Le symbolisme de la lettre Z

Auteur:

A∴ V∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Très IllustresFrères – Trois Fois Puissant Maître – Maîtres Secrets





En tant qu’apprenti, ne sachant ni lire ni écrire, je devais communiquer une lettre pour recevoir la seconde. L’ordre cherchait déjà à me guider vers la compréhension des lettres en m’empêchant de parler et en me proposant de recevoir mon salaire à la lettre initiale de la colonne correspondante au grade.



A mon arrivée au quatrième grade, une sensation analogue comme un peu déjà vécue accapara mes pensées. Pourtant tout diffère, du rite au décor, de la marche à la batterie, des plateaux aux signes. Bien sur le lieu est le même, mais en fait une sensation étrange, celle du temps. J’ai souvent entendu dire qu’en loge bleue le temps ne compte pas et en loge de perfection, j’ai l’impression qu’il n’existe pas, ou n’existe plus.


Après quelques tenue au grade, une certaine logique se mis en place entre le lieu, les symboles et le rite, n’étant pas pour autant sur de bien les comprendre. Bien entendu la lettre Z fut, je n’irai pas jusqu’a dire un choc, mais une sorte d’étonnement sans réponse immédiate. Pour être honnête, je doit vous avouez mettre un instant aller à mes souvenirs d’enfance, et plus précisément d’un certain cavalier vêtu de noir et ayant pour signature la dite lettre, mais bien entendu cette évocation étant plus proche de la fiction et ne pu faire aucun lien possible à ce symbole.



Plus lucidement et sérieusement ce qui prédomine au grade et de façon intense, c’est cette ambiance sombre et calme liée au recueillement de notre Maître Hiram et au silence nécessaire du lieu, au cœur du temple de Salomon considéré comme le saints des saints. L’esprit du grade et sa valeur initiatique appel à la méditation intérieure, au silence et au secret, portant l’espoir de voir renaître Hiram en chacun d’entre nous, donnant ainsi naissance à un Maître épuré et détenteur d’une vraie connaissance de soi. La foi appelle à la méditation des révélations reçues, qui restent enfouies dans le cœur et l’âme de chacun. Il est dit que lorsque que l’on se tait, on atteint le degré zéro du langage, le niveau Z.A ce palier, toute parole et tout être se trouve en situation de pouvoir réintégrer son origine. Le silence devient la condition préalable au mystique.



Notre mot de passe Ziza qui signifie éclat, splendeur. A noter que l’on associe bien graphiquement le mot éclat à l’aspect vif de la lettre Z. Le mot Ziza signifie aussi fleur, ou Zizon, force de la fleur. En référence au livre de l’exode, Ziza est une lame d’un or très pur réalisé par Moïse à la demande de Jehova. Ziza signifie en hébreu « lumière, clarté », il est intéressant de lire ce mot à l’envers, ce qui nous donne Aziz, signifiant en hébreu « fort », et « sacré » en arabe. Les mots de passe ou les noms confiés par les rituels signifient obligatoirement quelque chose de cohérent, mais peuvent aussi appelé et révélé à des vibrations plus mélodiques ou rythmiques ne pouvant pas être transmise par des mots.



Le Z ressemble à un éclair qui allie la puissance et l’éblouissement. Cette idée impose à tout Maître Secret l’influence spirituelle transmise le jour de l’initiation. Le Z s’ecrit par un mouvement zigzaguant, comme un mouvement de va et vient semblable à un départ et un retour. On peut sentir dans la lettre l’idée d’un éternel recommencement, et dans son écriture les élans du maçons pour aller de l’avant entre coupés des épreuves initiatiques.


Le Z est aussi formé de 2 chiffres 7, accolés tête haute et tête basse rappelant les formules allégoriques et obscures de la table d’émeraude, dont la célèbre correspondance entre le macrocosme et le microcosme : « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut, et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas.



Si l’on regarde plus phonétiquement le Z, se dit ZED ( Z . E . D) et si on lui donne une valeur numérique, il est égale à 35, soit 26 + 5 + 4 , et 35 est aussi la valeur numérique de UN ( U.N) qui symbolise l’unité et le 1 correspond bien sur à la lettre A. l’Association A et Z signerai ainsi l’unité du temps. Ce phénomène de la fin qui est la véritable cause du commencement, est difficilement concevable, et pourtant selon certains physiciens le Z signale l’aspect matriciel et fécondateur du temps, se croisant dans une conjugaison humaine. D’ailleurs le Z sert à conjuguer le verbe, et comme par hasard il se place à la fin de celui-ci, provocant ainsi l’action en désignant son sujet. On pourrait se laisser à dire que le Z est bien sur la dernière lettre, mais elle les parcourt toutes pour leur donner vie, comme pour signaler que rien n’est terminer.


L’ont peut remarquer également que la lettre Z est silencieuse à la prononciation, contrairement à la lettre A, que l’on peut classer de lettre forte. Ce qui vient à considérer que cette lettre est symbole de silence, voir de recueillementtout en étant la lettre de l’actiondu cycle comme une,re création.



Le lettre Z chez les grecs était l’initiale du verbe Zao signifiant, je vis. Il est clair que Dieu le père, générateur de vie, ne pouvait avoir qu’un Z pour première lettre de son nom, Ainsi Zeus fut reconnu.



Dans notre alphabet, Z est la dernière lettre. Elle aurait-elle comme lettre opposée le A ?. Ou bien Z, n’est ‘il pas simplement la lettre qui suit ou encore celle qui précède ?. Y a t’il une lettre du début et une lettre de fin ? Quelle est la lettre de l’alliance entre le début et la fin. Le Z est alors associé au A, bouclant la ronde des lettres et ré inséminant ainsi le début.


Ce que l’on peut traduire par l’image : de part la mort physique, se profile l’entrée dans l’immortalité.



Les lettres A et Z peuvent se trouver également assimilées à l’alpha et l’omega, ordinairement considérés comme étant le commencement et la fin de toute chose. L’alpha est la porte de la voie de la vérité,du début du chemin à la recherche de la parole perdue. L’on peut dire que maître Hiram devient lui même à la fois la porte et l’alpha, et aussi la réintégration de l’être spirituel. Ce qui implique que l’omega et par extension la lettre Z devient le commencement d’un nouvel état d’être.



Le A et le Z, lettre du changement de l’état d’être, au A portons l’action d’entrer dedans, tandis que le Z celle de rester dehors. Les élus ne pouvant rester dehors, l’ordre leur remet la clef d’ivoire, clef de la foi et des portes des mystères.


De cette considération rappelons nous que la construction d’un temple débute toujours par la pose de la première pierre au nord est et s’achève par l’insertion de la clef.



Il est dit que retrouver la parole perdue demeure possible pour celui qui possède une foi révélée par la sagesse inhérente aux symboles ? Le Maître secret sait désormais que le Grand Architecte est tout à la fois le Dieu qui n’a pas de nom et celui qui a tous les noms.



Le Z attribue à la clef d’ivoire l’ouverture vers les mystères et le dépassement de soi. Ce cheminement ne s’avère guère facile, mais il est dit accessible à celui qui avance d’un cœur pur et d’un vrai désir.



J’ai dit, Trois Fois Puissant Maître.

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