Canaan ou la Terre Promise
Non communiqué
Voie
Lactée, ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Canaan
Et des corps blancs des amoureuses,
Nageurs morts, suivrons nous d‘ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses ?
Ces vers d’APOLLINAIRE sont peut-être pour moi la première mention de cette Terre Promise, quelque part au Moyen Orient, une terre où coulaient le lait et le miel, une histoire à découvrir.
Au temps des symboles vint la Jérusalem céleste, la cité idéale, la Cité de Dieu, peut-être au bout de la Voie Lactée sur quelque nébuleuse. Projection idéale de cette ville dont St Jérôme évoquait différents noms : Jébus – « foulée ». Salem « paix », Jérusalem – « vision de paix ». (1) But d’un pèlerinage ou retour aux sources que les juifs se souhaitaient dans les ghettos de la diaspora : « L’an prochain à Jérusalem ».
Une autre diaspora palestinienne cette fois, représentée par le poète engagé Mûrid AL BARGHUTI (2), formule aujourd’hui le même vœu. Dans son J’ai vu Ramalla,évocation d’une visite à sa ville natale après vingt ans d’absence, il évoque Jérusalem, la « ville de la corde à linge », celle des petits moments de son enfance, auxquels on ne prêtait pas attention alors, avant que leur perte ne les rende précieux. C’était la Jérusalem ordinaire, avant qu’elle ne « soit élevée comme un symbole là-haut dans le ciel. ». Car, dit-il, « les conflits préfèrent les symboles. Jérusalem aujourd’hui est celle de la théologie. Le monde s’inquiète du statut, de l’idée, du mythe de la ville, mais nos vies à Jérusalem et la Jérusalem de nos vies n’inquiètent personne. »
Ce proscrit au cœur lourd « faisant des signes avec sa lanterne de larmes » (3), n’a plus guère d’espoir : « Maintenant, conclue-t-il, je ne verrai ni la Jérusalem du ciel, ni la Jérusalem de la corde à linge. Israël, prétextant le ciel, a occupé la terre. »
En lisant cette dernière phrase fort belle, si lapidaire, j’ai pensé au sujet de cette planche. Ce prétexte du ciel qui justifierait l’occupation de la terre et la spoliation du sol mérite commentaire et mise au point.
Canaan 4 siècles avant JC englobe les territoires qui vont de Sidon jusqu’à G de la côte à la cassure du Jourdain, de sa source dans la Bika par le lac Hüleb, la mer de Tibériade jusqu’à la mer Morte.
Le nom varie : le Kinahna ou Kinahhi des tablettes de Tel Amarna, le Kinahh des Babyloniens ou encore le Kinaani des textes bibliques signifie « pays de la laine teinte en rouge ». Au nord du Cannel on récoltait en effet le mure et la teinture obtenue de ce coquillage valut à ses habitants le nom grec de Phéniciens. L’appellation se répandit ensuite à tout le pays, pas seulement à la côte méridionale.
Les populations devinrent les Cananéens, aussi bien que ceux qui avaient un ancêtre de ce nom Ydr éponymie. Plus tard on appela Cananéens les Israélites qui avaient pris les moeurs des premiers occupants du pays. (4)
Promis par Yahvé aux patriarches, Canaan fut conquis par les Israëlites.
Si nous remontons aux lendemains du Déluge et à Noë nous apprenons que ce patriarche avait trois fils : Cham, Sem et Japhet C ou Canaan, fut maudit pour avoir vu la nudité de son père pris de boisson (5) ; il fut voué à être soumis à son frère Sem ancêtre des Israëlites, dont Yahvé devint le Dieu ; quant au troisième Japhe il engendrera les peuples non soumis aux Sémites ou à Israël. (6)
ABRAM dont le nom revint 250 fois dans la Bible fils de Té est d’un groupe sémite de basse Mésopotamie de la ville d’Ur région de Sumer puis d’Akkad et enfin d’Elam, avant que de passer aux mains des Chaldéens. C’est pour cela qu’un usage prétend qu’Abram serait chaldéen d’origine.
Ce patriarche avait deux frères Nahor et Harân le second père de Lot Térah et les siens émigrent d’Ur à Harân, vine de Mésopotamie du Nord, partenaire commerciale et départ des caravanes de Babylonie vers la Syrie. Ainsi se traçait en pointillé un itinéraire vers l’Ouest de ces tribus sémites.
En Mésopotamie, enes pratiquaient le culte des astres adomient les dieux du ciel, et Sin dieu de la lune. Elles savaient qu’au delà de l’Euphrate ils servaient d’autres dieux.
Lorsqu’un jour Abram entendit une voix quand il reçut sa vocation le cours des événements changea.
Le Seigneur dit à Abram :
« Pars de ton pays, de ta famille et de la maison
de ton père vers le pays que je te ferai voir. »
« Je ferai de toi une grande nation et je te
bénirai »
« Je rendrai grand ton nom, vois en
bénédiction »
« Je bénirai ceux qui te
béniront, qui te bafouera Je le maudirai,
en toi seront bénies toutes les famines de
la terre. »
Abram partit comme le Seigneur le lui avait dit, et
Loth partit avec lui.
Abram avait soixante quinze ans lorsqu’il quitte
Harrân. Il prit sa fèmme Sarai : son neveu Loth,
tous les bien…qu’ils avaient acquis et les
être…qu’ils entretenaient à
Harrân. Ils partirent pour le pays de Canaan.
Genèse 12, 1 à 4.
La première étape eut lieu au pied du chêne de Morée près de Sichem. « Les Cananéens étaient alors dans le pays. Le Seigneur apparut à Abram et dit : « C’est à ta descendance que je donnerai ce pays ».
Après cette deuxième prédiction par étapes poussé par la famine Abram et les siens gagnèrent le Néguev, et de là l’Egypte, le grenier à blé. Au terme de cet épisode égyptien, il regagne Béthel et Aï où il avait campé en quittant Sichem. Il se sépara de son neveu Loth à qui il laissa généreusement le riche district du Jourdain, un 1Bfadis avant que Sodome et Gomorrhe n’y firent pleuvoir le feu du ciel.
Vint alors la troisième prédiction :
« Lève donc le yeux et, du lieu où tu es, regarde au nord et au sud, à l’est et à l’ouest. Oui, tout le pays que tu vois, je te le donne ainsi qu’à ta descendance, pour toujours. Je multiplierai ta descendance comme la poussière de la terre au point que si on pouvait compter la poussière de la terre, on pourrait aussi compter ta descendance. Lève-toi. Parcours le pays de long en large, car Je te le donne. »
Gen. 13,14.
A Mamré, près d’un chêne, aux portes d’Hébron, le patriarche planta ses tentes. Il les quitta pour aller délivrer son neveu Loth tombé aux mains d’ennemis menant en véritable mo.v.viah, une campagne victorieuse qui lui valut la bénédiction du légendaire MELKISEDEQ, Grand Prêtre du Très Haut Roi de Salem.
Lot aurait pu lui succéder dans ses possessions. Répondant à sa plainte, le Seigneur lui parle : « Ce n’est pas lui qui héritera de toi mais celui qui sortira de tes entrailles héritera de toi… Contemple donc le ciel compte les étoiles…si tu peux les compter…Telle sera ta descendance. »
Saraï, offrit sa servante Haggar à Abram. Haggar enceinte dédaigna sa maîtresse, et fut chassée au désert. L’ange du Seigneur la retrouva près d’un puits, et lui annonça la naissance d’Ismaël.
L’Alliance perpétuelle et la circoncision de toute la tribu d’Abram assurait à ce dernier un héritier par Saraï : ce fut l’apparition de Mamré, et la naissance miraculeuse d’Isaac. Sarai avait depuis longtemps « cessé d’avoir ce qu’ont les femmes ». (7)
Et Abram avait cent ans. Ene devint Sara et lui Abraham, « père des nations ».
Le sacrifice d’Isaac, que l’on appelle aussi la « ligature d’Isaac », demandé par Yahvé qui voulait tester la fidélité d’Abraham, fut l’occasion du renouvellement des promesses : « Je m’engage à te bénir et à faire proliférer ta descendance autant que les étoiles du ciel et le sable au bord de la mer. Ta descendance occupera la Porte de tes ennemis ; c’est en elle que le béniront toutes les nations de la terre parce que tu a écouté ma voix ». (8)
Sara mourut à Qiryath-Arba (Hébron), à l’âge de 127 ans. Abraham y acheta d’Ephrôn le Hittite la grotte de Makpéla « pour quatre cents sicles d’argent, prix du champ où elle se trouvait et y ensevelit Sara en pays de Canaan. Lui même l’y rejoignit quand il mourut à l’âge de cent soixante quinze ans, porté en terre par Ismaël et Isaac ».
« Sache bien que ta descendance résidera dans un pays qu’elle ne possédera pas. On en fera des esclaves qu’on opprimera pendant quatre cents ans. Je serai juge aussi de la nation qui les servira ; ils sortiront alors avec de grands biens. » (9)
Par ces paroles Yahvé annonce l’exil en Egypte, les plaies et le retour sous la conduite de Moïse. On prétend que les douze tribus remontèrent d’Egypte, ou de ce territoire mal localisé appelé Goshen, probablement le sud du Néguev. Rien n’est moins sûr. Quand les Hébreux arrivèrent en Edom, suivant la ligne des puits, ils se virent refuser le passage par le roi d’une vine ; parmi sa population sémite vivaient Aaron et les siens. Moïse n’était pas d’humeur à accepter un refus ; Aaron et son clan se retirèrent prudemment à l’écart ; les gens de la vine comprirent : en un geste sacré ils dénouèrent leurs chevelures « signe de préparation à la guerre » (10)… Moïse ordonna d’entrer par les dix portes de la ville : il y eut, dit le texte, 3000 morts chez les résistants. (11)
Canaan n’était pas un désert : il y avait des sémites, de langue très proche des celle des Hébreux. Cette terre promise des milliers d’années auparavant aux patriarches, était occupée par des paysans, quelques nomades, mais tous civilisés. Leur habitat reproduisait, à un degré modeste, les maisons des grandes villes de Mésopotamie. Ils avaient appris de ce pays la tactique militaire, des techniques, le code des lois. Nos Hébreux nomades, tribaux, primitifs se trouvaient confrontés à un ennemi formidable. Les Livres des Juges et de Josué nous ont laissé un récit très sombre de cette occupation.
Après quelques victoires spectaculaires, des gains territoriaux impressionnants le long de la plaine côtière, les Hébreux furent repoussés dans les collines de l’intérieur, et en quelques parties de la vallée du Jourdain. Tout en résistant aux Cananéens, ils eurent vite face à eux le déferlement du rouleau compresseur Philistin ; ce peuple venu du nord emportait tout sur son passage : leurs chariots et leurs armes de fer étaient d’une technologie trop avancée pour leurs adversaires.
Si bien que les Hébreux vécurent dans les pires endroits de Canaan, et qu’ils furent disséminés sur tout le territoire. L’équilibre des forces entre les multiples petits royaumes changeait constamment ; on s’appropriait pour ensuite le perdre telle contrée, et les Hébreux qui y vivaient chichement devait servir un maître après l’autre.
Les fils n’étaient pas unis, vivaient en tribus séparées, régies par leurs propres logiques tribales. Le culte de Yahvé n’était pas encore centralisé et codé. Il semble bien que les Hébreux aient eu du mal à l’adopter : ils abandonnaient régulièrement son austérité (par exemple dès que Moïse les quittait pour aller sur la montagne rencontrer la divinité), et les autels de Baal refleurissaient en C surtout panni ceux qui se fixaient ; les nomades des collines auraient été plus fidèles à la nouvelle religion. Il n’y avait pas de gouvernement central.
Les difficultés politiques sont dans les écritures toujours liées à la rupture de l’Alliance par les tribus ; et quand cela va très mal, apparaissent deux types de personnages, les Juges et les Libérateurs, les moshia (messies). Les premiers, dont le plus fameux est une femme, Déborah (dans une société patriarcale il est intéressant de noter que le sexe n’intervenait pas pour ces fonctions) – seraient à la fois juges des différents entre les tribus et législateurs (des shopetim). Ils étaient généralement reconnus par tous.
Les Libérateurs, Gédéon ou Samson, étaient des capitaines, envoyés par Yahvé quand la situation le demandait : contre les puissants oppresseurs Cananéens, Philistins, Moabites, Ammonites etc…ils menaient des corps de troupes intertribales.
Un bref mais glorieux royaume répondit aux vreux des Israélites après deux siècles d’occupation de cette terre promise (1250- 1050 avant JC). L’exil de Babylone fut la punition pour leurs manquements à Yahvé et à la loi mosaïque, à l’Alliance du Sinaï, c’est-à-dire aux Dix Commandements. (12)
On peut noter que les guides du retour d’Egypte, Moïse et Aaron son frère, n’entrèrent jamais en Canaan à cause de leur « infidélité aux eaux de MénDa de Qadesh dans le désert de Cîn » (13). Leur mort, dont le récit est émouvant (14), est le résultat de leur désobéissance. Ils n’entreront pas en Canaan. Le Deutéronome consacre plusieurs chapitres aux recommandations de Yahvé (chapitres 7 à 13) (15), dont l’inobservance est fatale. Ces chapitres nous enseignent. non seulement les beautés de cette terre bénie, mais aussi ses dangers, sortes de délices de Capoue avant l’heure ; et le fait que si elle est « donnée », il faut la mériter ensuite, sinon elle est perdue.
La FM dans ses emprunts à l’Ancien Testament, la Torah ou Pentateuque, réduit sa vision à l’époque Salomonienne et au Second Temple ; et dans le Nouveau ce sont surtout les écrits johanniques qui l’intéressent, la conquête grecque, puis syrienne, enfin romaine, les révoltes des Machabées, d’un Bar Kochba. La chute de Massada, la Palestine perse de 614, et la brève reconquête d’Héraclius en 629, marquent cinq siècles d’histoire. L’apparition de l’Islam et la conquête arabe, vit la chute de Jérusalem en 640. Les juifs accueillirent les nouveaux venus, comme ils avaient accueilli les Perses, sans hostilité. Les Croisés arrivent en 1095 et massacrent équitablement juifs et musulmans ; et avec Salahe-Din c’en fut fini d’un état juif en Canaan et Palestine.
Je n’entends pas aborder le sort du peuple juif disséminé par Je monde ; ses souffrances ; les pogroms ; l’holocauste enfin. Ni le Sionisme qui fit de ces Hébreux devenus Juifs des Israéliens, quand un jour de mai 1948 naquit par un vote de l’ONU l’Etat d’Israël.
La déclaration Balfour de 1917, le mandat britannique sur la Palestine en 1923, le retour risqué de colons juifs aboutissaient à la renaissance politique d’un état disparu dix-huit siècles auparavant après la malheureuse révolte de 135 contre les Romains.
Le sentiment des Arabes devant ce retour n’a pas varié en un demi-siècle. Les camps de réfugiés pullulent. On y apprend la haine. Tandis que les uns cherchent par leurs implantations à regagner la Terre Promise, les autres sombrent dans l’hystérie des dépossédés. Le poète Abderahim MAHMOUD tué en 1948 à la bataille de l’Arbre sur la route de Tibériade, l’annonçait dans ses vers : « L’âme du martyr a deux buts : attendre la venue du malheur, et obtenir l’objet de son désir. »
L’on pourrait alors dire que si les premiers « prétextent le ciel pour occuper la terre » les témoins que sont les martyrs, perdant la terre qui fut si longtemps la leur n’ont plus de refuge que dans le ciel.
Et pourtant, la promesse faite à Abraham dans le cadre de l’Alliance s’adressait au peuple élu et à travers lui à l’humanité. « Pars de ton pays, de ta famille et de la maison de ton père vers le pays que je te ferai voir », disait l’Elo pour accomplir la triple promesse : une envers le peuple Hébreu : « je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai » ; l’autre personnelle envers Abram : « je rendrai grand ton nom, sois en bénédiction » ; la troisième envers l’humanité : « Je bénirai ceux qui te béniront, qui te bafouera, je le maudirai ; en toi seront bénies toutes les familles de la terre. »
La répétition du terme
bénédiction ou bénir indique bien la
philosophie de ces paroles : « bénir
» veut dire à la fois « dire
du bien » et « souhaiter du
bien ».
Dans l’Ancienne Alliance, le Dieu unique des
Hébreux s’engage par sa
bénédiction à aider les siens, le
peuple qu’il a fait sien. Pour parler comme
CHOURAQUI, il promettait « chérissements
à ses amants ». La relation entre
l’homme et la divinité devenait filiale. Et quand les hommes
le bénissent, ils ne font que lui appeler ses engagements
envers lui-même et ses promesses.
Si dans un premier temps ce Dieu nouveau apparaissait comme le dieu national, celui d’un seul peuple dit Elu (16), dès le huitième siècle avant JC il sembla contradictoire qu’il put être à la fois un dieu réservé à un seul peuple, et le créateur de l’univers et Dieu de l’humanité.
Et la promesse d’Abraham doit s’entendre dans ce sens: l’élection est en fait une charge sur les épaules du peuple d’Israël dont la mission est d’accomplir un projet de Dieu qui semit la réunion à travers lui des nations séparées. Ce n’est pas un privilège. Dans cette optique s’inscrivent les vicissitudes d’Israël à travers les siècles, car ne fallait-il pas en l’affligeant le laver de tout péché afin qu’il soit dans l’état de pureté requise pour l’accomplissement du dessein divin ?
Il est toujours dangereux de vouloir faire parler les vieux textes de prétendre y trouver ce qui nous arrange momentanément. Une lecture littérale des livres du Pentateuque amène au fondamentalisme. Si vient s’ajouter à cela une ignorance de l’histoire on nage en plein anachronisme. Avec la dimension politique, le texte est instrumentalisé, pour commettre des injustices avec bonne conscience. L’histoire de mon peuple, les écrits anciens de mon Livre Sacré, suffisent-ils à me justifier ?
Parmi les attributs de Dieu, la miséricorde, la compassion la charité (tsedaka) et aussi le gemilzd hesed (pl. : gemilut hasadim) la vertu d’accorder des bienfaits ; vertu qui s’offre à chacun. Si un Juif ne se sent pas concerné par la souffrance de l’autre il aura beau connaître sa Torah dans tous les sens, il ne vaudra pas mieux qu’un athée.
Une expression de la Bible, « connaître la fin de Canaan », signifie mourir. Canaan est donc la vie. Elle l’était pour ceux qui sortaient d’un désert mortifère. Et le lait et le miel de cette terre venaient remplacer la manne, cette résine qui suinte du bdelium triste nourriture d’une traversée des limbes. Du haut du mont Nebo, un des sommets des Abarim, dominant à l’est le Jourdain, frontière de Canaan, Moïse vit avant de mourir la Terre Promise. Un croyant peut se laisser aller à rêver que parvenu au seuil de l’Orient Eternel, il verrait une dernière fois son Gad Eden sa Terre Promise et que la vie serait devant lui
J’ai dit
Notes :(1) Lettre XL VI. in Lèttre.y. tome 2. Paris. Belles Lettres. 1951. A Marcela, dame romaine. En 392 ou 393.
(2) Né en 44 à Ramalla vit aujourd’hui au Caire, depuis la guerre de 1967. L’amour est pour lui un thème de prédilection.
(3) Amon SHAMMAS, né en 1950 en Palestine, citoyen d’Israël, écrit en hébreu ou en anglais. Vit aux Etats Unis.
Citation tirée de L’Enfant Sage.
(4) Dictionnaire de la Bible. p.180. coll. Bouquins. R Lafont édit.
(5) Schéma classique du fils maudit, comme Jacob maudissant Lévi, père de Moise et d’Aaron. Dans des circonstances analogues les filles de Lot, neveu d’Abraham par son père Harân.
(6) Genèse 10,6 et 6,10. La Table des peuples.
(7) Gen. 18,11.
(8) Gen.23,17.
(9) Gen. 15,13.
(10) Voir Jg. 16, aIs Samson.
(11) Nb.20 14-20.
(12) Voir CHOURAKI, Les Dix Commandements auiourd’hui. RLaffont, 2000.
(13) Deut.32, 51.
(14) Mort d’Aaron : Nb. 20,22 ; Mort de Moïse : Deut. 34.
(15) Les trente premiers chapitres sont une sorte de testament spirituel de Moïse à son peuple. Il va mourir en Moab. Cf plus haut.
(16) ‘am segullah’ -le peuple trésor ; ou encore ‘am nahallah’ – le peuple héritage.