En quoi le Devoir est exigent comme la Nécessité ?
Y∴ B∴
A la Gloire du Grand Architecte de
l’Univers
FRANCS-MACONS DE RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE
Au Nom et sous les Auspices du
Suprême conseil
LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE
FRANCS-MACONS DE RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPTE
Au Nom et sous les Auspices du
Suprême conseil
LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE
TFPM et vous tous mes FFMS,
Cette question est extraite du rituel d’initiation au 4éme degré – En effet, après l’Orateur qui annonce que « le Devoir est pour nous aussi inflexible que la Fraternité » et avant le Trésorier qui annonce que « le Devoir est avec nous, toujours impératif comme la Destinée », l’Hospitalier annonce que « En santé ou en maladie, en prospérité ou en adversité, le Devoir est pour nous aussi exigent que la Nécessité »
Le Devoir est la grande Loi de la Franc-maçonnerie. Le chemin du Devoir initiatique conduit certainement à la Vérité et à la parole perdue.
Mais quel est le premier Devoir d’un franc-maçon?
C’est de se changer lui même (vaincre ses passions) en s’appropriant le mythe de la perfection auquel il a pu commencer à accéder dés son initiation au premier degré.
Comment définir la Nécessité dont-il est question?
S’agissant de mots prononcés par l’Hospitalier qui a le Devoir d’amour et de bienfaisanceen vers ses frères plongés dans le malheur en raison de maladie, de peines, de difficultés, d’afflictions, je définis la Nécessité de la façon suivante:
La Nécessité recouvre toute les dispositions matérielles ou immatérielles dont un homme a besoin pour vivre dignement.
Cet accès à la dignité est une exigence que chaque être humain est en droit d’obtenir. La quête de perfectionnement dans laquelle nous nous sommes engagés par serment nous oblige en vers nous même, en vers nos frères en maçonnerie mais également en vers tous nos frères en humanité. Cet engagement aussi solennellement pris, en fait un Devoir. Un Devoir terriblement exigent dans la mesure où il s’impose à nous en toute circonstance et en particulier dans le monde profane. Le franc-maçon n’existe vraiment que dans l’action qu’il mène dans la cité. C’est hors de la loge que le Devoir devient véritablement une exigence, car il est une nécessité de répandre au dehors les vérités acquises dans le Temple. Rien à mon sens n’est plus stérile et contraire à nos obligations que de maçonner tous les quinze jours sans prendre part activement à la construction de notre idéal les quatorze autres jours. Suis-je franc-maçon? Si mes frères me reconnaissent pour tel, alors seulement je peux espérer servir l’idéal qui doit « inspirer ma conduite profane » et guider mes actions pour accomplir mon Devoir. Il n’est alors nullement indispensable de se faire connaître comme franc-maçon. La qualité de franc-maçon ne se revendique pas et il n’est pas selon moi de nécessité à se prétendre franc-maçon pour rayonner utilement.
Le franc-maçon, en homme de Devoir éclaire le monde en général, et plus modestement son environnement immédiat en particulier. Que ce soit dans son milieu affectif, professionnel, social, par son engagement et sa conduite inspirées de l’art royal dans ce qu’il a de plus pur et droit, le franc-maçon a le devoir d’agir au mieux de ses capacités pour participer au grand œuvre de perfectionnement de l’humanité. Mon Devoir est à la hauteur de cette utopie qui requière le droit àla dignité pour tous les êtres Humains. Le programme est ambitieux, mais « il est nullement besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ».Phrase toute faite mais derrière ces mots l’idée d’une participation active quelque soit ses capacités et sa progression sur les chemins de la connaissance traduit le Devoir. C’est le chemin qui est beau et non son aboutissement.
Je ne suis pas certain d’être à la hauteur pour accomplir mon Devoir, mais je nourris l’ambition d’y faire face avec zèle, force et vigueur, non par Nécessité, mais par conformisme à mon idéal et foi dans le mythe de perfectionnement de l’Humain.
Au delà du Devoir que j’ai envers moi-même, mon Devoir est de servir la Nécessité quipermet à tout humain de vivre dignement. C’est en ce sens qu’il impose une Exigence comparable à la Nécessité elle -même, car ainsi la Nécessité fait Droit.
Sans verser dans la schizophrénie, mais dans la volonté de maitriser cet Ego toujours trop envahissant, je conclurai en transposant de la manière suivante:
En me considérant mon propre Hospitalier, il m’est une Nécessité d’accomplir mon Devoir en vers moi même avec l’Exigence que requière le cheminement vers ma Vérité.
J’ai dit TFPM