Le Cartouche du 4ème Degré
Non communiqué

Cartouche tel qu’il était représenté en 1978.
Le mot cartouche désigne plusieurs choses des munitions, plusieurs paquets de cigarettes, ou le contenant d’encre. En dehors de ces termes il vient de l’italien cartoccia qui signifie « cornet de papier » et du français « carta » qui signifie papier. C’est devenu de ce point de vue un ornement sculpté ou dessiné, en forme de carte à demi déroulée qui comporte une devise, une inscription voire des armoiries. En dessin industriel ou d’architecture, c’est un encadrement figurant au bas du dessin indiquant diverses choses : le nom du dessin, son échelle, la date de réalisation, une nomenclature.
Certains hiéroglyphes
égyptiens
sont enfermés dans un cadre de forme arrondie aux
extrémités (pas tout à fait un oval)
ils ont
reçu de ce fait cette désignation. Ce cartouche
nommé
shénou,
dans l’ancienne Egypte signifie «
encercler, entourer ».
On le représente par une boucle de corde sans fin
nouée
à une base ou à un nœud rectiligne. Il
symbolise
ainsi dans une chaine ininterrompue l’ensemble des «
terres éclairées par le soleil, aussi bien
physique que subtil, il s’agit en fait du Cosmos ».
Il contient le nom d’un Pharaon, en inscrivant le nom à
l’intérieur, on lui confère
l’autorité sur toutes ces étendues.
Les cartouches étaient le plus souvent peints de
jaune ou d’or
(couleur du soleil). Dans nos rites maçonniques apparaissent
au
cours des divers degrés différents cartouches
(voir ceux
du deuxième degré).
Dans les rituels actuels (2000). La décoration de la Loge prévoit je cite : « Derrière le trône à l’Orient, bien en vue est un grand cercle dans lequel est placé le triangle sacré, pointe en haut, le tout tracé en noir sur fond blanc, portant en son centre l’etoile flamboyante ».(Mais on a aimé le coloriage). En 1978 on lit : derrière le trône à l’orient un grand cartouche circulaire entouré d’un cercle jaune d’or. Sur le fond jaune pâle se détache en rouge le triangle sacré portant en son centre l’étoile flamboyante en bleu. Bien que ce soient les trois couleurs fondamentales.
Dans les rituels depuis 1987 on parlait d’iconographie du 4ème degré, et non pas de cartouche, et on précisait que derrière le Trône à l’Orient bien en vue se trouve un grand cercle dans lequel est placé le triangle sacré pointe en haut le tout tracé en noir sur fond blanc, portant en son centre l’étoile flamboyante.
Dans tous les rituels que j’ai pu examiner environ 34 différents allant de 1764 à nos jours on trouve des variantes on trouve toujours les trois figures géométriques : Cercle, delta et étoile, mais certaines variantes aussi Le Manuscrit Bonseigneur de 1750 parle d’une clef dans un triangle entouré d’un grand cercle. Voir le Tableau du 4em grade en piece jointe Annexe Datation avant 1765 tiré des « Cayers maçonniques original » – Fonds Clifford-BN Australienne.

Manuscrit Le Maître Secret vers 1765(collection Claude Gagne). La Loge est tendue, illuminée et tracée comme celle de Maître, excepté qu’il y a dans le Tableau une clef tracée dans l’endroit le plus apparent et renfermée dans un Triangle entouré de 3 cercles elle est l’emblème du Maître Secret.
Exepté ces deux ou trois rituels trouvés aussi à la Bibliothèque Nationale tous les autres rituels donnent d’autres précisions. Par exemple le MS Baylot daté 1764, dit ceci :
« Au fond de la Loge représentant le Saint des Saints, est un grand cercle, dans lequel est inscrit un triangle (on ne sait pas si c’est pointe en haut ou en bas), au centre duquel est l’étoile flamboyante portant un Iod au milieu ; dans les rayons, on lit écrit en hébreu, les 9 noms de Dieu ». (1) « Les mots sacrés et mystérieux sont Job ; Juah ; Adonaj sont trois des neufs noms que Dieu s’est donné en se manifestant à Moïse pour la première fois sur la montagne de Sinaï.
Le grand mot de maître est celui que Moïse grava lui même sur une lame d’or triangulaire en caractères hébraïques lorsqu’il lui parla sur la montagne a la troisième fois (…) Dieu défendit à Moïse de jamais prononcer ce nom ineffable. Selec, Aron et Salomon eurent la faculté seulement de l’épeler dans la suite lettre par lettre sans jamais rassembler les syllabes. (Il s’agit de la transmission tri syllabique par trois personnes rassemblées).
Les neuf noms qu’il a plu a Dieu de se donner en dérivent et chacun de ces neuf noms par ces neuf voyelles ont huit attributs se rapportant à la divinité, ce qui ensemble fait 72 noms, ces mêmes noms constituent 888 lettres renfermées dans ces neuf voyelles suivant les cabalistes ». (2)
Chose curieuse c’est qu’actuellement la lettre hébraïque Iod qui figurait au centre de l’étoile dans les premiers rituels écrits à disparue.
Ces 9 noms ont subit des variantes dues à quoi ? Incompréhension, mauvaise transcription ? Volonté ?
Ainsi on trouve « Elohim, El, Eloha, Eliel ; Elhhaï, Schaddaï, Iah, Elio et Sabbaoth » (Rituel SCF, éd. 1837).
Dans le manuscrit Morin de 1769 (en anglais que je possède retranscrit à la machine à écrire) on trouve par exemple les neuf noms suivants Eloah-Adonaï-Jehovah-Jache-Job-Aloïm-Achab-Sem-Jessays…repris dans le manuscrit Francken de 1785a quelques variantes.
Bordeaux (3) vers 1750 Maître Elu Parfait ou Grand Ecossais (Perfect Elect Master or Grand Ecossais).
Vous avez encore aperçu une Grande Lumière, vous avez remarqué qu’elle entourait un Triangle qui renfermait des caractères ; l’on vous a appris que ces Caractère exprimaient le nom du Grand Architecte de 1’Univers et on vous en a donné une première prononciation (Jeva), nom sacré de celui dont la quadruple influence sur les quatre parties du monde est représentée les quatre quadruples Lumières qui éclairent la Loge. Manuscrit ancien ayant appartenu à la Bibliothèque Universitaire de Toulouse et qui ne figure plus à l’inventaire de celle-ci.
Dans le Manuscrit Francken de 1783 on lit : Les Mots Sacrés sont Iod, Adonai, Ivah, ceux par lesquels il plut à Dieu de se faire connaître lorsqu’il apparut la première fois à Moïse sur le Mont Sinaï. Vous en voyez les initiales dans le Triangle. En outre, mon Frère, un Grand Mot appartient au Maitre Secret, celui-là même que Moïse burina sur une plaque d’or triangulaire la troisième fois qu’il parla à Dieu sur la Montagne Sacrée. Ce Mot, Sacré et Mystérieux, vous devrez attendre que Dieu veuille vous le faire connaître. Car il a interdit à Moïse lui-même de le prononcer. Par la suite, Alec, Aaron et Salomon n’eurent que le pouvoir d’en épeler les lettres, avec respect et dans la crainte du Seigneur.
De ce Mot Sacré procèdent les neuf Noms par lesquels il plut à Dieu de se faire connaître.Chacun de ces neuf Noms comporte une référence aux huit attributs divins par neuf voyelles, ce qui donne le nombre soixante douze et ces mêmes noms contiennent huit cent quatre vingt huit lettres. Kabbalistiquement compris dans les neuf voyelles, ces neuf noms sont Eloah, Adonaï, Jehovah, Jahvé, Job, Aloin, Achab, Osem et Jesoüs.
Ainsi initié à nos mystères, mon Frère, allez donner le Mot de Passe, le Signe, l’Attouchement et le Mot à tous les Frères. Vous prendrez ensuite place et vous assisterez à l’Instruction ».
Q : Qu’avez-vous
aperçu en entrant
dans le Saint des Saints ? R : Des marques évidentes de la
présence divine.
Q : Lesquelles, en particulier ?
R : J’ai vu le Grand Cercle, le Triangle et son
contenu, ainsi que l’Etoile flamboyante, au centre
de tout, qui, éblouissant mes yeux, ma frappé de
respect et de terreur sacrée.
Q : Que paraissent signifier les caractères inscrits dans le
Triangle ?
R : Des choses qui demeurent hors de l’atteinte de la courte
vue
des mortels, des choses que je n’ose nommer.
4e degré de la première série de
rituels (1801) de
la Juridiction Sud des Etats Unis d’Amérique
à
Charleston, Caroline du Sud, appelé Maître Secret.
On lit : « Mais
pouvez-vous, je vous
prie me dire quels sont ces noms, dont vous avez vu les initiales dans
les neuf rayons de la Sheckina ?
R. Ceux que Dieu a donnés lui-même
quand
il a parlé à Moïse sur le mont
Sinaï, lui
annonçant, en même temps, que sa
destinée future,
un jour, serait de connaître son nom réel.
Q. Donnez-les-moi avec leur explication.
R. (ADONAI) Seigneur Suprême.
(JÉHOVAH)
(ELOHIM) Juge Suprême.
(AIL) Puissant.
(SHADAY) Tout-puissant.
(TSEBOUT) Seigneur d’Hôspitalité.
(GNIZUS) Puissance.
(GIBOUR) Force.
(ECHAD) Unique.
Ce qui compose en tout 888 lettres et 72 noms, qui forment le Nom ineffable, trouvé dans les mystères de la Cabale et l’Alphabet d’Anges ».
Tous les rituels qui suivent vont reprendre ces définitions avec les variantes des noms hébreux (cf par exemple le rituel de 1837 du Fonds des Jésuites). Puis avec le temps les neuf noms disparaissent pour ne laisser apparaître dans les instructions que trois noms Iod -Ivah- Adonaï.
Ces noms ne sont pas là pour faire l’objet d’une simple lecture culturelle, on comprend que cette transmission de trois mots sacrés visait à se compléter, et que du rassemblement des lettres, puis des syllabes, nous aboutissions à un rassemblement des Noms afin de reconstituer une totalité qui est l’unité retrouvée, et identifiée à la Parole Connue des Anciens Initiés telle qu’elle est suggérée dans notre rituel, c’est à dire ineffable.
Le Nom est l’émanation d’un attribut divin ; « le « nom » d’un être, même entendu littéralement, est effectivement une expression de son « essence ».
Il est dit aussi que l’exclamation accompagnant le signe d’horreur du 3ème degré devrait être prononcée sous sa forme hébraïque qui est « Adonaï Elohaï ». Dans les instructions du même rituel de Maître Secret (daté 1837), à la Demande : « Que signifie le caractère hébraïque Iod, qui est dans le centre de l’étoile ? »
Il est répondu : « Quelque chose au-dessus des forces humaines dont je ne puis prononcer le Nom ».
Première lettre du Tétragramme, elle peut en être regardée ici comme une abréviation, et qui d’ailleurs, en vertu de sa signification principielle. Le iod est regardé comme l’élément premier à partir duquel sont formées toutes les lettres de l’alphabet hébraïque, il représente le principe d’Unité constitue aussi par lui-même un nom divin, et même le premier de tous suivant certaines traditions ; Dante fait d’ailleurs dire à Adam que le Nom de Dieu est I (Paradisio XXVI 133-134).
Dans le « Tractatus Amoris » de Francesco Da Barberino on voit un personnage en adoration devant la lettre I (initiale il est vrai de Iesus pour les chrétiens).
Pourquoi ces Trois Figures Géométriques sont ici assemblées ? On nous a dit dès le deuxième degré que la Géométrie est la fondation sur laquelle repose tout l’édifice maçonnique.
Platon, dans un de ses ouvrages, dans « La République », explique pourquoi la Géométrie est importante :
« Cette étude là est toute entière une occupation dont la Connaissance est le but. Ce but n’est pas la connaissance de ce qui à un moment donné commence ou finit d’être, mais de ce qui depuis toujours existe. Elle (la Géométrie) doit être propre à tirer l’âme dans la direction de la Vérité ».
Toutes les formes traditionnelles accordent une très grande importance aux « figures » géométriques qui supportent des noms ou des lettres (comme les Yantras hindous, ou les chakras ce qui signifie cercle).
Ainsi chaque angle, chaque trait, chaque coté, chaque angle d’un Yantra devient symbolique et la construction de la figure est une synthèse spirituelle des degrés de réalisation ou du moins des effets attendus par le yantra déterminé. C’est l’idée du Pantacle occidental comme « équation métaphysique » de réalités spirituelles. Ces figures sont connues dans le Bouddhisme sous l’appellation de « mandalas ». Il faut noter ici que les Yantras doivent être « orientés ». Si chaque lettre ou ensemble de lettres est un « centre de forces ou puissances subtiles » la position de celles-ci ne peut être indifférente et ceci obéi à des règles très précises. En orient les initiés (Bouddhistes ou Tantriques) croient à la réalité sur un plan subtil des Yantras qu’ils ont créés.
Je me suis toujours demandé pourquoi dans le cas de notre « cartouche du 4ème degré il n’y avait pas le Carré associé à ces figures. En effet les trois figures géométriques fondamentales des tailleurs de Pierres de la Bahute, sont le Carré le Cercle et le Triangle équilatéral. Le sceau de la Loge, le Contrat Social » en est un exemple voir en Annexe.
D’une manière générale Le Cercle qui est la projection d’une sphère sur un plan, représente l’infini. L’infini c’est le Divin suivant la définition qu’en donnait Empédocle : (4) « Dieu est une sphère spirituelle (ou intellectuelle) dont le centre est partout et la circonférence nulle part ».
Il utilise l’image de la sphère pour indiquer l’absence de limite du Principe Divin (de l’essence divine), l’inassignabilité (ce qui ne peut être assigné) de la circonférence, pour dire son éternité.
Car de même que le point central commence et finit les rayons qui vont constituer le cercle, de même Dieu commence et limite à la fois les créatures et il les finit. Il ajoute :
« Ce contour là, jamais sens mental donc de raison les saisira ; là règne un fond sans fond ».
Dit autrement ce n’est pas avec notre mental que nous pourrons comprendre ces choses mais avec l’intelligence du cœur (intuition qui relève de l’intellect pur).
Que Dit le Zohar (I, l5a) : A l’origine de la Volonté du Roi, fut gravée dans la Lumière suprême une puissante étincelle.
1. De l’Infini à la Manifestation. Du Point central (Iod) à la Sphère de Manifestation (ou de sa projection le Cercle).
Lorsque vint
à sa Volonté
pure de créer les mondes, II contracta son infinitude en un
point central de sa Lumière. II repoussa la
Lumière tout
autour de ce point, laissant apparaître un espace libre
éthéré, une cavité vide
représentée ainsi :

(Ecrits lurianiques, Ets Hayïm 1,2).
Le premier symbole de la Cabale lurianique, (5) celui de la contraction originelle (le tsimtsoum)apparaît comme la première étape de la constitution d’Adam Qadmon. On va jusqu’à voir parfois dans « l’espace » (maqom) produit par le tsimtsoum un « lieu » physique qui engloberait l’Univers. S’il est vrai que la condition spatiale ne conditionne que le domaine de la manifestation grossière, il faut interpréter le mot maqom au sens d’un « lieu » de possibilités, (Maqom est d’ailleurs un nom divin).
La Lumière infinie primordiale(or ein soph) représente, d’un point de vue métaphysique, l’Infini des possibilités où si l’on préfère, la Possibilité totale qui inclut en elle l’ensemble infini des possibilités.
Il est dit qu’en un point (central) de cette Lumière, survint la contraction. Ce point représente la possibilité de Manifestation à son niveau principiel et premier, et comme inclut dans l’Infini.
Le tsimtsoum est décrit :
- comme une rétraction de la Lumière dans l’extériorité du cercle dessiné,
- ou comme une contraction de cette même Lumière dans le point central.
- Il est aussi parfois dit que la Lumière est repoussée vers l’extérieur.
Ces différences de présentation du tsimtsoum dépendent du point de vue auquel on se place ou selon lequel on l’envisage. Soit du point de vue du Principe soit sous celui de la manifestation du monde.
Il est dit : Puis Il (YHWH) fit entrer dans cette cavité un rayon de Lumière de l’Infini.

Cette « trace » (rechimou) de la « Lumière infinie » va définir ce qu’on peut nommer l’indéfini (ou l’indéfinité des formes). Par rapport au centre qui représente l’infini (qui contient tout en lui) l’indéfini représente une « limitation » (6) qui dans le Zohar est appelé la « Lampe obscure ».
Dans le Manuscrit Francken de 1783 on lit :
Q : Que signifie le Cercle qui entoure le Triangle ?
R : Il représente l’immensité de la puissance divine, qui n’a ni commencement ni fin.
Dans le 4e degré de la première série de rituels (1801)de la Juridiction Sud des Etats Unis d’Amérique à Charleston, Caroline du Sud, on trouve l’explication suivante : Q : pouvez-vous me dire la signification du grand cercle qui les entoure ?
R. Il représente, maçonniquement, comme tous les cercles le font, l’immensité de la puissance et de la gloire de Dieu qui n’a ni commencement ni fin.
Le Triangle équilatéral
C’est devenu notre Delta Lumineux et on le représente soit avec un iod central soit un nom ineffable au centre et trois rayons sur chacun des cotés ce qui fait neuf rayons…dont on a oublié la signification. Le cercle avec un iod central a souvent été pris pour un œil. Le triangle équilatéral pointe en bas, avec la lettre iod au centre (symbole de l’Être Principiel) indique qu’il s’agit d’une descente divine vers le monde.


La « Blessure » qu’on représente souvent par l’iod représente symboliquement le « cœur Blessé » c’est-à-dire l’idée de « sacrifice » dû à la « réalisation descendante ». Ce sacrifice entendu dans le sens de rendre Sacré Lorsque le Delta porte un œil on peut l’interpréter comme « Le Seigneur qui regarde en Bas » (chez les hindous c’est Avalokiteshavara). Il prend alors le sens de Providence, en tant que « regard protecteur ».
Le Delta pointe en haut montre au contraire une idée d’élévation (de retour vers le Principe). C’est aussi le Symbole de la Montagne en tant que symbole de l’Axe et d’élévation. Un petit triangle pointe inversée en son centre, ou un cœur, ou l’Iod, montrent, un « lieu caché » central, identifié à la « Caverne dans la montagne ».
L’œil en son centre apparaît comme ce Principe rayonnant qui voit tout, en restant invisible lui-même aux regards du Monde. Un cœur en son centre est le symbole du « cœurrayonnant » en tant que principe d’Amour (7).

Dans le Thuileur de De grasse Tilly de 1813 on lit : On remarque un grand arch dans lequel est inscrit un triangle au centre est l’étoile flamboyante on y définit les trois mots sacrés iod Adonaï-Ivah qui sont les trois noms que Dieu révéla à Moïse le premier jour du dernier mois que les hébreu appellent Adar l’an du monde de 2253 avant JC 1451 dont on voit les initiales tracée sur le triangle.

On peut trouver des lettres dans le triangle comme A-B-L.
Ainsi si l’on prend les lettres A B L inscrites dans un delta on aura AB = père ; BAL = Seigneur ; AL = Verbe ; LAB = coeur ; ABBAL Seigneur le Père. ALBAL Seigneur le Verbe ; LABBA Seigneur l’Esprit.
L’étoile à cinq branches représente le microcosme par complémentarité à l’étoile à six branches qui représentent le macrocosme. Alors on peut s’interroger pourquoi ne pas avoir placé une étoile à six branches ?
Dans le Manuscrit Francken de 1783 on lit :
Q : Que
représente l’Etoile flamboyante ?
R : C’est un guide lumineux qui nous conduit
à la contemplation de la Divinité.
Q : Que signifient les Cinq pointes de l’Etoile
flamboyante ?
R : Les Cinq ordres d’architecture qui furent
employés pour la construction et pour la
décoration du
Temple de Salomon. Elles sont aussi les emblèmes des cinq
sens,
qui sont absolument nécessaires à la perfection
de tous
les êtres raisonnables.
Dans le 4e degré de la première série de rituels (1801) de la Juridiction Sud des Etats Unis d’Amérique à Charleston, Caroline du Sud, on trouve les mêmes définitions.
Q. Qu’est-ce qui est
représenté par les cinq rayons de
l’Étoile flamboyante ?
R. Les cinq ordres d’Architecture qui ont
orné le
Temple ; et les sens de Nature sans laquelle l’homme ne peut pas
être parfait.

Le Sceau du Contrat Social (1776) on voit les trois figures géométriques fondamentales Carré-Cercle et Delta, l’étoile flamboyante est remplacée par une figure rayonnante. Le Delta est « Pointe en bas » : …Le tout est entouré de laurier et d’olivier avec la devise « Si fodieris Invenies ».
Note :
(1) « Elohim, El, Eloha, Eliel, Elhhaï, Schaddaï, Iah, Elio et Sabbaoth » (Rituel SCF, éd. 1837).
(2) « Ces neuf noms sont : Eloah, Adonaï, Jeheva, Job, Aloïm, Javhë, Achab, Ozem, Jesoijs ». (MS Baylot 1764 de St Domingue – Maître Secret).
(3) La parfaite Loge d’Ecosse Elus Parfaits de Bordeaux fut fondé par Etienne Morin en 1745. Ce fut une Mère-Loge qui constitua des Parfaites Loges d’Ecosse Cap-Français (Saint-Domingue), Saint Pierre de la Martinique, Toulouse, Marseille et la Nouvelle-Orléans entre 1749 et 1757, comme le montrent les documents Sharp. Les documents Sharp permettent de situer se rituel au tout début des années 1750.
Etienne Morin a certainement pratiqué ce rituel et en fait connaître l’essentiel à Paris.
(4) Le philosophe Empédocle était chassé dit on de sandales d’airain. Si l’Etna, dans le caractère duquel le philosophe se serait plongé, rejeta sa sandale de bronze, c’est dit-on (pour les Anciens) afin, que sa doctrine reste sur terre immarcescible (qui ne peut se flétrir), alors qu’Empédocle lui-même était admis dans la « société des dieux ». Sa doctrine immortelle parmi les hommes L’Airain caractérisé son appartenance au domaine subtil car intermédiaire entre les hommes et le Divin (entre la Terre et le Ciel).
(5) La Cabale de Rabbis Isaac Luria, le A rizal (16ème siècle), appelé encore le « Grand Maître » (Harav Hagadol) ou le « Saint Maître » (Harav Hagadol). C eci dit-on par le fait que tous les enseignements lui furent transmis directement par le Prophète Elie (dont le siège est dans la sphère du Soleil). En fait on sait que le cercle avec son point central est la représentation symbolique du Soleil.
(6) Bien que l’indéfini ne soit pas limité non plus. On peut le comprendre par les Nombres qui sont tous constitués à partir de l’Unité (le Un) …au plus grand nombre imaginable on ne peut toujours ajouter une unité. …En fait cette limitation doit être comprise comme celle d’un éloignement à partir du Centre.
(7) Un Haddith Qdsi (parole Sacrée ou sainte) dit : « J’étais un trésor Caché. J’ai désiré être connu, aussi par Amour. J’ai manifesté la créature afin que par Amour elle me revienne ».