Le devoir est la grande loi de la F M, et pour nous (maîtres secrets), aussi exigeant que la nécessité
Non communiqué
A la Gloire
du Grand Architecte de L’univers
Rite Ecossais Ancien & Accepté
Ordo ab Chao
Au Nom et sous les Auspices du Suprême Conseil du Gabon
Deus Meumque Jus
Accédant au grade de Maître Secret, il nous est demandé d’approfondir, d’enrichir, de sublimer, l’enseignement reçu au 3ème degré du REAA. Le meurtre d’HIRAM ne doit pas rester impuni, et tandis que nous pleurons la perte immense de sa disparition, HIRAM revit en nous, et nous devons être résolus à poursuivre son œuvre, posté au centre du cercle, muni de notre clé d’ivoire censée nous permettre d’accéder aux mystères, à la connaissance. Là se poursuit notre immense Devoir, auquel nous obéissons, là commence sa transcendance, là réside véritablement la grande loi de la F M.
« Il n’est point besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ».
Un des thèmes marquants de notre grade est celui du Devoir, la fatalité du Devoir. Il peutse définir comme « Ce qu’on doit faire, ce à quoi l’on est obligé par la loi ». Il est aussi exigeant que la nécessité qui « ne peut pas ne pas être » et s’oppose à la contingence (hasard).
Pour le Maître maçon, le Devoir c’est la recherche de la parole perdue (connaissance). Le devoir du maître authentique est de transmettre sa lumière à ceux qui sont sur la voie et de nourrir son âme à la flamme d’un plus initié que lui. La Franc-maçonnerie impose comme premier devoir de devenir un homme conscient de ses limites et de sa grandeur. Le Franc-maçon, homme libre, n’élude aucun de ses devoirs. D’ailleurs être libre pour un initié, ce n’est pas être libre vis-à-vis de ses devoirs, mais être libre de ses automatismes conscients et inconscients pour se tourner vers l’ordre réel, vers les énergies subtiles et orienter sa raison. Alors on peut parler du Devoir.
Dans nos ateliers, nous travaillons pour que s’accomplisse l’union de deux concepts, avec la liberté comme clé et chemin confié à l’initié, et le Devoir comme grande loi de la franc-maçonnerie. Il y a une nécessité du Devoir, et l’idée de Bien s’avère fondamentale. Pour Platon, le Bien est l’idée suprême qui est au-delà de l’être et source de l’existence et de l’essence de tous les êtres intelligibles, d’ailleurs les conceptions du Devoir ne prennent le plus souvent leur sens qu’à la lumière des conceptions du Bien. Le Devoir implique également l’idée d’action. Il est un des symboles majeurs de notre grade. A ce degré, en effet, le Maître est véritablement passé de la colonne passive à la colonne active, du temporel au spirituel, il est, muni de son maigre savoir, sur la voie de la connaissance du devoir complet connu des anciens initiés, il suit la grande route du devoir qui conduit à la vérité, à la lumière, il côtoie le Saint des Saint pour retrouver la Parole Perdue.
Accomplir son Devoir sans songer à une récompense, sans orgueil, ni ostentation, mais pour répondre aux exigences de sa conscience, chercher jusqu’au tréfonds de son âme la grande réponse, exhumer la parole perdue pour bâtir son moi, toucher au divin, et appréhender la Connaissance, sont les caractéristiques de notre grade. Le Maître Secret peut ainsi atteindre une dimension verticale, une autre réalité, parce que son corps, son affect et son mental, en une unité physique retrouvée, n’entravent plus l’avancée vers son Etre. Le 4ème degré réactualise la recherche passée mais développe surtout la conscience du changement de plan dans lequel le Maître Secret va devenir le véritable bâtisseur de son temple intérieur, afin que la lumière de l’Etre l’habite et qu’il devienne intérieurement vivant.
Conclusion
Ainsi le Devoir est pour nous une nécessité en cela il est la LOI. Indissociable de notre engagement, de notre cheminement, omniprésent dans notre démarche, pour la construction de notre temple intérieur, pour notre réalisation en tant qu’homme de lumière. Ce Devoir est nécessité en cela qu’il est à la fois le moteur, la source d’énergie et le combustible de notre engagement, il est divinement nécessaire à notre accomplissement. LUX MEA LEX, la lumière est ma loi. Cette lumière, irradie dans l’exercice du Devoir, et son corollaire, l’action, pour mieux resplendir, pour mieux recevoir de l’autre, pour mieux restituer sa compassion et son modeste savoir à cet autre. Et nous, Maîtres Secrets sommes résolument et indéfectiblement des artisans de ce Devoir-là.
Trois fois P M et vous tous mes F F M S en vos grades et qualités
J’ai dit.
Ph J