« Pavor » ou « Pavorès »

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Allais-je penser que dans ces dernières semaines de l’année, proche du solstice d’hiver, en phase descendante, la porte hivernale qui introduit à la phase lumineuse du cycle, je subirais l’impulsion qui porte l’homme à apprendre toujours d’avantage et qui est le principal facteur du progrès ?



Il est donc nécessaire, dans un souci de compréhension, de confronter les différents comportements afin de scinder certaines apparences organiques des mécanismes surtout psychologiques, dans lesquels la peur joue un rôle central, sans compter les cas où, plus ou moins travestie, cette peur apparaît au premier plan des troubles du comportement sous forme d’angoisse.



La peur, phénomène central de la vie et de son évolution, est un vaste sujet qui par son ampleur ne peut être réduit en une seule planche.


Me projeter dans le futur m’obligeait, au temps présent, de faire un immense retour en arrière.


Cinquante cinq années se sont écoulées depuis que, lorsque je me retrouve dans la cour de la campagne, première période de vie de mon enfance, il m’arrive, parfois, lorsque je regarde le ciel étoilé, cette voûte céleste, de faire resurgir de ma mémoire ma première peur consciente.



« Il faisait nuit, le ciel bleu, je n’arrivais pas à trouver la voie lactée quand, soudain, on marchait dans la cour. Je ne rêvais pas, à nouveau, on marchait dans la cour. Mon cœur palpitait à rompre. Je m’appuyais à un arbre et, j’écoutais. Mais je n’entendais contre mes tempes que le battement de mon sang en furie. J’avais peur. Je ne pouvais pas douter de ma peur ; mes jambes tremblaient, mon corps était paralysé d’émotion, mes muscles étaient tétanisés. Mes yeux fixaient la lune. Elle était sereine et jouait sur les flots en réfléchissant ses doux reflets argentés sur l’étang à quelques pas de la cour ».



Plus tard, me voilà en culottes courtes sur les bancs de l’école. Je vécus là, un instant de peur panique, assorti d’une amnésie totale sur la raison de ma venue en ce lieu. Très rapidement j’ai ressenti les risques à ouvrir la bouche pour parler dans cette nouvelle société. Je compris rapidement qu’il y avait beaucoup de choses interdites et qu’elles étaient si nombreuses qu’il m’était impossible d’en dire la liste. Pour les repérer, il me fallut procéder par essais et erreurs. Bien sûr, à chacune des erreurs le nombre des réprimandes lourdes ou légères me tombait sur la tête. Ma seule consolation était que je n’étais pas le seul dans ce cas. Très rapidement mes copains et moi perdions l’usage de la parole. En échange, on nous enseignait la peur de parler et la crainte du ridicule. Nous finissions par nous taire dès que nous avions le sentiment que l’on voulait nous faire parler. Pourtant, en France, on dit que l’âge de raison est atteint dès l’âge de 7 ans. Mais alors, pourquoi mes copains et moi, récitions-nous une fable de La Fontaine à toute vitesse, les yeux rivés au sol, en se tortillant sur place ?



Pourquoi l’environnement de l’enfant, jusqu’à l’âge adulte, se charge de reconditionner chez lui l’association typiquement Pavlovien (réflexe conditionné) entre l’idée de parler en public et le sentiment de danger ?



Y aurait-il eu un jeu de massacre dans les premiers moments de la vie de certains individus ?


Ce conditionnement, se poursuivra-t-il durant toute la période scolaire et même après l’insertion sociale ?


L’interrogation sur l’évolution, oblige à remonter aux origines de l’existence.



– D’où vient la vie ?


– D’ou vient-il que moi-même j’existe ?


– Que dois-je faire de ma vie éphémère ?



Puisque la vie se déroule à travers le temps et dans un cadre spatial, le problème s’élargit et se condense dans la question : D’ou vient-il que le monde existe ?


Mais, de cette sous-jacente contradiction concernant le sens de la vie, interrogation dès plus angoissante, il résulte une angoisse de désorientation, communément refoulée, et pourtant insidieusement répandue sur la vie des individus et des communautés.



Le doute est : uneangoisse de l’esprit à la recherche de la vérité.


L’anthropos est le seul être qui pense l’évolution.


Psyché, soma et ambiance, évoluent de manière concomitante. Mais cette évolution se reposera sur une loi biologique qui est la triade : psychique, cérébrale et organique.



Ce qui intéresse l’homme, en premier lieu, c’est sa propre origine évolutive. Sans elle l’esprit de l’homme s’égarerait dans les vaines spéculations.


L’origine évolutive a façonné les individus en vue de leur permettre de tenir leur place, celle qui convient le mieux, dans l’édifice social.


Le problème essentiel de l’évolution est la biogenèse du psychisme. Il nous faut en connaître les phénomènes pour déchiffrer l’énigme de la vie, des attitudes et des comportements.



Le psychisme, évolutivement déployé chez l’homme, se compose de l’ensemble des fonctions conscientes (pensées, sentiments et volitions « acte de volonté en Psycho ») et, des instances extra conscientes.



Le système nerveux se charge de la communication avec l’ambiance en collectant les excitations et en ordonnant les réactions.



Le phénomène central de la vie aurait pour sublimation les peurs et les angoisses.



Vivre c’est sentir. Sentir c’est osciller entre un état d’insatisfaction et un état de satisfaction. Ces états opposés se manifestent au niveau humain sous la forme de sentiments clairement différenciés : angoisse et joie.



La vie humaine étant une manifestation tardive de l’évolution, la gamme des sentiments et leurs oscillations entre joie et angoisse ne peuvent êtres génétiquement compris qu’à partir de l’émotivité élémentaire qui gouverne la vie.



Les sentiments différenciés restent en partie émotifs et inconscients, tout en aspirant à la lucidité consciente et, à la faculté d’un contrôle prévoyant et volontaire.



La perspective de l’évolution de la vie n’a d’autre sens que celui de surmonter l’inquiétude fondamentale, germe d’angoisse.


L’inquiétude est le trait caractéristique, commun à tous les êtres vivants car elle est causée par leur dépendance à l’égard d’un monde ambiant susceptible de faire obstacle à la satisfaction des besoins vitaux.



L’attraction universelle est la force primordiale qui régit le mouvement et l’équilibre de la matière comme, le somatique et le psychique sont inséparables dès l’origine et ils demeurent à travers toute l’évolution, qui est l’effort d’adapter l’être vivant à l’ambiance hostile.



L’angoisse, et ses transformations extra conscientes, est le produit d’une rétention imaginative de la peur.


Lorsque la peur est imaginativement représentée, elle est angoisse qui est un état d’inquiétude qui n’est pas ressenti face au péril actuel, mais, devant un danger seulement envisagé comme possible.


Alors que la peur est un événement qui est toujours déclenché dans le présent.



Hors la menace qui provoque l’angoisse se trouve, soit dans le passé, soit dans l’avenir.



L’angoisse humaine est une forme dérivée de la peur. Elle est la peur imaginativement représentée et prolongée. Ceci exige de définir avant tout, la peur élémentaire et d’en établir les diverses formes.



La réactivité émotive primitive, pour être efficace, ne saura être que l’attaque ou la fuite du danger. L’observation démontrera l’existence d’une troisième forme de réplique, celle-ci à caractère inefficace et, qui se déclenche aussi bien chez l’animal que chez l’homme devant le péril trop brusquement perçu ou trop intense et insurmontable, de sorte que, de ces deux réactions de sauvegarde (fuite et attaque) aucune ne parvient à se déclencher. Elles demeurent toutes deux bloquées dans le corps et leurs intentions contradictoires produisent un spasme, inhibant la motilité, (Motum, mouvoir).



Cette forme convulsée de la réplique au choc émotif aboutit à la réaction d’abandon.


L’innervation, au lieu de stimuler l’appareil moteur, déverse, d’une façon paradoxale, toute son énergie employée à faux, dans le système neurovégétatif, produisant des troubles somatiques généralisés et diffus ; tremblements, palpitations, sudations, salivations, constipations spasmodiques avec poussées diarrhéiques, troubles respiratoires, etc…



Ces trois réactions psychiques aux chocs émotifs sont :


– La peur panique (la fuite).


– La colère panique (l’attaque).


– La terreur panique (l’abandon).



La réaction d’abandon est un désespoir pathologique.



La réaction de peur prend une allure de timidité, et la colère devient une tentative d’intimidation. La peur timidité est un essai de parer à l’agression par la fuite dans la soumission, tandis que la colère tente, par ses menaces exaltées et désordonnées, d’intimider l’agresseur en l’effrayant, dans l’espoir de provoquer ainsi chez l’adversaire la réaction d’abandon.



La réaction d’attaque est la colère rageuse. Elle n’est plus signe de force, mais de faiblesse.


Le besoin le plus élémentaire, commun à tous les êtres vivants, est la sauvegarde de l’unité de l’organisme psychophysique : c’est la conservation de la vie.


L’instinct n’est qu’un des moyens évolués grâce auxquels l’être vivant s’accrochera à l’existence, s’adaptera aux conditions accidentelles de la survie.


L’évolution en son entier n’est qu’une manifestation spécifique du besoin élémentaire de conservation.



L’instinct de conservation peut se pervertir en égoïsme vital avec toutes les déformations du psychisme par des voies subconscientes qui tentent de cacher à l’homme son insuffisance vitale.



L’égoïsme ne parvient plus à se détacher de l’individu et se dégrade en égocentrisme. Le besoin de conservation déterminera les deux pulsions élémentaires :


– La nutrition (conservation de l’individu)


– La propagation (conservation de l’espèce).



Le renversement pervers de l’égoïsme en égocentrisme devient source d’angoisse.


Il y a chevauchement entre peur et angoisse, du fait que le danger d’une actualité constante, devient cause d’une appréhension angoissée de l’avenir.



La peur disparaît sitôt que sa cause actuelle cesse d’exister. Il se peut, parfois, qu’une inquiétude subsiste, alors cet état ne possède plus son caractère primitif de peur. Le jeu de l’imagination sur la peur est, et devient précisément, l’angoisse.



Ceci conduit à une nouvelle définition : l’angoisse est le contraste entre imagination et réalité.


Mais il se peut aussi, que l’appréhension angoissée prévoie imaginativement les dangers réellement inexistants, ou qu’elle exagère des menaces réelles. L’imagination risque de devenir irréelle, morbide et permanente.



L’imagination sous ses formes naturelles et morbides est à distinguer de l’imagination créatrice, qui est une fonction sur consciente. On pourrait objecter, que l’angoisse morbide n’est pas uniquement produite par l’individu et son imagination, mais qu’elle peut être tout aussi bien provoqué par la réalité ambiante plongeant la psyché dans un état d’anxiété quasi constant, soumise à la fréquence des contrariétés, des peines, des déboires produisant l’état d’anxiété voire de nervosité.



L’anxiété est en effet un cas spécial de l’angoisse intime. Elle est due aux souvenirs des échecs passés, souvenirs inhibitifs ayant tendance à effrayer le sujet au point que tous les obstacles futurs sont d’emblée imaginés sous la forme de traumatismes insurmontables.



Les faiblesses de tout homme se trouvent dissimulées par une angoisse intrapsychique qui s’efforce de nier certaines exagérations morbides interprétant les sentiments d’infériorité. Le besoin de dévaloriser autrui pour s’assurer la supériorité et la tendance vaniteuse de se mettre au centre de l’attention.



C’est là, que réside le véritable problème psychologique.



Le problème du fonctionnement psychique sous ses formes saines et malsaines, sensées et insensées, vitalement satisfaisantes et insatisfaisantes, se condense en deux attitudes biologiquement fondées : attaque et fuite.



L’attaque lucide de l’angoisse morbide vaniteusement exaltée, banalise l’intellect. Elle s’autorise à rechercher les jouissances matérielles et sexuelles à n’importe quel prix, serait-ce par la ruse et la violence.



Dès, la plus primitive réaction rétentionnelle, jusqu’à la plus haute manifestation de la rétention volontaire de l’homme, s’accomplit la psychogenèse de plus en plus intensivement vécue.



La désorganisation est le principe de disparition, qui, au niveau de la vie, est la mort.


Rien ne peut empêcher l’être pensant de s’affranchir de toutes contraintes angoissantes.



La liberté de la volonté ne consiste pas à faire tout ce que l’on veut, mais à cesser de vouloir l’impossible. Le contraire de la liberté n’est pas la détermination, mais elle est l’obsession subconsciente.



Mais, du déterminisme subconscient ne naissent pas seulement les symptômes relatifs aux rêves. De par son obsession, il fait naître les stéréotypies caractérielles, ainsi que le cortège des idéologies erronées :


– Préjugés illogiques.


– Précautions conformistes érigées en principes.


– Consolations dogmatiques.


– Partis pris fanatiques, etc…



Mais l’homme vit en société. Les perturbations les plus irritantes émanent des actions d’autrui en tant que faussement motivées et vaniteusement justifiées.



Ces rapports sont la cause d’angoisses accidentelles qui se concentrent en angoisses coupables dans la mesure où le sujet, incapable de maîtriser les accidents, s’en trouve psychiquement traumatisé.



Dans ce préambule où Psyché, soma et ambiance, évoluent de manière concomitante et se reposant sur la triade biologique : psychique, cérébrale et organique, ces repaires physiologiques, nous invitent à l’ouverture d’un champ de réflexion sur : “les grades de vengeance“.



Je noterai au passage qu’on est initié qu’une fois en maçonnerie lorsqu’on est reçu apprenti FM et que, les “Grades de Vengeance“ correspondent à l’une des étapes initiatiques successives permettant d’avancer peu à peu dans la voie de la lumière et de la connaissance.



Ces “Grades de Vengeance“, sont considérés comme étant un grade de purification et d’épuration. Les outils utilisés sont le poignard et l’épée, instruments de vengeance et de justice employés pour trancher la tête des mauvais compagnons, assassins du Maître.



Cet acte en apparence barbare, enseigne qu’il faut supprimer en soi tout ce qui fait obstacle aux élans verticaux vers la lumière, en éradiquant, entre autres choses, l’intolérance, l’ignorance, le fanatisme, l’intégrisme, la jalousie et l’ambition qui sont autant de tête de l’hydre maléfique.



Le thème de vengeance et de justice a vu fleurir un très grand nombre de variantes entre 1743, 1760, 1766, 1780, 1804 et 1809.



Il est intéressant de citer pour exemples l’aventurier Maurain qui part aux Amériques avec ses 25 grades en s’en retourne quelques années après avec une dizaine de plus, où un Lafayette qui, lui, revient avec une trentaine de grades. L’esprit militaire se transcrira dans la conceptualisation de certains rituels.



En 1782, le convent décidade créer une chambre chargée du tri et de la rédaction des “Hauts Grades“ du Rite Français. C’est Rœttiers de Montaleau, (conseiller du Roy, de la chambre des comptes et directeur de la monnaie) qui définira le contenu et la cohérence des Ordres de Sagesse, refusant les uns, sectionnant ou réunifiant les autres. En 1784, il fonda le Grand Chapitre Général de France dont le Vème Ordre comprendra tous les Grades physiques et métaphysiques et tous les systèmes, particulièrement ceux adoptés par les associations Maçonniques en vigueur, et le GCGde F sera agrégé en 1786 par le GODF.



L’étude des rituels, écossais (rer, reaa et Rite Français), montre qu’il y a une dichotomie dans le déroulement des thèmes de vengeances et de justices autour du meurtre d’Hiram.



Au reaa, c’est un ouvrier travaillant dans les champs qui curieusement suivra “Abiram“ le meurtrier, lequel saisi de peur se jeta à ses pieds en lui avoua son crime. Abiram lui demanda de garder le secret sur le lieu de sa cache et le pria de lui donner quelque chose pour apaiser sa faim. Mais au bout de sept jours, l’ouvrier alla à Jérusalem pour y chercher des vivres et entendit publier l’Édit de Salomon qui ordonnait à tous ceux qui avaient connaissancede ce qui pouvait avoir un rapport avec l’assassin d’Hiram, d’en aviser les autorités sous peine de punition exemplaire.



L’inconnu se croyant en conscience et avec juste raison demanda audience à Salomonpour lui déclarer ce qu’il savait.



Salomon y envoya les neufs maîtres zélés, mais ses ordres ne furent pas respectés. Nistohin le plus zélé d’entre eux, tua Habiram, lui coupa la tête et la porta à Salomon qui lui fit grâce de sa désobéissance. Quant aux deux autres assassins, ils seront faits prisonniers et de retour à Jérusalem ils seront châtiés, condamnés et suppliciés aux yeux de tous par Salomon qui incarne la justice immanente.



Au Rite Français, Salomon n’eut pas de soin plus pressant que la perquisitiondes meurtriers d’Hiram. Mai l’absence des trois compagnons et de leurs outils ne laissa aucun doute sur les coupables. L’aîné des trois, comme le plus criminel, fut désigné par le nom infâmed’Abilbac, (meurtrier du père).



Un inconnu vint se présenter à la porte du Palais et s’étant fait introduire secrètement auprès du roi, lui révéla le lieu de la retraite des malfaiteurs.



Salomon réunira les maîtres et désigna neufs élus dont le premier se nomma “Joaben“. Ils prirent pour mot de reconnaissance le nom du plus coupable. Ils partirent avant le jour et du côté de Joppa, près de la caverne de Ben-Acar, aperçurent deux hommes qui marchaient avec précipitation vers cette dernière. Se voyants poursuivis et presque atteint, ils se précipitèrent dans une fondrière où les Élus les trouvèrent expirants.



Joaben un peu à l’écart aperçut le chien de l’inconnu se dirigeant tout droit vers la caverne. Le troisième compagnon, surpris à la vue d’un maître qu’il reconnut, se sacrifia lui-même en se plongeant un poignard dans le cœur.



Les Élus s’emparèrent des trois têtes, retournèrent à Jérusalem et rendirent compte de leur expédition au Roi Salomon.



Dans le rituel REAA, on constate que le Maître Élu est appelé à l’action et qu’il en est le justicier alors que Salomon représente la Justice Immanente. Y aurait-il une trace d’une structure de la pensée hiérarchique militariste s’inscrivant dans la logique de la tradition hébraïque qui applique la loi du talion ?



Dans le rituel du RF, la conscience angoissante des meurtriers face à une situation psychologiquement intolérable vont pour y échapper, se causer volontairement leur propre mort. Rœttiers de Montaleau, de par son origine Chrétienne, s’inscrivant dans la continuité de la tradition abrahamique offrirait-il une autre alternative, celle de la Charité chrétienne ?



En tout état de cause il est de notre devoir de supprimer les mauvais compagnons qui sommeillent en nous-même et de les transmuer en bons compagnons en changeant :


ØL’ignorance en Connaissance ;


ØLe fanatisme en Tolérance (ce qui ne veut pas dire laxisme) ;


ØL’ambition en Détachement ;


ØLa vanité en simplicité ;


ØL’orgueil en Humilité.



Ces attitudes et comportements programmés ou subis par l’homme proviennent de l’activité intérieure de l’homme, influé par l’environnement, par sa culture et, par sa physiologie (force vitale).



Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit de l’activité :


ØDe la vie intérieure de l’initié,


ØDe l’intensité des liens qu’il tisse avec sa psyché,


ØDe la puissance qu’il investit dans la pénétration de son ego,


ØDe l’étroitesse du passage qu’il resserre peu à peu entre celui-ci et les sommets éclairés de sa conscience, au bénéfice d’une connaissance de plus en plus pointue de ce qu’il est, et de ce qu’est fondamentalement la société des hommes, ainsi que l’ensemble de la nature.



Entre l’animalité comportementale, la nature réelle de l’homme et sa spiritualité, le maçon cherche la vérité en travaillant sa pierre.



Ce travail intérieur, psychique et personnel, permettra d’en extraire, des profondeurs ou elle se cache, la vérité élévatrice vers les hauteurs auxquels les maçons aspirent.



La compréhension ne permet-elle pas d’organiser l’amélioration, fut-elle utopique, d’une humanité meilleure ?



Dans la perspective biologique, l’histoire de l’humanité entière se présente comme un effort ininterrompu en vue de continuer la voie évolutive caractérisée par le conflit entre l’angoisse accidentelle et les diverses formes de l’angoisse essentielle.



L’histoire de l’espèce entière se trouve à un tournant décisif en ce qui concerne, le besoin élémentaire de conservation satisfaisante et l’effort d’adaptation élucidante.



La vie se trouve plus que jamais exposée aux multiples formes de l’angoisse accidentelle, résultat de la multiplication des désirs et des techniques artificielles de satisfaction. (Mécanisation et propagande).



À cet égard, il ne peut-être superflu de rappeler l’inscription au fronton du temple d’Apollon, divinité de l’harmonie de la santé, « Connais-toi, toi-même ». La condition de l’harmonie, autant dire de la santé psychique, est la connaissance de soi.



L’unique salut de l’homme consiste à penser véridiquement sa vie, même, si ce n’est pas parfaitement réalisable, mais notre propre idéal est d’inspirer au développement de l’intelligence et à l’effort de perfectionnement au travers de débats de conscience.



L’homme qui en est doué devra l’employer à guider les autres dans la voie de la justice et de la vérité en se mettant au service de toutes les grandes causes qui aideront, salutairement, le genre humain.



J’ai dit T S et vous tous mes FF EE

Glossaire


anthropos :L’homme et le groupe humain.


concomitante : Qui se produit en même temps.


endoctrinement :Gagner à ses idées, à ses opinions. Action d’endoctriner.


Fonctions : Thyroïdienne = protection du moi en période de croissance (0+è25) et Surrénalienne = sauvegarde du moi (55è0-)
Hydre : Myth. Animal fabuleux et dangereux. Dragon. L’hydre de Lerne : serpent à sept têtes qui repoussaient sitôt coupées.


inhibitif :Phénomène d’arrêt, de blocage, de ralentissement d’un processus chimique, psychologique ou physiologique.


motilité :Latin Motum, se mouvoir.


Pavlovien :Relatif aux réflexes conditionnés étudiés par Pavlov.


Postulat :  Toutes attitudes et comportements sont le reflet de l’état de la sphère mentale.


psyché : Caractère psychique d’une personne.


psychogenèse :Ensemble des faits ou des éléments psychiques qui ont concouru à la formation de quelque chose.


stéréotypie :Formule banale, opinion dépourvue d’originalité.


volitions :Actes de volonté en psychologie.

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