Les Funérailles d’Hiram
C∴ L∴
ORDO
AB CHAO
DEUS MEUQUE JUS
DEUS MEUQUE JUS
Les funérailles d’Hiram constituent le thème principal du grade de Maître Parfait. A l’origine les quatrièmes et cinquièmes grades durent n’en former qu’un dans un premier temps, et le grade de Maître Parfait a précédé celui du Maître Secret au XVIIIème siècle.
Le grade de Maître Parfait a pour objet l’inhumation d’Hiram, avec toute la pompe prescrite par Salomon.
Le roi Salomon, ayant appris que la dépouille d’Hiram avait été découverte et ramenée près du chantier du temple, voulant conserver ces précieux restes, demanda à Adoniram de lui organiser des funérailles en grande pompe.
Le roi Salomon, défendit que l’on efface les marques de sang qui avaient été répandues dans le temple jusqu’à ce qu’on ait pu appliquer le châtiment dus aux meurtriers.
Le corps fut embaumé, puis déposé et gardé dans la partie du temple en construction.
Les obsèques ne pourraient donc pas se dérouler, tant que le monument ne serait pas achevé.
Adoniram fut nommé grand Architecte en chef des ouvrages et fournit le plan d’un monument de marbre blanc et noir, qui devait être élevé à la mémoire du Maître disparu.
Ce tombeau était surmonté d’un obélisque triangulaire en marbre noir d’Egypte, et au sommet de cet obélisque, une urne contenait le cœur d’Hiram et une pierre triangulaire gravée.
Le monument funéraire fut achevé en neuf jours.
Salomon, trois jours après les funérailles, contemple les deux monuments et les bras levés vers le ciel, s’écrie : « tout est parfait ».,
Voila en quelques lignes, le résumé de la légende de ce grade et qui mérite d’être approfondie sur certains points.
L’urne
L’emplacement de l’urne à toute son importance puisqu’elle est placée au sommet de l’obélisque.
C’est à la fois un rappel de la mort, avec cette mise en situation et une figuration de l’immortalité de l’âme.
L’urne qui renferme le cœur du Maître est percée d’une épée, qui indique au Maître la direction de sa quête.
Il devra partir à la recherche des meurtriers pour que justice soit rendue.
Dans l’urne fermée, le cœur embaumé, centre de l’être, renferme son secret.
D’une manière symbolique, cette urne a été placée volontairement au sommet de l’obélisque pour créer une séparation entre le cœur spirituel et le corps d’hiram.
Le cœur
Le cœurest mentionné à plusieurs reprises dans le rituel du grade de Maître Parfait. Dans le signe de reconnaissance, le maître Parfait doit placer la main droite sur le cœur, puis la retirer du côté droit en faisant une équerre.
J’ai noté également qu’il faut purifier son cœur pour accéder à la perfection.
Le cœur d’Hiram qui est déposé dans une urne, qui a sur son socle, les initiales M.B qui correspondent aux initiales du nouveau mot, qui est le mot substitué, montrant ainsi l’étroite relation entre le cœur et la parole du Maître.
L’épée
L’utilisation de l’épée dans le grade de Maître Parfait, rappelle que la démarche maçonnique n’est pas seulement méditative mais qu’elle doit aussi être active.
L’épée qui a un symbole guerrier très fort, nous rappellera que le Maître Parfait devra continuer sa quête, à la recherche des assassins de Maître Hiram.
Dans le rituel d’instruction, il est indiqué que l’épée qui traverse l’urne est le symbole d’action de pureté et d’amour.
Le nombre quatre
Depuis notre initiation, nous avons de nombreuses fois entendues le nombre 3, 5 et 7 ans.
Le nombre quatre se retrouve à plusieurs reprises dans ce grade.
Quatre est le premier des nombres carrés et le premier des nombres parfait.
On dit qu’un nombre est parfait lorsqu’il est égal à la somme et aux produits de ses facteurs.
Lors de la cérémonie au passage de Maître Parfait, nos frères Maître Secret ont surement remarqué que la batterie était de 4 coups égaux, et que l’âge était de 16 ans (4 fois 4 ans).
La marche de Maître Parfait en formant un carré par quatre pas assemblés.
Après que le roi Salomon est indiqué « c’est parfait », les ouvriers répondirent avec le signe d’admiration par 4 fois « amen ».
Les ouvriers se remettent au travail lorsqu’il est quatre heures.
Le signe d’admiration
Les funérailles achevées, le Roi Salomon constate la beauté du tombeau de marbre blanc et noir et celle de l’obélisque triangulaire surmonté de l’urne.
Je rappellerai que ce mausolée a été réalisé en neuf jours, et le Roi Salomon s’écrit : « c’est parfait » levant les mains et les yeux vers le ciel en signe d’admiration.
Les ouvriers firent de même et laissèrent retomber leurs mains en les croisant et en disant par quatre fois : « Amen ».
Ce signe d’admiration du grade rappelle que : toute la beauté d’une réalisation est inspirée d’en haut, et chacun manifeste sa reconnaissance en se tournant vers l’Eternel à qui il appartient de tout connaître et de tout entreprendre.
J’en déduis donc, que toute chose qui tire sa source ou inspiration du ciel, se répercute sur terre.
La quadrature du cercle
Pour conclure dans ce grade, je retiendrai la première question que pose le Trois fois Respectable Maître à l’inpecteur Stolkin : Etes-vous Maître Parfait ?
La réponse est : « j’ai vu le cercle entourant le cube sur les colonnes croisées ».
Dans le rituel d’instruction, une autre réponse est possible : « je connais la quadrature du cercle ».
La quadrature du cercle !
Pour les « forts en maths », comme on dit parfois, la quadrature du cercle devrait permettre, par construction géométrique avec seulement l’équerre et le compas, de rendre identique les surfaces du cercle et du carré.
La quadrature du cercle consiste à trouver un carré équivalent à un cercle.
Ce problème de mathématique est insoluble.
La problématique de la quadrature du cercle représente bien l’intérêt de l’esprit humain et ses tentatives pour rejoindre le divin.
Conclusion
Vouloir résoudre le problème complexe de la quadrature du cercle, c’est aussi admettre, que la perfection paraît inaccessible, dans nos réflexions, mais que nous devons néanmoins tout faire pour l’atteindre.
L’achèvement d’une vie par la manifestation de la beauté de l’amour est vraiment l’achèvement d’un temps parfait qui œuvre sur un éternel possible.
Si nous prenons conscience que notre œuvre peut être interrompue à tout moment, nous sommes dans l’obligation d’être parfait.
J’ai dit Trois fois Respectable Maître