre spirituel. Les méandres souterrains très structurés entrent dans un espace à trois dimensions. Le labyrinthe mène l’homme de l’extérieur vers un espace intérieur sacré, qui ne peut être atteint qu’après bien des embûches, certains couloirs ne conduisant nulle part.

Lorsque le centre est atteint il faut pouvoir regagner l’extérieur, transmettre ce qu’on a pu découvrir, ainsi apporter la bonne nouvelle. Le centre du labyrinthe, centre de l’idée, ne saurait être atteint directement dans la normalité de la vie ; il faut le mériter et parcourir un long voyage initiatique. Dans ces entrailles de la Terre, l’être est absorbé, digéré, transformé, recréé, comme une simple graine. Le labyrinthe est une matrice dans lequel se perd l’homme dans l’univers, cet être étant à la recherche de son image véritable. Dans l’obscurité, dans le savant tissage de voies, l’homme prisonnier, lié à une trame magique, chemine à la poursuite de son identité ; au lieu central c’est finalement son propre reflet qu’il découvre pour tuer l’ignorant et l’impur qui est en lui.

La voie du Devoir telle que dans le Rituel « chercher et vous trouverez » mais cherchons nous uniquement pour notre propre moi ou pour tous nos Frères. Quelle autre voie combien enrichissante que celle de la volonté de chercher et de transmettre cette énergie de désir, de travail et d’espoir à l’Autre.

Est-ce ce que nous nommons FRATERNITE.

J’ai dit T F P M

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