De l’Equerre au Compas
M∴ B∴
Les trois grandes Lumières de la Franc-maçonnerie, sont le volume de la loi sacrée (la Bible). L’équerre et le compas.
Nous allons dans un premier temps, essayer de découvrir l’idée sous le symbole, dans ces questions du rituel du Maître Secret.
- à la question « si un Maçon était perdu où le retrouverait on ? »
Réponse : « entre l’équerre et le compas, parce que l’équerre et le compas symbolisent la sagesse et la justice dont le Maçon ne doit jamais s’écarter ».
- question « Comment avez-vous été reçu Maître Maçon ? »
Réponse : « en passant de l’équerre au compas ».
L’équerre est un instrument fixe pour prendre les angles, notamment du carré, donc passif. C’est le signe d’apprenti, l’équité, la droiture, le matériel, la matière, la terre.
Le compas est mobile donc actif, c’est l’esprit de la connaissance, c’est aussi la marche du Maître, le cercle, l’ouverture.
La rotation de sa pointe ramène celle-ci à son point de départ. En fait, la conception circulaire de la vie, de la naissance à la mort, représente symboliquement l’idée du cercle et du centre. Le Centre étant l’Etre pur, l’espace qu’il remplit de son rayonnement est le monde au sens le plus large du mot.
Au cours des trois premiers degrés du R E A A l’équerre et le compas sont associés dans le symbolisme maçonnique, tantôt l’un sur l’autre, tantôt entrelacés. Ils représentent les rapports de force de la matière et de l’esprit.
L’équerre représente la matière, le compas représente l’esprit dans toute sa transcendance, de terrestre, il devient cosmique.
En passant de l’équerre au compas, nous passons du matériel au spirituel.
Le rituel nous dit : « ainsi que le géomètre qui trace des lignes droites, des angles, des cercles aux grandes courbes, j’espère à m’élever au dessus de la surface de la terre et à pénétrer dans les hautes régions de la connaissance spirituelle ».
Lors de l’initiation du Maître Secret, l’équerre posée sur le front vous rappelle toujours que vous devez marcher droit devant vous, faire un travail de rectitude et ne pas vous laisser entrainer dans les sentiers de l’erreur.
Dans un sens symbolique général, l’équerre d’argent correspond à la Sagesse divine et à l’intuition dirigée vers la connaissance de soi. Cette équerre d’argent sur le front, vous rappelle que vous êtes définitivement passé de l’équerre au compas.
La matière représente ce qui est opposée à l’esprit, c’est dans ce sens que le passage de l’équerre au compas s’éclaire. En fait, c’est réaliser la quadrature du cercle.
La question de la quadrature du cercle représente bien l’intérêt de l’esprit humain et ses tentations de rejoindre le divin. Démarche du relatif temporel vers l’absolu intemporel illimité.
Vouloir résoudre le problème complexe de la quadrature du cercle, c’est pour le Maître Secret en voie de perfection, tenter de retrouver l’unité principielle qui parait inaccessible.
Jean-Paul Sartre n’a-t-il pas dit : « l’homme ne peut rien accomplir s’il n’a d’abord compris qu’il ne doit compter que sur lui-même ».
C’est dans la construction de sa propre réflexion que le Maçon libre et responsable, doit trouver les éléments de réponses à ses interrogations et des règles de conduite.
Selon le rituel « tu ne te forgeras point des idoles humaines pour agir aveuglément sous leurs impulsions, mais tu répondras toi-même de tes actes, et tu ne prendras pas des mots pour la réalité ».
Nous sommes bien passés de l’équerre au compas, du matériel au spirituel.
Effectivement de retour sur les colonnes, ma cérémonie d’initiation de Maître Secret terminée, un peu abasourdi, il faut bien le dire. J’ai pris immédiatement conscience du changement important que je vienne de vivre. L’alliance contractée, les engagements pris, les sentences, les devoirs, le signe du secret, la recherche de la connaissance…etc.
En voyant s’ouvrir devant moi cette nouvelle porte vers une autre Maçonnerie, je me suis dit « le chemin sera long et difficile ». Alors seul, avec moi-même, j’entends encore cette sentence effrayante « Malheur à ceux qui assument une charge qu’ils ne peuvent pas porter ! Alors courage ! Tu as juré, regarde devant toi et marche » …Là ! La situation est claire.
Le Maître Secret est seul, il devra se construire lui-même. C’est dans la construction de sa propre réflexion, que le Maçon libre et responsable doit trouver les éléments de réponses à ses interrogations et des règles de conduite.
Cette allégorie illustre bien l’adage que nous sommes d’éternels apprentis. Nous avons toujours quelques choses à apprendre, et la vérité c’est que nous sommes humbles face à l’océan de symboles qui est devant nous, et qui sans arrêt nous renvoie à des interrogations Constructives, nous permettant de nous améliorer toujours.
Le franc-maçon doit se tenir à son œuvre, son travail personnel sur sa pierre brute qui n’est toujours pas achevée sur la route des épreuves initiatiques, qui parsèment son parcours maçonnique. Il crie toujours « Gloire au travail » Face à la tentation quelquefois de baisser les bras, face au découragement qui peut assaillir tout adepte de l’Art.
Le travail du Franc-maçon ne s’arrête jamais. Cette phrase peut également s’appliquer dans notre enseignement de répandre au-dehors l’œuvre accomplie dans le temple.
Alors connaissance de soi ! …la connaissance de soi n’a comme principal but, que d’être capable de se méfier de son égo. Il faut pénétrer en soi-même.
Comment apprendre à se connaître ? Peut-être en lisant le désert. Ce désert intérieur. Vérifions l’Etymologie de ces deux mots :
Désert : désigne une zone stérile, en raison du sol impropre.
Intérieur : qui est au-dedans, dans l’espace compris entre la limite d’un être, d’une chose, qui se passe dans l’esprit et qui se rapporte à l’âme.
Nous allons rapprocher cette analyse Etymologique, à notre grade de Maître Secret. En effet, la cérémonie d’initiation terminée où nous sommes passés de l’équerre au compas, du symbolisme au spirituel.
Puis cette nouvelle porte ouverte vers la recherche de la parole perdue, de la vérité, de la connaissance, du devoir, de la justice, des sentences, du voile, de l’équerre, etc.
Cette « après cérémonie » nous livre un Maître Secret désarçonné, se posant mille questions devant l’immensité du chantier. Il est conscient brutalement de son intérieur stérile, de son esprit impropre, sur lequel il va devoir travailler en cherchant au plus profond de lui-même, chercher sa propre source, et construire son désert intérieur.
En fait, il faut voir le désert dans le sens de silence, de solitude propice à la méditation, à l’évasion de l’esprit, un moyen de « se retrancher du troupeau » pour tendre vers la connaissance de soi. Un lieu où l’on prend rendez-vous avec soi-même, dans une quête philosophique.
Certains Prêtres vivaient dans le désert en Ermite pour construire leur désert intérieur. « Le sanctuaire de l’homme intérieur » disaient-ils. Ces derniers mots appartiennent aux Pères du désert de Gaza. L’homme traverse son propre désert pour découvrir son fond mystérieux, dont la beauté le remplit d’allégresse.
Il oublie les perturbations de son long et périlleux voyage, pour ne retenir que la jubilation qui l’envahit dès qu’il trouve sa propre source.
Il découvre que le désert n’est rien d’autre que le passage par la mort, donnant accès à une nouvelle naissance, comme notre apprenti Maçon à son initiation.
Le Maître Secret doit regarder en lui-même, se voir de l’intérieur. Car sa vraie demeure, son temple, est au-dedans, l’important, est de le reconstruire.
Le temple extérieur s’élève par addition de pierres superposées, le temple intérieur résulte du déblaiement. Ces deux opérations apparaissent rigoureusement différentes.
Toujours selon les Pères du désert, le but de l’enseignement est d’apprendre le silence des sens et des passions, le contrôle de l’imagination afin de parvenir peu à peu au recueillement profond, qui permet l’exercice de l’attention à l’égard de la vérité intérieure.
Quand l’homme commence à prendre contact avec son intérieur, il tente de scruter les autres dans leur intériorité.
Dans le rituel du Maître Secret, le Trois fois Puissant Maître dit :
Ecoutez la voix qui vous dit : « N’accorde à qui que ce soit, une confiance aveugle, mais écoute tous les hommes avec attention et déférence ; Aie la ferme résolution de les comprendre.
-Accueille toutes les opinions, mais ne les déclare justes que si elles apparaissent telles à t’on examen propre.
- Ne profane pas le nom de vérité en le donnant aux conceptions humaines.
- Tu ne te forgeras point des idoles humaines, pour agir aveuglément sous leurs impulsions. Mais tu répondras toi-même de tes actes et tu ne prendras point les mots pour la réalité.
- Tu t’efforceras toujours de découvrir l’idée sous le symbole ».
Cette immensité que l’homme saisit dans sa densité, ne peut-être possible pour en prendre conscience, que dans le silence et la solitude.
Comme le Maître Secret, seul sur le chemin de la connaissance.
L’homme entreprenant la démarche de la connaissance de soi, est comparé à un pèlerin en quête de la terre promise. La Bible dans l’ancien Testament nous livre la traversée du désert de Moïse, 40 ans, et l’espoir de la terre promise. Il conduit les Hébreux à Jérusalem où le roi Salomon fera construire le Temple par Maître Hiram pour y enfermer l’Arche d’alliance.
Dans les textes de l’Exode, de Matthieu III, 16 c’est Jésus au désert. Le désert est une expérience entre Dieu et son peuple.
C’est un lieu d’épreuves, une durée, un temps lié étroitement à l’expérience de L’Exode. Ils ont connu la faim, la soif, les obstacles, le doute, le découragement.
Le véritable jeûne n’est pas mortification du corps, mais consiste à briser tout égoïsme en partageant son pain avec l’affamé.
Le temps de traversée est un temps de relation avec leurs frères humains, acte de fraternité. C’est le repli sur soi, pour sa destruction avant sa reconstitution, avant de s’élever. C’est connaître la faim avant d’être rassasier, c’est mourir avant de ressusciter, c’est se mettre à l’épreuve avant de renaître.
C’est à partir de ce moment que Jésus va rassembler ses disciples et faire des miracles. Dieu fait relire les livres du désert au peuple, le temps de lecture est une épreuve. Il faut s’isoler des activités quotidiennes, traverser le livre et notre vie. Redécouvrir qui nous sommes dans l’éclat de notre naissance.
C’est dans le désert que Jésus repoussa le diable après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits. Il est donc passé par le désert pour nous ouvrir le Royaume. Car Dieu n’a pas demandé à son peuple de vivre au désert, mais de traverser le désert pour vivre le Royaume.
Dans sa démarche, l’homme doit tenir compte de ce qu’il est, ce qui ne signifie pas qu’il n’a pas à lutter et à se modifier lui-même. Ainsi, le Maçon se développe et se libère dans la mesure, où il prend conscience de ce qu’il est, et de ce qu’il peut devenir.
Selon SOCRATE : « La plus importante connaissance que vous devez avoir, est la connaissance de vous-même, et quand votre esprit fonctionnera bien, ce sera en vous-même que vivra la vérité ».
Cette vérité que recherche le Maître Secret inlassablement, se connaître soi-même, être vraiment ce que l’on devrait être, découvrir en soi l’immanence transcendante chère à Saint Augustin.
L’homme endormi ne soupçonne pas ce qui en lui, puisse animer, et devenir vivant.
En effet, son regard intérieur n’est pas encore adapté à une vision de libération et de lumière. Il doit communiquer avec lui-même…avec son esprit…son intérieur.
- « j’appelle et vous résistez ! s’écrie la sagesse.
- J’étends ma main et personne n’y prend garde ».
Cependant, sans appel véhément, pas de connaissance vraie. Aussi, sans connaissance il n’y a pas de libération, et sans attention vigilante, l’appel n’est pas perçu.
Car l’appel surgit de l’intérieur.
L’appel entendu, l’homme commence à pénétrer dans la connaissance de soi, il capte les mouvements de son âme, que PLATON compare à ceux de l’harmonie musicale.
Par sa qualité d’observation, l’homme découvre son immensité, celle-ci est dynamique. C’est pourquoi, il n’est possible d’en prendre conscience que dans la solitude et le silence propre au désert.
Cette découverte de l’intérieur exclut tout bavardage, un dépassement du monde phénoménal. Pour que le moi illusoire soit remplacé par le moi réel, le moi ultime.
Quand la connaissance de soi atteint le terme, l’homme est près de sa maturité.
Hors, un paradoxe facile
à concevoir apparaît. Plus l’homme
s’avance sur le chemin, plus il éprouve
l’impression d’être
éloigné de son but.
Ce n’est pas la fatigue d’une longue
démarche qui lui confère un tel sentiment.
C’est plutôt parce que devenu lucide, il a
davantage conscience de son indignité et de la
beauté qu’il entrevoit… Mais
qu’il n’étreint pas encore.
En fait, l’ignorance de soi, n’est pas une muraille que l’on peut abattre d’un seul coup. Ce n’est pas non plus un voile que l’on pourrait subitement déchirer, mais il est un moment où les murs tombent, où la réalité dévoilée se fait connaître dans sa propre lumière.
La purification consiste à se dépouiller de l’accessoire et de l’illusion en faveur de l’essentiel. À passer de la néantisation à la vie, afin de rendre le corps et l’âme disponible à l’égard de l’Esprit.
Notre naissance Maçonnique nous a fait passer par le cabinet de réflexion et ses sentences V.I.T.R.I.O.L, « visitez l’intérieur de la terre et en rectifiant tu trouveras la pierre cachée ». Mais revenons aux textes bibliques.
Il y a eu la construction, puis les destructions du Temple. Pour arriver à la légende des trois Mages, vraisemblablement des Maîtres de la science divine exilés à Babylone, originaires de Jérusalem.
Ces trois Maîtres retournent en pèlerinage sur les ruines du Temple de Salomon. Le pèlerinage extérieur va se transformer en pèlerinage intérieur, lorsqu’ils vont découvrir le puits et son secret.
Ce chemin est une approche intérieure de l’ésotérisme parcouru par l’initié, en vue de trouver entre les colonnes de la rigueur, la voie du milieu, qui est censée l’amener à la libération intérieure.
La crainte du Maître qui tente de descendre dans le puits par trois fois, et n’arrive à vaincre sa peur qu’à la troisième tentative, montre qu’il est nécessaire à l’initié, de vaincre celle-ci pour progresser dans la voie de la connaissance.
Tout Maçon, pour actualiser en lui la maîtrise, doit traverser de périlleuses épreuves pour trouver la voie du milieu.
Toute progression suppose une régression apparente, ainsi les trois Maîtres après avoir traversé le désert et, confrontés à tout ce que cela peut représenter, passent d’un cheminement horizontal à un cheminement vertical dans le puits. (Axes Mondi).
La suite de cette quête, nous montreras que le chemin à emprunter consiste dans la quête des connaissances acquises au cours de voyage, s’effectuant en système fermé, qu’ils soient carré où serpentins.
C’est la Circumambulation ce mouvement sans fin où l’on se retrouve immanquablement au départ.
Saint-Exupéry a écrit dans la terre des hommes « Ce qui sauve, c’est de faire un pas, encore un pas. C’est toujours le même que l’on recommence ».
Notre recherche tend vers le point central du cercle. D’ailleurs, le cercle n’a ni début ni fin, ce que symbolisent les différents cycles de la vie de l’univers.
Elle nous montre aussi, que même Maître, nous sommes toujours des apprentis, arpentant toujours le même chemin aux quatre points cardinaux.
Nous arpentons le Temple dans le but de le construire, ou plutôt, de nous construire.
Paul Valéry disait : « A force de construire, je crois bien que je me suis construit moi ». On parle alors de Temple intérieur à la recherche de la perfection.
En fait, c’est dans le voyage initiatique que s’effectue la construction du Maçon. Il devra s’instruire lui-même par son travail personnel, en se préparant spirituellement à la recherche de la vérité qui est probablement à l’intérieur de lui-même et au fond de son inconscient. En évitant les impasses qui ne conduiraient pas vers de nouvelles portes à franchir, pour aller vers cette connaissance qu’on ne peut atteindre seul. Avec l’aide de nos Frères tout devient possible. Cette chaine d’union, indispensable pour faire ce chemin étape par étape, dans la nuit de nos doutes, de nos peurs, de nos passions.
Il nous reste à méditer dans le silence, faire le vide en nous, y placer ce que nous avons déjà reçu, et préparer ce qui va venir. Progresser dans le rite, c’est être capable de vivre sa démarche intérieure comme une constante assurection.
Notre être adhère à la recherche d’un état supérieur. Etat supérieur, quête du centre, objet de la démarche de l’homme dans une société traditionnelle qui ne peut être atteint que par l’intériorité, que nous découvre l’initiation.
Cette traversée du désert longue et éprouvante, est une marche initiatique que chaque Maçon découvre dans son cheminement vers la Connaissance. Que se soit dans un cabinet de réflexion : « Visitons l’intérieur de la terre…etc. ». Ou dans un puits.
Saint-Exupéry ne dit-il pas d’ailleurs : « Ce qui embellit le désert, c’est qu’il cache un puits quelque part ».
Méditer sur ce qui s’est passé au fond du puits est nécessaire, pour vaincre cette peur que chacun éprouve, confronté à l’inconnu et l’infini.
Le puits, ici correspond à l’être parti en voyage à la découverte de son intériorité. Il est nécessaire que le Maître Secret descende au plus profond de lui-même.
Par ailleurs le puits sans fond, peut-être assimilé à l’intériorité de chacun, c’est par le silence intérieur que le Maçon va éveiller sa conscience, ce qui aura pour conséquence une aspiration à l’élever vers le spirituel.
Mes chers frères, ce sujet est tellement vaste et intime, qu’il est difficile de faire partager en quelques minutes de lecture, le fruit de ces méditations sur ces sujets…
Après ce morceau
d’architecture, je prends conscience
qu’après seize ans de parcours
Maçonnique, je suis dans la remontée du puits.
Mon enthousiasme est intact, car j’aperçois la
trappe de sortie par la verticalité où brille
cette Lumière, objet de ma recherche.
Dans la traversée de mon désert par l’horizontalité, j’essaie de découvrir mon moi intérieur avec l’aide de vous tous mes Frères, sous l’œil vigilant du G A D L U.
Lui seul connaît la fin du chemin. C’est peut-être quand le Maçon a rejoint la loge d’en haut par une dernière initiation que l’on appelle la mort, qu’il découvrira enfin cette Lumière Divine.
J’ai dit T F P M
Bibliographie :– MARIE- MADELEINE DAVY« le désert intérieur » spiritualités vivante Edit. Albin Michel.
– MARIE- MADELEINE DAVY « la connaissance de soi » Edit. Puf.
– ANTOINE de Saint-Exupéry Œuvres complètes I et II Edit. Bibliothèque De la pléiade.
-LA BIBLE Edit. les Editions Du cerf.