La Corde
G∴ H∴
La corde au REAA,
quel sujet …ce soir réglons-lui
son compte !
Ce qui m’a sauté à l’esprit lors de l’élévation, c’est une suite d’aspects négatifs.
Mais alors réfléchissons: que nous inspire la corde ? Bien sûr viennent alors à l’esprit des connotations positives. C’était bien là le but de ce sujet imposé!
Les aspects négatifs
Les fruits de ma colère
Après mon élévation ratée, comment ne pas y revenir et comment ne pas avoir envie d’y revenir ?
Toute la suite de la cérémonie d’élévation a été gâchée. J’ai vu rouge, le rouge de la colère, comme un taureau, bovin auquel je m’identifiais.
Autour du cou, elle nous entrave. C’est une contrainte aliénante et pour cela elle est dégradante. Que l’on puisse l’utiliser en initiation je peux le comprendre, car l’impétrant n’est pas encore conscient d’être un homme libre et de bonnes mœurs…
Mais qu’en élévation au 4ème, elle soit nouée autour du cou, j’en suis toujours ce soir, aussi offusquée…
Voyons
– Tout d’abord c’est la corde de l’animal, qui ne peut choisir sa voie et doit subir celle que l’homme a décidé pour lui.
Le chemin nous est tracé, si je ne suis pas la voie des autres, alors l’étranglement me fera subir la contrainte… D’autant plus que, étant quatre, nous ressemblions à un troupeau mené à l’abattoir…
C’est l’opposé de la liberté. D’ailleurs l’association d’idée s’est faite avec le taureau, et non le cheval, dont l’image d’indépendance d’esprit aurait pu sauvegarder mon ego…
– Passons de l’animal au sous-homme: l’esclave, lui aussi encordé. Il peut être tenu dans cette condition pour différents motifs, d’être né d’esclaves, d’avoir été le vaincu lors de batailles, de par sa couleur de sa peau … mais jamais, si je le considère comme un être humain, il n’a vraiment mérité ce sort.
Ce sont aussi ces liens de l’esclavagisme qu’ont retenu mes esprits, association de révolte et d’injustice, face à l’homme captif incapable de se défaire de ces entraves imméritées.
– Puis, il y a aussi l’association de la corde avec le prisonnier, qu’il soit de droit commun ou politique.
C’est la corde des Bourgeois de Calais, qui dans nos livres scolaires pend à leur cou, dans la dignité et le sens de l’honneur, symbole de celui qui a défendu ses idées jusqu’au bout.
Est-ce ainsi que nous devons concevoir ce nœud coulant ?
Sommes-nous faussement accusés ? Devons-nous défendre notre sens du respect et de l’honneur ?
-Enfin il y a aussi la corde qui est celle des pendus, Celle « subie » par des centaines de malfrats le long des chemins de France au cours de notre histoire, servant d’exemple à tous les passants ou aux autres emprisonnés.
Avons-nous fauté comme les mauvais compagnons meurtriers pour que nous arrivions ainsi encordés ?…
\– Mais aussi l’idée obsédante m’est venue de la corde voulue, désirée dans le désespoir, de ceux qui ne trouvent pas un meilleur moyen de quitter ce monde…et voilà qui me ramène à notre rituel. Car quand j’ai subi cette corde, j’ai aussitôt pensé à nos F et S dont un être cher a choisi de se pendre …Comment peuvent-ils affronter l’épreuve horrible de cette mise en situation, qui les ramène à leur douleur profonde, sans aucun préavis ?
Avez-vous remarqué la progression que je viens de suivre ? De l’animal subissant à l’homme choisissant? Donc continuons la progression, nous arriverons au spirituel…
Cette corde nouée, nous pouvons imaginer qu’elle symbolise les liens invisibles qui nous ligotent tout au long de notre vie. Liens qui nous entravent pour avancer, qui nous ralentissent et nous font vaciller dans nos cheminements et errances, qui nous empêchent d’être des hommes libres.
Ces liens, ce sont les attaches qui nous retiennent au monde terrestre.
Quels sont ces liens ?… Bien sûr, ils sont propres à chacun de nous….
Le cou aussi a son importance, car le cou est le lieu névralgique de l’homme, son centre de vie…ou d’accès à la mort.
Tout ces aspects négatifs, ont défilé dans ma tête pendant cette élévation et même ensuite sur les colonnes, provocant un malaise, c’était Les fruits de ma colère…
Mais
….
les aspects positifs
Ou les fruits de ma réflexion
Hors du contexte de la corde au cou, et du rituel, la première idée qui me vient à l’esprit est celle de la corde à sauter de mon enfance…Quel jeu extraordinaire !
Quel apprentissage de la vie en société ! et pourtant les garçons ne s’y intéressaient pas. ..
Sans doute par manque total de la nécessité d’esprit de compétition pour gagner…
Rapport avec notre sujet ? Tout car ce jeu met en avant l’intérêt du groupe et l’envie de développer cet esprit d’équipe, de progression sans compétition…Pour moi, éléments essentiels pour avancer en FM.
La seconde idée est corde, corde le cordon ombilical qui nourrit et distille les éléments vitaux avant que sa section ne provoque la libération et l’autonomie…nouvelle naissance, début d’un épisode de nouvelle vie. Mais attention, noué autour du cou du nourrisson, ce cordon sera fatal..Après tout ne serait-ce pas ce cordon qui nous lie au M des Cér, avant le passage à un nouveau stade ?
La troisième, est la corde omniprésente sur les bateaux, des voiles qui dirigent, aux pare-battages qui protègent, aux bouées qui sauvent et aux doigts des marins qui s’ennuyent, d’où l’invention de nœuds extraordinaires….
Nouée au cou …En fait en relisant notre rituel,j’ai un éclair de… presque génie…
Il y est noté « le MdC fait alors tenir au néophyte un bout de corde ». La voilà l’explication !
Il n’est pas précisé autour du cou et cela fait toute la différence… Si je tiens un bout, je suis acteur et non plus subissant.
Il y a différentes manières de tenir un bout de la corde et selon cette manière de faire,le symbolisme en est différent … Voilà que je m’aperçois que tous les aspects négatifs situent la corde au cou, et les positifs à la main ou à la taille.
A la main, je suis le décideur, je peux la tenir ou la lâcher, je peux suivre le chemin ou non.
A la taille, la corde est celle qui aide et guide et ce de deux 3 manières différentes : soit qui dirige pour aller de l’avant, soit qui protège soit qui sauve car elle permettra de se retrouver.
(avez-vous remarqué, comme les cordes sur les bateaux !)
D’abord, nous retrouvons la corde qui est guide, un fil directeur à suivre, pour montrer quel est le chemin à prendre pour éviter de se perdre. Nos prédécesseurs qui eux aussi se sont perdus avant nous, ont tracés le chemin pour nous aider à ne pas répéter leurs erreurs. La corde permet d’indiquer la direction, de tracer une voie, suivie seul(e) ou en groupe.
Nous sommes reliés aux autres sans danger, mais dans un but de protection réciproque.
C’est l’image de celle qui retient l’alpiniste dans la cordée. Celui qui dévisse est sauvé, quelque soit son niveau sauf le premier de cordée, qui s’il dévisse, entraine tout son petit monde : quelle responsabilité ! Mais le premier de cordée permet de grimper, grimper encore toujours plus haut, vers plus de spiritualité, pour atteindre la couronne, récompense finale, qui est au dessus de sa tête ?
Le MdC, meneur qui dirige les cordes, nous considère comme un groupe et nous tient chacun à équidistance du nœud central. Il nous incite à une marche inexorable vers l’avant, solidement encordé tel le spéléologue qui ne peut s’aventurer seul vers des chemins nouveaux, chemins qui s’annoncent comme difficiles à vivre
La corde, dans ce contexte, me fait penser à la longe des chevaux qui permet de leur faire exécuter des ronds parfaits au cours de l’entrainement et du dressage, une Circumbulation parfaite, la beauté à l’état pur, créant des liens au sein du groupe de « nouveaux », comme les cordes à nœuds de nos temples.
En parallèle après la corde qui dirige, nous avons celle qui protège et sauve.
C’est la corde des rambardes et des mains courantes, c’est celle des cloches de nos églises avertissant les campagnes de danger potentiel.
C’est celle du fil d’Ariane qui n’est en aucun cas un lien, une chaine, mais une sécurité.
Même seul(e),je ne suis pas perdue, pas de crainte d’affronter le labyrinthe, de partir à l’aventure voire d’affronter le danger, car la corde est le gage de la possibilité de ressortir et de revenir à la lumière, de retrouver quoiqu’il arrive et quelque soit le temps nécessaire pour y arriver, son chemin, de retourner dans le « droit chemin ».
La corde est nouée à la taille, sinon nous prenons le risque de la lâcher sans le vouloir.
Cette fonction de la corde, pour nous, peut être protection du moi, par opposition à la perte, la perte de soi-même…
Mais je n’ai pas encore abordé un élément important : le nœud, même si j’ai abordé les liens dans les éléments négatifs précédents.
Car nous pouvons imaginer que tout dépend du type de nœuds qui est fait à cette corde ! Peut être, même passé autour du cou, n’est il pas coulant ? Peut être s’agit il de nœuds de marins avertis qui en ont fait des nœuds de sauvetage et non de mort ?
Dans certaines traditions, l’homme vit une corde au cou avec nœud coulant, qui à sa mort le libère s’il est juste et l’entraine en enfer s’il ne l’est point
Pour les bouddhistes,les nœuds sont les liens qui nous rattachent à l’illusion de la vie.
Celui défait sur la personne amène à l’heureux dé-noue-ment, à la délivrance au sens bouddhique, à la libération…
Chez les Egyptiens le nœud d’Isis est symbole d’immortalité.
Dans l’Encyclopédie des symboles de la Pochotèqueau mot « nœuds » nous trouvons « défaire les nœuds revient alors à réaliser un processus de libération, les nœuds coulent sans que l’on passe à travers »
Notre but au 4 éme n’est il pas de tenter de défaire ces nœuds coulants à notre cou ? S’en libérer pour accéder librement à la beauté, à la vérité…
Depuis peu je sais que la statue l’ « Humilité » du parc du château de Versailles porte une corde au cou. En voilà une qui me va bien dans l’esprit ! Mais là je suis effondrée… j’étais contente, j’avais fini mon petit puzzle de la corde et là il me reste en main cette petite pièce en trop, n’aurais je rien compris ?
En conclusion je dirais que ce sujet s’est révélé d’une extrême richesse, c’est pourquoi j’ai papillonné de l’animal à l’homme, de la liberté à la perte de soi, du guide au secours, en passant par les couronnes…
Comment maintenant concevoir cette fameuse corde ? Entrave ou aide ? J’ai entendu les commentaires sur les colonnes et je suis arrivée à la conclusion quechacun aura un ressenti différent en fonction de son vécu et de sa propre perception de l’image de la corde,
Mais en ce qui me concerne, je persiste nous aurions dû rester au « fait tenir »du rituel et non la nouer au cou …
J’ai dit 3 Fois Puissant
Ce qui m’a sauté à l’esprit lors de l’élévation, c’est une suite d’aspects négatifs.
Mais alors réfléchissons: que nous inspire la corde ? Bien sûr viennent alors à l’esprit des connotations positives. C’était bien là le but de ce sujet imposé!
Les aspects négatifs
Les fruits de ma colère
Après mon élévation ratée, comment ne pas y revenir et comment ne pas avoir envie d’y revenir ?
Toute la suite de la cérémonie d’élévation a été gâchée. J’ai vu rouge, le rouge de la colère, comme un taureau, bovin auquel je m’identifiais.
Autour du cou, elle nous entrave. C’est une contrainte aliénante et pour cela elle est dégradante. Que l’on puisse l’utiliser en initiation je peux le comprendre, car l’impétrant n’est pas encore conscient d’être un homme libre et de bonnes mœurs…
Mais qu’en élévation au 4ème, elle soit nouée autour du cou, j’en suis toujours ce soir, aussi offusquée…
Voyons
– Tout d’abord c’est la corde de l’animal, qui ne peut choisir sa voie et doit subir celle que l’homme a décidé pour lui.
Le chemin nous est tracé, si je ne suis pas la voie des autres, alors l’étranglement me fera subir la contrainte… D’autant plus que, étant quatre, nous ressemblions à un troupeau mené à l’abattoir…
C’est l’opposé de la liberté. D’ailleurs l’association d’idée s’est faite avec le taureau, et non le cheval, dont l’image d’indépendance d’esprit aurait pu sauvegarder mon ego…
– Passons de l’animal au sous-homme: l’esclave, lui aussi encordé. Il peut être tenu dans cette condition pour différents motifs, d’être né d’esclaves, d’avoir été le vaincu lors de batailles, de par sa couleur de sa peau … mais jamais, si je le considère comme un être humain, il n’a vraiment mérité ce sort.
Ce sont aussi ces liens de l’esclavagisme qu’ont retenu mes esprits, association de révolte et d’injustice, face à l’homme captif incapable de se défaire de ces entraves imméritées.
– Puis, il y a aussi l’association de la corde avec le prisonnier, qu’il soit de droit commun ou politique.
C’est la corde des Bourgeois de Calais, qui dans nos livres scolaires pend à leur cou, dans la dignité et le sens de l’honneur, symbole de celui qui a défendu ses idées jusqu’au bout.
Est-ce ainsi que nous devons concevoir ce nœud coulant ?
Sommes-nous faussement accusés ? Devons-nous défendre notre sens du respect et de l’honneur ?
-Enfin il y a aussi la corde qui est celle des pendus, Celle « subie » par des centaines de malfrats le long des chemins de France au cours de notre histoire, servant d’exemple à tous les passants ou aux autres emprisonnés.
Avons-nous fauté comme les mauvais compagnons meurtriers pour que nous arrivions ainsi encordés ?…
\– Mais aussi l’idée obsédante m’est venue de la corde voulue, désirée dans le désespoir, de ceux qui ne trouvent pas un meilleur moyen de quitter ce monde…et voilà qui me ramène à notre rituel. Car quand j’ai subi cette corde, j’ai aussitôt pensé à nos F et S dont un être cher a choisi de se pendre …Comment peuvent-ils affronter l’épreuve horrible de cette mise en situation, qui les ramène à leur douleur profonde, sans aucun préavis ?
Avez-vous remarqué la progression que je viens de suivre ? De l’animal subissant à l’homme choisissant? Donc continuons la progression, nous arriverons au spirituel…
Cette corde nouée, nous pouvons imaginer qu’elle symbolise les liens invisibles qui nous ligotent tout au long de notre vie. Liens qui nous entravent pour avancer, qui nous ralentissent et nous font vaciller dans nos cheminements et errances, qui nous empêchent d’être des hommes libres.
Ces liens, ce sont les attaches qui nous retiennent au monde terrestre.
Quels sont ces liens ?… Bien sûr, ils sont propres à chacun de nous….
Le cou aussi a son importance, car le cou est le lieu névralgique de l’homme, son centre de vie…ou d’accès à la mort.
Tout ces aspects négatifs, ont défilé dans ma tête pendant cette élévation et même ensuite sur les colonnes, provocant un malaise, c’était Les fruits de ma colère…
Mais
….
les aspects positifs
Ou les fruits de ma réflexion
Hors du contexte de la corde au cou, et du rituel, la première idée qui me vient à l’esprit est celle de la corde à sauter de mon enfance…Quel jeu extraordinaire !
Quel apprentissage de la vie en société ! et pourtant les garçons ne s’y intéressaient pas. ..
Sans doute par manque total de la nécessité d’esprit de compétition pour gagner…
Rapport avec notre sujet ? Tout car ce jeu met en avant l’intérêt du groupe et l’envie de développer cet esprit d’équipe, de progression sans compétition…Pour moi, éléments essentiels pour avancer en FM.
La seconde idée est corde, corde le cordon ombilical qui nourrit et distille les éléments vitaux avant que sa section ne provoque la libération et l’autonomie…nouvelle naissance, début d’un épisode de nouvelle vie. Mais attention, noué autour du cou du nourrisson, ce cordon sera fatal..Après tout ne serait-ce pas ce cordon qui nous lie au M des Cér, avant le passage à un nouveau stade ?
La troisième, est la corde omniprésente sur les bateaux, des voiles qui dirigent, aux pare-battages qui protègent, aux bouées qui sauvent et aux doigts des marins qui s’ennuyent, d’où l’invention de nœuds extraordinaires….
Nouée au cou …En fait en relisant notre rituel,j’ai un éclair de… presque génie…
Il y est noté « le MdC fait alors tenir au néophyte un bout de corde ». La voilà l’explication !
Il n’est pas précisé autour du cou et cela fait toute la différence… Si je tiens un bout, je suis acteur et non plus subissant.
Il y a différentes manières de tenir un bout de la corde et selon cette manière de faire,le symbolisme en est différent … Voilà que je m’aperçois que tous les aspects négatifs situent la corde au cou, et les positifs à la main ou à la taille.
A la main, je suis le décideur, je peux la tenir ou la lâcher, je peux suivre le chemin ou non.
A la taille, la corde est celle qui aide et guide et ce de deux 3 manières différentes : soit qui dirige pour aller de l’avant, soit qui protège soit qui sauve car elle permettra de se retrouver.
(avez-vous remarqué, comme les cordes sur les bateaux !)
D’abord, nous retrouvons la corde qui est guide, un fil directeur à suivre, pour montrer quel est le chemin à prendre pour éviter de se perdre. Nos prédécesseurs qui eux aussi se sont perdus avant nous, ont tracés le chemin pour nous aider à ne pas répéter leurs erreurs. La corde permet d’indiquer la direction, de tracer une voie, suivie seul(e) ou en groupe.
Nous sommes reliés aux autres sans danger, mais dans un but de protection réciproque.
C’est l’image de celle qui retient l’alpiniste dans la cordée. Celui qui dévisse est sauvé, quelque soit son niveau sauf le premier de cordée, qui s’il dévisse, entraine tout son petit monde : quelle responsabilité ! Mais le premier de cordée permet de grimper, grimper encore toujours plus haut, vers plus de spiritualité, pour atteindre la couronne, récompense finale, qui est au dessus de sa tête ?
Le MdC, meneur qui dirige les cordes, nous considère comme un groupe et nous tient chacun à équidistance du nœud central. Il nous incite à une marche inexorable vers l’avant, solidement encordé tel le spéléologue qui ne peut s’aventurer seul vers des chemins nouveaux, chemins qui s’annoncent comme difficiles à vivre
La corde, dans ce contexte, me fait penser à la longe des chevaux qui permet de leur faire exécuter des ronds parfaits au cours de l’entrainement et du dressage, une Circumbulation parfaite, la beauté à l’état pur, créant des liens au sein du groupe de « nouveaux », comme les cordes à nœuds de nos temples.
En parallèle après la corde qui dirige, nous avons celle qui protège et sauve.
C’est la corde des rambardes et des mains courantes, c’est celle des cloches de nos églises avertissant les campagnes de danger potentiel.
C’est celle du fil d’Ariane qui n’est en aucun cas un lien, une chaine, mais une sécurité.
Même seul(e),je ne suis pas perdue, pas de crainte d’affronter le labyrinthe, de partir à l’aventure voire d’affronter le danger, car la corde est le gage de la possibilité de ressortir et de revenir à la lumière, de retrouver quoiqu’il arrive et quelque soit le temps nécessaire pour y arriver, son chemin, de retourner dans le « droit chemin ».
La corde est nouée à la taille, sinon nous prenons le risque de la lâcher sans le vouloir.
Cette fonction de la corde, pour nous, peut être protection du moi, par opposition à la perte, la perte de soi-même…
Mais je n’ai pas encore abordé un élément important : le nœud, même si j’ai abordé les liens dans les éléments négatifs précédents.
Car nous pouvons imaginer que tout dépend du type de nœuds qui est fait à cette corde ! Peut être, même passé autour du cou, n’est il pas coulant ? Peut être s’agit il de nœuds de marins avertis qui en ont fait des nœuds de sauvetage et non de mort ?
Dans certaines traditions, l’homme vit une corde au cou avec nœud coulant, qui à sa mort le libère s’il est juste et l’entraine en enfer s’il ne l’est point
Pour les bouddhistes,les nœuds sont les liens qui nous rattachent à l’illusion de la vie.
Celui défait sur la personne amène à l’heureux dé-noue-ment, à la délivrance au sens bouddhique, à la libération…
Chez les Egyptiens le nœud d’Isis est symbole d’immortalité.
Dans l’Encyclopédie des symboles de la Pochotèqueau mot « nœuds » nous trouvons « défaire les nœuds revient alors à réaliser un processus de libération, les nœuds coulent sans que l’on passe à travers »
Notre but au 4 éme n’est il pas de tenter de défaire ces nœuds coulants à notre cou ? S’en libérer pour accéder librement à la beauté, à la vérité…
Depuis peu je sais que la statue l’ « Humilité » du parc du château de Versailles porte une corde au cou. En voilà une qui me va bien dans l’esprit ! Mais là je suis effondrée… j’étais contente, j’avais fini mon petit puzzle de la corde et là il me reste en main cette petite pièce en trop, n’aurais je rien compris ?
En conclusion je dirais que ce sujet s’est révélé d’une extrême richesse, c’est pourquoi j’ai papillonné de l’animal à l’homme, de la liberté à la perte de soi, du guide au secours, en passant par les couronnes…
Comment maintenant concevoir cette fameuse corde ? Entrave ou aide ? J’ai entendu les commentaires sur les colonnes et je suis arrivée à la conclusion quechacun aura un ressenti différent en fonction de son vécu et de sa propre perception de l’image de la corde,
Mais en ce qui me concerne, je persiste nous aurions dû rester au « fait tenir »du rituel et non la nouer au cou …
J’ai dit 3 Fois Puissant