Le chemin qui serpente au 1er voyage
D∴ L∴
A La Gloire
Du Grand Architecte De L’Univers
Ordo ab Chao Deus Meum Que Ius
Avant tout je tiens à remercier le T C F qui m’a permis de présenter cette planche, car j’ai pu découvrir toute une profondeur de ce rituel du 4ème degré dont je n’avais pas pleinement compris la secrète et transcendante richesse jusqu’alors. (En aparté je dirai qu’il est indispensable de remercier celui qui nous permet de grandir un peu ; c’est dans cette tournure d’esprit que doit s’efforcer d’être le M S!…)
Il était une fois… C’est ainsi que commence tous les contes de notre enfance et ce rituel du 4ème degré me fait invariablement penser à ces épopées merveilleuses que l’on raconte aux enfants pour qu’ils voyagent dans des contrées extraordinaires et dans lesquelles chacun de nous s’est vu alors transcendé en héros légendaire. Retrouvons donc, Mes T C F au fond de notre cœur ce chemin de pureté virginale qui nous fit accomplir mille et une fabuleuses prouesses.
Si cette démarche est serpentine c’est qu’elle suit un tracé, une piste, mais il faut toutefois rester très vigilent car ce chemin qui serpente, c’est l’image même du labyrinthe.
On se rapproche du centre petit à petit, progressivement, mais la moindre diversion nous mène à une impasse qui nous éloigne donc du centre. Pour moi ces diversions sont toutes nos petites lâchetés quotidiennes, elles sont si insignifiantes que l’on préfère « faire l’impasse » (c’est le cas de le dire). Un premier grand pas est d’en prendre conscience à chaque fois que ça arrive et il faut faire preuve de beaucoup de vigilance et d’humilité pour le reconnaître et ensuite quand on est M S, notre devoir est de corriger bien évidemment.
D’autre part, c’est étonnant de constater que chez l’homme, les deux organes qui permettent l’assimilation des nourritures sont représentatifs de ces circonvolutions serpentines : C’est l’intestin pour les nourritures terrestres, l’intestin qui extrait, des aliments que Mère Nature nous offre, tous les nutriments indispensables à notre fonctionnement biologique ; Et c’est le cerveau pour les nourritures spirituelles, le cerveau qui permet la prise de conscience de notre condition et qui est nécessaire au fonctionnement de notre intelligence.
N’ont-ils pas l’un et l’autre l’apparence de serpents ?
Le fait est, que, dans toutes les légendes, le trésor est par définition caché, et très souvent gardé et protégé par un/des serpents dont il faut se rendre Maître pour prendre possession du trésor. Nous devons donc rechercher et prendre conscience de ces trésors que sont les nourritures terrestres de notre alimentation et célestes de notre mental et en rester Maître pour jouir pleinement de leur trésor, c’est ce qui nous sera permis d’expérimenter lors de nos agapes, qui pourront alors se transmuter de partage en communion ; pensez bien à cela tout à l’heure Mes T C F M S.
Paradoxalement, être présent dans l’action c’est être ailleurs, hors du « moi » pour percevoir cette part de Vérité qui dès lors nous est accessible et prendre part non pas en partage mais en communion avec ce que l’on fait. C’est ce qui est « intuité » au futur Lévite sur ce chemin qui serpente pour qu’il perçoive cette part de Vérité, et l’issue du labyrinthe apparait alors au postulent prenant quelque hauteur.
Mais le récipiendaire découvre aussi qu’on ne peut sortir du labyrinthe qu’en acceptant de se perdre pour se retrouver, qu’avancer c’est aussi apprendre à rebrousser chemin, que régression et progression vont parfois de pair.
Le voici désorienté ayant perdu ses repères, à la recherche de ses fondamentaux. L’espace à parcourir est truffé d’impasses, de retour et de sinuosités à l’image même du monde dans sa permanence trompeuse.
Il comprend alors que le labyrinthe est en lui et qu’il est pris dedans, qu’il ne peut avancer qu’en découvrant lui-même le tracé de son chemin avec l’assistance des leçons de la tradition maçonnique qui lui sont délivrées au fil de sa progression.
Le postulent doit explorer les méandres de son for intérieur maintenant que les tracés de la droiture et de la rectitude sont connus, acquis et imprimés en soi grâce à la maîtrise des outils des trois premiers degrés. Il s’agit maintenant de visiter les contrées inexplorées de sa conscience ; il doit donc sortir des sentiers battus. Les conditions de ce voyage sont expressément réunies pour exacerber son besoin de découverte des méandres cachés de sa conscience ; c’est au cours de ces découvertes qu’il entend alors de nouvelles voix qui le mèneront sur de nouvelles voies.
Sa recherche comportant l’errance et le combat passe par des sentiers détournés et à l’écart et sa pérégrination lui permet de s’éprouver et de se mesurer en obéissant aux injonctions de ses devoirs dans sa recherche de la Lumière et aussi de l’Amour de la Beauté.
Le génie de ce rituel est de créer des surprises, des vues sur son « soi » profond, des découvertes de contrées inexplorées de sa conscience, au détour de la pérégrination du candidat, une idée se fait jour en lui, il perçoit alors une nouvelle manière de vivre, plus vaste, plus vraie, plus sincère et plus en accord avec le principe profond qui commence à affleurer la surface de sa conscience ; il est en passe de devenir un véritable Lévite et pour sortir de ce labyrinthe il doit sublimer son élévation, changer de plan de conscience et envisager déjà sa toute prochaine ascension !…
J’ai dit T F P M