Impressions au 4ème degré

Auteur:

Y∴ P∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Mes impressions au 4ème degré = à la lecture de ce sujet, ma réponse instinctive a été « aucune impression ».

J’ai toutefois eu le sentiment qu’il me fallait répondre autrement et à la réflexion j’ai un sentiment : celui d’être totalement largué au détour de mots et / ou références philosophiques qui me sont parfaitement inconnues ; et aussi celui de « éventuellement » ne pas être à la hauteur, etc.

En effet, mes études lycée technique /école supérieure de commerce et expertise comptable et ma vie professionnelle subséquente (jusqu’à 300 jours / an à l’étranger), ne m’ont pas laissé le loisir d’une culture philosophique classique approfondie. En ce qui me concerne, ce n’est ni grave, ni rédhibitoire, ni réducteur. Au contraire, au cours de ma vie,  j’ai eu le privilège de bénéficier d’un champ d’observation extrêmement large et hors du commun…pour qui veut bien se donner la peine d’observer, d’analyser, de réfléchir.

Je suis ce que je suis et quitte à manquer de modestie il vaut mieux une tête bien faite que bien pleine et je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien.

En bref, j’ai au 4ème degré le même sentiment, la même impression qu’un 1er, qu’au 2ème et qu’au 3ème niveau. Il y a donc une constance dans le ressenti avec une progression dans la puissance, ce qui – notons-le – est parfaitement conforme à notre démarche et développement.
Particulièrement au 4ème degré j’ai eu cette pensée à mon propos = « Mais que suis-je donc allé faire dans cette galère » ? …Certainement pas pour être verrouillé au banc de nage…et dans l’obscurité en plus !

En vérité la réponse est fort simple = je suis monté à bord pour voyager, pour découvrir de nouveaux horizons, être confronté à des pensées nouvelles –même – et surtout- si elles dérangent.

Ma réponse à ce niveau est la même que lors de mon passage sous le bandeau : « être son propre « Sparring Partner » devant une glace a ses limites ». Pour progresser il faut être challengé, confronté à des idées nouvelles, compléter son savoir – non pour le savoir lui-même- mais comme matériaux de réflexion individuelle et de construction.

En conclusion = le fait de me sentir « largué » est en parfaite adéquation avec ma démarche anti-sclérose et anti-sédimentation. Je ne sais qu’une chose, c’est que je ne sais rien ; Sur le métier 100fois remettons notre ouvrage.

Je viens de recevoir mon 1er N° de la revue Salix. Les sujets abordés dans ce N° 41 (et dans de nombreux N° précédents) m’intéressent. Toutefois, ils existent un différentiel entre mon savoir et la phraséologie employée qui obère sérieusement ma compréhension immédiate lors de la simple lecture.

Notre cher Edmond dirait même à ce propos = « Un différentiel ? » ; Que dis-je ; un fossé, un précipice, un abîme, un gouffre, une fosse abyssale. Donc en résumé: le différentiel augmente avec les degrés…ET ALORS…rien que de parfaitement normal.

Malgré tout : ne ferais-je pas mieux d’aller voir ailleurs, voire tout simplement de m’abstenir ?  Point nenni mes Frères.

N’oublions pas que notre but essentiel est un travail COMPORTEMENTAL (ou je n’ai rien compris) et non simplement une thèse universitaire.

Une rapide rétrospective de ce qui a changé en moi – une fois le recul nécessaire acquis-1er degré : paradoxalement j’ai appris que en certaines circonstances = MOI devait être prioritaire sur l’AUTRE. Donc quelques limites sur mes actions envers l’AUTRE afin de me préserver moi-même. (Tout simplement une révolution pour moi…).

Egalement une ouverture de moi-même. Toute ma vie professionnelle, j’étais l’homme à abattre (de préférence dans le dos). Il m’a fallu apprendre à abaisser l’armure construite.

2ème degré : Retour à mes discussions d’aumônerie au lycée = mon point de vue = mes actions sont à but humanitaire sans incidence divine ; point de vue aumônier = toutes mes actions que je le veuille ou non œuvrent pour Dieu. Il m’a fallu quelques 40 ans pour l’accepter et le reconnaître. Chose faite.

3ème degré Très Très fâché contre le Grand Architecte depuis mon adolescence ; j’ai eu une correspondance et un rapport assez conflictuel – sans LUI mâcher mes mots- pendant des décennies. Au 3ème degré, ce conflit s’est apaisé pour se transformer en un relationnel tout à fait serein.

Egalement, si j’ai à ce jour largement construit le tableau de ma vie, mon travail en maçonnerie m’a permis d’en formaliser tout à la fois les explications et le cadre Terrestre / Céleste.

4ème degré Quelle sera mon évolution au cours de cet atelier de perfection… Seul l’avenir le dira.

Toutefois, pour quiconque me connait bien = le seul fait que j’ai pu rédiger ce simple travail – en me divulguant- est en soi-même une évolution significative. Donc = Point nenni mes Frères, je reste et persévère.

J’ai dit T F P M

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