Je ne connais qu’un seul devoir, c’est celui d’aimer
Non communiqué
Très chers frère Président et vous tous mes Frères, en vos degrés et qualités
A La Gloire du Grand Architecte de L’Univers
Souvenons-nous des questions posées à l’impétrant, encore profane, dans le cabinet de réflexion :
« Quels sont vos devoirs envers vous-même, votre famille, votre pays ? »
D’ores et déjà, la notion de devoir s’impose avec force :
Les devoirs multiples de l’homme au sein de la société humaine et les devoirs érigés en loi du Franc-maçon.
- Devoir de l’apprenti d’apprendre à se connaître avec humilité et de découvrir qu’il n’est pas ce qu’il croyait être.
- Devoir du compagnon de connaître le monde et de tenter de découvrir l’essentiel de sa construction.
- Devoir du maître de prendre conscience de sa détermination d’accomplir ses devoirs maçonniques d’engagement de recherche de la lumière et de la vérité en son propre sein.
- Devoir d’amour, de justice, de fraternité, de liberté, et de vigilance vis-à-vis de soi même.
Le maître secret, intuitivement assuré d’être sur la bonne voie, poursuit inlassablement son devoir de transcendance dans sa solitude intérieure mais aussi dans l’émulation de sa loge de perfection, auprès de ses frères, sur le chemin commun de l’éveil.
Au-delà des multiples devoirs de l’homme, au cœur de la société humaine, surgit et s’impose LE DEVOIR sacré et prégnant de sublimer sa propre nature humaine, microcosme intégré et authentique reflet du macrocosme.
Ce devoir métaphysique s’inscrit comme une suite et un complément ultime des devoirs des trois précédents degrés.
Cette évolution vers une dimension verticale conduit inexorablement vers une prise de conscience d’un changement de plan et d’une évolution qui s’inscrit dans le cheminement de la loge de perfection.
Ce grand devoir de réalisation implique le respect de l’ensemble des règles qui régissent le REAA mais également de suivre notre propre règle d’action comprenant :
- La force de s’élever par une recherche constante de la Vérité.
- La sagesse d’accepter que cette Vérité ultime soit inaccessible mais peut s’approcher.
- La beauté de l’art symbolique et de son esprit de transmission de la tradition à la fois source et mémoire de l’humanité.
C’est en ce sens que la simple possibilité de rechercher ce qui anime notre intériorité devient un véritable et authentique DEVOIR, accepté et conforme à notre engagement en loge de perfection sur le très long chemin de l’éveil, du goût de l’effort et de la persévérance.
Devoir accepté d’idéal mais aussi de rupture voulue avec soi même :
- Du « je » au « tu ».
- De l’individu à la personne.
- De la personne à l’humanité.
- De l’humanité au cosmos.
Et du cosmos, en haut, à sa propre intériorité, en bas, selon les principes intangibles de la loi universelle.
Ce voyage extraordinaire de recherche d’une manifestation extérieure (exotérique) vers une transcendance (ésotérique) n’est elle pas contenue dans l’univers dont nous sommes issus, bien que nous oubliions si souvent notre véritable nature et nos origines par méconnaissance ontologique ?
Examinons les conditions et les moyens dont nous disposons dans le cadre de l’accomplissement du DEVOIR :
L’une des conditions essentielles est le désengagement des attitudes égoïste profanes, condition sensée acquise au grade de maître et subordonnant l’accès à une véritable démarche spirituelle.
La notion d’équilibre entre ces deux réalités de la vie (exotérisme et ésotérisme) sera recherchée. En effet il me semble que la révolution intérieure (sacré) et la révolution extérieure (profane) vont de concert.
Nous devons nous efforcer de poursuivre l’accomplissement de nos devoirs en dehors de la loge et en loge bleue, notamment par nos actes et par le témoignage de notre approche et de notre compréhension spirituelle afin d’aider nos frères selon leurs propres niveau de progression.
Enfin, en terme de moyen, le symbolisme du REAA propose toute sa richesse si nous savons en explorer les arcannes pour tenter de pénétrer dans les hautes régions de la connaissance spirituelle, en accord avec notre DEVOIR d’étude, de recherche et de progression.
C’est aussi l’unité de ce rite qui doit nous permettre de gravir, à notre propre rythme, les degrés d’un monde intelligible pour atteindre celui de la connaissance tant recherchée.
Certes, il n’est pas interdit d’observer, outre la bible, livre de la loi sacrée, les éclairages parallèles et complémentaires des antiques traditions orientales, indoue, zen, taoïste ou soufie.
La sagesse est une fleur qui se cultive, sans exclusive, sur toutes les montagnes de notre planète bleue.
Cela étant, le REAA, dans la complétude de ses 33°, nous invite à vivre cette recherche comme une voie initiatique que nous avons librement choisie, et dont nous avons pris l’engagement et le DEVOIR de sublimer par une progression sans fin selon nos propres possibilités.
Ainsi le DEVOIR, grande loi de la Franc maçonnerie, puisse-t-il faire émerger un niveau de conscience immanent nous révélant la présence à la foi discrète et éblouissante de l’être profond qui nous habite tel un passager clandestin.
J’ai dit trois fois puissant maître