Sous le laurier et l’olivier

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A la gloire du Grand Architecte de l’Univers,


Rite Ecossais ancien, et accepté


Au nom et sous les hospices du Suprême Conseil de France


Liberté, égalité, fraternité


Trois fois Puissant Maître,


et vous mes frères en vos degrés et qualités





La végétation fait partie de l’environnement de l’homme, et depuis les origines elle participe à son quotidien, en lui donnant à manger, en servant de matériaux pour construire des abris rudimentaires au début puis plus élaboré au fil du temps. Puis l’homme découvrit les propriétés cachées des plantes qui pouvaient le soigner par leurs vertus médicinales ou mettre en péril sa vie par les poisons qu’elles pouvaient aussi contenir.


Les fleurs et les feuillages furent associés à la vie publique et privée de nos Anciens, ils servaient d’ornements et de parures dans les cérémonies religieuses, ils décoraient les temples, les salles de festin dans les fêtes profanes. Les grecs utilisaient dans leur décoration le lotus, l’acacia, associés au feuillage du laurier, du saule, de l’olivier.


Chez les romains, les fleurs décoraient les temples, paraient les époux et les invités lors des fêtes de mariage. Lors des cérémonies funèbres, elles servaient à rendre hommage aux défunts.



Au fil du temps les systèmes religieux privilégièrent une plante. Elle faisait l’objet d’une vénération extraordinaire par l’importance du message qu’elle transmettait aux hommes. Cette plante devenait l’emblème le plus sacré. Au fil des religions on peut citer le palmier en Egypte. Le gui fut la plante sacrée des Gaulois et des Celtes, il était vénéré comme une plante mystérieuse et sacrée, vouée aux puissances souterraines, Pline signale « que les Celtes croyaient que le gui guérissaitla stérilité, procurant la fécondité aux animaux et aux hommes, il constituait un remède puissant contre tous les poisons ». Le gui protégeait ainsi la vie de celui qui se trouvait en situation de la perdre


Elles devinrent les emblèmes de certaines vertus. Des dispositions particulières de l’âme ou de la foi furent soulignées par l’utilisation de plantes spécifiques.


On trouve associé le romarin au symbole du souvenir, lors des cérémonies de mariage ou de funérailles, cette même plante est aussi censée développer la mémoire !


Le persil dédié au chagrin. Chez les Grecs cette plante servait à décorer les tombes.


Le lotus plante sacrée de l’orient, en Inde il est le symbole de la trinité élémentaire, terre, eau, air. Il est la marque de la libération de l’esprit, il incarne la pureté, car il pousse souvent dans des eaux troubles, putrides ; c’est la victoire de la pureté qui l’emporte sur la souillure du monde !!


En Egypte le Phénix, emblème solaire se façonnait un nid avec des branchages de plantes aromatiques, principalement de la myrrhe et de l’encens, puis en y mettant le feu, il se laissait brûler par les flammes, puis renaissait des cendres. Dans ce pays la myrrhe et l’encens étaient utilisées dans les rites funéraires qui devaient permettre au défunt d’avoir la protection des Dieux pendant le voyage de son âme le « ka »vers l’au-delà.


L’acacia que les maîtres vénèrent particulièrement dans la chambre du milieu, bois sacré pour les hébreux, car c’est à partir de ce bois que Moïse reçut l’ordre de confectionner l’Arche d’Alliance, ainsi que les meubles sacrés.



Emblème d’Apollon le Laurier originaire d’Asie Mineure fut en vogue chez les Grecs du fait de sa verdeur permanente malgré des températures élevées et l’absence de pluie.


En raison de son éternelle verdeur il devint pour eux l’emblème de l’excellence et de la récompense de celui qui ne désespère pas et qui met son énergie pour la réalisation de son idéal. Ainsi tout naturellement le laurier tressé en couronne fut attribué aux vainqueurs des jeux à Olympie qui par leurs victoires relevaient désormais de la condition de demi-dieu, car l’excellence et la perfection, ne pouvant exister chez les hommes, demeurent l’apanage des divinités.


Au Moyen Age on nomme « lauréat » celui qui réussit ses examens, et il reçoit une couronne de laurier. 



L’olivier, cet arbre qui peut vivre des siècles, qui peut présenter l’apparence d’une mort végétale, et soudainement des rejets poussent à nouveau à sa base donnant l’impression de l’immortalité. Il pousse dans les terres rocailleuses, pauvres, sans eau, des endroits où aucune autre culture n’est possible. Pour les Grecs, il était l’arbre sacré d’Athéna déesse de la sagesse, qui affronta Poséidon à propos de la protection d’une nouvelle ville. Pour les départager Zeus leur proposa de faire un don à l’humanité, celui qui proposera l’offrande la plus utilesera proclamé vainqueur. Poséidon fit jaillir d’un rocher une source d’eau salé, Athéna sur un morceau de terre fit naitre un arbre, nourrissant et soignant plaies et rhumes : l’olivier.


L’olivier fut reconnu comme « le don le plus utile pour l’humanité ». Athéna obtint la protection de la nouvelle ville : Athènes.



Depuis l’olivier devint le symbole de la victoire, de la paix et de la richesse. Sa rusticité, sa force de vivre en font l’emblème de la chance qui permet de triompher des épreuves physiques ou morales.


L’olivier est souvent cité dans la Bible. L’épisode le plus connu concerne le rameau d’olivier ramené dans son bec par une colombe à Noé, signifiant la fin du déluge, symbole de la paix et de la réconciliation avec Dieu.



La maçonnerie dans ses processus initiatiques intégra l’utilisation du symbolisme végétal dans ses pratiques rituelles, car la Nature sous le couvert de la végétation participe à la mort, à la transformation, puis à la régénération de l’initié, pour l’aider à triompher des ténèbres.



A la fin de la cérémonie d’initiation de Maitre Secret le Trois fois Puissant Maitre pose sur la tête du récipiendaire une couronne de rameaux de laurier et d’olivier, dans l’espérance de ses succès futurs et de son ultime victoire.


Il convient de s’interroger sur le rapprochement de ces deux symboles : le laurier et l’olivier.


Ajouter le symbolisme de chaque élément, pour offrir la somme de leur contenu symbolique, ou on considère qu’il forme un couple symbolique ayant une vie propre.


On peut cependant noter une particularité commune à leur symbolisme respectif : « la victoire ».



Maitre secret dans une loge de perfection, c’est accepter de passer du degré le plus élevé de sa loge mère, au degré le plus bas des « hauts grades ». De redevenir ignorant et apprenti dans tout ce qui concerne les nouvelles découvertes à venir. Pendre pied dans un nouvel univers, pour œuvrer à la compréhension de son être essentiel.


Etre disposé à tout remettre en question, même ce qu’il sait déjà.



Le tablierdu Maitre Secret porte la couronne faite de rameaux de laurier et d’olivier, pour lui rappeler qu’il cherche la double victoire du laurier et de l’olivier.


Les rameaux de laurier récompensent la réussite du travail effectué sur soi, sur la victoire qu’il doit remporter sur ses passions.



Les rameaux d’olivier symbole de la fécondité de cette victoire, ainsi que la paix et l’union qui doivent toujours régner entre les Frères.



A remarquer l’exigence et la rigueur du rituel du 4ième degré (voir PS) pour inciter sans détour le Maitre Secret à accomplir ses devoirs, et de devenir exigeant pour lui-même.


La notion de devoir, au sens de devoir-être, et du devoir-faire et aussi du devoir-dire, car il est, par le signe du silence, le gardien de la parole cachée qui se trouve au plus profond de notre inconscient.


Etre et faire, voilà deux temples à construire.


Mais devant tout le travail qui l’attend le Maitre Secret, grâce à la couronne de laurier et d’olivier peut méditer sur l’idée de la récompense qui suit l’effort.



J’ai dit Trois Fois Puissant Maitre



P L


PS


Orateur : malheur à ceux qui aspirent à ce dont ils sont indignes.


Hospitalier : malheur à ceux qui veulent assumer une charge qu’ils ne peuvent pas porter.


Trésorier : malheur à ceux qui acceptent légèrement des devoirs et qui, ensuite les négligent.


1er Inspecteur : l’idéal de la Franc-maçonnerie est l’accomplissement du Devoir porté jusqu’au sacrifice…. Faire votre devoir en toutes circonstances, quoi qu’il puisse vousen coûter.


Trois fois puissant maitre : ….. Reconnaissez-vous sans réticence que le Devoir est la grande Loi de la franc-maçonnerie, inflexible comme la fatalité, exigeant comme la nécessité, impératif comme la destinée.

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