Sur le chemin de la vérité, le Laurier et l’Olivier sont ils consécration ou encouragement ?

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A la Gloire du Suprême Architecte des Mondes
Ordo ab Chao Deus Meumque Jus
Ordre Maçonnique Traditionnel
du Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm

Rarement un sujet de planche me laissa aussi dubitatif devant l’ignorance d’une symbolique que je découvrirais finalement au cours de mes recherches comme aussi abondante que riche d’enseignements.

En effet, la symbolique du Laurier et de l’Olivier m’évoquera successivement les principes de Victoire, de Paix ou encore de Force, Sagesse et Beauté qui n’est pas sans rappeler les 3 lumières en loge bleue désormais mâtinées nous le verrons, d’immortalité, qui résonne comme la promesse d’un très long chemin qui s’annonce à nous M S.

Reprenons…au début de la réception au 4ème degré, le T F P M nous dit.

« Je vous couronne de cette guirlande de laurier et d’olivier, emblème de victoire et de paix. Ceux qui, dans l’Antiquité, allaient consulter l’Oracle de Delphes portaient de semblables guirlandes, comme en portaient aussi les prêtres romains dans les grandes solennités ».

En marchant dans les voies de la Franc-Maçonnerie vous allez, vous aussi, vers un oracle dont les réponses ne pourront vous égarer ni vous décevoir : vous commencez maintenant la marche ascendante qui fera de vous les ministres et les apôtres de la Vérité.

L’oracle de Delphe

Un bref historique s’impose, pas tant pour vous l’enseigner que pour l’apprendre moi-même : Dans la Grèce antique, l’oracle est la réponse donnée par le dieu à une question personnelle concernant généralement l’avenir et nécessite le plus souvent une interprétation.

L’oracle de Delphes, qui permettait d’interroger le dieu Apollon, était l’un des plus célèbres de l’Antiquité, la prophétesse (c’est-à-dire, selon l’étymologie grecque, « celle qui parle à la place du dieu ») était appelée la Pythie.

Ceux qui revenaient d’avoir consulté l’Oracle de Delphes, après avoir obtenu une réponse favorable, portaient des guirlandes de Laurier et d’Olivier.

Ceci nous amène à nous interroger sur la symbolique du laurier d’une part puis de l’Olivier d’autre part avant de tâcher de comprendre quelle alliance l’enchevêtrement de ces deux végétaux peut elle susciter en nous, maçons, M S.

1ère partie La symbolique

1 – le Laurier

Le laurier, laurus en latin et daphné en grec.

Dans la mythologie grecque, Cupidon, dieu de l’amour, pour se venger du dieu Apollon, qui s’est moqué de lui, décoche simultanément deux flèches, une, en or, sur le dieu lui-même, qui le rend fou amoureux de la belle Daphné, l’autre, en plomb, sur la nymphe, qui lui inspire le dégoût de l’amour. Alors qu’Apollon la poursuit, celle-ci, épuisée, demande à son père, le dieu fleuve Pénée, de lui venir en aide : celui-ci métamorphose sa fille en laurier-rose. Apollon, qui est toujours amoureux d’elle, en fait alors son arbre, et le consacre aux triomphes, aux chants et aux poèmes.

Dans la Grèce antique, cet arbuste dédié à Apollon représente l’immortalité acquise par la victoire, et représente les conditions mêmes de la victoire : la sagesse unie à l’héroïsme, d’où l’origine de la couronne de laurier qui ceint la tête des héros, des génies et des sages.

Comme toutes les plantes qui demeurent vertes en hiver, le laurier est lié au symbolisme de l’immortalité. Ce symbolisme est également connu en Chine où certaines représentations de la lune contiennent un laurier et un immortel.

La beauté, celle d’Apollon comme celle de Daphné, s’inscrit donc comme immuable et éternelle.

En guise de trait d’union entre le Laurier et L’olivier j’aimerais évoquer un papillon migrateur de l’Afrique vers l’Europe le Sphinx du laurier-rose (Daphnis nerii).

J’y reviendrai plus tard.

2 – L’Olivier

L’olivier, arbre méditerranéen par excellence, accompagne les civilisations ayant successivement peuplé les bords de la Méditerranée et qui l’ont toujours sublimé.

Cet arbre légendaire accompagne l’humanité depuis ses origines, je dirai même, tout du long du parcours initiatique qui a fait de l’homme un Sapiens Sapiens.

Les symboles représentés par cet arbre permettent de mesurer l’influence fondamentale de l’olivier sur les cultures d’origine méditerranéenne.

Bien qu’au fil des époques, l’interprétation symbolique varie selon les civilisations, les notions de paix et de prospérité se dégagent comme symboles récurrents de l’olivier.

Dans la Grèce Antique

Les représentations des divinités étaient sculptées dans le bois d’olivier.

Selon une des nombreuses légendes, celle d’Athéna, déesse de la Sagesse, disputa à Poséidon la protection d’une ville nouvelle : l’Attique. Pour les départager, Zeus, Dieu des Dieux, leur proposa de faire un don à l’Acropole. Celui qui proposera l’offrande la plus utile au peuple sera déterminé vainqueur. Poséidon choisit d’offrir une source d’eau salée de laquelle jaillit un cheval invincible au combat tandis qu’Athéna fit naître un arbre nourrissant et soignant plaies et rhumes : l’Olivier…

Ainsi naquit l’Olivier que Zeus reconnu comme offrande la plus utile au peuple, scellant la victoire d’Athéna qui donna son nom à cette nouvelle ville : ATHENES

Plus tard à Athènes sur le mont Olympe, les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d’olivier et des jarres d’huile d’olive, en plus de la couronne de laurier.

Homère utilise à de nombreuses reprises l’olivier dans ses récits de l’Iliade et l’Odyssée. Par exemple, la massue d’Hercule est taillée dans cet arbre, ainsi que le pieu qu’utilise Ulysse pour vaincre le Cyclope.

La symbolique de fidélité s’ajoute aux autres car Le lit d’Ulysse et Pénélope, en bois d’olivier, n’accueillit aucun autre prétendant au Royaume d’Itaque pendant les vingt années d’absence d’Ulysse.

Pour les Grecs, les symboliques principales en rapport avec l’olivier comprennent force et sagesse, longévité et espérance, victoire et gloire, richesse et abondance, mais aussi fidélité.

L’olivier de Platon

Platon, disciple de Socrate, vivait à Athènes vers 400 av. J C. Il devint le chef d’une Ecole qu’il ouvrit dans les jardins d’Académos, lieu planté d’oliviers. Aux heures chaudes de la journée, les disciples trouvaient leur maître à l’ombre d’un olivier sous lequel il enseignait la philosophie.

Il se dit que l’arbre vivrait toujours à Athènes où il est devenu un lieu de culte.

Dans la Rome antique

Minerve est l’équivalent d’Athéna dans la mythologie romaine. Si les noms de divinités changent, l’affrontement entre Minerve et Neptune pour la protection de l’actuelle Athènes est similaire à celle de la mythologie Grecque et l’olivier est un attribut de Minerve, symbole de victoire et de paix.

A Rome, les fêtes annuelles de Minerve ont lieu lors du solstice d’été durant laquelle est organisée une grande course à pied dont le vainqueur était récompensé par une couronne de rameaux d’olivier et une jarre d’huile d’olive.

L’olivier est un pilier de la trilogie de base qui comporte le blé, la vigne et l’olivier. Ce sont des symboles de santé et de prospérité pour les légionnaires romains qui plantaient du blé, des vignes et des oliviers durant leurs conquêtes. Après la victoire, les soldats portaient des branches de l’arbre de Minerve afin de symboliser le retour de la paix.

Dans la Bible

L’olivier symbole de Paix et de Sagesse est souvent cité dans la Bible. Le passage le plus éloquent, concerne le sage Noé après que la pluie tomba pendant 40 jours et 40 nuits. il lâcha une colombe. Celle-ci n’ayant pu trouver un endroit sec où se poser, elle lui ramena un rameau d’Olivier. C’est ainsi qu’il comprit que les eaux étaient descendues au-dessous de la hauteur d’un olivier et qu’elles se retiraient de la surface de la Terre. Dieu avait fait la Paix avec les Hommes.

Par ailleurs, la nuit précédant son arrestation, Jésus se recueilli pour prier au Mont des Oliviers. Le sacrifice est aussi une notion symbolique de l’olivier.

Enfin, la référence la plus évocatrice dans la bible concerne Jacob, celui-ci, endormi sur une pierre, rêva d’une échelle dressée vers le ciel et parcourue par des anges, quand Dieu lui apparaît et lui donne en possession la pierre en question. Jacob comprend alors que la pierre est une porte vers le ciel et vers la divinité. D’une position allongée, il la fait passer à une position verticale et y répand de l’huile d’olive. Il la nomme Béthel et el lieu où elle repose prendra son nom.

Néanmoins, avant que Jacob ne le nomme Bethel, le lieu s’appelait Louz. Dans l’évangile selon saint Luc c’est sous ce nom qu’apparait le village où Jésus serait apparu pour la première fois après sa résurrection.

Enfin il est dit que l’Arche d’alliance, y résidera plus tard.

Nous retrouvons ici encore un des nombreuses évocations de l’immortalité à travers la résurrection comme celle de l’Olivier, le Cyprès et le Cèdre naissants des cendres d’Adam ou encore, on y revient, au nom de ce papillon Sphinx du laurier-rose.

Dans le Coran

Omar ibn al-Khattâb compagnon et ami proche de Mahomet, le prophète de l’islam, raconte que le Messager d’Allah dit : « Mangez l’huile et enduisez-vous en car elle provient d’un arbre béni ».

En effet, dans le Coran, l’olivier est symbole de l’homme universel. Il est l’axe du monde, associé au figuier, il tient le rôle d’arbre sacré du Paradis. L’huile d’olive est la divine source de lumière, servant de guide aux hommes. Pour les musulmans, l’olivier est l’arbre du prophète et par extension l’arbre de l’homme réalisé spirituellement.

Une présence universelle

D’une façon plus générale, l’onction à l’huile d’olive, tel un sacrement, est utilisée dans les rites de différentes religions, dont le catholicisme et le judaïsme.

Au Japon, c’est l’arbre de l’amabilité et de la victoire morale, mais aussi de la réussite professionnelle. Tandis qu’en Chine il joue un rôle protecteur contre le poison à l’image de ce qu’il fut pour Athéna, nourrissant et soignant plaies et rhumes.

De nos jours encore, pour l’ONU, l’Olivier symbolise la paix universelle sur son drapeau qui représente le monde entouré d’une couronne de rameaux d’olivier.

2ème partie L’introspection maçonnique

Reprenons…au début de la réception au 4ème degré, le T F P M nous dit aussi « vous vous efforcerez toujours de découvrir l’idée sous le symbole. Vous n’accepterez aucune idée que compreniez et ne jugiez vraie ».

Puis un peu plus tard

Je vous couronne de laurier et d’olivier dans l’espérance de vos succès futurs et de votre ultime victoire.

Ceux qui me connaissent le savent, je suis un cartésien revendiqué. Alors au moment où j’entendais ces mots, bien que je m’étonnais d’être couronné avant mes travaux futurs, je trouvais la conjonction idéale comme la pièce d’un puzzle, avec des vers latins que j’affectionne particulièrement. Ces mêmes vers vus en rêve par le jeune René Descartes en 1619, alors soldat, et qui seront la pierre angulaire de sa philosophie, révélée bien plus tard en 1637 dans le « Discours de la méthode ».

Ces vers sont extraits de L’idylle d’Ausone qui vécut à Bordeaux au 4ème siècle ap J C – 309-395) et dans lesquels il évoquait les pythagoriciens. Ausone, philosophe, médecin, donnait gratuitement ses soins aux malades et eut pour seule ambition l’application des préceptes de la philosophie des sept sages de la Grèce. Les sept sages étaient connus pour leurs maximes mémorables et la tradition veut qu’ils se soient réunis à Delphes pour offrir leurs devises au dieu Apollon. En ce quatrième siècle où les prédicateurs de l’Évangile étaient légion, Ausone, ce païen stoïque, fidèle à sa foi, prouvait que le christianisme n’avait pas le monopole de la vertu.

Sur l’incertitude où l’on est de choisir un chemin. (Les idylles XV)

Quod vitae sectabor iter ? (Quel chemin de vie choisirai-je ?) avant de poursuivre…

Je cite…si le forum est rempli de tumulte…si le regret du logis suit le voyageur… Toute vie a ses peines, nul n’est content de son âge. L’enfance a de rudes apprentissages, et la jeunesse de folles témérités… Tous, ici-bas, nous méprisons le présent. Prométhée accuse Jupiter et lui reproche l’immortalité qu’il a reçue de lui… Vis et cultive toujours l’amitié : criminelle maxime, qui fit périr Pythagore. Crains donc un pareil sort, n’aie point d’amis : maxime plus criminelle encore, qui fit autrefois lapider Timon dans Athènes la Palladienne. L’esprit, toujours en butte à des désirs contraires, n’est jamais d’accord avec lui-même. L’homme veut, ce n’est point assez ; il rejette ce qu’il a voulu. Les dignités lui plaisent, puis lui répugnent : afin de pouvoir commander un jour, il consent à ramper ; parvenu aux honneurs, il est exposé à l’envie…

Il est clair que couronné du Laurier et de l’Olivier, nous nous trouvions à un moment charnière de notre parcours maçonnique, à la porte des « hauts grades », flattant s’il en est, un égo naturellement enclin à l’autosatisfaction. Ce préalable en apparence incongru si ce n’est immérité, n’était-ce pas finalement la clé des champs du possible s’ouvrant sur un avenir libéré de l’inutile quête des honneurs futiles ?

Sur l’homme de bien, d’après la doctrine de Pythagore (Les idylles XVI).

Il y a très longtemps, un ami que j’ai depuis reconnu pour F : m’a dit que sa vie était guidée par l’épitaphe qu’il voulait voir écrit sur sa tombe « Ici repose un mec bien ».

Couronné, dans la quiétude sereine du temple préservé des indiscrétions profanes c’est à mon ami qu’allaient mes pensées en me remémorant les vers d’Ausone.

Ainsi qu’Apollon (l’amoureux de Daphné transformée en un Laurier immortel) eut peine à le découvrir entre plusieurs milliers d’hommes, l’homme de bien, le sage, est son propre juge. Tant que dure le jour sous le signe du Cancer, tant que la nuit se prolonge sous le tropique du Capricorne, il s’examine, il se pèse au plateau d’une juste balance : rien de moins, rien de trop ; il faut que l’angle se forme de lignes égales, que le niveau ne dévie pas, que tous les contours soient solides. Jamais le doux sommeil n’appesantit ses yeux, avant qu’il n’ait repassé tous les actes de sa longue journée. Entrant ainsi dans l’examen de toutes ses paroles et de toutes ses actions, et repassant tout depuis le lever jusqu’au coucher du soleil, il condamne le mal, et donne la palme et le prix au bien.

Le Oui et le Non des Pythagoriciens (Les idylles XVII).

« Est et non » (Ce qui est et ce qui n’est pas). Oui et non, tout le monde emploie ces monosyllabes connus : supprimez-les, et le langage humain n’a plus sur quoi rouler. De ces deux mots, toutes les chicanes de la tourbe des philosophes dialecticiens. « La lumière existe ; donc il fait jour ». Non pas : ceci n’est pas juste. Car de nombreux flambeaux ou des éclairs, la nuit, produisent la lumière, mais ce n’est pas la lumière du jour. Ainsi, toujours oui et non car, il faut en convenir, oui c’est la lumière ; non ce n’est pas le jour !

« Est et non » signifiant devoir trancher entre le vrai et le faux des connaissances humaines, sonne comme la promesse d’une longue recherche d’une vérité impalpable, discutable, mouvante comme cette femme inconnue chère à Paul Verlaine qui lui apparait souvent dans…ce rêve étrange et pénétrant… Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même, Ni tout à fait une autre…

Cependant rien n’est laissé au hasard en maçonnerie. Le visage voilé, notre perception n’en était que décuplée, laissant déjà notre esprit vagabonder au gré de notre histoire personnelle. Qu’on ne s’y trompe pas, il ne s’agissait pas d’un saut dans l’inconnu, au moment même où nous pénétrions dans cette loge encore en deuil de la mort d’Hiram, lors de notre réception au grade de M S tout nous semblât étrangement familier, déjà…

Nous voilà donc couronnés du laurier et de l’Olivier, soit !

Néanmoins pourquoi nous demander de pêcher par orgueil ?

Êtes-vous M S ? « Je m’en glorifie ».

La réponse soufflée…est osée.

Nos S et F au grade de M S auraient-ils abandonné l’humilité pour revêtir les métaux dont nous nous sommes débarrassés avec force en loge bleue ? Se glorifier n’est-il pas une démonstration déplacée ? Se féliciter publiquement n’est-il pas contraire à l’engagement de discrétion qui est le nôtre ?

Confucius disait que « l’expérience est une lanterne qui n’éclaire que le chemin parcouru » et je dois rapidement me rallier à l’évidence que le laurier s’il représente pour une part le couronnement de notre travail en loge bleue n’en est pas moins une invitation ténue mais ferme à poursuivre le chemin.

Le Laurier et l’Olivier, nous survivra dans le monde profane ou maçonnique, et quelque gloire qui puisse nous être donnée de connaitre, elle nous renvoie à la petitesse de notre condition devant l’immensité de l’univers.

Le T F P M dira d’ailleurs : « Quelque admiration que vous inspire le spectacle de l’univers, du macrocosme au microcosme, souvenez-vous que vous ne l’admirez qu’en proportion de votre faiblesse en présence de son immensité ».

Le Laurier symbolise la victoire sur nous-mêmes, une victoire qui n’implique pas une confrontation avec notre prochain. Une victoire pacifique. Il ne s’agit pas de battre mais d’améliorer. Et ce travail commencé au moment où nous avons, à genoux, travaillé notre première pierre brute, ce travail est encouragé par le laurier nous rappelant que « ce que nous avons appris jusqu’à ce jour en Franc-Maçonnerie n’est rien auprès de ce qu’il nous reste à Apprendre ».

Quand le T F P M dit : « Vous n’accepterez aucune idée que compreniez et ne jugiez vraie ».

Cela signifie que nous devons rester attentifs aux opinions diverses, certes, mais plus encore que nous ne devons les tenir pour juste que si elles ressortent ainsi de notre propre examen. Ainsi nous sera-t-il permis de tendre, peut être…vers la recherche de la parole perdue.

Epictète, philosophe grec, adepte du nouveau stoïcisme comme le sera plus tard Ausone dont nous venons d’évoquer la mémoire, Epictète qui prône la liberté intérieure et une grande rigueur de conduite dans les relations humaines, disait que « En général, tout savoir acquis par des gens moralement faibles offre le danger de les gonfler d’orgueil. Celui qui progresse ne blâme personne, ne loue personne, ne critique personne, n’incrimine personne. Il ne dit rien, ni de son importance, ni de son savoir ».

Conclusion

Le Laurier et l’Olivier nous rappellent que la victoire ne s’obtient que sur soi même au prix de l’humilité la plus sacrée, pour qu’enfin s’ouvrent les portes du savoir et si…comme le disait Ernest Renan « Si tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire, le doute est un hommage que l’on rend à la vérité » alors il est probable que le la gloire du laurier et l’immortalité de l’Olivier s’inscrivent dans un travail qui trouvera à s’exprimer au-delà de notre propre présence en ce monde dans la recherche perfectible de la pierre cachée.

Le Laurier et l’Olivier se présentent symboliquement comme la représentation évoluée de la porte basse dont les M S que nous sommes doivent savoir s’affranchir par un ouvrage sans cesse remis sur le métier, quel qu’en soit la réussite, gardant à l’esprit le devoir du travail bien fait.

Couronnés aujourd’hui pour le travail effectué en chemin et non pour son aboutissement.

En effet le rituel nous le rappelle : « Vos travaux peuvent n’être pas récompensés, car celui qui sème ne récolte pas toujours. Êtes-vous prêts à accomplir le Devoir parce qu’il est le Devoir, sans songer à la récompense et à être satisfait de l’approbation de votre seule conscience ? …Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».

Symboliquement l’alliance de l’olivier et du laurier, comme le mouvement de la pierre de Bethel, les deux arbres se complètent : l’un est vertical, l’autre horizontal, l’un nous rappelle notre place parmi le genre humain tandis que l’autre nous indique la voie de l’Olympe.

J’ai dit.

Le M S P G

Bibliographie
http://www.ledifice-4plus.net/
http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/paul_verlaine/mon_reve_familier.html
http://remacle.org/bloodwolf/historiens/ausone/table.htm
http://islam-notre-vie.over-blog.com/article-18444974.html
http://www.huile-olive.org/symbolique.php
http://fr.wikipedia.org/wiki/Laurus_nobilis
http://fr.wikipedia.org/wiki/Daphn%C3%A9_%28nymphe%29
http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9tyle
http://www.gralon.net/articles/art-et-culture/litterature/article-l-oracle-de-delphes—presentation-et-origines-1514.htm#les-oracles-dans-la-religion-grecque

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