Le Saint des Saints

Auteur:

P∴ N∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS


RITE ECOSSAIS ANCIEN ET ACCEPT2


ORDO AB CHAO


AU NOM ET SOUS LES AUSPICES DU


SUPREME CONSEIL DE France





Dans la préparation de cette planche, j’ai pu glaner au travers de mes lectures, quelques renseignements sur ce fameux Saint des Saints.


Ainsi j’ai puapprendre que le temple de Salomon était une bâtisse comportant trois salles, trois salles en enfilade.


üLa première étant l’ELAM ou plus communément appelée le vestibule.


üLa seconde, le HEKAL dont les montants de la porte se trouvaient fait de bois d’olivier sauvage, qui s’appela plus tardivement le SAINT car on y célébrait le culte.


üEt enfin la troisième était le DEBIR, la partie la plus sacrée. Cette dernière se nomma le SAINT des SAINT car l’Arche d’Alliance y reposait.


Cette Arche d’alliance est un coffre d’acacia recouvert d’or. Elle contient la table de la Loi telle qu’elle a été énoncée et écrite de la main de DIEU. Cette table de marbre blanc contenait les dix commandements de dieu ; les quatre premiers se rapportant à nos devoirs envers Dieu et les six autres à nos devoirs envers les hommes.


Cette Arche d’alliance est le symbole de la promesse éternelle, irrévocable et indestructible de DIEU faite à son peuple de ne jamais l’abandonner.



Le temple est gardé par les Lévites et seul le Grand Prêtre, le premier étant Salomon. Le grand Prêteet ses successeurs tous détenteurs du secret de la vocalisation du grand nom de Dieu, pouvaient entrer dans le Saint des Saint et cela qu’une fois l’an.


Ceux qui ne savaient pas ces mystères ne pouvaient pas entrer dans le Saint des Saints.


Les Lévites, les gardiens du temple devaient donc rester dehors, ils officiaient à l’extérieur du temple. Entrer dans le Saint des Saints demeurait donc impossible et mortel aux hommes en général.



Dans nos loges de perfection, le rituel indique que l’on doit en qualité de Maître secret regarder la loge comme étant le temple de Salomon réédifié mentalement.


Que dans une loge de perfection seule l’Orient représente le Saint des Saints du premier temple de Salomon dont nous sommes séparés par une balustrade devenue de nos jours uniquement symbolique, uniquement présente par la pensée, alors que dans les loges anciennes, la balustrade existait physiquement.



Voilà, j’ai volontairementplanté de manière très succincte le décor.


C’est maintenant à partir de cette base, de ce socle que mois le cherchant, je vais essayer de travailler le symbolisme à mon niveau de Maître Secret et ainsi essayer de traiter mon sujet en puisant dans mon ressenti.



Tout d’abord, pour moi,le symbole par son essence nous offre un sens ou une clé d’accès à une réalité qui ouvre sur l’univers de l’investigation non jugulée, sur l’univers du « que penser ». Cette ouverture accessible à tous sous certaines conditionsdébouche inexorablement vers une exploitation par un processus de questionnement de la pensée


Tu t’efforceras de découvrir l’idée sous le symbole.



Ainsi le symbole s’avère irremplaçablepour ouvrir l’esprit, notre esprit de maçon à nos divers niveaux de conscience.



Nous sommes, mes frères,au quatrième degré de notre ordre des Lévites. Je suis donc par mon statut, un fidèle gardien du Saint des Saints, c’est-à-dire un homme consacré au service religieux et divin, l’un des 7 Lévites désignés pour remplacer le respectable HIRAM HABIF afin de poursuivre la construction glorieuse que nous devons élever vers la Divinité.


Par mon cheminement maçonnique, par ma mission de Lévite/maçon, de prêtre moderne dans l’universel, j’abandonne l’horizontalité de la matérialité pour pouvoir privilégier la verticalité, le relation directe avec le créateur. Je suis passé du physique au spirituel et je subodore que ce spirituel doit m’amener à mon rythme au Divin.


Dans le temple de Salomon, je suis passé du parvis, l’Elam, à l’Ekal,( le Saint) et que mon cheminement doit me guider vers ce fameux Saint des Saints, le sanctuaire divin.



Bien qu’étant parvenus en qualité de Lévite à entrer dans la voie du sacerdoce, je reste terriblement humain et donc par conséquent très imparfait. Mais à la différence de l’homme des ténèbres, de l’’inculte, j’ai conscience de mon état d’imperfection,de mes manques et de ma condition animale encore très prégnante. La pierre brute, les métaux sont vivaces en nous, il faut sans cesse donner un coup de maillet et reprendre l’équerrepour considérer au quotidien la rectitude de nos actes comme celle de nos pensées


Moi le Lévite j’ai conscience de cet état d’imperfection et mon travail porte sur la manière de corriger cet état, afin de devenir plus sage, plus pur. Moi le cherchant sur la voie de la parole perdue je dois m’élevé graduellement dans la spirale de la transformation de mes états d’être et rectifier ma cécité spirituelle. C’est parce que j’ai, au commencement, travaillé sur moi au travers de la pierre brute, puis sur toutes les faces de la pierre cubique que j’ai changé imperceptiblement de niveau de conscience et que je m’élève de degré en degré, des profondeurs de l’obscurité vers les niveaux mystiques et cosmiques, du plan humain au plan céleste.


Je dois savoir ou est mon devoir et ce que je dois faire à chaque instant de ma vie. Je dois me comporter et agir en porteur de lumière,servir le créateur en servant les hommes. J’ai l’obligation de voyager inlassablement de l’orient vers l’occident pour apporter la lumière aux hommes


Le Maître Secret est un homme de devoir, devoir envers lui-même, devoir envers les hommes, devoir envers l’ordre, devoir envers le créateur. Lorsque l’on accomplit un don d’amour cet amour fait que le Maître maçon devient conforme avec ce qu’il doit être, il parvient à la vérité, il réalise la divinité en soi. C’est lorsque l’amour et la lumière brillent dans le sanctuaire constitué par le cœur et l’âme que le cherchant accède à l’union avec le divin.



Je perçois également que le 4eme degré me prépare ou du moins m’habitue à l’idée de la mort physique, les tentures noires les larmes d’argent nous rappellent notre condition de mortel. Car seul, il me semble, celui qui sait ce qu’est la mort et l’au-delà de la mort accorde la priorité absolu à tout ce qui nerelève plus des passions matérielles et charnelles. Passions qu’il relègue alors au profit des vertus et des connaissances spirituelles. Que l’idée de ce trépas qui peut arriver à tout moment ne doive m’attrister, ni même m’apeurer et que je doive plutôt avoir une connaissance lucide de mon devenir post-mortem.


Le cherchant ayant découvert l’accès au sanctuaire, celui qui harmonieusement , pas à pas, a développé son éveil spirituel, etdécouvert les pouvoirs enfuis au plus profond de son être, ainsi que la prise de conscience des devoirs qui orientent la vie,sait que tout est rythme et harmonie, que les merveilles et les mystères qui nous entourent et nous intriguent demeurent accessibles pour celui qui a atteint ce degré de perception.



Son action s’étend désormais jusqu’à la mort. La recherche de la perfection s’accomplit dans la perspective du devenir post mortem de l’âme dans le monde de la divinité.



Dans ma quête actuel, dans mon approche du Saint des Saint, dans mon évolution vers la mystique et l’extase de Dieu moi le cherchant je dois dans la plénitude du devoir accompli faire en sorte que mon cœur devienne le siège naturel de toutes les vertus spirituelles, morales et sociales. Que je doive garder l’espoir d’accéder à la perfection pleine et entière, alors que je sais parfaitement que la perfection absolue et aboutie reste le privilège du créateur. Mais mon cœur peut et doit devenir l’arche, le temple vivant, Le Saint des Saints.


Je suis né de Dieu, je suis un enfant de Dieu, une partie de l’œuvre de Dieu, je deviendrai Dieu et je bouclerai la boucle.



Vénérable Maître, j’ai dit

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