Le Serment du Maître Secret

Auteur:

A∴ R∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A la Gloire du Grand Architecte deUnivers
Deus Meumque Jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab Chao
Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil de France
Liberté-Egalité-Fraternité



Si nous désirons continuer notre démarche Maçonnique après une étape au troisième degré; si nous avons le sentiment que le récit n’est pas forcément terminé avec la découverte de l’emplacement du tombeau de Maitre HIRAM et sa réapparition symbolique en nous-mêmes grâce aux cinq points parfaits de la Maitrise et à l’aide de notre V
M et cle nos deux Surveillants, si nous voulons comprendre se que sont devenus les trois mauvais Compagnons, si’nous voulons approcher la découverte des Mots Véritable du Maitre maçon, et puis si nous voulons rejoindre certains de nos Frères qui nous ont devancé, il nous appartiens de poursuivre notre chemin initiatique au 4° Degré.

Je n’ai pas vraiment eu connaissance au préalable de ce qui allait se passer lors de ma cérémonie d’initiation en Loge Bleue, et bien mon ignorance était encore plus grande concernant le déroulement de ce que nous allions vivre (car je savais seulement que nous serions deux avec mon Frères Gérard) cette soirée là.
En effet, aucune confidence de mes Frères, et de mon coté, je n’ai fait aucune recherche, tant mon sentiment de confiance en mes Frères et en notre Rite me faisait supposer un réel moment de découverte et sans doute de bonheur, comme à chaque étape, pas forcément comprise tout de suite, mais les mois et les années passant, en découvrant et comprenant, et en faisant miennes ces nouvelles révélations.

En revanche je me doutais bien, que cet accès au 4° Degré, devrait être accompagné par, peut-être de nouvelles prérogatives, sans doute de
nouvelles obligations, ou des obligations plus étendues, mais, les étapes précédentes nous l’ont toujours montré, notre Rite nous a habitué ainsi, pas de grade nouveau sans que le récipiendaire prête un nouveau serment devant l’autel, sur les lumières symboliques du Grade.
Comme précédemment, ce nouveau serment, ne doit pas être perçu comme la mise à jour d’un logiciel qui efface les anciennes versions, les nouveaux engagements sur lesquels nous jurons se rajoutent aux engagements déjà pris dans les grades antérieurs.
Ainsi, en votre présence, je me suis engagé .

En résumé, j’ai donc, comme vous, juré : Alliance avec mes Frères, de conserver le Secret, Allégeance au Suprême Conseil, Obéissance aux règlements/Statuts/et Décrets de notre Ordre, et Fidélité à nos Devoirs, ainsi que de ne jamais Faillir à mes engagements. 

Mais contrairement aux Obligations précédentes, le Serment du M
S, comporte une première partie qui est l’invocation à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers, puis des promesses et engagements, mais ne comporte pas de pénalité.
Nous pouvons nous interroger sur la signification de cette absence ?
Peut-être, parce que nous sommes toujours dans la continuité le la cérémonie de réception au grade de Maitre, nous poursuivons notre quête Maçonnique avec comme support la suite de la légende sur la mort de M. HIRAM.

Alors, à la fois, les sentences préalablement acceptées sont toujours de mise en cas de parjure ; tout autant que nous le savons, toutes les représentations sont symboliques et ont pour but d’attiser notre réflexion et nos recherches.
Et puis, nous sommes tous à ce stade de notre démanches des Maitres «accomplis ››, notre démarche tends à se détacher de la matérialité des choses afin d’évoluer vers plus de spiritualité.

C’est « l’Etre Sacré
» qui s’engage, ce n’est pas nous-mêmes tel que nous sommes en tant que personne perfectible, mais le Maitre éclairé par notre part de Divin qui prête serment. Nous sommes réellement « conscients ›› de ce que nous faisons.
Alors pas besoin de sentences, car cet Homme Eclairé respectera ces engagements, d’autant qu’il a juré de ne jamais faillir.
De plus, nous sommes symboliquement lors de cette cérémonie l’un des sept Lévites choisi par le roi Salomon, nous prêtons serment en sa présence, sur le volume de la Loi Sacrée symbole de la tradition et des pratiques ancestrales, et la Clef d’ivoire qui donne accès aux mystères du Rite. En ce cas, la notion même d’usurpation du serment ne peut se concevoir.

Nous nous engageons d’abord, sous l’invocation du G
ADL’U, à faire une Alliance solennelle et sincère avec les autres MS. Cela signifie, que notre démarche personnelle de perfection et de compréhension ne peut s’accomplir correctement en dehors d’une démarche collective en Loge.
Nous avons besoin de nous conformer à notre rituel mais également des échanges et les conseils bienveillants de nos FF
. Comment pourrions nous seul, sans cette alliance remplacer M. HIRAM dans la construction du temple de Salomon, de cet idéal à offrir à l’Humanité ?

La corde à nœuds qui nous lie aux autres M
lors de notre cérémonie, matérialise bien cette alliance, où les nouveaux MS font alliance avec les anciens, car la recherche de la Vérité est un travail à la foi personnel, mais dans un cadre collectif qui englobe toutes les générations.
Cette Alliance est une alliance dans l’Amour et le Travail pour un même idéal, où les nouveaux M
S s’enrichissent et enrichissent de leur travail la Traditionf Dès après, je m’engage dans mon serment à ne révéler aucun des secrets de ce degré ; Finalement, nous pourrions penser : plutôt attendu pour un Maître qui devient MS.

Mais pourquoi renouveler une nouvelle foi cette promesse du secret déjà par trois fois donnée à chaque étape de notre évolution Maçonnique, ainsi que lors de la fermeture des travaux dans notre Loge Bleu ? Tout d’abord, parce que notre Rituel nous a apprit que tous le degrés de la F
M doivent demeurer séparés et distincts et, comme par le passé, nous jurons le secret le plus absolu sur l’enseignement et les pratiques correspondants au degrés où nous venons d’être admis.
Et puis au delà du respect envers notre Ordre et envers nos F
dont le Secret à leurs égards est le premier engagement d’évidence si je puis dire, quelle utilité il y aurait-il à révéler des symboles et des interprétations qui sont toujours intimes, pas forcément perçu de la même façon par nos FF et sans toute incomprise par le plus grand nombre des profanes puisqu’ils n’ont pas vécu l’lnitiation ? Nous avons sans doute à nous révéler à nous même, mais pas, à faire des révélations aux autres. Surtout s’ils ne partagent pas notre démarche.

Les récipiendaires font ensuite serment d’Allégeance au Suprême Conseil. Si nous regardons la définition de ce mot, il signifie l’obligation  ce et de fidélité en général à un Souverain, ces deux termes sont également repris dans la suite de notre Serment.

Cela peut paraître brutal et incompatible à notre volonté d’homme libre, Mais là encore, notre rituel est « pointu » et nous devons très souvent l’interpréter « au second degré ››, car cette Allégeance et cette Obéissance concerne ce qui est de la compétence du Suprême Conseil, c’est à dire le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Aucune vénération de personne, mais celui des Principes et de la Tradition.

Mais cette Allégeance et cette Obéissance signifient aussi, que rien n’est inscrit par hasard dans notre Rituel, et les FF
MS doivent l’accepter ainsi, la « liberté ›› n’a pas sa place dans l’ordonnancement des Travaux Maçonniques. »

Nous appartenons à un Ordre lnitiatique ou tout vient d’en haut. Les membres du SCDF sont des FF
anciens et expérimentés, qui sont soucieux de la valeur et de la portée symbolique du Rite, et ui veillent de uis toujours en le faisant évoluer, a préserver cet héritage issu d’anciennes traditions et savoirs.

Ainsi, le Frère M
.S ne peut pas craindre cet enseignement, et comprend et accepte de sa libre volonté de se soumettre et d’obéir à ce qui est la « traduction opérationnelle ›› de notre Rite, c’est à dire, les règlements, les statuts et décrets. Et puis, le FM sait que ces règlements, ces décrets sont toujours conformes à la morale et aux lois de son pays. Il peut y adhérer sans crainte.

Nous jurons ensuite Fidélité à tous nos Devoirs sans ne jamais faillir. Ici le nouveau M
S ne nous dit pas qu’il sait ce qu’il doit faire, qu’il connaît ses Devoirs, il nous affirme plutôt qu’à se stade de sa progression Maçonnique il a bien conscience du sérieux et de l’importance de son engagement. Il sait que le FM est un homme d’action, qu’il doit en permanence rechercher la Justice et la Vérité ; que rien ne dispense du Devoir et que son Devoir ne concerne pas seulement ses agissements et Loge, mais qu’il s’impose partout ou se trouve le Franc Maçon.

A chaque minute le Devoir est présent, le Rituel du 4° degré insiste avec force, à l’image des implications de notre Devoir qui sont déclinées les une après les autres, comme le martellement des pas d’une marche réglée et infinie, alors que cette liste est redondante, puisque le terme précédent englobe à chaque foi le terme qui le suit. Cet étagement en « poupées Russes ›› permetå de donner également un éclairage sur l’universalité de notre démanche en reliant l’humain à toute chose.

Cependant, les engagements pris par le Serment du nouvel Initié, doivent être accompagné dans la réflexion du nouveau M
S pas les sentences induites par les 4 voyages initiatíques qui sont: la Prudence, la Vérité, l’Humilité et la ]ustice. Un rappel qu’il n’y a rien de dogmatique dans notre démarche, mais simplement le sentiment partagé que nous sommes tous soumis àla grande loi Universelle du GADLU, et que nous devons être des acteurs vigilants aussi longtemps que possible.

T
FPM, mes FF M.S, j’ai dit.

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